La nouvelle

Fiche mémoire : La nouvelle, un genre narratif

 

Un genre littéraire

 

La nouvelle se caractérise par sa brièveté ainsi que par son inscription dans la réalité.

La nouvelle se différencie du roman en ce qu’elle s’attache à un épisode ; elle ne s’inscrit pas dans la durée.

Elle relate une tranche de vie ; un moment particulier, une atmosphère, c’est avant tout un récit concentré sur une crise, une courte aventure. Cette esthétique de la brièveté fait que l’auteur s’en tient à ce qui est nécessaire au fonctionnement de l’intrigue : chaque détail est donc utile au récit et peut, parfois, en annoncer l’issue, de manière subtile.

La nouvelle se différencie du conte, autre genre narratif bref, en ce qu’elle se présente comme le récit d’une histoire vraisemblable, quel que soit le caractère fictif ou même fantastique de cette histoire.

 

Origines du genre

 

La nouvelle est un genre ancien, pratiqué en Chine dès le IXe siècle.

En Europe, sa vogue semble avoir commencé au XIIe et XIIIe siècles. Le premier recueil français, Les Cent nouvelles (entre 1456 et 1467) s’inspire du Décaméron (1350-1355) de l’Italien Boccace. Les faits sont présentés comme réels, récents, les anecdotes sont amusantes, grivoises, et la nouvelle est contée par un narrateur, d’où un style oral.

Par la suite, au modèle italien se substitue un modèle espagnol : Les Nouvelles exemplaires (1613) de Cervantès. Les nouvelles deviennent plus longues, le domaine psychologique est approfondi et le récit revêt des significations multiples avec plusieurs niveaux de lecture possibles.

 

Évolution du genre

 

La nouvelle moderne est née avec la grande presse au XIXe siècle. Le journal a imposé une longueur au texte. Le journal a aussi influé sur le contenu même des nouvelles : l’écrivain a souvent été soucieux de ne pas déplaire aux lecteurs du journal, il a suivi des modes.

Au XIXe siècle, on distingue deux grandes orientations :

– la nouvelle réaliste,

– la nouvelle fantastique qui arrive en France sous l’influence de la littérature russe (Pouchkine, Gogol, Tourgueniev) et des Histoires extraordinaires de Poe traduites en 1840 par Baudelaire. Il n’est pas rare qu’un même écrivain pratique les deux genres, par exemple Mérimée ou Maupassant.

Au XXe siècle, ce sont les écrivains anglo-saxons qui ont dominé la nouvelle (John Steinbeck, Ernest Hemingway, William Faulkner etc.). Signalons aussi, plus proches de nous, l’Italien Dino Buzzati et l’Argentin Jorge Luis Borges (1899-1986).

Le réalisme

Fiche Mémoire : Le Réalisme

Tout commence en peinture

L’adjectif « réaliste » est employé péjorativement par des critiques d’art pour évoquer le tableau de Gustave Courbet, L’enterrement à Ornans (1849). Le terme a alors une valeur injurieuse et désigne l’art bas, grossier, vulgaire. En 1855, de nombreux artistes se regroupent lors d’une exposition appelée « Le Réalisme ». Ainsi revendiquent-ils  leur appartenance à ce mouvement.

    http://www.musee-orsay.fr/

Le réalisme en littérature

En littérature, le mot « réalisme », formé sur le mot « réel », désigne la tendance des écrivains à chercher à reproduire le réel dans leurs œuvres.

Au XIXème siècle, un courant littéraire réaliste s’organise : il se donne pour mission de comprendre les comportements humains et les fonctionnements sociaux. Il est fondé sur l’observation du monde contemporain et n’hésite pas à représenter les aspects les plus sordides ou cruels de la société. Le but d’une œuvre réaliste n’est pas d’embellir, d’idéaliser la réalité, mais de représenter les choses telles qu’elles sont, belles ou laides.

Parmi les romanciers réalistes les plus connus :

            – 1ère moitié du XIXème siècle : débuts du réalisme avec Balzac et Stendhal

2ème moitié du XIXème siècle: durcissement du mouvement avec Flaubert, Maupassant, Zola (qui va se tourner vers le naturalisme)

Trois « règles » réalistes à retenir :

1) Le réalisme est une évocation d’une réalité, fondée sur des faits réels ou qui pourraient l’être donc vraisemblables.

2) Le réalisme ne cherche pas à embellir, à modifier le réel, même s’il est dur à soutenir.

3) La nouvelle réaliste doit avoir l’apparence de la vérité. Elle ne tolère pas les invraisemblances.

Merveilleux et science fiction

Différencier fantastique, merveilleux et science-fiction

 

1)      Le merveilleux

Univers imaginaire et surnaturel que l’on trouve dans les contes (ex : Perrault, 17ème siècle ; les frères Grimm, 19ème siècle). Le lecteur en accepte l’aspect surnaturel sans en douter ni en avoir peur.
Le surnaturel semble aller de soi. L’intervention des fées ou la présence d’animaux qui  parlent ne provoque aucune surprise. Il s’agit d’un jeu et le lecteur l’accepte : il sait qu’au royaume du merveilleux, rien n’est impossible.

 

2)      L’héroic fantasy

Merveilleux d’inspiration médiévale, il met en scène des héros, des magiciens,

des sorciers, l’affrontement du Bien et du Mal (ex : Le Seigneur des anneaux de

Tolkien)

 

3)      La science-fiction

 

La science-fiction est également un genre de l’imaginaire, qui présente un monde futuriste, dominé par la technologie. Elle fait intervenir des créatures autres que des personnages humains, comme des robots, les extraterrestres, les humanoïdes. Elle nous plonge dans des mondes différents du nôtre, sur d’autres planètes, dans un avenir très lointain. Mais cet univers ne suscite pas l’angoisse propre au récit fantastique.

Le monde inventé n’est pas le surnaturel mais la projection de notre monde dans un futur incertain.

Aujourd’hui, la science-fiction a envahi presque tous les domaines artistiques, mais on la trouve surtout dans les romans, les films ou les bandes dessinées. (ex : Dune, Frank Herbert ; Le meilleur des mondes, A. Huxley)

Le fantastique

Fiche mémoire : Le registre fantastique

Un récit fantastique s’inscrit dans un univers réel, banal et quotidien qui bascule dans l’insolite, l’irrationnel.

Le dénouement repose toujours sur une ambiguïté : le lecteur se trouve dans l’incapacité de trancher entre une explication rationnelle (naturelle, que la raison explique) et une interprétation surnaturelle (qui dépasse la raison humaine).

Todorov définit le fantastique en affirmant que « c’est l’hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que les lois naturelles face à un événement surnaturel. Le fantastique occupe le temps de cette incertitude. ».

Les caractéristiques de l’écriture fantastique :

?Des thèmes récurrents :

–      Les personnages étranges, surnaturels (diable, loup-garou, revenant, vampire…)

–      L’animation de la matière : statue, objet qui se mettent à agir, à parler, à bouger

–      La confusion entre le rêve et la réalité (cauchemar, hallucination, apparition de son double…)

?Le choix de la narration à la 1ere personne, le point de vue interne entretiennent le doute sur l’objectivité du narrateur.

?Description d’atmosphères oppressantes et angoissantes qui suscitent la peur du personnage et le malaise du lecteur

 

Les procédés de reprise

Les Procédés de reprise (ou comment éviter les répétitions)

Un texte évoque généralement plusieurs fois la même personne ou le même objet ou la même idée. Le procédé de reprise le plus simple est la répétition, mais cela rend l’expression maladroite. Il est donc préférable d’utiliser des procédés de reprise lexicaux ou grammaticaux.

I.           Les procédés de reprise grammaticaux.

Un nom peut être remplacé par un pronom.

 Les pronoms personnels : il, elle, le, la, lui, ils, elles, les, leur, eux….

Ex : Renart a volé des anguilles aux marchands : Il les leur a volés.

Les pronoms adverbiaux : en,  y

Ex : Ysengrin se rend sur les lieux du vol : Il s’y rend.

Les pronoms démonstratifs : ceci, cela, celui-ci, celle(s)-là, ceux-ci…

Ex : « L’amie qui était le plus souvent avec eux, c’était la pauvreté, hélas, il n’est pire compagnie que celle-là »

Les pronoms possessifs : le mien, le tien, le sien, la mienne, les siens, les nôtres, les vôtres, les leurs…

Ex : Ils lui ont pris ses choux : Ils lui ont pris les siens.

Les pronoms indéfinis : certains, les autres, aucun, personne, tous, tout, le même, rien, nul(le)(s), personne…

Ex : L’autre, le roi des tricheurs, ferme les yeux.

Les pronoms numéraux : le premier, un, une, (les) deux, la quart…

Ex : « Le premier, aussitôt dans le jardin, arrache les choux. »

 II.            Les procédés de reprise lexicaux.

1)    Les synonymes et les termes génériques.

 Ex : Renart èle goupil.

 2)    Les périphrases.

 Cette figure de style permet de remplacer un mot pas un groupe de mots qui constitue une sorte de définition.

Ex : Renart et Ysengrin : « les deux compères »

les homophones grammaticaux

Fiche mémoire : Les homophones grammaticaux

OU / OÙ :

ou : conjonction que l’on peut remplacer par ou bien.

: adverbe de lieu ou de temps, ou pronom relatif.

LA / LÀ / L’A ou L’AS :

la : article défini (devant un nom) ou pronom personnel (COD devant un verbe).

: adverbe de lieu. On peut le remplacer par là-bas.

l’a ou l’as : contraction du pronom personnel le ou la et du verbe avoir. On peut le remplacer par l’avait ou l’avais.

SA / ÇA :

sa : déterminant possessif. On peut le remplacer par ses.

ça : pronom démonstratif. On peut le remplacer par cela.

QUEL(S), QUELLE(S) / QU’ELLE(S) :

quel(s), quelle(s) : déterminant interrogatif ou exclamatif.

qu’elle(s) : contraction de que suivie du pronom personnel elle(s). On peut le remplacer par qu’il(s).

C’EST / S’EST / SAIS, SAIT / SES / CES :

c’est : présentatif. On peut le remplacer par c’était.

s’est : pronom réfléchi suivi de l’auxiliaire être. On peut le remplacer par me suis.

sais, sait : verbe savoir. On peut le remplacer par savais, savait.

ses : déterminant possessif. On peut le remplacer par sa ou son.

ces : déterminant démonstratif. On peut le remplacer par ce, cet ou cette.

L’origine et la formation des mots

Fiche mémoire : L’origine et la formation des mots

Les origines du français :

Le français est une langue romane, c’est-à-dire que la majorité des mots provient du latin.

Répondre à la question « Quelle est l’étymologie du mot …? » c’est dire d’où il vient : dans quelle langue il est apparu et à partir de quel mot il a été créé.

Par ailleurs, connaître l’étymologie d’un mot permet parfois de comprendre son orthographe.

Ex. le mot doigt vient du latin digitus : on retrouve dans la terminaison du mot français les lettres g et t du mot latin; et on peut alors lui associer l’adjectif digital qui sert à qualifier par exemple des empruntes!

La formation des mots :

FTous les mots ont un radical. Il s’agit de l’élément de base du mot, celui qui porte le sens principal.

Ex : corps, corpulence.

F A partir de ce radical, on peut former d’autres mots :

–          en y ajoutant, avant, un préfixe : recouvrir

–          en le faisant suivre d’un suffixe : lenteur

–          en lui ajoutant à la fois un préfixe et un suffixe : ralentissement

F Dans la langue française, il existe:

–          des mots simples: gare, table, sel, etc.

–          des mots dérivés: manifestation, librement, insupportable, etc.

–          des mots composés: wagon-lit, chemin de fer, etc.

Les mots dérivés sont construits sur le radical d’un mot simple, à l’aide de préfixes ou de suffixes, ou des deux à la fois.

Les familles de mots :

Les mots qui ont le même radical et donc la même origine appartiennent à la même famille de mots.

Ex : allonger, rallonger, longueur, élongation, longuement, longer… appartiennent à la même famille.

Les compléments essentiels et non essentiels

Les compléments essentiels et non essentiels

 

I.         Les compléments essentiels

 

Certains verbes se construisent sans complément d’objet. Ce sont des verbes intransitifs.

Lycaon s’enfuit.

 

Les verbes transitifs se construisent avec un complément d’objet.

 

Le COD suit directement le verbe, appelé verbe transitif direct, tandis que le COI est relié au verbe, appelé transitif indirect, par une préposition (à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous.)

 

Lycaon tue l’otage.

                     COD

 

Le peuple obéit à Jupiter.

                             COI

 

Le COS complète un verbe déjà accompagné d’un COD ou d’un COI. Il est introduit par à, de, pour.

 

Le peuple adresse des prières à Jupiter.

                                   COD         COS

 

Les COD et COI sont des constituants essentiels du verbe. On ne peut pas les supprimer.

II.       Les compléments non essentiels

Les compléments circonstanciels sont des constituants facultatifs de la phrase. On peut les déplacer ou les supprimer.

 

Ils expriment des circonstances variées :

–          le temps : il répond à la question Quand ?

–          le lieu : il répond à la question : Où ?

–          la cause : il répond à la question : Pourquoi ?

–          le moyen : il répond à la question : Avec quoi ?

–          la manière il répond à la question : Comment,

–          le  but : il répond à la question : Pourquoi faire ?

–          l’accompagnement : il répond à la question : Avec qui ?

 

Attention :

  • les compléments d’objet complètent le verbe
  • Les compléments circonstanciels complètent la phrase

Analyser un verbe

 Fiche mémoire : Analyser un verbe

 Le verbe est le mot le plus important de la phrase. Le verbe indique l’action que fait le sujet, ou en précise l’état. On distingue, en effet, les verbes d’action (ex : courir, lancer…) et les verbes d’état (être, sembler…).

On dit d’un verbe qu’il se conjugue, c’est-à-dire qu’il varie :

en personne P1   jeP2   tuP3   il, elle, on

P4   nous

P5   vous

P6   ils, elles

Je transformeTu transformesIl transforme

Nous transformons

Vous transformez

Ils transforment

en nombre Singulier / pluriel Tu changes / vous changez
en genre Masculin / féminin Il est devenu / elle est devenue
en temps Temps du présent, du passé, du futur Il ressemble, il ressemblait, il ressemblera

 Attention :

–       Certains verbes ne se conjuguent qu’à la 3ème personne du singulier. Ce sont des verbes impersonnels : pleuvoir, neiger, falloir, grêler…

–      Certains verbes sont précédés d’un pronom réfléchi (se) qui varie lorsqu’on conjugue le verbe (ex : se changer, se souvenir…). Ce sont des verbes pronominaux : je me métamorphose, tu te métamorphoses, nous nous transformons…

1)   Comment identifier le groupe d’un verbe ?

 Les verbes sont classés en trois groupes selon la forme de leur infinitif :

1er groupe Verbes en –er (sauf aller) S’allonger, rapetisser
2ème groupe Verbes en –ir avec un participe présent en -issant Grandir, noircir
3ème groupe Tous les autres verbes Devenir, paraître

 2)   Comment identifier le mode d’un verbe ?

Les modes personnels

Ce sont des modes où mes verbes sont conjugués à plusieurs personnes.

L’indicatif Il exprime des actions réalisées ou dont la réalisation est certaine. Le présent, le futur, l’imparfait…
Le conditionnel Il exprime une action soumise à une condition. Ex : s’il faisait très beau, nous viendrions.
L’impératif Il exprime un ordre ou un conseil. Ex : Viens !
Le subjonctif Il exprime des faits voulus, souhaités Ex : Il faut qu’il vienne.

Les modes impersonnels

Ils ne varient pas en personne.

L’infinitif Se transformer, devenir
Le participe :–      Le participe présent–      Le participe passé  –      Se transformant, devenant–      Transformé, devenu

 

 3)   Comment identifier la voix d’un verbe ?

Pour identifier la voix d’un verbe, observez si son sujet fait l’action exprimée par le verbe (voix active) ou si son sujet subit l’action exprimée (voix passive).

 Ex : Artémis transforme Actéon en cerf.

Ex : Actéon est dévoré par les chiens.

  Conclusion: Quand on vous demande d’analyser une forme verbale, vous devez établir sa fiche d’identité en indiquant son infinitif, son groupe, sa personne, son nombre, son temps, son mode, sa voix.

Le fonctionnement du classeur

Mon classeur pour le cours de français comporte deux parties, séparées par des intercalaires.

  1) La partie « séquence »

Mon année de français se découpe en une dizaine de séquences environ. Chaque séquence est divisée en une dizaine de séances.

 Dans mon classeur de cours, la partie « séquence » contient uniquement la séquence en cours d’étude.

Une fois la séquence terminée, celle-ci devra être rangée dans le classeur qui reste à la maison.

 2) La partie « fiches mémoire »

Cette partie contient l’ensemble des notions abordées durant l’année sous forme de « fiches mémoire ».  Elle suivra l’élève durant l’ensemble de sa scolarité au collège et sera enrichie chaque année.

 Les « fiches mémoire » doivent obligatoirement rester dans le classeur de cours.  Une notion abordée pourra, en effet, être revue ou complétée à tout moment.

 La partie « fiches mémoire » sera séparée en rubriques à l’aide d’intercalaires cartonnés ou plastiques.

 Les rubriques seront les suivantes :

 –       Notions littéraires

–       Conjugaison

–       Grammaire

–       Orthographe

–       Lexique

MON CLASSEUR DOIT TOUJOURS ETRE BIEN TENU :

– Je dois le manipuler avec précaution, pour ne pas arracher ou froisser les feuilles.

– Il doit toujours être à jour :

Si j’ai oublié mon classeur, perdu une feuille ou si j’ai été absent, je « rattrape » mes cours dans les meilleurs délais.

– J’utilise des pochettes transparentes dans lesquelles je glisse les photocopies.

– Je vérifie chaque semaine que je ne manque pas de feuilles ou de pochettes.