La Réunion…

et l\’Océan Indien

 

Nom scientifique : Chelonia mydas

Famille : chélonidés

 

La tortue Verte peut se rencontrer dans toutes les mers tropicales. A
la Réunion, il y en a, mais elles ne viennent plus pondre sur nos plages, trop urbanisées et éclairées pour elles. Cette espèce est protégée, car en danger d’extinction, comme toutes les tortues marines… (chassée pour sa chair ou pour utiliser les écailles de sa carapace) et elle est de plus particulièrement importante pour l’écosystème car c’est la seule tortue herbivore : elle se nourrit d’algues et de phanérogames marines (sorte de gazon des fonds marins) à une cinquantaine de mètres de profondeur, ce qui en fait en quelque sorte le mouton de nos océans ! C’est la couleur de leur nourriture qui leur donne leur couleur verte et donc leur nom. A
la Réunion, ce sont les algues rouges leur aliment principal, mais elles ne deviennent pas rouges pour autant !

tortue verte en surface

Cette tortue peut vivre plus de 60 ans, si de la naissance à l’âge adulte, elle échappe à ses nombreux prédateurs. Elle peut atteindre 1m50 de long et peser 250 kg, c’est une des plus grosses tortues, derrière la tortue Luth (800 kg) et l’Archélon (vivant il y a 100 millions d’années, et qui pesait 2 tonnes…mais c’est une exception !). Elle est aussi une des plus rapides : 30 km/h dans l’eau ! (Sur terre, les tortues sont plutôt handicapées par leur poids.)

 

A la naissance, la petite tortue éclos dans le sable avec tous ses frères et soeurs. Après être remontée à la surface, elle doit atteindre la mer au plus vite, car crabes et oiseaux adorent manger ces tortues à la carapace encore molle…Le frottement du sable sur le ventre des bébés tortues se précipitant à la mer leur permet de reconnaître la plage où ils sont nés. Une fois à l’eau, les poissons, les requins s’y mettent, et les oiseaux marins continuent leur festin. Une tortue sur 100 arrive à s’éloigner vers le large. C’est très peu. Dérivant avec les courants pendant longtemps, elle fera de grandes migrations pour aller se reproduire, et ne reviendra sur la plage où elle est née seulement pour pondre, plusieurs années plus tard, et tous les 4 ans environ ensuite.

 

bébé tortue verte

 

Info : La température du nid détermine le sexe des petites tortues à naître : s’il fait plus de 27°, il y aura plus de femelles. A moins de 27°, plus de mâles…et s’il fait exactement 27°, il y aura le même nombre de mâles et femelles !

 

Comment fait-elle pour rester sous l’eau ?

Elle est tout simplement championne d’apnée, car quand elle se nourrit elle reste quelques minutes dans l’eau, mais quand elle se repose, elle peut bloquer ses poumons pendant plusieurs heures !

 

Les tortues marines sont menacées par les activités humaines : braconnage (interdit mais encore pratiqué dans certaines régions côtières, comme à Madagascar), pêche industrielle (prise des tortues dans les filets avec les poissons). La tortue marine est un animal protégé : le déranger, posséder l’animal mort ou vivant est interdit par la loi. Pour plus de détails et si vous voulez participer à la sauvegarde des tortues marines, vous pouvez vous inscrire à l’association Tortues de Mayotte, à cette adresse : http://www.tortuesdemayotte.com/

 

Ces deux petits poissons arpentent l’Océan Indien, les eaux chaudes et salées en général, et sont très présents sur nos côtes réunionnaises. Il suffit de mettre un masque dans le lagon, de l’eau jusqu’à la taille, pour observer ces poissons pas farouches tourner autour de nous. Gros plan sur ces deux jolies espèces :

LE BALISTE PICASSO (nom scientifique : Rinecanthus aculeatus)

Famille :Balistidés. Poissons de la même famille : le baliste clown, le baliste à queue rose, le baliste bleu, le baliste titan…

baliste picasso au fond du lagon

D’où vient son nom ? Une baliste est une catapulte de guerre, et la nageoire dorsale du poisson du même nom est faite d’un grande épine et deux petites : quand il se sent menacé, il se cache et dresse son épine dorsale en dépliant ses épines, et fait de même lorsqu’il dort, dans sons trou, sur le flanc. En se bloquant sur le fond avec ces épines, il résiste aux courants. Leur peau est faite d’écailles très dures formant une « carapace » rugueuse.

Pourquoi Picasso ? Peut-être à cause de ses yeux, très éloignés de sa bouche et hauts, qui rappellent les peintures du célèbre peintre. Ainsi, il peut attaquer les oursins sans se crever les yeux, et avoir un grand champ de vision car rien ne le gêne. Ils peuvent bouger indépendamment l’un de l’autre (comme les caméléons).

Quant à sa bouche, elle est pleine de dents pointues pouvant croquer les invertébrés à carapace : oursins, coquillages, crustacés, poissons, étoiles de mer et même algues et éponges.

Si vous vous approchez trop près de la ponte d’un baliste Picasso, il émet des grognements que vous entendez même sous l’eau. Car si c’est la femelle qui pond et reste dans le nid (sur le fond sableux), c’est le mâle qui surveille farouchement. Le Picasso est solitaire, d’autres espèces des balistidés vivent pourtant en bancs. Etonnant : ils vivent jusqu’à 20 ans !

LE POISSON PAPILLON (noms scientifiques de quelques espèces : Chaetodontidae vagabundus, lunula, trifasciatus, meyeri, forcipiger flavissimus (poisson pincette)…)

Famille : Chaetodontidés

poisson papillon

 Ce sont de petits poissons (jusqu’à 22 cm) qui regroupent environ 130 espèces. On les trouve en bancs, dans plusieurs océans (Pacifique, Indien, Atlantique). Ils vivent dans les récifs coralliens, dans les mers chaudes (vous n’en trouverez malheureusement pas en Angleterre !). On en a déjà trouvé quelques uns en Méditerrannée, mais c’est exceptionnel.

Leur corps, arrondi et comprimé, est toujours coloré, ils sont très demandés dans les aquariums (mais difficiles à nourrir du fait de leur alimentation très spéciale. Laissons-les donc en mer !). Ils ont de petites dents et une petite bouche qui leur permettent de manger du corail, des œufs de poissons, des invertébrés (par exemple les anémones de mer, où vivent les poissons clowns), grâce aussi au museau allongé de certaines espèces. Il paraît que ce sont ces petites dents qui leur ont donné le nom de papillon. J’opte plutôt pour leurs couleurs attrayantes semblables à celles des papillons.

Certains poissons papillons mangent essentiellement du corail, ils sont donc des bioindicateurs de la bonne santé du récif corallien. S’ils sont nombreux, c’est que la barrière de corail se porte bien. Sinon…

La « décoration » de leur corps a tout du camouflage : sur certains, l’œil est sur une bande noire traversant la tête, pour le dissimuler, et de l’autre côté se trouve un cercle noir (ce cercle est présent sur toutes les espèces) pour faire croire que l’œil y est. Malin ! Les prédateurs, censés voir s’enfuir le poisson papillon en sens inverse de ce qu’ils pensaient, ont peut-être la capacité de s’en souvenir pour ne pas se faire attraper la fois suivante. C’est un peu l’histoire du corbeau et du renard…

Ce petit poisson est un monogame fidèle. Adulte, il reste sur le fond sableux (appelé « substrat ») et n’hésite pas à se cacher dans les coraux, tandis que les jeunes restent en surface.

Vous comprenez pourquoi on a envie d’y plonger à la Réunion ?

Bonjour,

Le cyclone Gamède est passé, enfin, le beau temps est de retour, mais voici quelques images des dégâts :

Une des nombreuses ravines infranchissables…

La Rivière des Galets, en crue

La Baie de St Paul, plus de plage

Des tombes du cimetière marin de St Paul ont disparu dans l’océan