Tous aux musées! La section fait sa rentrée aux musées!

En ce début d’automne, les élèves de la section ont (re)pris la route des musées et des institutions culturelles!

Les 2ndes HIDA ont découvert, le 24 septembre, l’exposition que le MAMC+ de Saint-Etienne consacre à Lionel Sabatté ; ils ont suivi notre médiatrice avec intérêt et curiosité… Un petit goût de revenvez-y!

Les Terminales HIDA spé ont quant à eux suivi une belle médiation à Firminy-Vert! Dans le cadre du programme qui nous invite à parler de Perriand, nous avons cherché à comprendre l’architecture de Le Corbusier avec lequel la « grande dame » aux « yeux en éventail » a tant oeuvré. L’occasion aussi de découvrir le travail de Manuelle Gautrand avec une sélection de 5 projets présentés au sous-sol de l’église Saint-Pierre.

Unité d’Habitation de Firminy Vert construire par Le Corbusier

Les 1ère spé ont crapahuté dans Sainté sur les traces de l’Art Nouveau. De la place Jean-Moulin au Square Massenet, une redécouverte du patrimoine architectural stéphanois! Et Vive Joanny Morin, père de l’Hôtel Michoudet aussi bien que du mobilier urbain de la ville!

Hôtel Michoudet, Square Massenet à Saint Etienne

Enfin, les 1ère-term option ont eu la joie de suivre Marie-Eve dans les salles du Musée des Beaux Arts de Lyon pour mettre en perspectives les liens entre art et émancipation… Une belle promenade à travers les siècles! De la statuaire grecque marquée du sceau du Doryphore à Simon Hantaï ou comment l’art s’apparente à un puissant ferment d’émancipation!

Si vous nous suivez régulièrement, vous aurez sans tarder le plaisir de lire les impressions que ces visites ont laissé aux élèves!

 

 

Journées du Patrimoine 2021!

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2021, les élèves de la section ont arpenté Saint Etienne et ses environs… Voici leur moisson! Merci à eux de nous faire partager leurs coups de coeur!

Louise B. et Anna Garance R. (1ère HIDA spé)

A l’occasion des journées du patrimoine 2021, le samedi 18 et dimanche 19 septembre, nous nous sommes rendues à la cité du design à Saint Etienne. Nous avons eu la chance de découvrir le métier de designer, concepteur packaging en participant à un atelier de création de boites. Nous devions piocher un mot et un adjectif si on le souhaitait ; ensuite nous pouvions laisser cours à notre imagination et décorer notre boite comme on le voulait.

Grille d’entrée de la MAS / Cité du Design

Après notre séance, nous avons pu participer à une exposition semi-interactive intitulée « Monde à l’envers ». La région organise des collaborations entre un ou plusieurs designers et des écoles primaires. La designeuse Esthelle Frois du collectif de design Ansthelle s’est inspirée pour son projet de légende japonaise racontant des histoires des yokaï. Ce sont des récits d’objets prenant vies. A partir de cela, avec les élèves de l’école de Martigny-le-Comte, ils ont repensé les contes en imaginant des objets futuristes créés à partir de leur imagination. Les enfants ont beaucoup échangé sur leur vision du monde de demain. A la suite de cela, les objets les plus originaux ont été sélectionnés pour être re-dessinés en 3D. Un intervenant dans le domaine de la technologie, a travaillé avec Esthelle et les enfants afin de confectionner un logiciel pour voir les objets créés, tout cela grâce à des QR codes. Les designers ont inventé des supports, des blocs pour pouvoir scanner le QR code et voir apparaître sur la tablette l’objet « du futur » en 3D.

Mais qu’est ce que les socles ? Les socles sont fait à partir de papiers mâchés recyclés. Les enfants ont pu toucher et travailler avec cette matière mais ce sont surtout Esthelle et ses collègues qui ce sont occupés de cela. Le projet étant évolutif, quelques objets ont été réalisés avec des Stéphanois qui, eux aussi, ont imaginé un monde futur avec des objets innovants.

Nous avons beaucoup aimé cette exposition. Le projet avec les enfants est très intéressant. Mélanger la matière et le virtuel nous a semblé très innovant. Le projet est évolutif, ce qui permet à l’exposition de prendre encore différents aspects et différentes formes.

Tour d’observation de la Cité du Design

Angèle V. et Mélissa D. (1ère HIDA spé)

Le musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole consacre 600m² à une cinquantaine d’œuvres produites spécifiquement par Lionel Sabatté pour l’exposition « Éclosion » Elle a commencé le 17 septembre 2021 et prendra fin 2 janvier 2022. L’artiste a évoqué le thème de l’alchimie et la transformation de la matière. L’exposition se compose d’innombrables sculptures, de peintures, d’oxydations sur plaques, d’installations et de dessins ; Lionel Sabatté recourt à des matériaux allant du bronze au béton en passant par… la peau humaine!

Lionel Sabatté est né à Toulouse en 1975. Il est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2003. Il s’intéresse depuis plus de vingt ans à la transformation de la matière et son incarnation, entre meutes de loups nés de la poussière, crocodiles aux innombrables écailles de pièces de monnaie et minuscules chouettes bâties de chutes d’ongles. Il s’engage cette fois-ci à transporter les visiteurs stéphanois dans un univers somptueux. Les travaux de Lionel Sabatté sont très travaillés et subtils, nous avons pu observer de très belles productions, comme le triptyque « L’Énigme du don » qui remet en question la notion de la texture et des différentes couleurs, très étonnants pour nous car nous ne nous attendions pas à voir des plaques rouillées donner autant de belles couleurs. De plus, il y avait d’autres productions comme plusieurs tableaux en noir et blanc ; c’était très intrigant car plus nous avancions plus nous devions imaginer voire réfléchir à ce que nous étions censées voir. Lire les titres des œuvres justes après avoir observé et imaginer ce dont il s’agissait était très amusant car cela redonnait le sourire! C’est une exposition très riche car nous avions à notre disposition de belles photos, des grandes statues et des petits oiseaux un peu partout car il y en avait au sol, accrochés aux murs, voire sur des supports un peu surélevés. C’était très enrichissant, merveilleuxt et nous vous suggérons cette exposition car elle était vraiment superbe.

Lou-Anne C. est pour sa part aller visiter une bien curieuse « maison »!

Il y a deux maisons sans escalier pratiquement similaires toutes deux situées à Saint-Etienne sur le boulevard Daguerre. Elles ont été construites entre 1933 et 1939 par l’architecte Auguste Bossu. Il a été un des premiers à initier le concept de copropriété. Les maisons sont maintenant classées monuments historiques.

Vue intérieure de la Maison sans Escalier d’Auguste Bossu à Saint-Etienne

Une rampe court tout le long de la maison, ce qui décale le niveau de chaque appartement d’environ 70 cm. Les appartements font entre 50 et 60m2. L’architecte Auguste Bossu déteste la solitude ; par conséquent la convivialité est placée au centre de son immeuble. Il a utilisé des matériaux très simples et peu chers, contrairement à d’autres de ses projets comme les hôtels particuliers pour permettre à des ouvriers et des gens de classe moyenne d’habiter dans un lieu agréable et confortable mais aussi à cause de la crise économique due à la guerre. Les lucarnes de la cuisine et de la salle de bain donnent sur l’intérieur de l’immeuble. Les pièces de vie quant à elle ouvrent sur le parc. Cette distribution a tout de même un inconvénient : lorsque les lucarnes de la cuisine sont ouvertes les bruits et les odeurs se diffusent dans tout l’immeuble. Certaines personnes aimeraient un ascenseur au centre de l’immeuble bien que cela aille à l’encontre de l’esprit de convivialité puisque cela créerait une séparation entre les portes des deux appartements l’un en face de l’autre.

Au sommet se trouve une coupole percée de petits trous incrustés de verre coloré. L’entrée donne directement sur un patio autrefois orné d’eau. Le verre coloré et l’eau produisaient donc de magnifiques jeux de reflets. La coupole est entourée d’une terrasse à côté d’une buanderie commune.

Le parc est très agréable, silencieux, planté d’arbres nobles car Auguste Bossu a racheté la parcelle aux propriétaires de la maison bourgeoise située juste à côté.

La médiation assurée par l’association des amis d’Auguste Bossu était intéressante même si le lieu n’était pas très approprié pour accueillir autant de monde à la fois. Les informations communiquées manquaient parfois de précision et l’ensemble d’organisation mais l’ambiance générale était conviviale.

Mariller… on y est!

Après de nombreuses séances de travail au lycée ou dans l’atelier d’Agnès Mariller, nous  avons touché au but… in extremis!

Le 26 mars dernier, les élèves ont pu livrer au public le fruit de leurs investigations! En présence de l’artiste, des élèves du lycée, du personnel et de la presse, ils ont présenté l’oeuvre d’Agnès Mariller avec qui ils ont travaillé depuis décembre. Visites de son atelier, travail d’écriture au lycée, enregistrement d’un entretien pour la webradio du lycée (à écouter ici!), réalisation du catalogue, campagne de communication… Ce projet a permis de développer de nombreuses compétences, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Le vernissage a été capté et sera bientôt visible sur le tube du lycée. En attendant, voici le reportage de TL7 (c’est ici à 9’44)!

Voici un extrait de la préface du catalogue de l’exposition que les élèves ont rédigé ; cela donnera une idée du travail mené.

« Nous avons rencontré Agnès Mariller, un jour de décembre 2020, dans son atelier qui est aussi son appartement. Durant la première rencontre, elle nous a montré son univers, ses inspirations et son lieu de travail. Très vite, nous avons réussi à tisser des liens !

Dès la première rencontre avec l’artiste, nous avons été enthousiasmés à l’idée de travailler avec elle pour ce projet. En effet, certaines de ses peintures nous ont directement interpellés et beaucoup touchés.

En plus de nous avoir captivés, ses toiles nous ont beaucoup surpris et nous ont fait nous poser beaucoup de questions, notamment sur le choix des couleurs, sur ses techniques et sur les similitudes entre ses tableaux.

Nous avons tous ressenti différentes émotions à la vue de son œuvre : certains d’entre nous ont été surpris, émus, intimidés et impressionnés par ses productions. En effet, les œuvres sont imposantes et suscitent de l’émotion. Quoi qu’il en soit, nous sommes tous d’accord pour dire que les œuvres d’Agnès Mariller sont très belles ; nous avons hâte qu’elles soient exposées au CDI du lycée.

Au fil des séances nous nous sommes investis dans ce projet en cherchant des informations sur les artistes qui inspirent Agnès Mariller ; nous avons comparé certaines de ses productions avec celles de ces artistes. Ensuite, nous avons décrit et analysé les peintures de l’artiste. Puis, nous avons écrit des poèmes en rapport avec les œuvres ou l’impression laissée par la première rencontre… Enfin, nous avons interviewé Agnès Mariller pour la webradio du lycée début février. […]

Concrètement nous avons commencé avec une organisation assez flexible, qui laissait à chacun d’entre nous le temps d’analyser et de tisser des liens avec les œuvres d’Agnès Mariller pour ensuite émettre une interprétation assez singulière.

L’accompagnement des professeurs nous a bien aidés, ils ont su nous laisser de l’indépendance, ce que nous avons bien apprécié car cela nous a poussé à prendre les choses en main plutôt que de nous laisser guider passivement.

Mener un projet collectif de recherche nous a incité à être ouverts et curieux mais ceci nous a aussi permis d’être plus actifs dans notre apprentissage.

Le travail en équipe s’est très bien passé. Nous étions toutes et tous à l’écoute les uns des autres. Il y avait un réel partage des idées au sein du groupe. Le travail a été très agréable du fait de la réelle motivation de tout le groupe et l’absence de conflit en son sein.

Nous avons fait le choix de travailler, la plupart du temps, en binômes afin de faciliter les échanges et l’émulation. Plus largement ce projet a été très formateur et nous a permis d’apprendre à collaborer tout en se répartissant les tâches.

Les élèves de 2nde, option Histoire des Arts (extrait de la préface du catalogue (en vente au lycée – 5 euros / 8 euros)

« Ce projet a été très bénéfique et riche en échanges, j’ai eu l’occasion d’expérimenter différentes manières de travailler et d’interagir. Il m’a également permis de prendre davantage confiance en moi et de me lancer dans un projet où je peux m’exprimer librement et d’interpréter certaines choses à ma manière. » Melissa D

« Ce projet m’a permis de mettre en avant ma créativité grâce à la rédaction de textes inspirés des tableaux de l’artiste que nous avons rencontrée. » Ardenca M