« Le secret » de René de Obaldia

Sur le chemin près du bois

J’ai trouvé tout un trésor :

Une coquille de noix

Une sauterelle en or

Un arc-en-ciel qu’était mort.


A personne je n’ai rien dit

Dans ma main je les ai pris

Et je l’ai tenue fermée

Fermée jusqu’à l’étrangler

Du lundi au samedi.


Le dimanche l’ai rouverte

Mais il n’y avait plus rien !

Et j’ai raconté au chien

Couché dans sa niche verte

Comme j’avais du chagrin.


Il m’a dit sans aboyer :

« Cette nuit, tu vas rêver. »

la nuit, il fait si noir

Que j’ai cru à une histoire

Et que tout était perdu.


Mais d’un seul coup j’ai bien vu

Un navire dans le ciel

Traîner une sauterelle

Sur des vagues d’arc-en-ciel !




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