Tous à la Biennale!

Ce jeudi 21 novembre, les élèves de la section Histoire des Arts du lycée se sont rendus à Lyon pour visiter la Biennale d’Art Contemporain de Lyon. Départ à 10h de la rue Buffon!

Au cours de cette journée lyonnaise, les élèves ont pu découvrir certains des artistes les plus en vue du moment ; quelques belles découvertes… et quelques interrogations!

Jean-Marie Appriou, Roncier, (détail) 2019. Courtesy de l’artiste, de la Biennale de Lyon 2019 et Galerie Jan Kaps, Cologne ; C L E A R I N G, New York/Bruxelles [Brussels]

Le matin, nous avons déambulé dans les immenses hangars des usines Fagor (quartier de Gerland) reconvertis pour l’occasion en halls d’exposition. Au fil du parcours, nous avons été confrontés à des œuvres originales, troublantes, dérangeantes… Des œuvres qui disent beaucoup de notre époque et de notre rapport à l’art et au monde.

Thomas Feuerstein, Prometheus Delivered (détail), 2017-2019. Courtesy de l’artiste, de la Biennale de Lyon 2019 et gallery Elisabeth & Klaus Thoman, Innsbruck/Vienne

Ainsi, nous avons fait la rencontre de l’œuvre improbable de Thomas Feuerstein dont l’installation intitulée Prométhée délivré étonne et séduit ! Une sculpture de marbre se délite sous nos yeux, dévorée qu’elle est par des bactéries mangeuses de pierre alors que, parallèlement, ces mêmes bactéries nourrissent des cellules hépatiques humaines afin de cultiver un foie artificiel ! Une manière originale de se réapproprier le mythe grec du Titan condamné à se faire manger le foie par l’aigle du Caucase, et ce pour avoir offert le feu aux hommes. Avec Thomas Feuerstein, nous voilà dans une quasi-œuvre de science-fiction !

Thomas Feuerstein, Prometheus Delivered (détail), 2017-2019. Courtesy de l’artiste, de la Biennale de Lyon 2019 et gallery Elisabeth & Klaus Thoman, Innsbruck/Vienne

Pannaphan Yodmanee quant à elle nous a séduits avec son œuvre intitulée Quarterly Myth, qui est une installation in situ présentant des buses de béton dans lesquelles on peut entrer et où on découvre, stupéfaits, des décorations délicates inspirées directement de la culture asiatique : certaines peintures évoquent la cosmologie bouddhiste quand d’autres nous parlent de la mort ou de catastrophes naturelles… Ce dialogue fécond entre le béton et la peinture est à bien des égards renversant !

Au Musée d’Art Contemporain de Lyon que nous avons parcouru l’après-midi, c’est avec les artistes Renée Levi ou Daniel Dewar que nous avons pu faire connaissance avec plus ou moins de bonheur si l’on en juge aux commentaires « à chaud » de nos historiens de l’art en herbe !

Cette journée lyonnaise a quoi qu’il en soit complété la visite du Couvent de la Tourette à Eveux où les élèves de terminale et de 1ère cette fois avaient pu apprécier la puissance de l’œuvre de Anselm Kiefer qui, dans le cadre de la Biennale, est l’invité des Frères dominicains, 50 ans après son premier séjour dans le Couvent de Le Corbusier. Pour le coup, on a tous…kiffé Kiefer !

Palmsonntag, (détail) 2007, huile, émulsion, gomme-laque, argile, plantes séchées, méta, tissu et plâtre sur contreplaqué sous verre dans des cadres en acier avec palmier en résine et terre, détail d’un ensemble de 33 vitrines, chacune 190 x 140 cm

 

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