La Réunion…

et l\’Océan Indien

 

Après l’article qui posait l’historique de la situation politique comorienne, en particulier d’Anjouan, nous allons ici nous intéresser à son état de santé. Bilan en plusieurs articles. (pour une lecture ultra-rapide de repérage, lisez les phrases rouges !)

 

Rappelons que l’archipel des Comores est parmi les pays les plus pauvres du monde, que sa situation économique et sanitaire est catastrophique, et que la majorité de ses habitants  (sur 576 000 environ) n’a pas accès aux soins ou à l’eau potable, entre autres. Les femmes n’ont pas encore les mêmes droits que les hommes, la moitié des habitants a moins de 15 ans, beaucoup sont analphabètes, et de plus l’archipel, d’origine volcanique, est vulnérable aux catastrophes naturelles. Tout ceci enraye son développement, et l’archipel a besoin d’aides financières, techniques, voire politiques.

 

 

 

Tour d’horizon des  ressources

 

Les sols

Ils sont ferralitiques, bruns, andosols (pour les termes techniques). Ils sont fragiles à cause de la forte érosion (due aux pluies, à la déforestation et à une mauvaise utilisation des terrains en pente). C’est un énorme problème pour l’avenir de l’agriculture, car ces terrains qui sont en train d’être perdus ne seront sûrement jamais réhabilités. Et les îles n’ont pas beaucoup de terrains.

 

Les pluies 

Abondantes à la saison chaude (comme à la Réunion : de novembre à avril), elles sont inégales entre les îles, selon l’altitude ou la couverture forestière par exemple, ce qui donne de nombreux microclimats. Ceux-ci ont un rôle important dans la répartition des animaux et sur les zones d’érosion.

 

L’eau 

Seule l’île de Mohéli dispose de cours d’eau permanents. Sur les autres, ils sont temporaires. La ressource en eau est donc difficilement calculable. Si l’eau est assez abondante sur Mohéli et Anjouan, sa quantité diminue au fil des ans à cause de l’augmentation du ruissellement de l’eau, que la végétation stoppe de moins en moins.

 

Heureusement, l’eau est consacrée pour moitié à la consommation, et moins à l’irrigation ou à l’abreuvage des bêtes, ce qui demanderait une quantité d’eau beaucoup plus importante. De toute manière, l’augmentation de l’irrigation sur certaines îles est quasiment impossible car il n’y a pas assez d’eau ! Comment produire plus dans les champs alors que la population augmente, sans pouvoir arroser ? C’est un problème important des Comores.

 

A Grande Comore par exemple, comme le sol est poreux (càd que l’eau le traverse facilement), même avec de grosses pluies, l’eau sera vite absorbée et stockée dans des nappes souterraines, et les lits des rivières se retrouveront à sec. Heureusement les habitants ont des puits et peuvent se servir de cette eau souterraine, plus ou moins salée selon les marées.

 

Aux endroits où l’eau s’écoule doucement ou stagne, on trouve des mangroves, écosystème très important pour la sauvegarde de la végétation et des nombreuses espèces qui y vivent (elles font par exemple un très bon refuge pour les jeunes tortues).

 

A Anjouan, le défrichage et l’érosion des sols (dus à l’augmentation de la population) sont la cause de la diminution des cours d’eau de surface ( de 49 en 1950, il n’en reste aujourd’hui qu’une dizaine !).

L’eau potable est prise par pompage dans les nappes, ou bien en stockant les eaux de pluie dans des citernes. Ces dernières sont très utiles pour s’approvisionner en eau pendant la période sèche. Mais quand les citernes sont vides, il faut acheminer l’eau de plus loin, en camion-citerne, et l’eau coûte donc plus cher. C’est la Mamwe qui est chargée de sa distribution (ainsi que celle de l’électricité). Les villageois s’occupent des citernes, elles sont à tout le monde, mais elles sont mal entretenues et l’eau est mal gérée.

Comme les puits et le réseau de pompage sont mal entretenus et les eaux usées non traitées, cela entraîne une pollution de l’eau, qui devrait pourtant être très pure en étant filtrée par les roches volcaniques. L’eau polluée est la cause de maladies (diarrhées par exemple) qui entraînent la mort des jeunes enfants. Le paludisme peut aussi mieux se développer. C’est pourquoi il est vital d’améliorer l’accès et la qualité de l’eau !

 citerne aux Comores

 

Actions de l’Etat

la PAE (Plan d’Action Environnemental) : cela signifie que le problème de l’eau est pris en compte par la politique du pays, il vise à améliorer l’approvisionnement en eau et à trouver des technologies durables et peu chères de traitement de l’eau ou d’accès facilité.

Aussi, grâce au Sommet mondial de l’alimentation de 1996, l’objectif pour 2010 aux Comores consiste en l’aménagement de la totalité des terres irrigables, pour une meilleure agriculture.

One Comment

  1. je suis d’ acore de tout

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