Le théâtre

FM : Le théâtre

Un texte théâtral

Le texte de théâtre est également appelé texte dramatique (drama en grec : action, « suite d’événements »).

On le reconnaît car il est disposé en répliques : on isole les paroles de chaque personnage en les faisant précéder de son nom, ou en inscrivant le nom juste au dessus des répliques.

Dans le texte, on trouve de nombreuses didascalies (appelées aussi indications scéniques) qui s’adressent aux acteurs, au metteur en scène et aux lecteurs. Il existe différentes sortes de didascalies (nom des personnages, numéro de la scène, indications sur le ton et les gestes des personnages).

Dans un texte de théâtre, il y a une situation de double énonciation : le personnage parle à la fois à un autre personnage et aux spectateurs.

Une pièce de théâtre est la représentation d’une histoire devant un public. Des acteurs jouent le rôle des personnages. Il existe des tragédies (sujets graves avec une fin triste), des comédies (sujet qui fait rire avec un dénouement heureux), des farces…

Le théâtre : un lieu

Le présent de l’indicatif

 

  La conjugaison du présent de l’indicatif

 

Le premier groupe :

Terminaisons Exemple
-e, es, e, ons, ez, ent Je chante          Nous chantons

Tu chantes       Vous chantez

Il chante           Ils chantent

Attention aux verbes suivants :

 

Verbes en-cer Verbes en-ger Verbes en-guer
 

Ç devant la lettre -o

 

ge devant la lettre -o

 

Ne pas oublier le -u

Je place / nous plaçons Je nage / Nous nageons Je navigue / nous naviguons
Verbes en yer

Sauf les verbes en -ayer

Verbes en -ayer Verbes en -eler et

-eter

 

Le –y devient –i à toutes les personnes sauf à nous (P4) et vous ( P5)

 

 

 

 

 

1) Doublent la consonne à toutes les personnes sauf à nous (P4) et vous ( P5)

2)  Exceptions : acheter, haleter, crocheter, peler, geler, modeler, déceler = è sauf à P4 et P5

 

Il nettoie / nous nettoyons

 

Je balaie ou je balaye / Nous balayons

 

1) Je jette/ Nous jetons

 J’appelle / Nous appelons

2) J’achète / Nous achetons 

  Le deuxième groupe :

 

Terminaisons Exemple
-s, -s, -t, -ssons, -ssez, -ssent Je finis              Nous finissons

Tu finis            Vous finissez

Il finit               Ils finissent

 Le troisième groupe :

Verbes en ir, re, ire, ure, oir, oire, indre, soudre, tre Verbes en ttre Verbes en dre (sauf ceux en indre et soudre) Verbes pouvoir, valoir, vouloir
-s

-s

-t

-ons

-ez

-ent

-ts

-ts

-t

-ttons

-ttez

-ttent

-ds

-ds

-d

-ons

-ez

-ent

-x

-x

-t

-ons

-ez

-ent

Je crois

Tu crois

Il croit

Nous croyons

Vous croyez

Ils croient

Je bats

Tu bats

Il bat

Nous battons

Vous battez

Ils battent

Je prends

Tu prends

Il prend

Nous prenons

Vous prenez

Ils prennent

Je veux

Tu veux

Il veut

Nous voulons

Vous voulez

Ils veulent

 

Attention aux verbes suivants : Ils sont du troisième groupe mais se conjuguent comme ceux du premier groupe : offrir, cueillir…

 

 

 

Imparfait et passé simple

Fiche mémoire : La conjugaison de l’imparfait et du passé simple

1- Conjugaison de l’imparfait

Les terminaisons sont les mêmes quel que soit le groupe du verbe :

-AIS, -AIS, -AIT, -IONS, -IEZ, -AIENT

êtrej’ét- …….

tu ét- …….

il, elle, on ét-…….

nous ét- …….

vous ét- …….

ils, elles ét- …….

danserje dans- …….

tu dans- …….

il, elle, on dans- …….

nous dans- …….

vous dans- …….

ils, elles dans- …….

finir je finiss- …….

tu finiss- …….

il, elle, on finiss- …….

nous finiss- …….

vous finiss- …….

ils, elles finiss- …….

rire je ri-…….

tu ri-…….

il, elle, on ri-…….

nous ri-…….

vous ri-…….

ils, elles ri-…….

tournoyerje tournoy-…….

tu tournoy-…….

il, elle, on  tournoy…….

nous tournoy-…….

vous tournoy-…….

ils, elles tournoy-…….

 

  • Au deuxième groupe, le radical est en –ISS-: elle frémiss-ait.

 

  • Quand le verbe a un radical en –i, il est suivi du deuxième –i de la terminaison « nous » (P4) et à « vous » (P5) : nous souri-ions, vous souri-iez. 

 

  • Quand le verbe a un radical en –y, il est suivi du –i de la terminaison à P4 et à P5 :                              

      nous pay-ions, vous pay-iez.

  •  « jeter » et « appeler », n’ont qu’un t / l sur toute la conjugaison : je jet-ais, j’appelais.

 

   2-Le passé simple se présente sous quatre formes, selon la voyelle qui précède la terminaison.  

1er groupe

(+ aller)

 

 En -a

2 ème groupe

(+ certains verbes du 3ème groupe

 

En -i

Certains verbes du 3ème groupe :-oir(e), -aître, -ire, -oudre…) 

 

En -u

Venir, tenir + leurs composés (devenir, s’abstenir, retenir…) 

 

En -in

 – ai

– as

a

– âmes

– âtes

– èrent

 –          is

–          is

–          it

–          îmes

–          îtes

–          irent

 –          us

–          us

–          ut

–          ûmes

–          ûtes

–          urent

 –          ins

–          ins

–          int

–          înmes

–          întes

–          inrent

Les valeurs des temps du passé

 Fiche mémoire : les valeurs des temps du passé

 Donner la valeur d’une forme verbale, c’est expliquer pourquoi on emploie ce temps.

I) Les valeurs de l’imparfait :    

 L’imparfait désigne une action qui est en train de se dérouler dans le passé, dont on ne peut indiquer ni le début ni la fin.

1)  Il désigne une action de second plan, non délimitée dans le temps. Il s’oppose alors au passé simple.

Ex :

2)  L’imparfait de description :

Ex :

3)  L’imparfait itératif (ou d’habitude, de répétition) :

Ex :

II) Les valeurs du passé simple :

 Au contraire de l’imparfait, il désigne une action délimitée dans le passé. On sait quand elle commence et quand elle s’achève.

Il peut s’agir d’une action : – brève : Elle le gifla.

                                          – longue : Elle l’attendit cent ans.

 1) Le passé simple désigne une action de  premier plan dans le récit. Ces actions sont celles qui font avancer l‘action du récit.

III) Les valeurs du plus-que-parfait :

 1) Le plus-que-parfait d’antériorité. Il exprime une action du passé qui est antérieure (qui a eu lieu avant) à  une autre action du passé.

L’autre action est en général exprimée au passé simple ou à l’imparfait.

Ex :

 2) Le plus-que-parfait d’hypothèse que l’on reconnaît facilement grâce à l’emploi de l’adverbe « si » ou d’un de ses synonymes.

Ex :

Les déterminants

Fiche mémoire : Les déterminants

Les déterminants précisent le nom. Il ya plusieurs catégories de déterminants :

Les articles indéfinis Les articles définis L’article partitif Les déterminants possessifs Les déterminants démonstratifs
un le du mon, ton son ce, cet
une la de la ma, ta, sa cette
des les   notre, votre, leur ces
  l’   mes, tes, ses  
  au (à + le)   Nos, vos, leurs  
  aux (à + les)      

Les fonctions sujet et complément d’objet

Fiche mémoire : Les fonctions sujet et compléments d’objet

I.                   LA FONCTION SUJET

Le sujet est une fonction, c’est-à-dire un rôle occupé par un mot ou un groupe de mots dans la phrase.

1) A quoi sert le sujet et comment le reconnaître ?

  • C’est un élément essentiel du discours. Il commande l’accord  du verbe en personne  et en nombre.

   Ex : Le père de Gargantua s’appelait Grandgousier.

   Ex : Ses parents s’appelaient Grandgousier et Gargamelle.

  • A la voix active, il indique qui fait l’action exprimée par le verbe d’action  ou qui est dans l’état indiqué par le verbe d’état.

   Ex : Gargantua est un bébé joufflu.

    A la voix passive, il indique qui subit l’action exprimée par le verbe.

   Ex : Gargantua a été nommé ainsi par son père.

  • Pour le trouver, on pose la question « qui est-ce qui… ? »  ou  « qu’est-ce qui… ? » . Pour vérifier, on peut employer la tournure « C’est… qui… / Ce sont ….qui… »

2) La place du sujet dans la phrase :

  • · En général, il se trouve avant  le verbe.
  • · Dans certains cas, il peut se trouver après le verbe. On dit alors qu’il est inversé.

   C’est le cas :

–             dans beaucoup de phrases interrogatives :

   –        dans une proposition en incise qui indique quel personnage parle dans un dialogue :

  • · Parfois le sujet est reprit par un pronom, souvent pour insister.

   Ex : Dans toute la demeure retentit ce cri : « A boire ! » / A peine était-il né qu’il avait déjà soif.

3) La nature du sujet :

Le sujet peut être :

–          un nom ou un groupe nominal :

   –    un pronom :

   –    un verbe à l’infinitif:

II .  LA FONCTION COMPLEMENT D’OBJET 

 

Certains verbes se construisent sans complément d’objet. Ce sont des verbes intransitifs.

 

Les verbes transitifs se construisent avec un complément d’objet.

 

Le COD suit directement le verbe, appelé verbe transitif direct, tandis que le COI est relié au verbe, appelé transitif indirect, par une préposition (à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous.)

 

Rabelais a écrit les aventures de Pantagruel.

                                    COD

Nous rions de cette histoire.

                             COI

 

Le COS complète un verbe déjà accompagné d’un COD ou d’un COI. Il est introduit par à, de, pour.

« Je vais leur payer à boire, mais ce ne sera que par ri »

                     COS     COD               

Les COD et COI sont des constituants essentiels du verbe. On ne peut pas les supprimer.

Gargantua, une oeuvre « colossale »

Gargantua, une œuvre « colossale »

  •  L’auteur :

Fils d’un avocat, François Rabelais naît vers 1494 en Touraine, à Chinon. Rabelais fait des études de droit et de théologie (religion) et devient moine en 1520 car c’est le seul moyen pour lui d’apprendre le grec et le latin. En 1532, il publie, sous le pseudonyme d’Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais), un ouvrage intitulé Pantagruel, du nom de son héros, fils du géant Gargantua. Ce n’est qu’en 1534 qu’il publie Gargantua.

Rabelais est un écrivain humaniste puisqu’il place l’homme au centre de tout et prône le développement de l’esprit et du corps.

 

  •  Le projet de Rabelais :

 Les vers qui ouvrent le livre invitent le lecteur à rire car il est pour lui un remède au malheur. Mais s’il veut amuser son lecteur, il veut aussi l’amener à réfléchir. Son œuvre est comme un os qu’il faut briser, afin d’en sucer la « substantifique moelle ». Ainsi, l’ouvrage contient un sens caché, un message plus sérieux et c’est au lecteur de le découvrir. Derrière le rire, se dissimule une réflexion sur la religion, l’éducation, la politique.

 

  • Un univers merveilleux* de géants :

L’arbre généalogique des géants de Rabelais :

                                                           Grandgousier + Gargamelle

                                                                                  =

                                                           Gargantua  (48044 ans) + Badebec (morte en couches)

                                                                                  =

                                                                       Pantagruel      

            L’univers de Gargantua est un univers fantaisiste qui mêle des éléments réalistes et merveilleux. Les aventures des géants ont pour cadre la campagne de Chinon à Rabelais.

            La dimension gigantale des personnages et l’énorme quantité de nourriture et de boisson qu’ils ingurgitent constituent un des éléments principaux du comique rabelaisien. Les noms propres des géants eux-mêmes (Grandgousier, Gargantua) sont en rapport avec leur immense appétit. Des chiffres énormes et des quantités démesurées parsèment le texte et souligne le gigantisme et prêtent à rire.

            Ces géants symbolisent la nouvelle humanité (l’humanisme donc) qui grandi démesurément en sagesse, en savoir, en connaissance, et en tolérance, et, qui, avec un appétit d’ogre, dévore les livres, le monde, le grec et le latin.

Le conditionnel

Fiche mémoire : Le conditionnel

  • Le présent du conditionnel se forme généralement à partir de l’infinitif du verbe, comme le futur simple de l’indicatif, et les terminaisons sont les mêmes que celles de l’imparfait : AIS- AIS –AIT –IONS –IEZ – AIENT.

Ex : j’écouterais, nous colorierions, tu écrirais, vous vivriez

  • Au présent du conditionnel, certains verbes ont un radical irrégulier, comme au futur.

Etre : ils seraient   avoir : j’aurais   faire : je ferais   aller : tu irais   venir : il viendrait   courir : nous courrions   savoir : vous sauriez   envoyer : il enverrait   cueillir : tu cueillerais.

  •  Le mode conditionnel exprime la conséquence possible d’un fait supposé, une condition, une éventualité, un souhait, une supposition.

L’énonciation

FM : L’énonciation 

Définitions :

  • L’énoncé : c’est un message, qui peut être écrit ou oral.
  • L’énonciation : c’est le fait de produire un énoncé.
  • La situation d’énonciation : c’est l’ensemble des conditions dans lesquelles l’énoncé est produit.
  • Les indices de l’énonciation : ce sont tous les éléments dans le texte qui renvoient aux conditions dans lesquelles l’énoncé est produit.

 

 I) Analyser la situation d’énonciation

Pour analyser la situation d’énonciation d’un énoncé, il faut repérer tous les éléments qui entourent la production de l’énoncé :

  • L’émetteur : c’est celui qui produit l’énoncé.
  • Le destinataire : c’est celui à qui est destiné l’énoncé.
  • Le moment de l’énonciation : c’est le moment auquel l’énoncé est produit.
  • Le lieu de l’énonciation : c’est le lieu où l’énoncé est produit.

 

 II) Les indices de l’énonciation et les deux types d’énoncés

On distingue deux types d’énoncés, selon qu’ils contiennent ou non des indices de l’énonciation.

            A) L’énoncé ancré dans la situation d’énonciation

C’est un énoncé qui ne se comprend entièrement que si l’on connaît la situation dans laquelle il a été produit. Il est lié à la personne qui l’exprime (l’émetteur) et au moment où on l’exprime. Il contient donc de nombreux indices de l’énonciation.

  Indices de l’énonciation :

 

  • L’émetteur :

 

Mots de la première personne :

–      pronoms personnels : je, moi, me, nous

–      déterminants possessifs : mon, ma, mes, nos, etc.

–      pronoms possessifs : le mien, la nôtre, etc.

  • Le destinataire :
Mots de la deuxième personne :

–      pronoms personnels : tu, toi, te, vous

–      déterminants possessifs : ton, ta, tes, votre, vos

–      pronoms possessifs : le tien, la tienne, le vôtre, etc.

  • Le moment de l’énonciation :
Indicateurs de temps qui renvoient au moment de l’énonciation :

> aujourd’hui, hier, demain, dans deux jours, il y a trois semaines, etc.

Temps verbaux qui renvoient au moment de l’énonciation :

–     

 

Système temporel du présent

–      présent

–      passé composé

–      imparfait

–      futur

  • Le lieu de l’énonciation :

 

Indicateurs de lieu qui renvoient au lieu de l’énonciation :

> ici

 

On trouve surtout ce type d’énoncé dans les lettres, les journaux intimes, les dialogues.

            B) L’énoncé coupé de la situation d’énonciation

C’est un énoncé qui se comprend même si on ne connaît pas la situation dans laquelle il a été produit. Il n’est pas lié à l’émetteur ni au moment où il a été produit. On n’y trouve donc aucun indice de l’énonciation.

À la place des indices de l’énonciation, on trouvera au contraire :

  • Les mots de la troisième personne :

–      pronoms personnels : il, elle, ils, elles, le, la, les, lui, leur

–      déterminants possessifs : son, sa, ses, leur, leurs

–      pronoms possessifs : le sien, la leur, etc.

  • Des indicateurs de temps qui ne renvoient pas au moment de l’énonciation :

> ce jour-là, la veille, le lendemain, la veille, deux jours après, trois semaines plus tôt, etc. 

Temps verbaux qui ne renvoient pas au moment de l’énonciation :

 

Système temporel du passé

–    passé simple

–      imparfait

–      plus-que-parfait

–      passé antérieur

–      conditionnel

  • Des indicateurs de lieu qui ne renvoient pas au lieu de l’énonciation :

>

On trouve surtout ce type d’énoncé dans les récits.