Les anecdotes dans les cours de français

Quelques anecdotes pour donner vie aux cours de français

Quoi de mieux qu’une anecdote bien choisie pour dynamiser son cours de français, réveiller certains lycéens plongés dans une douce torpeur et attiser l’intérêt des autres ?

Sans revenir sur les plus connues, comme les amours mouvementées entre Rimbaud et Verlaine ou le fameux « gueuloir » dans lequel s’époumonait Flaubert, voici donc une série de curiosités divertissantes et instructives pour agrémenter les lectures.

Autres temps, autres mœurs

  • Modernité ?

Émile Zola se passionnait tellement pour le chemin de fer qu’il a acheté une maison près d’une gare en prenant soin d’abattre les arbres du fond du jardin qui bouchaient la vue. Les dimanches, il invitait ses proches pour contempler les passages des trains.

Par contre, Guy de Maupassant, ne supportant pas la tour Eiffel, déménagea pour ne plus la voir.

  • Oscar Wilde a passé deux années en prison en raison de son homosexualité.
  • La mère de Paul Verlaine a fait trois fausses couches. Elle conservait et exposait les fœtus spontanément avortés dans des bocaux. Chacun portait une étiquette avec deux prénoms : l’un pour une fille, l’autre pour un garçon. Elle avait l’habitude de leur parler et, lorsque le petit Paul l’énervait, elle les lui montrait : « Eux, ils sont sages, au moins ! ».

Plus tard, Verlaine tentera d’étrangler sa mère plusieurs fois.

Écriture

  • Émile Zola a raté deux fois le baccalauréat. Rien n’est joué d’avance…
  • Honoré de Balzac consommait des quantités astronomiques de café pour rester éveillé car il préférait écrire la nuit. Mais il ne buvait pas n’importe lequel : afin de le corser au maximum, il le laissait infuser à froid puis le faisait passer avec très peu d’eau. Ainsi dosée, sa drogue lui a permis d’écrire trois romans en dix mois : Eugénie Grandet, Louis Lambert et Le Médecin de campagne.
  • Le romancier et ses créatures : un rapport charnel !

« Madame Bovary, c’est moi ! » aurait déclaré Flaubert pour montrer son identification à l’œuvre.

Alors qu’il écrivait chaque nuit un épisode de son Vicomte de Bragelonne à paraître le lendemain dans Le Siècle, une nuit, ses collaborateurs du journal découvrirent un Alexandre Dumas en larmes : « Que se passe-t-il ? – J’ai dû tuer Porthos ! »

Selon des témoignages, en guise de dernières paroles, Honoré de Balzac, mourant, aurait appelé à son secours le docteur Bianchon, son médecin dans La Comédie humaine.

La mort

  • Cocteau est victime d’une crise cardiaque en apprenant la mort d’Édith Piaf.
  • Boris Vian meurt également d’une crise cardiaque, au cinéma, après avoir assisté à la projection de l’adaptation de L’Écume des jours… qui l’avait certainement ébranlé. Le jour de son enterrement, les pompes funèbres faisaient grève. Il a fallu que des amis se dévouent pour assurer le service.
  • C’est encore le cas pour René Goscinny qui succomba à un test d’effort… dans le cabinet de son cardiologue.
  • Gérard de Nerval fut découvert pendu à une grille qui fermait un égout. Crime ou suicide ?

 

anecdotes littérature

De temps à autre, on le croisait dans les jardins du Palais-Royal, se promenant avec un homard au bout d’une laisse de satin bleu. « En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas… » expliquait-il.

Les anecdotes ne manquent donc pas pour illustrer vos cours de littérature, et continuer à capter l’attention de vos élèves !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *