Les impressionnistes à Londres

Billet rédigé par Siam R de 1ère L Spé

A Paris, au Petit Palais, depuis le 21 juin et jusqu’au 14 octobre 2018, une exposition intitulée « Les Impressionnistes à Londres. Artistes en exil, 1870-1904 » est présentée au public. Il s’agit d’artistes français,  (par exemple, on retrouve  Dalou, Pissarro, Monet, Sisley, Derain) qui ont dû se réfugier à Londres, pour de multiples raisons.  Le musée rassemble une centaine de leurs réalisations, pour la plupart réalisées dans la Londres Victorienne de l’époque.

Au cours du 19ème siècle, avec la première Révolution industrielle (centrée autour de l’Angleterre) et tous les changements qui l’accompagnent, le monde entier est en plein bouleversement.  Le domaine artistique prend part à ces changements, avec le mouvement de l’impressionnisme notamment ; il s’agit d’un courant qui révolutionne en effet la peinture.  Il naît donc dans la capitale anglaise, poussé par différentes raisons. De nombreux artistes installés en France s’y réfugièrent en raison des nombreux conflits présents en France (la guerre franco-allemande de 1870, la chute du Second Empire, puis la Commune de Paris…) L’idée que le marché de l’art y est meilleur les poussa également à s’y installer. En effet, leurs œuvres y sont de fait appréciées, exposées et acquises par de nombreux collectionneurs anglais. Un vent de modernité, de créativité et d’opportunités, dû à la découverte de cette nouvelle culture, encouragea les artistes à poursuive leurs passions artistiques.

Entrée du Petit Palais à Paris

Cette exposition réunit les artistes importants de cette période, liée donc au mouvement artistique de l’impressionnisme. Daubigny et Legros arrivés en premier, puis Monet, Pissarro, Tissot ou encore Sisley qui suivirent. Ils ont énormément contribué à faire évoluer l’art anglais, et ont participé à l’épanouissement des pays européens.

A voir donc jusqu’au 14 octobre… Pressez vous!!

Venez voir Venet!

Mauvais jeu de mot certes!! Mais, vraiment, venez voir Venet! C’est au MAC Lyon jusqu’au 6 janvier prochain!

Encart publicitaire pour l’exposition Bernar Venet au MAC Lyon

Au fil d’un parcours à rebours (d’où les dates un peu ubuesques du sous-titre : « rétrospective 2019-1959 »), vous découvrirez les multiples facettes de cet artiste aujourd’hui reconnu qui n’a cessé de chercher… et parfois de trouver! Des fulgurances. Des oeuvres puissantes. Des oeuvres d’un rationalisme parfois un peu froid…

Bref, un événement à ne pas manquer comme dirait l’autre! Amis curieux, amis des arts, allez donc à Lyon!

Vue de l’exposition Bernar Vent à Lyon

Et… Last but not least, Lyon est un écrin pour Venet puisqu’on découvrira des oeuvres in situ dans le jardin du Musée des Beaux Arts de Lyon, mais aussi Place Antonin Poncet et 59 quai Rambaud. Sans compter la « Nuit Bernar Venet » le 21 novembre prochain à 20h!

La Grande Mosquée de Saint Etienne en fête pour les Journées Européennes du Patrimoine

Vue extérieure de la Grande Mosquée Mohammed VI de Saint Etienne

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la Grande Mosquée de Saint Etienne a accueilli un public aussi nombreux que curieux. Curieux de découvrir ce lieu de culte qui fait la part belle aux traditions architecturales du Maghreb et qui fait désormais partie du patrimoine stéphanois.

Fontaine du patio

Avant d’accéder à la salle de prière, il faut faire ses ablutions afin de purifier le corps et l’esprit. La salle des ablutions est un espace de transition entre l’espace profane de la vie quotidienne et l’espace sacré de la mosquée.

Salle des ablutions, espace de transition entre le profane et le sacré

La salle de prière, immense, est, comme il se doit orientée vers La Mecque ; le mur de la Qibla est organisé autour du mirhab (cette niche qui indique clairement la direction de la prière) à la droite duquel on trouve le minbar, la chaire qui sert au prêche du vendredi.

Le mur de la qibla avec le minbar

Cette mosquée, financée en partie avec le soutien du roi Mohammed VI du Maroc, est richement décorée. Des lustres majestueux ornent la salle et permettent d’apporter la lumière nécessaire. Le bois de l’Arz (cède de l’Atlas) a fait l’objet d’un travail méticuleux. Tendre, il s’offre aux menuisiers qui peuvent le travailler avec aisance pour un résultat d’une finesse remarquable.

Les plafonds en cèdre de l’Atlas

Les murs sont quant à eux recouverts de zellige (mosaïque de terre cuite) multicolore aux formes géométriques. Car, en Islam, on recourt à des motifs géométriques ou végétaux ; la figuration est proscrite.

Vue intérieure de la salle de prière

Enfin, le gebs est un décor en plâtre ciselé qui orne les voussures et donne un aspect gaufré très particulier.

Lieu de culte, la Grande Mosquée de Saint Etienne est aussi un centre culturel de rencontre et d’échange… ouvert à tous et à chacun… Elèves de terminale HIDA Spé, si vous m’entendez… Sur la question des espaces du sacré, c’est tout simplement indispensable!