Sur les traces du sacré…

Billet de blog rédigé par Siam R., élève de Terminale HIDA spé à l’issue de la visite de la Grande Mosquée de Saint-Étienne Mohammed VI.

Grande mosquée Mohammed VI de Saint Etienne

Dans le cadre du programme de spécialité d’Histoire des arts (terminale L), nous sommes allés visiter la Grande Mosquée du Soleil le lundi 23 septembre 2019 afin de pouvoir approfondir l’étude du thème intitulé « L’Art et le sacré ».

Le guide était le responsable des affaires culturelles à la Grande Mosquée. Ils sont environ 5 guides (hommes et femmes) à se relayer pour faire visiter la mosquée au public. Il y a de nombreuses visites.

Nous avons visité l’extérieur puis l’intérieur du lieu, ce qui nous a permis d’analyser l’architecture andalouse de la mosquée. En effet, les architectes se sont inspirés des édifices du sud de l’Espagne : on trouve ainsi des mosaïques (zelige), des arcades en fer à cheval sculptées ou encore des tuiles vernissées vertes.

Les plafonds en cèdre de l’Atlas

La mosquée a été inaugurée en juin 2012 par le roi du Maroc, Mohammed VI, à qui elle doit son nom. Il est à noter que l’édifice a été en grande parie financé par le royaume chérifien et que de nombreux éléments du bâtiment ont été fabriqués et montés à Fès, en vertu du savoir faire artisanal ; par ailleurs des artisans marocains sont venus sur place pour certaines finitions. En outre, le bois qui a servi à recouvrir le plafond est en cèdre de l’Atlas.

Une mosquée est un lieu de prière mais également de rencontres et de discutions qui permet de penser et de réfléchir ensemble…

Salle des ablutions, espace de transition entre le profane et le sacré

Outre le lieu, nous nous sommes aussi penchés sur la religion musulmane, (en parlant des 5 piliers de l’Islam et des 6 piliers de la foi par exemple). Nous avons emprunté le parcours d’un fidèle pour suivre notre visite, en débutant par la salle des ablutions, avant de gagner la grande salle de prière.

Nous avons donc suivi le parcours d’un fidèle en nous interrogeant sur ces pratiques cultuelles. Les ablutions sont une première étape nécessaire avant de faire la prière afin de se purifier corporellement, avant de le faire spirituellement par la prière. Les ablutions se font avec de l’eau, mais, si on ne dispose pas d’eau ou si certaines parties de notre corps ne peuvent être mouillées (par exemple un bandage, une maladie de peau), on peut le faire avec une pierre naturelle. Les ablutions doivent être faites selon un ordre bien précis : tout d’abord se laver les parties intimes, puis les mains, les différentes parties du visage, les avant bras et enfin les pieds. Le musulman « perd ses ablutions » en allant aux toilettes ou en dormant, dans ce cas il doit les refaire avant la prière suivante. Mais il n’est pas contraint de les refaire à chaque prière, s’il n’a pas « perdu ses ablutions ». 

Une fois le corps purifié, il s’agit de purifier l’âme par la prière, qui vient donc à la suite des ablutions. Il s’agit de se rapprocher d’Allah (Dieu en arabe) et de méditer. Il y a 5 prières par jour, à des heures différentes et selon des manières différentes (le nombre de prosternations peut varier de 2 à 4). 5 prières peuvent paraître beaucoup mais une prière ne dure en général pas plus de 5 min. C’est donc un rythme, une habitude, qui s’encre dans la vie quotidienne du croyant. 

La salle de prières de la Grande Mosquée de Saint-Etienne avec ses décorations en plâtre et en mosaïques.

Le musulman prie en direction de la Qibla, c’est-à-dire La Mecque, située en Arabie Saoudite et qui est la ville sainte par excellence des musulmans puisque c’est la ville du Prophète, celle où se trouve la Kaaba et vers laquelle on monte en pèlerinage. Le mur de la Quibla présente généralement des singularités par rapport aux autres : on y trouve le Mirhab (niche qui indique La Mecque) et le Minbar (chair de prédication). A Saint-Étienne la chair est amovible est n’est sortie que pour la prière du vendredi. C’est l’imam qui y prend place pour délivrer un message, une analyse, en lien avec l’actualité ; ce prêche permet de faire le lien entre les préceptes religieux et la vie quotidienne. Il se fait en arabe et en français.

Le mur de la Qibla avec le Mirhab au centre qui indique la direction de La Mecque

De plus, nous avons parler du rôle et de la place des femme en Islam, en abordant par exemple le débat actuel sur la femme Imam (nous avons vu que ce n’était pas possible), ou encore l’espace réservé pour elles dans la mosquée, qui n’est pas sans poser quelques problèmes pratiques et liturgiques.

Galerie supérieure réservée aux femmes dans la mosquée de Saint-Etienne – les femmes doivent prier derrières les hommes mais doivent pouvoir voir l’imam

J’ai adoré la visite car le guide à bien su nous présenter le lieu et ses enjeux. L’atmosphère qui s’en dégageait était également très forte.

Vue intérieure de la salle de prière de la Grande Mosquée de Saint Etienne

Intérieurs danses

Le CDI du lycée a fait le choix d’inviter régulièrement des artistes locaux à exposer leur travail. Après Stéphane Montamailler au printemps dernier, c’est au tour du photographe Seghir Zouaoui d’occuper les cimaises de notre « CDI-cathédrale »! Il rencontrera les élèves de 1ère HIDA spé le lundi 7 octobre de 16h à 17h et les terminales Hida fac le même jour de 17h à 18h.

Auparavant, tous auront été invités à participer au vernissage de l’exposition le vendredi 4 octobre à 16h! Performance et petits fours seront au rendez-vous de ce moment convivial!

Sur les chemins de Pélussin

Billet de blog rédigé par Charles B., élève de 1ère HIDA spé, à l’issue des JEP.

Parcours d’orientation du patrimoine de Pélussin

Après avoir parlé en détail de Gaston Baty et du fil de la soie lors des précédentes journées patrimoine, je vais me pencher sur la commune de Pélussin et plus précisément sur les vestiges des différentes époques que nous pouvons apercevoir parsemés dans ses rues.

Eglise de Pélussin datant de la fin du XIXème siècle

Comme la plupart des villages, Pélussin s’est construit autour d’une église, l’Eglise Notre-Dame et d’un château, le château de Virieu. Ce sont eux, les deux principaux arrêts du parcours crées par l’Orient Express42. Tout d’abord l’église actuelle située au quartier du bas fut construite en 1878 en style néo-roman, elle remplace une ancienne église au XIe siècle. Mais le plus important n’est pas le bâtiment, non! c’est ce qui ce trouve dessous. Une crypte souterraine se trouvant sous le porche d’entrée : lieu de pèlerinage et de culte voué à la vierge noire ; il s’agit là sans doute de l’un des plus anciens de la région.

Sur les pentes de Pélussin

Montons maintenant donc à Virieu, quartier où l’on retrouve les anciens lavoirs et la maison du parc : siège du parc naturel régional (PNR) du Pilat et office du tourisme agrémenté d’un magnifique jardin donnant sur les monts alentours. Au centre nous retrouvons le château qui de villa romaine se transforma en château-fort au Moyen-Age : la « villa viracia » était devenue le « castrum-Viriacum« .

Le château de Virieu, ancienne villa romaine devenue castrum au Moyen-Âge

Si l’occasion se présente pour vous aussi d’effectuer une chasse aux monuments de Pélussin, vous y découvrirez l’ancienne gare du Tacot, les moulins ou bien encore les Esses…Et bien d’autres choses encore!