La Réunion…

et l\’Océan Indien

 Je continue ma saga sous-marine, car bien que ces animaux ne soient pas spécifiques à l’océan Indien, ils y sont tous présents, on les rencontre souvent dans les lagons. Je me permets donc de continuer d’en parler. 

Le mollusque est, par définition, mou, dans une coquille qui tend à disparaître chez certaines espèces. Dans cette famille, on trouve des animaux très différents : calmars géants, limaces, coquillages…

 

Leur point commun :

         un système nerveux et sanguin complexe         un pied, une tête, voire une coquille

         un radula : langue râpeuse avec des dents (capable de percer une coquille)

 

Encore une fois, ils sont classés en différents groupes : 

 

Les Gastéropodes : « l’estomac dans le pied », littéralement, car ces 2 parties sont très proches.

 

Ce sont les escargots et limaces (de terre ou de mer, ces derniers étant les plus nombreux), herbivores. On les classe selon l’endroit de leur corps où ils respirent :

 

? A l’avant, avec des branchies (prosobranches) : coquillages, en spirale généralement, les porcelaines brillantes,  les patelles, les chapeaux chinois…certains, en forme de cône, sont très dangereux. A Mayotte, on trouve le « cône géographe » et le « cône textile », fatals à l’homme à cause du venin de leur dard. Le « casque rouge » est protégé à Mayotte car il en reste peu : ce sont eux les prédateurs de l’étoile de mer  Acanthaster Planci, dévoreuse de corail. Ils sont indispensables.  voir Histoire de l’Acanthaster Planci, ce fléau,

porcelaine, membre des mollusques

 

 

 Acanthaster PLanci

 

? A l’arrière, avec des branchies (opisthobranches) : comme les chenilles, les couleurs vives des opisthobranches montrent aux prédateurs qu’elles ne sont pas comestibles. Ce sont les limaces de mer, sans coquilles. A la place, pour se protéger, elles arborent des spicules calcaires (comme les éponges). De plus, en mangeant les coraux, ces limaces se gardent leurs cnidoblastes (flèches venimeuses) pour ensuite se défendre. Elles peuvent également expulser un liquide répulsif quand un ennemi approche.

 

limaces au bal déguisé

 

Ce sont des nudibranches, c’est-à-dire qu’il faut qu’elles protègent leurs branchies, à nu à l’arrière du corps. Dans ce groupe, on trouve « les lièvres des mers », drôle de nom, car elles peuvent atteindre 40 cm et peser 2 kilos.

 

 

Les Bivalves  = coquilles à 2 valves, attachées ensemble.

 

Leurs branchies ressemblent à des lames de champignon ; voici les huîtres, les moules… On pourrait penser qu’il n’y en a pas dans l’Océan Indien. Pourtant si. Ces bêtes filtrent l’eau, se nourrissent de plancton. Elles ne bougent pas. Certaines huîtres, les spondyles, ont des dizaines d’yeux le long de leur ouverture. Les espèces sont quelquefois étonnantes :

         l’huître zigzag (lopha cristagalli) est écarlate,

         l’huître méléagrine produit une perle noire.

 

 huître zigzag, lopha cristagalli

Le plus gros bivalve est le bénitier. A Mayotte, il peut mesurer 30 cm de long ! Toutefois ce n’est rien, comparé au bénitier vivant dans l’Indo-Pacifique, qui lui, peut atteindre 1 mètre, et 250 kilos ! Un monstre. On l’utilisait comme bénitier d’église au 18ème siècle.

 

bénitiers

 

Les Céphalopodes : d’après ce nom grec, ils n’auraient qu’une tête et des pieds.

 

Ils sont tellement différents des huîtres qu’on ne penserait pas les classer dans le même famille, et pourtant…les poulpes, pieuvres, calmars, et seiches sont de ce groupe. Mais surtout pas les méduses, ne les confondons pas… (la méduse est un coelentéré, voir article précédent).

 

Les céphalopodes ont comme les mollusques le pied, mais fusionné avec la tête, et divisé en tentacules. Ils ont quelque chose que les autres n’ont pas : des yeux, se rapprochant de ceux des vertébrés, mais sans paupières. Leur bouche ressemble à un bec de perroquet.

 

Cet animal est un vrai caméléon : il possède des cellules colorées (chromatophores) qui selon qu’elles se contractent ou non font passer l’animal par différentes couleurs. Il peut devenir blanc, puis noir, bleu, violet, rouge ou jaune, et se confondre avec l’environnement. Sous la tête, un siphon propulse l’eau et le fait avancer.

Autre organe insolite : une poche d’encre qui se vide afin de donner le temps à la bête de s’éclipser dans ce nuage noir.

grand calmar

Lesquels ont 10 tentacules ? Les calmars, les seiches (vie en banc)

Lesquels ont 8 tentacules ? Les pieuvres et les poulpes (vie solitaire) :

poulpe en déplacement

 

 

Fait rare : des nautiles sont parfois rejetés sur les plages de Mayotte. Ils vivent à de grandes profondeurs, et remontent très rarement. Leur coquille, très belle, est compartimentée. Ils vivent dans la dernière, au fond.

 

nautile

Mesures exceptionnelles :

Le poulpe d’Amérique du Nord (Paroptopus apollyon) mesure 9,5 mètres, les tentacules tendus…mais ce n’est rien comparé au calmar (Architheutis princeps) de 17 mètres !

 

Encore pire : Certaines marques de ventouses de calmars laissées sur les cachalots (qui s’en nourrissent) prouvent que certaines de ces bestioles atteignent 30 mètres de long !

 

Etonnant : Quelques espèces de pieuvres « décorent » leur trou, où elles dorment, avec des coquillages, du verre trouvé dans l’eau…personne n’a trouvé d’autre explication que cette manie de décorer son logis. Malheureusement pour ces pieuvres, leurs trous sont plus faciles à trouver que les autres pour les pêcheurs…

 

One Comment

  1. Batrachat
    5:51 on mars 5th, 2009

    Belles images, et textebien agréable. Je ne suis pas sur que le pompon ne soit un annélidé.
    Amitiés

    Batrachat

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