Rabelais et l’éducation

Rabelais et l’éducation

  La critique de l’éducation médiévale :

            Gargantua est un roman de dérision critique, c’est-à-dire qu’il critique en s’en moquant certains aspects de la société. Rabelais, en homme de la Renaissance, condamne les méthodes d’éducation du Moyen Age qui étaient fondées uniquement sur la mémoire (apprentissage par cœur) et non sur la réflexion (Gargantua apprend par cœur à l’envers son alphabet en cinq ans et trois mois)

De plus, cette éducation négligeait l’hygiène et les activités physiques en méprisant le corps.

 L’éducation humaniste :

Au modèle de l’éducation médiévale, Rabelais oppose une nouvelle méthode d’éducation enseignée à Gargantua par son maître Ponocrates.

Cette éducation repose sur un bon usage du temps. Gargantua se lève à quatre heures du matin. Son emploi du temps est le suivant : lecture de la Bible, sciences naturelles, arithmétique, géométrie, musique, exercices physiques. Chaque instant de la vie est mis à profit. Ainsi le repas est l’occasion d’étudier les propriétés des aliments, les jeux de cartes sont prétextes à des leçons de mathématiques…

            Le corps n’est pas négligé (hygiène et sports). Pour Rabelais, le corps est aussi important que l’esprit. Il reprend l’idée antique d’une âme saine dans un corps sain. D’ailleurs, l’auteur évoque dans son roman toutes les fonctions naturelles du corps (rôts, excréments, urine…), or ceci était tabou et interdit au Moyen âge.

            Les méthodes d’éducation de Ponocrates reflètent la soif de connaissance des humanistes et leur souci de ne négliger aucun des aspects de l’homme. L’immense appétit des géants peut être interprété comme le symbole de l’immense appétit du savoir qui caractérise la Renaissance.

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