Un premier avril …

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Ce fut un bon premier avril…

Les 5è ont débattu, évalué et voté pour les propositions de modifications de programmes d’Histoire présentées sur https://edukactus.wordpress.com/tag/programmes/   : occasion, une fois la supercherie explicitée, de réfléchir à la crédulité face à un document bien présenté et mis en contexte par un adulte ayant autorité 😉

Les 4è ont fait grise mine quand je leur ai lu la  circulaire test admission 3è qui rend obligatoire un test de pré-admission en 3è urgent. Ils ont (un peu) protesté mais tenté de faire ce test admission 3è ; ceux qui ont respecté la consigne ( lire l’intégralité des questions avant de commencer) ont lu, à la dernière question , qu’il s’agissait d’un poisson d’avril, mais ils ont globalement gardé leur sérieux …. 15 mn « Mission Impossible » … qui se sont terminées par un magnifique poisson d’avril au tableau … Une petite crise de larmes au moment de poser les stylos, (pardon Romane), sur 60 élèves …

Et les 6è, qui étaient en évaluation aujourd’hui, ont vraiment essayé de trouver les dimensions et les proportions du Parthénon à partir de cette vidéo  … en anglais … Autant être franc, c’était aussi mission impossible, mais ils ont vraiment été adorables et ont vraiment essayé de comprendre…

Avant ça, la consigne qui demandait de compter le nombre de poissons cachés au milieu des questions et documents …. est passée comme une lettre à la poste !  eval adaptée1

Et les collègues ? La (fausse) circulaire sur le (faux) test de pré admission en 3è a été décelée par la plupart des collègues comme étant un gros poisson d’avril, mais …. certains se sont laissés prendre (mais je ne crois pas que quiconque à part moi ait imprimé le dit test et l’a fait passer) !

Enfin, j’ai lancé un sondage en interne sur pronote concernant cette information préoccupante :  la perte de 700 heures de cours sans aucune justification des élèves français. La question posée est « êtes vous pour ou contre cet article ? » ; pour répondre, deux options : oui … ou non. Pourtant, des collègues ont joué le jeu (ou pris au sérieux l’article ???) :

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Un immense merci …

  • à la maîtresse de ma fille de CE1 qui a fait noter dans le carnet de liaison, hier, que  » l’équipe enseignante ayant constaté les effets bénéfiques du lundi férié sur les apprentissages et la sérénité des enfants, les lundis seraient désormais fériés, dès le 4 avril prochain » … Et m’a donné envie de faire une blague aussi …
  • au site http://www.charivarialecole.fr/ qui fourmille d’idées
  • au site https://edukactus.wordpress.com
  • à mes élèves qui ont tellement bien réagi et applaudi !

Les Hommes sur la Terre : réviser le chapitre (Géographie)

Comme l’an dernier, les 6è ont eu l’occasion de préparer le prochain contrôle de Géographie en classe.

Au choix : carte mentale, préparation de QCM, illustrations de définitions ou schématisation de notions.

L’idée est bien de faire bénéficier les autres du travail : si ça m’est utile, c’est peut être utile aux autres ! Un cahier de révision sera distribué, comportant les travaux les plus complets et aidant.

Et voici quelques exemples de production :

un récapitulatif des contraintes naturelles par Anaëlle :

récapitulatif des contraintes naturelles Anaëlleles grandes villes du monde et le nombre d’Humains sur Terre par Laura :
mappemonde villes Laura

Qu’est-ce que l’accroissement naturel ? , par Anaëlle :
l'accroissement naturel Anaëlle

Illustrations des définitions, par Pierre

illustrations définitions Pierre

Carte mentale sur les déserts humains , par Chloé :

CM déserts humains Chloé

On peut aussi réutiliser le travail fait par les 6è l’an dernier à consulter ici

Les attentats du 13 novembre 2015 : comprendre et débattre 2/2

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10 jours après les attentats à Paris, les questions continuent de nous travailler ; les élèves continuent d’en poser, et nous avons besoin de clés pour comprendre ce qui est en train de se passer.

 

 

 

 

Les questions que l’on peut se poser, les débats en cours. Eléments de réflexion :

 

#1 Comment savoir si les informations qui circulent sur le Net et les réseaux sociaux sont vraies ?

Dans les moments de crise, les informations circulent vite, et souvent de fausses rumeurs sont propagées. Dans l’émotion, on peut aller trop vite et croire n’importe quoi. Il faut adopter quelques règles simples :

Partez du principe qu’une information donnée sur le web par un inconnu est par défaut plus fausse que vraie.

Fiez-vous plutôt aux médias reconnus, aux journalistes identifiés et connus. Et ne considérez pas non plus que cela suffit à rendre leurs informations vraies. Dans des situations de crise comme celle-ci, l’information circule très vite, et peut souvent s’avérer par la suite erronée. Il vaut mieux attendre que plusieurs médias donnent un même fait pour le considérer comme établi.

Une photo n’est jamais une preuve en soi, particulièrement quand elle émane d’un compte inconnu. Elle peut être ancienne, montrer autre chose que ce qui est dit, ou être manipulée.

Un principe de base est de recouper : si plusieurs médias fiables donnent la même information, elle a de bonnes chances d’être avérée.«

Ces conseils sont donnés sur le journal Le Monde

Les sites « sûrs » sont ceux des journaux de presse nationaux : le Monde, Libération, le Figaro notamment

Etre responsable

Il ne faut pas re-twitter ni diffuser des informations dont on n’est pas certain car cela peut nuire à des personnes accusées à tort par exemple ; dans le cas des attentats de vendredi soir, le travail de la police peut être gêné par des rumeurs ou fausses informations qui peuvent la détourner de son travail.

Un exemple de blague qui a mal tourné : un faux terroriste

Ces questions seront l’objet du cours de la semaine prochaine en 4è

Parmi les questions posées cette semaine par les élèves, certaines relèvent d’un débat public, national, politique. On peut donner des éléments pour y réfléchir et se forger un avis éclairé par le travail et la réflexion de personnalités diverses : 

#2 Bombarder Daech, est-ce la « bonne » solution ? Pourquoi la France a -t-elle été attaquée ? Que savait-on ?

  • L‘intervention de Marc Trevidic à la télévision le 14 novembre, très largement relayée par les medias et réseaux sociaux

Marc Trévidic, né le 20 juillet 1965 à Bordeaux, est un magistrat français. Il est entre 2006 et 2015 juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme. Le 14 novembre il intervenait sur la 2.

Il revient sur

  • la politique menée depuis dix ans, qui a laissé grandir Daech ;
  • la notion de « guerre », utilisée par le gouvernement
  • le fait que l’on commence seulement maintenant à traiter les causes du terrorisme : départs en Syrie, radicalisation, utilisation d’Internet pour radicaliser les individus,
  • ce qu’il faut faire pour éviter que les gens se radicalisent, dans les prisons, dans la société en général
  • les liens que la France a avec l’Arabie saoudite, le Qatar
  • les conséquences possibles du fait de mener la guerre à daech
  • la capacité de la France à ne pas avoir peur des terroristes si elle reste soudée

Intervention de Marce Trevidic le 14 novembre

  • la lettre ouverte de David Van Reybrouck au président, publiée dans le journal Le Monde le 16/11/2015

Lettre ouverte D. Van Reybrouck

David Van Reybrouck, d’expression néerlandaise, est l’auteur de nombreux ouvrages dont Congo, une histoire (Ed. Actes sud), pour lequel il a notamment reçu en 2012 le prix Médicis dans la catégorie « essai ». L’écrivain et historien interpelle le président français sur le champ lexical guerrier de son discours, samedi 14 novembre, lendemain des attentats qui ont endeuillé Paris. Et sur la surenchère que cela pourrait entraîner. Il fait aussi référence aux attentats terroristes qui avaient frappé la Norvège en 2011 et rappelle ainsi qu’une autre réponse au terrorisme qu’une réponse guerrière est possible

 

#3 : Comment éviter les amalgames « musulman » = « terroriste » ; quelle est la vision de l’Islam que propose Daech ? Pourquoi dit-on que tous les musulmans ne sont pas d’accord avec Daech ?

 Une grande enquête menée par un journaliste américain, Graeme Wood, sur Daech, publiée en Une de The Atlantic, “Ce que veut vraiment l’Etat islamique”,  en mars 2015. 

Cet article a été repris dans le journal Courrier International sous le titre : Ce que veut vraiment l’état islamique

L’auteur a interviewé de nombreux soutiens de Daech, et présente quelles sont les idées de l’état islamique, leurs motivations et leurs idées. Constatant que beaucoup affirment que l’EI n’a rien à voir avec l’Islam, il interroge les liens entre l’idéologie de daech et la religion musulmane. Pour lui, l’islam prônée par l’EI est “issue d’interprétations cohérentes et même instruites de l’islam” : « l’état islamique est islamique, très islamique même » ; cette phrase répond à une déclaration de Barack Obama selon laquelle l’Etat islamique ne serait “pas islamique”. Cette phrase a fait débat ;

Le magazine The Atlantic lui-même a publié sur son site l’opinion d’un professeur d’études religieuses, Caner K. Dagli, sous le titre L’islam bidon de l’Etat islamique. “Ce que les autres musulmans disent depuis le début, c’est que l’EI ne prend pas les textes au sérieux”, explique-t-il.

“Pendant des siècles, juristes et théologiens (…) ont mis au point des méthodes rationnelles et systématiques pour passer au crible les hadith [le recueil des actes et paroles du Prophète et de ses compagnons], qui sont souvent difficiles à comprendre ou paraissent contradictoires sur un même sujet. Ils ont rangé et classé ces textes selon leur degré de fiabilité (…). Mais l’EI ne procède pas de cette façon. Ses membres cherchent des bribes de texte qui soutiennent leur vision, prétendent que ces fragments sont fiables même s’ils ne le sont pas, et négligent tout ce qui va dans le sens contraire (…).”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :

“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :

“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Mehdi Hasan met aussi en avant l’alliance “au cœur de l’Etat islamique” entre les islamistes violents d’Abu Bakr Al-Baghdadi et les restes du régime ba’athiste laïc de Saddam Hussein.

le débat ouvert par l’article de Graeme Wood

#4 L' »état d’urgence » prorogé pour 3 mois nécessite-t-il une modification de la Constitution ? A-t-on le droit de modifier la Constitution ?

Ces questions pourraient être abordées dans le cadre de l’Education Civique en 3è

rappel : comment la Constitution peut-elle être modifiée ?

La procédure de révision est définie à l’article 89 de la Constitution.

L’initiative de la révision revient soit :

  • au président de la République sur proposition du Premier ministre, on parle alors de projet de révision ;
  • soit aux membres du Parlement, il s’agit dans ce cas d’une proposition de révision.

Dans les deux cas, le texte de la révision doit être voté en termes identiques par l’Assemblée nationale et par le Sénat.

Pour devenir définitive, la révision doit ensuite être obligatoirement approuvée par référendum lorsqu’il s’agit d’une proposition de révision constitutionnelle.

Les révisions initiées par le président de la République peuvent être approuvées par référendum ou par la majorité des 3/5e des suffrages exprimés des deux chambres du Parlement réunies en Congrès.

Le chef de l’État peut, en tout état de cause, arrêter la procédure de révision, même si les deux assemblées sont parvenues à l’adoption d’un texte identique, puisqu’il dispose du pouvoir de convoquer le Congrès ou le corps électoral en cas de référendum.

Il faut noter l’utilisation faite, par le général de Gaulle, de l’article 11 de la Constitution qui permet au président de la République de soumettre à référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics :

  • en 1962, pour introduire dans la Constitution l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct ;
  • en 1969, cette fois sans succès, pour la réforme du Sénat et la régionalisation.

Cette procédure présente l’avantage, pour le chef de l’État, de contourner une éventuelle opposition des assemblées parlementaires, dont l’accord est obligatoire dans le cadre défini par l’article 89. Mais, elle a suscité de nombreuses controverses quant à sa conformité à la Constitution.

source : Vie publique.fr

Pourquoi le Président veut-il modifier la Constitution maintenant ?

la déclaration de M. Hollande pour une modification de la Constitution http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/video/2015/11/16/francois-hollande-souhaite-modifier-la-constitution_4811159_4809495.html

Explications :

L’état d’urgence, dans lequel se trouve la France depuis vendredi, n’a en effet pas de définition constitutionnelle. C’est une loi de 1955 qui le définit. S’il suffit d’un décret pour l’instaurer, il faut une loi pour le prolonger au-delà de douze jours.

Cet état restreint fortement les libertés publiques. Sont rendues possibles : l’instauration d’un couvre-feu, la réglementation de la circulation ou du séjour par les préfets, l’assignation à résidence par décision ministérielle, la fermeture de salles, de bars, l’interdiction de réunions, les perquisitions de jour comme de nuit sans passer par un juge, le contrôle de la presse et de la radio…

Surtout, l’état d’urgence n’est pas adapté à une crise durable : les conditions de sa mise en place sont un « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Or, ce que souhaite François Hollande, c’est « pouvoir disposer d’un outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles, pour une certaine durée, sans passer par l’état de siège, ni renier les libertés publiques ». En clair, il s’agirait d’un état d’urgence un peu « allégé » sur le plan des pouvoirs octroyés à l’Etat, mais qui pourrait durer plus longtemps. Une proposition qui n’est pas sans rappeler le « Patriot Act » que l’administration Bush avait fait voter après le 11 septembre 2001.

A gauche, l'article 36 ; à droite, la proposition de modification formulée en 2007 par le comité Balladur.
 source : le Monde
débats:
– est-il nécessaire de modifier la Constitution dans les circonstances actuelles ?
  •  le 17/11/2015, France Culture consacrait un dossier à cette problématique :
(extraits courts d’interveiws)

  • le 21/11/2015, France Culture propose une série d’infographies et de mini interviews pour faire le point sur les différentes mesures adoptées par le gouvernement et le Parlement ;

Sur la révision de la Constitution : « Dans le viseur de François Hollande, les articles 16 et 36 : le premier permet d’accorder les pleins pouvoirs au chef de l’État « lorsque les institutions, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés », le second de décréter l’état de siège. Didier Maus, professeur de droit constitutionnel, expose les raisons et les limites d’une révision de la Constitution » : interview D. Maus

– certains considèrent que la modification demandée par le Président conduit à une dérive en donnant trop de pouvoir au gouvernement, et parlent de dérive vers l' »arbitraire » (notion vue en 4è et en 3è en Histoire et en EDC/EMC)
sur France Culture :  La Constitution de la Ve République protège-t-elle de l’arbitraire ? »

« Les situations d’urgence supposent des décisions rapides. Tout va très vite cette semaine, sur le plan législatif.Le gouvernement présentait hier son projet de loi visant à prolonger, pour trois mois, l’état d’urgence en France, et à en modifier le contenu pour l’adapter aux exigences du moment.

Ce jeudi, les députés ont largement approuvé le texte. Les sénateurs en feront autant demain.

Prochaine étape : la réforme constitutionnelle.

C’est le vœu formulé lundi par François Hollande devant le Congrès, et là encore, l’exécutif veut aller vite : tout doit être bouclé d’ici la fin février, c’est-à-dire d’ici la fin de l’état d’urgence.

Ce que souhaite le chef de l’Etat, c’est justement d’inscrire cette notion dans la Constitution de la Ve République, pour ‘’permettre’’ –dit-il-  ‘’aux pouvoirs publics d’agir conformément à l’Etat de droit contre le terrorisme de guerre’’

Il s’agirait donc de mieux encadrer des pratiques jusque là dérogatoires.

 

Mais beaucoup craignent l’effet inverse : un état d’exception permanent, un ‘’Patriot act’’ à la française pour reprendre les analyses les plus hostiles à ce projet.

Il faut pourtant bien constater que jusqu’à présent, les institutions de la Ve ont plutôt permis de bien gérer les périodes de crise.

Le général de Gaulle se défendait en 1958 de vouloir entamer, à son âge, une carrière de dictateur. Il ne l’a pas fait, pas plus que ses successeurs, malgré le recours possible aux ‘’pleins pouvoirs’’.

Ecouter l’émission : « Du grain à moudre » du 19/11/15 : La Constitution nous protège-t-elle de l’arbitraire ?

Invité(s) :
Anne Levade, juriste, professeure de droit public à l’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne
Marie-Anne Cohendet, constitutionnaliste, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Raphaël Hadas-Lebel, président de section au Conseil d’Etat
– la loi passée cette semaine implique de modifier la Constitution, car elle est, en état, anti-constitutionnelle : le gouvernement peut-il faire passer une loi non constitutionnelle ? quel est le rôle du Conseil Constitutionnel ?
La Constitution n’ayant pas encore été modifiée, le Ministre de l’intérieur Manuel Valls a demandé jeudi aux sénateurs de ne pas saisir le Conseil constitutionnel car celui-ci invaliderait la loi votée cette semaine (permettant le maintien en résidence surveillée 12h/jour et l’utilisation du bracelet électronique) comme étant non constitutionnelle.
Qu’est-ce que le Conseil Constitutionnel ?

Le Conseil constitutionnel est une institution française créée par la Constitution de la Cinquième République du 4 octobre 1958. Il veille à la régularité des élections nationales et référendums. Il se prononce sur la conformité à la Constitution des lois et de certains règlements dont il est saisi. Il intervient également dans certaines circonstances de la vie parlementaire et publique. (…) Ses décisions s’imposent  « aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ». Le Conseil constitutionnel français a donc une grande autorité sur l’ensemble des institutions françaises, mais cette autorité est limitée au champ du contrôle de constitutionnalité.

source : wikipedia

#5 les valeurs et les symboles de la République

ce vendredi 27 novembre , le gouvernement demande aux Français de pavoiser le drapeau bleu blanc rouge et:ou  de publier des selfies tricolores .

Une analyse de ce « retour » aux valeurs et symboles républicains : http://www.franceculture.fr/2015-11-27-a-vos-drapeaux-citoyens

Les attentats du 13 novembre 2015 : comprendre et débattre 1/2

prayforparisCe lundi 16 novembre, nous reviendrons en classe sur les attentats qui ont frappé Paris vendredi.

Il s’agit de tenter de comprendre pourquoi,  de mettre des mots sur l’innommable, de réfléchir à notre place dans ce drame, aujourd’hui et dans les jours, semaines et mois à venir.

 

 

Comprendre, d’abord. « daech« , « terrorisme« , « Etat islamique » …. autant de termes qu’il faut comprendre pour pouvoir analyser ce qu’il se passe.

Samedi 14 novembre, le président de la République François Hollande déclarait :

« Ce qui s’est produit hier à Paris et à Saint-Denis près du Stade de France est un acte de guerre et face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daech, une armée djihadiste, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes : un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète. C’est un acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur, et avec des complicités intérieures que l’enquête permettra d’établir. »    (voir le texte complet de la déclaration)

« Daech », qu’est-ce que c’est ?

Daech est un autre terme utilisé pour Etat islamique. Cet « état » est la dernière étape d’une histoire qui remonte à octobre 2006 :

octobre 2006  : la branche d’Al-Qaïda en Mésopotamie fusionne avec de petits groupes islamistes en Irak, le groupe extrémiste sunnite se fait appeler « l’Etat islamique d’Irak (EII) ».

En avril 2013 apparaît le teme « l’Etat islamique en Irak et au Levant », ou selon une autre traduction « l’Etat islamique en Irak et en Syrie » (EIIS en français, ISIS en anglais).

Le 29 juin dernier, après son offensive fulgurante en Irak, le groupe change son nom pour devenir « l’Etat islamique », supprimant ainsi toute référence géographique (Irak, Levant, Syrie). Il désigne son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme « calife » et donc « chef des musulmans partout » dans le monde.

L’acronyme en arabe de l’Etat islamique est Daech. Mais ce terme n’est pas utilisé par les partisans de l’EI car le mot « islamique » disparaît danc cet acronyme. Romain Caillet, islamologue à l’Institut français du Proche-Orient, souligne ainsi que Daech est un terme « impropre et péjoratif, utilisé par les opposants à l’Etat islamique ».

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius indiquait devant les députés de l’Assemblée nationale en septembre 2014 : « Le groupe terroriste dont il s’agit n’est pas un état. Il voudrait l’être, il ne l’est pas et c’est lui faire un cadeau que de l’appeler état. De la même façon, je recommande de ne pas utiliser l’expression Etat islamique car cela occasionne une confusion islam, islamisme, musulman.« 

Le territoire autoproclamé de l’EI : en rouge, les frontières du Califat proclamé, en rose les zones effectivement contrôlées par Daesh.

le territoire de l'EI

 

 

 

 

 

Source : Le Monde, comprendre la domination de l’état islamique en 7 minutes

Une petite vidéo pour mieux comprendre ce qu’est daech : https://www.youtube.com/watch?v=iqidlz2IclE

 

« une armée terroriste », et « djihadiste » : ce que cela signifie :

La définition du dictionnaire pour terrorisme : (Larousse) : Ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système.

Le terrorisme consiste donc à créer un climat de terreur en frappant la population civile. En cela, c’est différent de la guerre, car la guerre se fait entre soldats.

Pourquoi parle-t-on alors d' »armée » terroriste ? Parce que les djihadistes de Daech se présentent comme des soldats, une armée, celle de l’Etat Islamique, qui a proclamé son existence en juin 2014.

le djihadisme : « c’est quoi le djihad »?

Pourquoi le Président dit-il que les attentats sont « un acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur » ?

Les terroristes qui ont agi à Paris le 13 novembre ont agi pour Daech. Cela veut dire qu’ils sont financés, entraînés, et organisés par Daech.

On sait que des Français partent en Syrie s’entraîner dans des camps spéciaux et faire la guerre aux côtés de Daech. Quand ils reviennent de là bas, ils sont prêts à mener la guerre sur le territoire.

Par ailleurs, Daech peut aussi envoyer des hommes faire des actes terroristes sur d’autres territoires que la Syrie ou l’Irak. ils cherchent ainsi à mettre la pression sur les pays qui luttent contre eux. Ainsi, jeudi dernier, un attentat à Beyrouth, au Liban, a été revendiqué par Daech.

Pourquoi Daech s’en prend-il à la France ?

  • Parce que la France combat militairement Daech

Depuis le mois de septembre, la France fait partie des pays qui font la guerre à Daech : elle a mobilisé six Mirage 2000 (positionnés en Jordanie), six avions Rafale et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (positionnés, eux, aux Emirats arabes unis). Elle est responsable de 4% des frappes aériennes contre Daech.

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  • parce que la France est intervenue au Mali (Afrique) pour stopper l’avancée des islamistes
  • parce que la France vend des armes aux pays du Golfe et du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Emirats-Arabes-Unis) que Daech considère comme des pays mécréants et corrompus.
  • parce que selon Daech, la France traite mal la communauté musulmane qui vit sur le sol français

Pourquoi la France fait-elle la guerre à Daech ?

Dans un entretien au Monde le 18 septembre, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, évoquait comme cibles prioritaires les « centres de formation des combattants étrangers » qui préparent ces derniers « non plus uniquement en vue de contribuer aux combats de Daech au Levant, mais pour intervenir en Europe, en France en particulier ».

Il s’agit donc de se protéger en attaquant les lieux où s’entraînent les partisans de Daech, qui peuvent ensuite venir attaquer le sol français.

Des ateliers Intelligences multiples pour mémoriser – Projet transdisciplinaire

Dans le cadre du projet transdisciplinaire, les 4è et les 6è ont bénéficié d’ateliers IM pour expérimenter différentes méthodes pour apprendre ; nous avons choisi de commencer par une tâche qui pose bien souvent problème aux collégiens : apprendre par coeur.

En 6è le texte à apprendre était le poème  Ponctuation de M. Carême, en 4è le texte de la chanson Le poinçonneur des lilas de S. Gainsbourg

Les 6è ont bénéficié de deux fois deux heures, ce qui leur a permis de tous passer par les 5 ateliers proposés. Les 4è n’ont bénéficié que d’une heure. Chaque atelier durait 15 mn, par groupe de 6 élèves.

Les ateliers proposés :

  • I Musicale: inventer ou réutiliser une mélodie ou un rythme pour mémoriser le texte.La deuxième solution a été testée mais pas retenue (difficile de caler le texte )
  • I Verbale et Linguistique : recopier le poème en écrivant en majuscules le dernier mot de chaque vers puis ensuite faire ressortir les rimes de différente couleurs. Ensuite : soit lire en s’enregistrant puis se réécoutant en faisant des pauses, soit réciter en s’enregistrant puis se réécouter en s’enregistrant.
  • I Interpersonnelle : Lire le texte oralement, tous ensemble et explication par l’enseignant des mots difficiles. Attribuer des traits de caractère aux « personnages » ; jouer  le personnage en accentuant le trait de caractère trouvé et en l’accompagnant de gestes. Deux essais : avec le texte sous les yeux puis sans.
  • I kinesthésique : lecture individuelle du texte, à voix haute, en marchant, et en gestualisant. Puis jeu à trois : chacun fait un personnage et joue la strophe ; enfin, jeu façon « battle » : tout le groupe en rond, chaque élève à tour de rôle vient au centre jouer un personnage. Autre proposition après la lecture individuelle : prendre trois stylos, coller sur chaque stylo une image représentant un personnage ; jouer le texte en utilisant les stylos comme des marionnettes. (les images des personnages sont fournies par l’enseignant, avec scotch double face déjà collé)
  • I visuelle et spatiale : découper le contour de la poésie , mettre en couleur les strophes en fonction de qui s’exprime, (la virgule, le point, ..) mettre en couleur les rimes. Découper tous les derniers mots et les repositionner en fonction de leur couleur, sans le début des vers. Relire la poésie sans les derniers mots découpés, puis retrouver la poésie sans le début des vers, avec seulement les étiquettes de couleurs découpées et replacées dans le bon ordre. Et enfin réciter la poésie avec uniquement le contour découpé.

  • I kinesthésique : Jouer le texte avec quelques objets ( chapeau, plan du métro… ) et dessins réalisés par les élèves ; ce sont eux qui se répartissent les rôles et les dessins
  • I Visuelle et spatiale : Lecture des strophes (par des élèves) : découverte et compréhension du texte, explication des mots inconnus. Recherche d’éléments visuels illustrant les vers (proposés par les élèves et apportés par le professeur) : réflexion sur les représentations visuelles possibles (dessins, photos apportés par le professeur, symboles, couleur, découpage…) ; discussion sur leur agencement possible (linéaire, par vers, par colonne….) Réalisation d’une feuille A3 par strophe décrivant les vers (par 3 ou 4 élèves). Récitation des strophes à partir des feuilles A3 réalisées (par les élèves)
  • I verbale et linguistique : lire le texte à haute voix ensemble ; goûter la musicalité des mots : chacun choisit une phrase qu’il aime et la dit à haute voix ; puis un mot qu’il aime ; puis chacun dit à quel mot il associe le mot choisi ; enfin nous regardons à quel mot est associé dans le texte le mot choisi, nous jouons à remplacer ce mot associé par le mot que l’élève associe, et nous relisons ainsi en changeant les mots ; discussion sur le sens nouveau que cela donne, sur les raisons qui ont fait choisir tel ou tel mot par l’auteur.
  • I interpersonnelle : battle : lire le texte à voix haute, en étant face à face et debout ; taper le rythme ; possibilité de s’isoler pour travailler le texte à voix haute à deux.

Phase interpersonnelle : un peu de métacognition …

A la suite de ces ateliers, tous les élèves ont du faire le bilan en précisant d’abord  l’atelier qu’ils avaient préféré puis l’atelier qui les avait le plus aidé à mémoriser.

Ils ont ainsi pu prendre conscience de ce que le plus plaisant n’était pas forcément le plus aidant.

Pour enraciner ce travail …

Les 6è ont reçu leur livret personnel d’Intelligences :

Ce livret est composé du profil personnalisé de chaque élève – bilan du test IM fait en début d’année, sous forme de graphique en barres-, et d‘une série d’exercices et de techniques par Intelligence ; ces exercices et techniques peuvent servir à renforcer l’Intelligence ou au contraire à se servir de cette Intelligence ; pour chacun de ces exercices/techniques, deux cases peuvent être cochées : une case « j’ai testé », une case « ça fonctionne pour moi ». Ce livret est inspiré de celui proposé sur le site canadien les Intelligences multiples au secondaire

Nous avons lu le livret et coché les exercices et techniques déjà testés en classe et lors des ateliers ; les élèves étaient invités à cocher la case « ça fonctionne » s’ils avaient constaté que cet exercice ou cette technique l’aidait. Nous avons prévu de faire ce travail métacognitif au moins une fois par 7 semaines, pendant une heure de Projet transdisciplinaire. Et chaque enseignant impliqué dans l’heure de Projet y fera allusion en classe.

Pour en savoir plus sur le Projet transdisciplinaire : page Projet transdisciplinaire 2015-2016

La découverte des écritures de l’Antiquité – Ateliers IM

Pour découvrir les premières écritures de l’Antiquité les 6è ont évolué librement sur plusieurs ateliers installés au sein de la classe. La surprise fut grande en entrant dans la classe, de devoir s’asseoir par terre. Publier-20151015-00344L’installation des îlots d’activités devant les élèves a permis de bien identifier les différentes activités. Celles-ci vont permettre de solliciter différentes Intelligences. Munis d’une feuille d’indices (les informations essentielles sur la naissance de l’écriture) les élèves ont le choix de l’ordre dans lequel ils les font, la seule obligation étant de pratiquer individuellement.

La feuille d’indices est conçue à partir de http://www.pass-education.fr/naissance-et-revolution-de-lecriture-6eme-cours-orient-ancien-histoire/

Activité 1 et 1bis: (intelligence verbale et linguistique)

  • lire un texte, répondre à des questions en rédigeant
  • texte à trous

Activité 2 : (intelligences visuo-spatiale, naturaliste et kinesthésique) : trier des images qui représentent différentes formes d’écriture : jeu d’analogie
Publier-20151015-00341 Publier-20151015-00342

Activité 3 : (Intelligence visuelle ) regarder une vidéo sur la naissance de l’écriture

[vimeo]https://vimeo.com/6568425[/vimeo]

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Pour une meilleure écoute, un atelier vidéo était « exilé » dans le couloir : extrait du documentaire La Mésopotamie, aux origines de notre civilisation:

extrait émission La Mésopotamie, aux origines de notre civilisation

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Atelier 4 :(Intelligences corporelle, visuelle et intrapersonnelle) Reproduire des écritures, et/ou écrire son prénom en hiéroglyphes

Publier-20151015-00346

Au final, une activité  permettra de rendre compte de la compréhension de la leçon ; il s’agit de découper des images d’écriture (déjà vues dans l’atelier 2), de les nommer, et de les classer dans l’ordre chronologique.

Pour découvrir le passé, des outils à la pelle …

L’histoire commence en Mésopotamie … Les 6è sont partis à la découverte d’une étrange région, au milieu de deux fleuves, un désert qui recèle de trésors : la Mésopotamie. Pourquoi s’intéresse-t-on à cette région ? Parce qu’elle nous fait entrer dans l’Histoire, avec les premières formes d’écriture. Comment imaginer que ces terres désertiques aient pu abriter cette révolution ?

Nous avons donc réfléchi à comment on peut reconstituer le passé : comment ne pas être dans l’imagination, mais se représenter les choses telles qu’elles étaient ? C’est l’occasion de comprendre comment travaillent les archéologues ; un exemple nous est donné dans une vidéo qui présente la technique du magnétogramme pour « photographier » le sous sol. A partir de là, il faut aussi apprendre à faire la différence entre image de synthèse, dessin, reconstitution …

la technique du magnetogramme la technique du magnétogramme2

La vidéo :  https://www.youtube.com/watch?v=aKfjONXoqfY)

 

 

Toute chose est difficile avant de devenir facile … Education Morale et Citoyenne 6è

L’heure de vie de classe nous permet cette semaine encore de réfléchir à ce qui permet d’être en situation de « réussir » au collège. Nous lions cette fois-ci la notion de réussite à la notion de fierté. Les élèves sont invités à réfléchir à une ou deux réalisations personnelles dont ils sont fiers, et à s’interroger : accomplir cela a-t-il été facile ? La démarche pour y arriver a-t-elle toujours été plaisante et agréable ? De quoi avons-nous besoin pour parvenir à faire quelque chose qui nous paraissait difficile au départ ?

Cette réflexion personnelle sera l’objet d’une discussion par deux ou trois, puis d’un partage en grand groupe. Nous sommes accompagnés d’un charmant petit animal qui nous livre une clé :

Encouragements, confiance, patience, effort, envie, voilà des termes qui prennent sens.

Et à l’école ? C’est aussi à cela que sert notre heure de vie de classe. Comment créer en classe une ambiance favorable ? Déjà, en ne décourageant pas les autres, ensuite, en ne se décourageant pas soi même. Nous choisissons ainsi quelques slogans qui pourront faire « tilt » quand le découragement poindra le bout de son nez. pour nous en souvenir, deux affiches resteront sur les murs de la classe : celle de notre petit animal cité plus haut, et celle ci : aff1reussir_retrousse_manches

 

Elections des délégués : prendre le temps de réfléchir avant de se lancer

Chaque année c’est la même chose : le jour des élections des délégués voit fleurir un bouquet d’émotions, de frustration, de contentement, de triomphe (pas toujours) modeste, et de regrets. Comment faire pour que chacun prenne le temps de se demander s’il peut , ou s’il doit, être délégué ?

Cette année, avec les 6èB, nous avons d’abord commence par une réflexion sur ce qu’est un délégué : quelles sont ses fonctions, à quoi il sert, et ce qu’il n’est pas … J’ai distribué à tous les élèves un petit résumé ET SURTOUT un questionnaire à faire chez soi, si possible avec l’aide d’un parent. Ce questionnaire vise à ce que chaque élève puisse honnêtement envisager de poser sa candidature, ou de ne pas la poser. Lundi matin à 8h je collecterai les fiches de candidatures de ceux et celles qui auront pris la décision de se présenter. Elles seront affichées dans la classe, et chacun pourra ainsi découvrir qui se présente, pour quelles raisons, et ce à quoi il/elle s’engage. Et jeudi, nous procéderons aux élections!

Elections des délégués

Education Morale et Citoyenne 6è : apprendre à gérer ses émotions au collège

L’heure de vie de classe des 6èB est mise à profit pour aborder un nouveau thème de la nouvelle Education Morale et Citoyenne : la sensibilité. Le programme présente ainsi ce thème : « La sensibilité est une composante essentielle de la vie morale et civique : il n’y a pas de conscience morale qui ne s’émeuve, ne s’enthousiasme ou ne s’indigne. L’éducation à la sensibilité vise à mieux connaître et identifier ses sentiments et émotions, à les mettre en mots et à les discuter, et à mieux comprendre ceux d’autrui. »

En ce début d’année, apprendre à mettre des mots sur ce que l’on ressent, distinguer les sensations, les émotions et les sentiments, et confronter tout cela à sa toute nouvelle situation de collégien, est un véritable travail, qui devrait amener les élèves à commencer de prendre les bonnes dispositions pour être bien au collège.

Nous sommes donc partis d’une histoire fictive, celle des malheurs du pauvre Julien qui se réveille en retard, ne prend pas le temps de petit déjeuner, ni de se laver, rate son bus et arrive bien entendu en retard au collège (inspiré du site canadien http://www.csaffluents.qc.ca/im/ qui propose de nombreuses pistes de travail intégrant les Intelligences multiples). Les élèves ont d’abord essayé de se mettre dans la peau de Julien, et noté ce qu’il pouvait ressentir ; puis se sont interrogés sur ce qu’ils ressentiraient si Julien était un de leur copain, assis à côté d’eux en classe et leur racontant ses malheurs. Nous avons ensuite listé les conseils qu’ils donneraient à Julien, et tenté de différencier les sensations physiques négatives de Julien (la faim, l’envie de dormir …) et les émotions. Ce fut déjà l’occasion de débattre de ce qui dépend de nous et de ce qui ne dépend pas de nous. S’il n’y a rien dans le frigo pour prendre un petit dej équilibré, est-ce de la faute de l’enfant ? Et si papa et maman sont déjà partis travailler quand il est l’heure de se lever, est-ce de notre faute si on est en retard ? Et « prendre sur soi », est-ce du registre de la volonté ?

A l’heure suivante, nous reprenons notre histoire, et tentons une auto-analyse : là maintenant tout de suite, quelles sont me sensations physiques ? Et mes émotions ? Sur quoi ai-je la main ? Qu’est-ce que je peux faire ?

Nous avons donc listé à partir de là les sensations positives et en avons déduit  ce dont nous avons besoin pour nous sentir bien. Puis, les émotions positives qui nous font avancer.

L’enjeu de cette deuxième heure est bien de faire passer les élèves du « je ressens ça je n’y peux rien » à « je suis capable d’analyser ce que je ressens, et de prendre des décisions pour agir en conséquence ».

Le tout fut repris sous forme de carte mentale je suis collégien

Le texte original des malheurs de Julien est là : malheurs_julien110305