De la liberté, de l’expression, réflexion&débat – EMC 4è

Déclaration des Droits de l’Homme, Révolution, naissance du monde ouvrier et de ses luttes pour les libertés … Alors que nous étudions en Histoire les libertés qui se prennent, se dessinent, se rêvent et se perdent, prenons le temps de réfléchir à cette notion de liberté , aujourd’hui.

  1. La liberté, comment la définir ?
  • article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) : «  La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui « 
  • illustration infographie :

les libertés source : https://lewebpedagogique.com/hgvangogh/?page_id=344

  • leçon format classe inversée (à regarder au moins jusque 2’19)

(Merci à http://Jean-francois Boyer)

 

A partir de ces documents et de vos réflexions,

faites la liste des libertés que l'on peut expérimenter en France

distinguez libertés individuelles et libertés collectives (utilisez deux couleurs par exemple)

et rédigez quelques phrases qui proposent une définition de la liberté.

 

2. réfléchir et débattre : la liberté d'expression

S'exprimer ... à tort et à travers, à temps et contre temps, avec ou sans censure ? Nous allons réfléchir à partir de l'exemple des tags, graffitis et peintures murales.

bansky

graff de Bansky :

"Banksy, agitateur social ou art terroriste, est un artiste très engagé. La majorité de ses oeuvres sont frappantes et humoristiques à la fois"

 

 

"Il y a une amasterellaEtpitr_14mbiguïté dans le monde du graffiti : les gens te félicitent pour un graff que tu fais en ayant le droit et le temps, mais ils dénigrent les tags du mur d’à côté alors que c’est peut-être toi aussi qui les a faits." Pitr

http://www.loeildanssapoche.com/ELLA-PITR.html

 

 

 

 

S'exprimer par le graffiti sur le mur, est-ce être un délinquant qui abuse de la liberté d'expression et mérite une amende, un artiste engagé, un agitateur qui use de la liberté d'expression ?

 

A lire :

Relevez les arguments en deux ou trois colonnes, dans votre cahier

Relevez dans votre cahier les grandes évolutions de cet art, les noms des villes où des galeries d'art ont intégré les graffitis, et le nom de quelques graffeurs considérés comme des artistes.

  • des exemples : sur le site http://www.maquis-art.com/, sont référencés certains des graffeurs dont parle l'article le graffiti, art ou vandalisme ? : ils sont qualifiés d'"artistes": allez voir par exemple TPK, Guru

Cherchez le sens du mot maquis ; à votre avis, pourquoi ce site qui référence des graffeurs s'appelle ainsi ? Rédigez voter réponse sur le cahier.

  • un autre exemple : regarder le travail d'Ella et Pitr, ; Ella&Pitr et Bulbe habitent Saint-Etienne, ils ont commencé par le graffiti et voient aujourd’hui leurs œuvres exposées en galerie.

Lisez les commentaires sous cette vidéo : quel commentaire feriez-vous ? Rédigez-le sur votre cahier.

  • Tags et graffitis : que dit la loi française ? (source ; merci Emmanuel )Le vandalisme est une atteinte « gratuite » aux biens privés ou publics, dont la gravité de la sanction dépend des circonstances de l’infraction, de la nature du bien et des dégâts causés.Sont considérés comme des actes de vandalisme :
    • les tags, les graffitis et autres inscriptions non autorisées sur une façade ou un véhicule,
    • toute autre détérioration d’un véhicule,
    • destruction d’abribus,
    • détérioration de bâtiments publics,
    • ou bris de fenêtres ou de vitrines de magasin sans vol.

    S’il n’en résulte que des dommages légers, la peine maximale pour avoir fait un tag est de :

    En cas de dommage important, un acte de vandalisme est puni jusqu’à

    • 2 ans d’emprisonnement
    • et 30 000 € d’amende.

Créer sa propre infographie pour rendre compte de la DDHC

Après un travail sur le texte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, les 4è ont du choisir un article qui les intéressait, justifier et argumenter leur choix pour aller ensuite en salle informatique créer leur propre infographie.

Le travail a été fait sur le site easel-ly que les 4è connaissent bien maintenant puisqu’ils ont déjà produit des affiches sur ce site dans le cadre du travail d’EMC Médias, Informations et Réseaux sociaux.

Voici quelques unes de leurs productions :

DDHClorie luciearthur LucieOscar NathanEmilien NathanSarra Romainmaxence RomaneHayat yanisThéo

Education Morale et Civique : réseaux sociaux, information, et droit

Suite à une discussion avec les 4è sur la manière dont ils avaient suivi les actualités dramatiques le WE du 13-14-15 novembre dernier, suite également aux questions récurrentes du type « est-ce que c’est vrai que … ? », j’ai préparé un travail sur cette question de l’information, des fausses rumeurs, du droit des medias et de leurs utilisateurs.

Cette semaine les 4è vont travailler en Education Morale et Civique, par groupes.

Pour tous les groupes, la synthèse du travail demandée pourra être réalisée sur papier mais si nous en avons le temps j’aimerais que les élèves utilisent des sites de mise en forme numérique et réalisent de belles infographies, par exemple http://www.easel.ly/

Groupe 1 :

Lire les extraits proposés du Live du Monde et repérer :

  • Comment les internautes interviennent-ils sur le Live ?
  • Comment le journal répond-il aux internautes ? Quelles sont les formulations utilisées pour énoncer une information sûre, une information en attente, une fausse information ?
  • Quelles sont les sources d’information citées par le journal ? Classez ces sources.

Réalisez une affiche pour synthétiser et présenter votre travail ; vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

Groupe 2 :

Lire les extraits du Live du journal Libération et répondre aux questions suivantes :

  • de quel réseau social viennent certaines informations ?
  • comment repérez-vous que l’information citée vient d’un réseau social ?
  • comment voit-on qui est l’auteur du twitt ?

Listez les auteurs des twitts et classez-les selon leurs fonctions (gouvernement, médias, anonyme, …)

Quelles sont les formes des informations ? (uniquement du texte ?)

Réalisez une affiche pour synthétiser et présenter votre travail ; vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

Groupe 3 :

effectuez un sondage auprès des élèves de la classe :

  • Comment avez-vous suivi les informations le WE des attentats (quels médias?) ?
  • Avez-vous utilisé les réseaux sociaux ? Si oui, lesquels ?
  • Avez-vous confiance à 100% dans les informations que vous avez-vues/lues/entendues?
  • Avez-vous cherché à confirmer les informations que vous entendiez/lisiez/voyiez? Si oui, comment avez-vous fait ?

Les résultats de ce sondage devront donner lieu à une restitution avec pourcentages

Vous devrez restituer ces informations par écrit : vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

Groupe 4 : réflexion :

Discutez entre vous des questions suivantes :

  • de quelles sources d’informations disposons-nous pour nous informer ?
  • de quel matériel avons-nous besoin pour nous informer ?
  • comment peut-on être sûr qu’une information est vraie ?
  • est-il nécessaire de croiser les informations pour être sûr qu’elles sont vraies ?
  • comment recouper des informations, concrètement ?

Vous rédigerez la synthèse de votre réflexion. Vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

Lisez l’article de Libération « Comment @_Jacky_Boy s’est retrouvé à être un terroriste » , 14 novembre 2015 ; faites une recherche sur le pseudonyme utilisé par ce jeune homme : « jacky boy » ; à votre avis pourquoi ce jeune homme a-t-il choisi ce pseudonyme ?

Débattez entre vous :  le choix d’un pseudonyme sur les réseaux sociaux

  • est-il utile de prendre un pseudonyme quand on utilise les réseaux sociaux ?
  • faut-il faire attention au pseudonyme que l’on prend ?
  • pensez-vous qu’il serait nécessaire d’être informé des risques éventuels à choisir tel ou tel pseudonyme ? Pourquoi ?
  • si oui, quels conseils formuleriez-vous ?

Rédigez la synthèse de votre débat

Vous rédigerez la synthèse de votre réflexion. Vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

Groupe 5 : étude d’un article paru dans le journal Libération « Comment @_Jacky_Boy s’est retrouvé à être un terroriste » , 14 novembre 2015

Lisez l’article puis résumez-le par écrit.

Débattez entre vous :

  • un tel évènement pourrait-il m’arriver ? Si oui pourquoi ? Si non, pourquoi ?
  • à votre avis comment cette mésaventure a-t-elle pu arriver à ce garçon ? (qu’a-t-il fait ou que n’a-t-il pas fait qui explique cette mésaventure ?)
  • déduisez-en les règles de bonne conduite sur les réseaux sociaux

Vous rédigerez la synthèse de votre réflexion. Vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

 

 

Groupe 6 : analyse des conseils des journaux Le Monde et Libération pour se prémunir des « intox »

Lisez les deux articles

Faites une synthèse de ces conseils, en les reformulant avec vos mots si nécessaire

Cherchez s’il existe des sites internet qui permettent de vérifier une information

Réalisez une affiche qui reprend ces conseils et informe de ce qu’il faut faire pour ne pas être victime de fausses informations. Vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

 

Groupe 7 : recherches sur le Droit

Cherchez dans les articles distribués en en recherche libre sur Internet la réponse aux questions suivantes :

  • a-t-on le droit de diffuser n’importe quelle information sur Internet et les réseaux sociaux ?
  • risque-t-on quelque chose si on diffuse de fausses informations ? des rumeurs ?
  • les médias sont-ils surveillés? Si oui, par qui ?
  • qu’est-ce que le CSA ?
  • pourquoi le CSA a-t-il demandé aux journaux de ne pas diffuser certaines choses dans la nuit de vendredi 13 novembre ?

Réalisez une affiche qui reprend ces informations. N’oubliez surtout pas de citer vos sources. Vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

 

Groupe 8 : lire, analyser et expliquer deux articles : Libération « Comment @_Jacky_Boy s’est retrouvé à être un terroriste » , 14 novembre 2015 et le Dauphiné, « Le suspect en garde à vue pour apologie du terrorisme laissé libre », le 18/11/2015

  1. L’article du Dauphiné explique que « Un homme domicilié à La Villeneuve de Grenoble est actuellement en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte en flagrance pour « apologie du terrorisme » par le parquet du procureur de la République de Grenoble » : cherchez et expliquez ce que signifie « être en garde à vue » « enquête ouverte en flagrance » et « apologie du terrorisme ».

2) Préparez par écrit une synthèse de vos réponses, sous forme d’affiche. C

3) débattez : lisez le commentaire d’un internaute sur cette affaire : qu’en pensez-vous ?

4) Faites la synthèse de votre réflexion par écrit, en prenant soin de détailler vos arguments. Vous pouvez utiliser le site easy-ly qui vous propose des ressources libres pour faire de très belles infographies

*************

Les captures d’écran des Live de Libération et du Monde utilisés sont en accès libre

L’article de Libération « Comment Jacky-boy s’est retrouvé à être un terroriste » est là.

Le Dauphiné raconte aussi cette histoire et permet d’interroger le vocabulaire juridique.

Les élèves trouveront vite d’où vient le pseudo de Jacky-Boy, s’ils ne le savent déjà, pour alimenter leur réflexion sur les pseudos.

L’article du Monde donnant des conseils pour déjouer les rumeurs est ici. Sur le même thème l’article de Libération est .

 

 

 

Les attentats du 13 novembre 2015 : comprendre et débattre 2/2

prayforparis

10 jours après les attentats à Paris, les questions continuent de nous travailler ; les élèves continuent d’en poser, et nous avons besoin de clés pour comprendre ce qui est en train de se passer.

 

 

 

 

Les questions que l’on peut se poser, les débats en cours. Eléments de réflexion :

 

#1 Comment savoir si les informations qui circulent sur le Net et les réseaux sociaux sont vraies ?

Dans les moments de crise, les informations circulent vite, et souvent de fausses rumeurs sont propagées. Dans l’émotion, on peut aller trop vite et croire n’importe quoi. Il faut adopter quelques règles simples :

Partez du principe qu’une information donnée sur le web par un inconnu est par défaut plus fausse que vraie.

Fiez-vous plutôt aux médias reconnus, aux journalistes identifiés et connus. Et ne considérez pas non plus que cela suffit à rendre leurs informations vraies. Dans des situations de crise comme celle-ci, l’information circule très vite, et peut souvent s’avérer par la suite erronée. Il vaut mieux attendre que plusieurs médias donnent un même fait pour le considérer comme établi.

Une photo n’est jamais une preuve en soi, particulièrement quand elle émane d’un compte inconnu. Elle peut être ancienne, montrer autre chose que ce qui est dit, ou être manipulée.

Un principe de base est de recouper : si plusieurs médias fiables donnent la même information, elle a de bonnes chances d’être avérée.«

Ces conseils sont donnés sur le journal Le Monde

Les sites « sûrs » sont ceux des journaux de presse nationaux : le Monde, Libération, le Figaro notamment

Etre responsable

Il ne faut pas re-twitter ni diffuser des informations dont on n’est pas certain car cela peut nuire à des personnes accusées à tort par exemple ; dans le cas des attentats de vendredi soir, le travail de la police peut être gêné par des rumeurs ou fausses informations qui peuvent la détourner de son travail.

Un exemple de blague qui a mal tourné : un faux terroriste

Ces questions seront l’objet du cours de la semaine prochaine en 4è

Parmi les questions posées cette semaine par les élèves, certaines relèvent d’un débat public, national, politique. On peut donner des éléments pour y réfléchir et se forger un avis éclairé par le travail et la réflexion de personnalités diverses : 

#2 Bombarder Daech, est-ce la « bonne » solution ? Pourquoi la France a -t-elle été attaquée ? Que savait-on ?

  • L‘intervention de Marc Trevidic à la télévision le 14 novembre, très largement relayée par les medias et réseaux sociaux

Marc Trévidic, né le 20 juillet 1965 à Bordeaux, est un magistrat français. Il est entre 2006 et 2015 juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme. Le 14 novembre il intervenait sur la 2.

Il revient sur

  • la politique menée depuis dix ans, qui a laissé grandir Daech ;
  • la notion de « guerre », utilisée par le gouvernement
  • le fait que l’on commence seulement maintenant à traiter les causes du terrorisme : départs en Syrie, radicalisation, utilisation d’Internet pour radicaliser les individus,
  • ce qu’il faut faire pour éviter que les gens se radicalisent, dans les prisons, dans la société en général
  • les liens que la France a avec l’Arabie saoudite, le Qatar
  • les conséquences possibles du fait de mener la guerre à daech
  • la capacité de la France à ne pas avoir peur des terroristes si elle reste soudée

Intervention de Marce Trevidic le 14 novembre

  • la lettre ouverte de David Van Reybrouck au président, publiée dans le journal Le Monde le 16/11/2015

Lettre ouverte D. Van Reybrouck

David Van Reybrouck, d’expression néerlandaise, est l’auteur de nombreux ouvrages dont Congo, une histoire (Ed. Actes sud), pour lequel il a notamment reçu en 2012 le prix Médicis dans la catégorie « essai ». L’écrivain et historien interpelle le président français sur le champ lexical guerrier de son discours, samedi 14 novembre, lendemain des attentats qui ont endeuillé Paris. Et sur la surenchère que cela pourrait entraîner. Il fait aussi référence aux attentats terroristes qui avaient frappé la Norvège en 2011 et rappelle ainsi qu’une autre réponse au terrorisme qu’une réponse guerrière est possible

 

#3 : Comment éviter les amalgames « musulman » = « terroriste » ; quelle est la vision de l’Islam que propose Daech ? Pourquoi dit-on que tous les musulmans ne sont pas d’accord avec Daech ?

 Une grande enquête menée par un journaliste américain, Graeme Wood, sur Daech, publiée en Une de The Atlantic, “Ce que veut vraiment l’Etat islamique”,  en mars 2015. 

Cet article a été repris dans le journal Courrier International sous le titre : Ce que veut vraiment l’état islamique

L’auteur a interviewé de nombreux soutiens de Daech, et présente quelles sont les idées de l’état islamique, leurs motivations et leurs idées. Constatant que beaucoup affirment que l’EI n’a rien à voir avec l’Islam, il interroge les liens entre l’idéologie de daech et la religion musulmane. Pour lui, l’islam prônée par l’EI est “issue d’interprétations cohérentes et même instruites de l’islam” : « l’état islamique est islamique, très islamique même » ; cette phrase répond à une déclaration de Barack Obama selon laquelle l’Etat islamique ne serait “pas islamique”. Cette phrase a fait débat ;

Le magazine The Atlantic lui-même a publié sur son site l’opinion d’un professeur d’études religieuses, Caner K. Dagli, sous le titre L’islam bidon de l’Etat islamique. “Ce que les autres musulmans disent depuis le début, c’est que l’EI ne prend pas les textes au sérieux”, explique-t-il.

“Pendant des siècles, juristes et théologiens (…) ont mis au point des méthodes rationnelles et systématiques pour passer au crible les hadith [le recueil des actes et paroles du Prophète et de ses compagnons], qui sont souvent difficiles à comprendre ou paraissent contradictoires sur un même sujet. Ils ont rangé et classé ces textes selon leur degré de fiabilité (…). Mais l’EI ne procède pas de cette façon. Ses membres cherchent des bribes de texte qui soutiennent leur vision, prétendent que ces fragments sont fiables même s’ils ne le sont pas, et négligent tout ce qui va dans le sens contraire (…).”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :

“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :

“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Mehdi Hasan met aussi en avant l’alliance “au cœur de l’Etat islamique” entre les islamistes violents d’Abu Bakr Al-Baghdadi et les restes du régime ba’athiste laïc de Saddam Hussein.

le débat ouvert par l’article de Graeme Wood

#4 L' »état d’urgence » prorogé pour 3 mois nécessite-t-il une modification de la Constitution ? A-t-on le droit de modifier la Constitution ?

Ces questions pourraient être abordées dans le cadre de l’Education Civique en 3è

rappel : comment la Constitution peut-elle être modifiée ?

La procédure de révision est définie à l’article 89 de la Constitution.

L’initiative de la révision revient soit :

  • au président de la République sur proposition du Premier ministre, on parle alors de projet de révision ;
  • soit aux membres du Parlement, il s’agit dans ce cas d’une proposition de révision.

Dans les deux cas, le texte de la révision doit être voté en termes identiques par l’Assemblée nationale et par le Sénat.

Pour devenir définitive, la révision doit ensuite être obligatoirement approuvée par référendum lorsqu’il s’agit d’une proposition de révision constitutionnelle.

Les révisions initiées par le président de la République peuvent être approuvées par référendum ou par la majorité des 3/5e des suffrages exprimés des deux chambres du Parlement réunies en Congrès.

Le chef de l’État peut, en tout état de cause, arrêter la procédure de révision, même si les deux assemblées sont parvenues à l’adoption d’un texte identique, puisqu’il dispose du pouvoir de convoquer le Congrès ou le corps électoral en cas de référendum.

Il faut noter l’utilisation faite, par le général de Gaulle, de l’article 11 de la Constitution qui permet au président de la République de soumettre à référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics :

  • en 1962, pour introduire dans la Constitution l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct ;
  • en 1969, cette fois sans succès, pour la réforme du Sénat et la régionalisation.

Cette procédure présente l’avantage, pour le chef de l’État, de contourner une éventuelle opposition des assemblées parlementaires, dont l’accord est obligatoire dans le cadre défini par l’article 89. Mais, elle a suscité de nombreuses controverses quant à sa conformité à la Constitution.

source : Vie publique.fr

Pourquoi le Président veut-il modifier la Constitution maintenant ?

la déclaration de M. Hollande pour une modification de la Constitution http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/video/2015/11/16/francois-hollande-souhaite-modifier-la-constitution_4811159_4809495.html

Explications :

L’état d’urgence, dans lequel se trouve la France depuis vendredi, n’a en effet pas de définition constitutionnelle. C’est une loi de 1955 qui le définit. S’il suffit d’un décret pour l’instaurer, il faut une loi pour le prolonger au-delà de douze jours.

Cet état restreint fortement les libertés publiques. Sont rendues possibles : l’instauration d’un couvre-feu, la réglementation de la circulation ou du séjour par les préfets, l’assignation à résidence par décision ministérielle, la fermeture de salles, de bars, l’interdiction de réunions, les perquisitions de jour comme de nuit sans passer par un juge, le contrôle de la presse et de la radio…

Surtout, l’état d’urgence n’est pas adapté à une crise durable : les conditions de sa mise en place sont un « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Or, ce que souhaite François Hollande, c’est « pouvoir disposer d’un outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles, pour une certaine durée, sans passer par l’état de siège, ni renier les libertés publiques ». En clair, il s’agirait d’un état d’urgence un peu « allégé » sur le plan des pouvoirs octroyés à l’Etat, mais qui pourrait durer plus longtemps. Une proposition qui n’est pas sans rappeler le « Patriot Act » que l’administration Bush avait fait voter après le 11 septembre 2001.

A gauche, l'article 36 ; à droite, la proposition de modification formulée en 2007 par le comité Balladur.
 source : le Monde
débats:
– est-il nécessaire de modifier la Constitution dans les circonstances actuelles ?
  •  le 17/11/2015, France Culture consacrait un dossier à cette problématique :
(extraits courts d’interveiws)

  • le 21/11/2015, France Culture propose une série d’infographies et de mini interviews pour faire le point sur les différentes mesures adoptées par le gouvernement et le Parlement ;

Sur la révision de la Constitution : « Dans le viseur de François Hollande, les articles 16 et 36 : le premier permet d’accorder les pleins pouvoirs au chef de l’État « lorsque les institutions, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés », le second de décréter l’état de siège. Didier Maus, professeur de droit constitutionnel, expose les raisons et les limites d’une révision de la Constitution » : interview D. Maus

– certains considèrent que la modification demandée par le Président conduit à une dérive en donnant trop de pouvoir au gouvernement, et parlent de dérive vers l' »arbitraire » (notion vue en 4è et en 3è en Histoire et en EDC/EMC)
sur France Culture :  La Constitution de la Ve République protège-t-elle de l’arbitraire ? »

« Les situations d’urgence supposent des décisions rapides. Tout va très vite cette semaine, sur le plan législatif.Le gouvernement présentait hier son projet de loi visant à prolonger, pour trois mois, l’état d’urgence en France, et à en modifier le contenu pour l’adapter aux exigences du moment.

Ce jeudi, les députés ont largement approuvé le texte. Les sénateurs en feront autant demain.

Prochaine étape : la réforme constitutionnelle.

C’est le vœu formulé lundi par François Hollande devant le Congrès, et là encore, l’exécutif veut aller vite : tout doit être bouclé d’ici la fin février, c’est-à-dire d’ici la fin de l’état d’urgence.

Ce que souhaite le chef de l’Etat, c’est justement d’inscrire cette notion dans la Constitution de la Ve République, pour ‘’permettre’’ –dit-il-  ‘’aux pouvoirs publics d’agir conformément à l’Etat de droit contre le terrorisme de guerre’’

Il s’agirait donc de mieux encadrer des pratiques jusque là dérogatoires.

 

Mais beaucoup craignent l’effet inverse : un état d’exception permanent, un ‘’Patriot act’’ à la française pour reprendre les analyses les plus hostiles à ce projet.

Il faut pourtant bien constater que jusqu’à présent, les institutions de la Ve ont plutôt permis de bien gérer les périodes de crise.

Le général de Gaulle se défendait en 1958 de vouloir entamer, à son âge, une carrière de dictateur. Il ne l’a pas fait, pas plus que ses successeurs, malgré le recours possible aux ‘’pleins pouvoirs’’.

Ecouter l’émission : « Du grain à moudre » du 19/11/15 : La Constitution nous protège-t-elle de l’arbitraire ?

Invité(s) :
Anne Levade, juriste, professeure de droit public à l’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne
Marie-Anne Cohendet, constitutionnaliste, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Raphaël Hadas-Lebel, président de section au Conseil d’Etat
– la loi passée cette semaine implique de modifier la Constitution, car elle est, en état, anti-constitutionnelle : le gouvernement peut-il faire passer une loi non constitutionnelle ? quel est le rôle du Conseil Constitutionnel ?
La Constitution n’ayant pas encore été modifiée, le Ministre de l’intérieur Manuel Valls a demandé jeudi aux sénateurs de ne pas saisir le Conseil constitutionnel car celui-ci invaliderait la loi votée cette semaine (permettant le maintien en résidence surveillée 12h/jour et l’utilisation du bracelet électronique) comme étant non constitutionnelle.
Qu’est-ce que le Conseil Constitutionnel ?

Le Conseil constitutionnel est une institution française créée par la Constitution de la Cinquième République du 4 octobre 1958. Il veille à la régularité des élections nationales et référendums. Il se prononce sur la conformité à la Constitution des lois et de certains règlements dont il est saisi. Il intervient également dans certaines circonstances de la vie parlementaire et publique. (…) Ses décisions s’imposent  « aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ». Le Conseil constitutionnel français a donc une grande autorité sur l’ensemble des institutions françaises, mais cette autorité est limitée au champ du contrôle de constitutionnalité.

source : wikipedia

#5 les valeurs et les symboles de la République

ce vendredi 27 novembre , le gouvernement demande aux Français de pavoiser le drapeau bleu blanc rouge et:ou  de publier des selfies tricolores .

Une analyse de ce « retour » aux valeurs et symboles républicains : http://www.franceculture.fr/2015-11-27-a-vos-drapeaux-citoyens

Toute chose est difficile avant de devenir facile … Education Morale et Citoyenne 6è

L’heure de vie de classe nous permet cette semaine encore de réfléchir à ce qui permet d’être en situation de « réussir » au collège. Nous lions cette fois-ci la notion de réussite à la notion de fierté. Les élèves sont invités à réfléchir à une ou deux réalisations personnelles dont ils sont fiers, et à s’interroger : accomplir cela a-t-il été facile ? La démarche pour y arriver a-t-elle toujours été plaisante et agréable ? De quoi avons-nous besoin pour parvenir à faire quelque chose qui nous paraissait difficile au départ ?

Cette réflexion personnelle sera l’objet d’une discussion par deux ou trois, puis d’un partage en grand groupe. Nous sommes accompagnés d’un charmant petit animal qui nous livre une clé :

Encouragements, confiance, patience, effort, envie, voilà des termes qui prennent sens.

Et à l’école ? C’est aussi à cela que sert notre heure de vie de classe. Comment créer en classe une ambiance favorable ? Déjà, en ne décourageant pas les autres, ensuite, en ne se décourageant pas soi même. Nous choisissons ainsi quelques slogans qui pourront faire « tilt » quand le découragement poindra le bout de son nez. pour nous en souvenir, deux affiches resteront sur les murs de la classe : celle de notre petit animal cité plus haut, et celle ci : aff1reussir_retrousse_manches

 

Elections des délégués : prendre le temps de réfléchir avant de se lancer

Chaque année c’est la même chose : le jour des élections des délégués voit fleurir un bouquet d’émotions, de frustration, de contentement, de triomphe (pas toujours) modeste, et de regrets. Comment faire pour que chacun prenne le temps de se demander s’il peut , ou s’il doit, être délégué ?

Cette année, avec les 6èB, nous avons d’abord commence par une réflexion sur ce qu’est un délégué : quelles sont ses fonctions, à quoi il sert, et ce qu’il n’est pas … J’ai distribué à tous les élèves un petit résumé ET SURTOUT un questionnaire à faire chez soi, si possible avec l’aide d’un parent. Ce questionnaire vise à ce que chaque élève puisse honnêtement envisager de poser sa candidature, ou de ne pas la poser. Lundi matin à 8h je collecterai les fiches de candidatures de ceux et celles qui auront pris la décision de se présenter. Elles seront affichées dans la classe, et chacun pourra ainsi découvrir qui se présente, pour quelles raisons, et ce à quoi il/elle s’engage. Et jeudi, nous procéderons aux élections!

Elections des délégués