La Réunion…

et l\’Océan Indien

la côte mauricienne, sable blanc et filaos

Maurice, cette île des plus paradisiaques, a aussi une Histoire, en dehors de ses superbes plages, que nous ne connaissons pas forcément…la voici. 

Tout comme sa voisine l’île de
la Réunion, Maurice est née d’un volcan sous-marin qui fit surface, il y a plusieurs millions d’années. Il est éteint aujourd’hui, heureusement, ce qui permit à la vie et aux populations de s’installer…

L’île est plate, parsemée en diagonale, d’Est en Ouest, de monts accidentés s’élevant d’un coup du sol. Altitude maximale : 800 mètres, rien à voir donc avec les 3000 mètres du Piton des Neiges de
la Réunion.

Elle est connue pour ses immenses plages de sable fin et blanc, son eau transparente, et pour son récif corallien présent quasi tout autour de l’île, en faisant un des plus grands lagons sur Terre, un paradis pour les plongeurs. Elle est entourée d’îlots (île aux Bénitiers, île Plate, île Ronde, île au Cerfs…) où l’on accède en bateau pour y plonger.

Le climat est tropical, c’est-à-dire qu’il y a deux saisons majeures : l’été de novembre à avril où il fait chaud et humide (c’est la période cyclonique), et « l’hiver » austral où il fait un peu moins chaud et où il ne pleut pas.

 

 

Grand Baie, côte prisée de Maurice et bateaux de pêcheurs

Chiffres:

1845 km² de surface ; 10 000 km de l’Europe, mais seulement 150 km de
la Réunion ( le billet d’avion Réunion/Maurice est le plus cher du monde pour le prix par rapport à la distance…250€ en moyenne). La température moyenne est de 23°C en bord de mer, 19°C en montagne.

 

 

De l’Histoire….

Cette île était déserte, comme toutes les îles, appartenant seulement aux oiseaux, jusqu’à ce qu’un explorateur la découvre : les arabes la connaissaient déjà au 9ème siècle mais elle ne les intéressait pas. Ils l’appelaient Dina Arobi.

Au 16ème, par contre, le portugais Diégo Diaz la découvre. Ça y est, les européens la connaissent eux aussi. Toujours pas d’intérêt.

Vient l’année 1598, où un bateau hollandais, malmené par une tempête, arrive jusque là. Les commandants de ce bateau, Van Neck et Van Warwyck, ainsi que l’équipage décriront cette île comme le Paradis. Elle fut nommée Maurice en référence au personnage Maurice de Nassau.

 

Le Dodo

La découverte principale sur l’île Maurice fut ce gros oiseau pataud que l’on appelle Dodo. ( « volg vogel » en hollandais, signifiant oiseau dégoûtant ! Et « dodoarsen » en latin, ou « dronte », en français.)

En effet, cet oiseau complètement inoffensif n’était pas très beau : grand (comme un cygne), avec une grosse tête, des petites plumes grises en guise d’ailes, quasi-absentes, des grosse pattes. Comme oiseau tropical, il y a  mieux…malheureusement, ce gros « zoizo », qui n’avait pas de prédateurs sur l’île et qui ne savait donc pas fuir ou se défendre, a été chassé en masse par les hollandais et exterminé. Il n’existe plus de dodo depuis ce temps. Dommage…Nous retrouvons ce dodo aujourd’hui sur les bouteilles de la bière Bourbon, réunionnaise…mais le dodo est bel et bien mauricien.

 

Un merle de Maurice pas farouche

L’île, ensuite, suivra le chemin de la civilisation, voyant débarquer hommes et femmes de plusieurs pays, développant des cultures, des règles, des ports, des villes, grignotant peu à peu la forêt primaire. Cela fera l’objet d’un prochain article !