Du son au MAC Lyon!

Billet de blog rédigé par Kim B, élève de Terminale HIDA Fac, à l’issue du vernissage auquel les élèves étaient conviés.

Le 7 mars 2019, nous avons eu l’honneur d’assister au vernissage des nouvelles expositions du Musée d’Art Contemporain de Lyon fermé depuis le 2 janvier 2019. Les quatre nouvelles expositions ont comme fil conducteur le son.

Nous avons été accueillis par Anouk, une étudiante en Master d’histoire de l’art à Lyon qui effectue un stage au MAC depuis un mois. Elle nous guida dans les salles et nous permit de mieux nous repérer au milieu d’une foule immense…dans laquelle nous avons même pu repérer Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Sylvie Ramond, la directrice de l’institution. Anouk nous a indiqué avoir fait un bac ES avant de diriger vers des études d’histoire de l’art ; elle désirerait travailler en tant que conservatrice dans un musée.

Revenons aux expositions…

Au premier étage, les visiteurs peuvent découvrir Sounding New qui s’organise autour de Rainforest de David Tudor, œuvre sonore tout récemment acquise par le musée. En outre, ils peuvent (re)découvrir un large choix d’œuvres d’artistes présents dans la collection tels que La Monte Young, Terry Riley…

Au deuxième étage, Maxwell Alexandre, l’artiste montant de la jeune scène brésilienne, présente pour sa première exposition monographique hors du Brésil un ensemble de grandes peintures inspirées du rap, tandis qu’une exposition d’un nouveau genre, intitulée Storytelling, invite six jeunes artistes à intervenir dans le musée, successivement et en présence du public, à partir d’un indice sonore. Il s’agit de faire de la résidence de ces artistes le coeur du projet artistique ; c’est le processus créatif qui sera mis en lumière et le spectateur devrait y avoir toute sa place… Un work in progress dont le vernissage ne pourra se faire qu’a posteriori!

Enfin, au troisième étage, Tal Isaac Hadad conçoit un projet performatif qui mêle massage et chanteurs lyriques.

Et en parallèle se développera un ensemble de performances autour de la danse, du hip hop, de la vidéo, auquel nous avons d’ailleurs pu assister.

Vous avez juquu’au 7 juillet pour pouvoir apprécier ce nouveau programme alléchant! A bon entendeur…

 

 

Dans le Corbu, tout nous plut!

Billet de blog rédigé par Emma G & Edouard C, élèves de 2nde 10 Patrimoines/Histoire des Arts à l’issue de leur déambulation sur le site Le Corbusier de Firminy le 12 mars dernier. Une table ronde a été enregistrée par ailleurs pour la webradio du lycée.

Dans les années 50, la ville de Firminy était marquée par la classe ouvrière. La ville était bien plus peuplée qu’aujourd’hui mais était constituée, dans sa quasi-intégralité, de logements insalubres. C’est pourquoi, le maire de l’époque, Eugène Claudius-Petit fit appel à des urbanistes, dont le Corbusier, pour palier ce désagrément.

Charles-Edouard de Jeanneret de son vrai nom, était un urbaniste mais aussi un designer et un architecte comme cela a été montré à l’occasion de la table ronde de Radio Urfé organisée au lycée après notre visite de l’exposition « L’Ornement est un crime ».

Charles-Edouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier (1887-1965)

Quoi qu’il en soit, c’est dans ce contexte de pauvreté et de croissance démographique et économique que fut créé le quartier de Firminy-Vert, bien plus ouvert et aéré que le reste de la ville, et, surtout, bien plus conforme aux normes d’hygiène et de confort de l’époque. Le Corbusier intervient dans ce quartier au milieu des années 1960, soit après que les principaux immeubles que nous pouvons voir actuellement eurent été réalisés.

Son cahier des charges était assez simple : le quartier devait permettre aux habitants de travailler (c’est pourquoi il est assez proche du centre ville et des usines), de se récréer, avec notamment le stade, la MJC, ou l’église, et enfin de pouvoir circuler, il est donc desservi par de larges axes de circulation et est accessible aux voitures. Nous pouvons noter que l’ensemble architectural de Le Corbusier est en béton car ce matériau est plus facile à produire et, partant, plus économique. Il correspond en tous points aux attentes de l’architecte qui, on le sait, est « maître es béton » en quelque sorte!

L’architecture de l’ensemble est très harmonieuse et équilibrée ; Le Corbusier a en effet usé de son unité de mesure :  le Modulor, une silhouette d’homme de taille moyenne (1,83 m).

Maison de la Culture de Firminy-Vert construire par Le Corbusier

Le quartier est composé de la MJC, avec un toit suspendu grâce à de longs câbles qui permettent une structure bien plus légère et souple, avec une façade très penchée, pensée initialement pour supporter les gradins du stade.

Le stade, quant à lui, est composé de gradins dont une partie est couverte et inspirée par les stades antiques.

Eglise Saint Pierre de Firminy construite selon les plans de Le Corbusier

Le monument du quartier est bien l’église, avec sa base carrée se transformant en pyramide tronquée. Son intérieur est presque aussi loufoque! Aucune ouverture « classique » mais on y retrouve la constellation d’Orion (en « rondelles » de verre incrustées dans le béton), qui, avec la lumière du soleil, reproduit des sortes de vagues sur les murs.

Mais le clou du spectacle, reste l’Unité d’Habitation. Avec son architecture originale, le bâtiment comporte 7 paliers, nommés « rues » avec 60 appartements par palier, allant du studio au T5. Cet immeuble a une superficie totale de 27 859 m2. S’il est aussi imposant, c’est parce qu’il devait pouvoir contenir un maximum de personnes, en vue des prévisions démographiques de l’époque.

Unité d’Habitation de Firminy Vert construire par Le Corbusier

Il devait par ailleurs faire cohabiter une grande population, à la manière d’une ville, c’est pourquoi, il était primordial que les gens se rencontrent. Ainsi, on peut retrouver une école maternelle au sommet, ayant pour but de faire se rencontrer les enfants, ainsi que les parents.

La terrasse au sommet offre une vue imprenable aux personnes qui s’y trouvent, à condition de ne pas avoir le vertige…

Tous ces aménagements ont encore prouvé que Monsieur Jeanneret était un véritable génie, autant en design qu’en urbanisme, bien dommage donc qu’il n’ait pas pu voir son œuvre finie. En effet, on peut rappeler que s’il a posé la pierre de fondation, il mourut avant la fin du chantier…

De Monet à Soulages… un émerveillement!

En ce 15 février, les élèves de 2nde HIDA/Patrimoines et les élèves de 1ère HIDA fac ont eu la chance (il faut dire ce qui est!!) de suivre une visite d’une grande richesse ; ils ont ainsi arpenté les chemins de la modernité, de Monet à Soulages… Une plongée dans l’histoire de l’art des XIXème et XXème siècles.

Une leçon méthodologique et conceptuelle aussi! Présentation, description, analyse des oeuvres, des oeuvres replacées dans leur contexte artistique, culturel et politique… Une visite riche donc qui devrait donner du grain à moudre à nos chères têtes blondes!!

Claude Monet, Nymphéa, huile sur bois, 1907

Nous ne manquerons pas de publier sur le blog des extraits des comptes-rendus qui seront remis dans les semaines qui viennent.

Pierre Soulages, Peinture, 19 juin 1979, huile sur toile, 1979

A l’issue de la visite guidée, les élèves ont pu déambuler dans les salles du musée et se plonger dans les autres expositions en cours : « 24 heures de la vie d’une femme », « Damien Deroubaix », Maxime Duveau » et « Ornement et merveilleux ». Voilà de quoi stimuler leurs appétits artistiques!

Vue de la grande salle d exposition consacrée à Damien Deroubaix

Quoi qu’il en soit, ne tardez pas à vous rendre au MAMC car trois des cinq expositions présentées ces temps-ci seront démontées le 24 février prochain! Tous au musée!