Rêvons avec…

Coup de coeur pour le Musée Marmottan-Monet qui propose de courtes présentations d’oeuvres pendant la fermeture du musée… A cette heure, 18 oeuvres sont présentées et commentées parmi lesquelles, des oeuvres de Berthe Morisot, Vicky Colombet et puis… The big Boss de l’impressionnisme : Monet himself! Une belle entrée en matière! Rêvons donc!

Claude Monet (1840-1926), Mer agitée à Etretat, 1883, huile sur toile, 81,4 cm X 100,4 cm, MBA de Lyon

Last but not least, ces capsules sont même téléchargeables!

Emancipez-vous… par la culture… et par les murs!

Le 24 janvier dernier, les élèves de terminale suivant l’enseignement facultatif ont parcouru les salles du CHRD de Lyon où une exposition intitulée « La chute des murs. Street Art & Happening » en lien avec le 30ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin. Cette exposition entrait en résonance avec le thème du programme consacré aux relations entre Art et émancipations.

Emma G.nous livre ses impressions.

La visite a eu lieu au CHRD de Lyon le 24 Janvier 2020. Il faut peut-être de prime abord rappeler que ce bâtiment a été le centre de torture et d’interrogatoire de la Gestapo, ainsi que son siège au cours de la Seconde Guerre mondiale. Jean Moulin a eu son dernier interrogatoire en ce lieu.

L’équipe du CHRD a voulu rappeler l’origine de ce bâtiment tout en fêtant l’anniversaire de la chute du mur de Berlin et quoi de mieux que 6 street-artistes engagés pour cela ? 8-9 artistes locaux ont été appelés pour faire des propositions soumises à jury en vue d’une possible présentation. Au final 5 hommes et 1 femme ont été sélectionnés et chacun a dû présenter sa version du mur (thème choisi pour cette exposition). Lors de la visite nous pouvions voir qu’aucune des œuvres n’avait de cartel pour que l’interprétation soit propre à chacun. De ce fait, les visites guidées ont été fortement plébiscitées par le public afin de mieux entrer dans les oeuvres. L’équipe du CHRD a également eu recours à la réalité virtuelle pour « compléter » les œuvres. Lorsque nous nous mettions face à une œuvre en activant l’application du CHRD sur smartphone, une animation apparaissait. Toutes les œuvres ont été réalisées sur d’anciens panneaux d’autres expositions afin de les recycler.

Ici, voici l’oeuvre de l’artiste Big Ben. Le rat représente la vermine, on ne veut pas de lui. Le rat avec le marqueur peut représenter Banksy, il avait utilisé cette représentation du rat pour parler des paparazzis. Nous voyons en bas à gauche Big Ben, c’est la signature de l’artiste.

Le rat de Big Ben

L’artiste « droit dans le mur » a l’un des meilleurs pseudonymes pour cette exposition temporaire. Il réalise le plus souvent des jambes sortant d’un mur.
L’expression « aller droit dans le mur » veut dire qu’on va se tromper, rater ce que l’on entreprend et tomber.

Droit dans le mur

Ici nous voyons un homme avec un jean et des bottes donc un homme d’une société développée qui est droit dans le mur mais en plus porté par un indigène amazonien. Cela pourrait donc avoir un rapport avec la déforestation.

Cette œuvre a été réalisée par l’artiste Oak Oak, le pro de l’illusion. Le Mickey représenté sur cette œuvre est en fait la copie du Mickey sur le côté ouest du mur de Berlin qui illustrait la transition vers un système unifié de Berlin. Sur l’oeuvre de Oak Oak on dirait que Mickey nous invite à venir voir de l’autre coté. Lorsque nous activions la réalité virtuelle sur cette œuvre, des notes de musique sortaient de la porte.

L’oeuvre ci-contre est celle dont Oak Oak s’est inspiré.

Cette œuvre d’Agrume est frappante. Agrume a pour habitude d’incorporer des marguerites et des oiseaux sur ses œuvres. Ici, les tiges des marguerites sont remplacées par du fils barbelé. L’enfant est d’ailleurs lui aussi assis pied nu derrière du barbelé. Un faisceau de lumière l’éblouit et il se cache le visage derrière ses fleurs. On pourrait penser qu’il va se faire juger et que c’est un enfant juif. Les marguerites sont censées représenter l’espoir mais le fait que leurs tiges soient en barbelé pourrait signifier que tout espoir est « piquant », difficile.

Dans cette salle, nous pouvons voir l’oeuvre de Petite Poissone, une artiste qui est surtout maître des citations.
Dans cette salle, elle laisse les visiteurs s’exprimer. Nous pouvions écrire à la machine à écrire. Toutes les citations étaient alors accrochées au mur. Il y avait aussi des origamis en forme de grues qui, au Japon, sont symbole de chance, bonheur, prospérité.

Dans cette œuvre de By Dav, nous pouvons voir une interprétation de la célèbre œuvre « le radeau de la méduse » de Théodore GERICAULT. On pourrait imaginer des migrants se dirigeant vers New-York pour une vie meilleure mais malheureusement pour eux il y a encore un mur avec du barbelé. Les messages sur le mur comme « welcome » marqué en rouge pourrait être marqué avec du sang. La flamme de la statue de la liberté est un carreau blanc mais lorsque que l’on se recule et qu’on va sur la droite de l’oeuvre ce carreau pourrait en fait représenter un écran de téléphone. Cette œuvre pourrait donc dire que « l’herbe n’est pas plus verte ailleurs ».

Cette œuvre de Big Ben représente Hitler mélangé au Joker, incarnation du mal. C’est l’une des œuvres qui m’a le plus marquée.
Cette œuvre a ouvert nombre de débats durant les différentes visites. Un visiteur aurait dit que si le Joker est devenu méchant c’est à cause de l’environnement dans lequel il a grandi, avant d’enchainer sur Hitler et ses actes. Mais ces actes ne sont tout de même ni excusables ni pardonnables.

Ce trompe-l’œil de Oak Oak n’est pas laissé par hasard. A l’époque, les prisonniers avaient l’habitude de cacher des objets précieux pour eux dans les murs.

Le design du coeur pourrait nous faire penser au célèbre jeu video Zelda, où les coeurs servent à donner une autre vie pour mourir moins vite. Ici, on pourrait donc penser qu’il a caché le coeur afin d’avoir une vie meilleure ou simplement ne pas mourir.

Oeuvre réalisée par Droit Dans Le Mur.


Le mannequin rayé avec un gilet de sauvetage pourrait représenter un migrant et les rayures font penser aux tenues des prisonniers, donc un migrant prisonnier de son pays ou de son histoire. L’oeil ouvert au-dessus pourrait vouloir dire que tout le monde le voit mais que personne ne fait rien. La personne qui va droit dans le mur serait donc la société actuelle dans laquelle nous vivons mais l’oeil fermé au-dessus peut laisser penser que nous faisons ceux qui savent mais ne voient rien.

Pour conclure, cette exposition temporaire (du 08/11/2019 au 26/01/2020) était très percutante. Les artistes ont su nous transmettre beaucoup d’émotions à travers leurs œuvres. Certaines des œuvres seront d’ailleurs peut-être vendues. Je pense que c’est une expositions qui aurait pu plaire à tous les âges.

Je vous invite à cliquer sur ce lien pour lire le petit livre du CHRD concernant cette expositions : https://fr.calameo.com/read/0043822210e1c98667f1c?page=1.

L’art en (pleine!) forme(s) et… (haut en) couleur(s) au MBA!

Dans le cadre du programme de 1ère spé, les élèves ont pu découvrir ce jeudi 12 décembre l’exposition temporaire co-organisée par le MBA et le MAC Lyon et intitulée « Penser en formes et en couleurs ». Elle est à découvrir jusqu’au 5 janvier! Courez-y!!

« Penser en formes et en couleurs »

Au fil des salles, accompagnés par un médiateur en pleine forme et… haut en couleur (!), les élèves sont entrés dans les oeuvres et les ont analysées avec minutie et précision. De Robert Delaunay à Pierre Soulages en passant par Etienne Martin et Alan Charlton. Un voyage dans l’art du XXème siècle! Un voyage quasi initiatique sur les traces des artistes créateurs qui ont fait l’histoire de l’art!

Petit florilège… en attendant quelques analyses d’élèves!!

Steven Parrino (1958-2005), Turning Blue (détail), 1988, acrylique sur toile, MAC Lyon

Les élèves autour de l’oeuvre d’Etienne Martin (1913-1995), Hommage à Brown, vers 1988-1989, bois de frêne peint, MBA de Lyon.

Fernand Léger (1881-1955), La Botte de navets, 1951, huile sur toile, MBA de Lyon

Bernard Aubertin, (1934-2015), Monochrome rouge A5 (bois sculpté), 1962-1977, plaque d’aggloméré, pigment rouge, MAC Lyon.

Etienne Martin (1913-1995), La nuit d’Oppède (détail), 1942, bois de châtaignier, MBA de Lyon

Pierre Soulages (1919- ), Peinture 181 x 244 cm, 25 février 2009 (détail), 2009, acrylique sur toile en triptyque, MBA de Lyon

Et soudain… Soulages!!