Berlin, symphonie d’une grande ville

1927.  La fascination teintée d’effroi que provoque la ville industrielle sur ses contemporains donne lieu à une floraison de films symphoniques, dans lesquels l’activité d’une grande ville, son mouvement permanent, ses machines, ses trains, ses habitants, sont montrés et montés comme autant d’instruments d’un gigantesque orchestre.

Dziga Vertov, L’homme à la caméra sorti en 1929 est sans doute le plus célèbre.  Plans expérimentaux, d’obédience constructiviste, montage effréné évoquant Eisenstein, recherche d’un langage plastique « universel », dégagé des conventions narratives théâtrales, le film est muet et s’accompagne lors des projections d’une musique symphonique jouée en direct.

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Plus classique dans ses cadrages, plus « narratif », Berlin, symphonie d’une grande ville construit une symphonie vertigineuse autour du Groß Berlin de 1927.  L’attention est davantage centrée sur l’activité humaine et certaines juxtapositions de plans laissent affleurer un regard social sur cette frénésie qui s’effondrera seulement deux ans après.

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Pour nous, le film est d’autant plus intéressant qu’il laisse identifier certains quartiers, certaines constructions, et qu’il pourrait être intéressant de flâner dans le Berlin d’aujourd’hui à la recherche des vestiges — des fantômes — de ce Groß Berlin

Pour aller plus loin, l’article du Ciné-Club de Caen sur le film tente une archéologie du genre.

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