Les progressions thématiques

Fiche mémoire : Les progressions thématiques

  •   Dans la progression d’un texte, on nomme :

thème, ce dont on parle et qui est connu

propos, ce que l’on dit de nouveau sur le thème.

 Ex : Ce troll a les oreilles poilues.

     Thème               propos

  •    Pour qu’un texte soit clair et compréhensible, thèmes et propos doivent s’enchaîner de façon logique. En général, le thème, placé en début de phrase, est le sujet du verbe ; il est suivi par le propos. Il existe trois types d’enchaînements, appelés progressions thématiques, qui peuvent se combiner.

 

  •  La progression à thème constant :

Dans ce type de progression, toutes les phrases ont le même thème sur lequel on donne des informations différentes.

Ex : Le troll a les oreilles poilues. Il est vêtu de guenilles et porte un chapeau pointu. Cette créature fait peur à voir.

  •   La progression à thème linéaire :

Dans ce type de progression, le propos de la première phrase devient le thème de la suivante.

Ex : Son nez aquilin est parsemé de microscopiques verrues. Celles-ci dégagent

       Thème                                                                                    propos      thème

une odeur pestilentielle.

  • La progression à thème éclaté ou dérivé :

Dans ce type de progression, les phrases qui se succèdent ont chacune un thème différent mais ces thèmes forment les parties d’un tout.

Ex : Son visage était effrayant et vous donnait des sueurs froides. Ses yeux perçants louchaient de manière déconcertante. Lorsqu’il riait, sa voix devenait stridente et son sourire narquois laissait apparaître des dents jaunes et noires.

Les adjectifs de couleur

FM : L’accord de l’adjectif qualificatif de couleur

 1)   L’accord en genre et en nombre

 Les adjectifs de couleur qui désignent seulement une couleur et non pas une chose à l’origine de la couleur (fleur, pierre précieuse…) s’accordent en genre et en nombre avec le nom qualifié :

 Ex : une dent blanche, un œil blanc, des yeux blancs

 2)   Les exceptions

 Certains adjectifs de couleur sont invariables :

 

quand l’adjectif est composé, c’est-à-dire complété par un autre adjectif ou un nom  des murs rouge vifdes pulls bleu ciel
quand l’adjectif est formé à partir d’un nom Des enveloppes citron, des feutres marron, des feuilles prune, des chemisiers cerise

 

Attention :

Cinq exceptions sont considérées comme de véritables adjectifs qualificatifs et s’accordent : rose, écarlate, mauve, pourpre, fauve. 

     des robes roses, leurs joues écarlates, leurs pantalons mauves, des foulards pourpres, mes chaussons fauves

 

Les degrés de l’adjectif

FM : LES DEGRES DE L’ADJECTIF

Varier les degrés de l’adjectif, c’est nuancer son sens.

I- Les modifications du sens de l’adjectif

On peut modifier le sens d’un adjectif à l’aide d’adverbes ou de préfixes :

Sens affaibli

Sens moyen

Sens renforcé

adverbes préfixes adverbes préfixes adverbes préfixes
Peu, à peine, légèrement, faiblement… Sous-, hypo- Assez,moyennement… Très, fort, bien, tout-à fait… Hyper-, super-, sur-

II- Le comparatif.

On emploie le comparatif pour préciser un élément (nom, infinitif) en le comparant à un autre à l’aide d’un adverbe introduisant un adjectif, suivi de « que ».

Il existe trois comparatifs :

Comparatif d’infériorité Comparatif d’égalité Comparatif de supériorité
Moins…que, ne…que

Le troll semblait moins dangereux que l’elfe

Aussi…que, autant…que

Il est aussi effrayant que lui.

Plus…que

Ses poils sont plus drus que ceux de mon chien

Attention ! Le comparatif de supériorité de certains adjectifs est particulier :

Bon : meilleur, mauvais : pire

III- Le superlatif.

On emploie le superlatif pour souligner le caractère exceptionnel d’un élément par rapport à un autre :

Superlatif d’infériorité Superlatif de supériorité
Le/la/les + moins + adjectif + de /des

Sa peau est la moins ridée de toutes

Le/la/les + plus + adjectif + de /des

Ses yeux sont les plus clairs de tous

Le superlatif relatif exprime le plus haut ou le plus bas degré d’une qualité par rapport à un ensemble : C’est le plus fort de tous. C’est le moins grand de la classe.

Le superlatif absolu exprime le très haut degré d’une qualité sans qu’il y ait comparaison, il est en général précédé d’un adverbe d’intensité (très, fort, infiniment, extrêmement…), on le crée aussi grâce au suffixe –issime, ou encore par un adjectif au sens très fort : Il est immensément riche. Il est richissime. Sa richesse est extraordinaire.

Sais, sait, s’est, c’est, ses, ces

FM orthographe : Sais, sait, s’est, c’est, ses, ces

 

Homophones Nature Astuce pour l’identifier  Exemple
Sais, sait  Verbe « savoir » au présent (P1, P2, P3)  On peut le remplacer par :

« savais/savait » (savoir à l’imparfait)

 Il sait la vérité

        savait

S’est  Pronom « s’ » + Auxiliaire « être »   + participe passé

= passé composé d’un verbe pronominal (se battre, se coucher)

 On peut le remplacer par :

je me suis + participe passé

 Il s’est battu

     Je me suis

C’est  Pronom « c’ » + auxiliaire « être » au présent

(le verbe n’est pas pronominal)

 On peut le remplacer par :

Cela est

 C’est mon hamster

  Cela est

ses  Déterminant possessif

 qui indique à qui appartient quelque chose

 On peut le remplacer par :

Sa / son

 Il ne sait plus où il en est de ses réflexions

Sa réflexion

ces  Déterminant démonstratif

 qui sert à désigner, à insister, à reprendre

 On peut le remplacer par :

Ce, cet, cette

 

Ces personnes sont ses voisins 

Cette personne est sa voisine

 

Les expansions du nom

Fiche mémoire : Les expansions du nom.

 

I          L’organisation du groupe nominal :

*Groupe nominal (GN) : ensemble formé par nom et les mots qui l’accompagnent.

*Groupe nominal minimal : généralement, un déterminant et un nom.

 Le GN minimal peut-être enrichi d’expansions qui y apportent des précisions, des détails. Un GN peut comporter plusieurs expansions qui se succèdent.

II             Les expansions nominales :

1-      Un adjectif épithète :

La fonction épithète peut être occupée par un adjectif qualificatif, mais aussi par un adjectif numéral ordinal (le 1er, le 2ème, le 3ème…), un participe présent ou passé employé comme adjectif.

 L’adjectif est en fonction épithète quand il est placé directement à côté du nom (sinon, l’adjectif est attribut lorsqu’il est séparé du nom par un verbe) ; il est alors un élément facultatif du GN : on peut le supprimer.

Deux cas se présentent :

–          L’épithète liée : directement unie au nom (ex :……………………………………)

–          L’épithète détachée : séparée du nom par une virgule (ex :……………………………..)

Rappel : l’adjectif s’accorde en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec le nom qu’il qualifie.

2-      Un complément du nom :

Le complément du nom est relié à un nom par une préposition (à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous…). Il est toujours placé après le nom qu’il complète et en principe n’est pas déplaçable.

 Il peut introduire une idée de lieu, de temps, de but, de cause, de qualité, de possession, de matière, de relation entre les parents, d’accompagnement… (ex :——————————————————————————————————————————-)

 La fonction de complément du nom peut être occupée par :

–          un ……………… (exemple : les jeux des enfants) ;

–          un ………………….(exemple : les jeux des autres) ;

–          un …………………. (exemple : des jeux à vendre) ;

–          un ………………… (exemple : les jeux d’autrefois).

3-      Une proposition subordonnée relative :

Introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, duquel, auquel et leurs formes féminines et plurielles), elle dépend du nom qu’on appelle l’antécédent. Elle comporte un verbe conjugué.

Ex : des rides que j’aimerai effacer

Que faire après la 3ème ?

Consultez  le dossier « Que faire après la 3ème ? »  sur le site de l’ONISEP :

http://www.onisep.fr/Guides-d-orientation

S’orienter, c’est construire progressivement un parcours de formation. Premier palier d’orientation, la 3eme en est une étape importante. Objectif de ce diaporama, susciter chez les collégiens un double questionnement : quelle voie de formation (générale, technologique, professionnelle) et quel domaine d’études ou spécialité professionnelle choisir après la 3eme ?

http://www.onisep.fr/Espace-pedagogique/Ressources/S-orienter-apres-la-3eme-choisir-une-voie-et-un-domaine-de-formation

 

Les subordonnées

Elle complète un nom (plus rarement un pronom)

Elle complète un verbe

 

 

C’est une proposition subordonnée relative :

 

– le nom  (ou pronom) qu’elle complète est appelé l’antécédent

– elle a toujours cette fonction : complément de l’antécédent.

– elle est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, auquel, lequel, laquelle…)

Antoinette jette les lettres que sa mère a écrites.

Elle est sujet, COD, COI, attribut : c’est une proposition subordonnée complétive. Il en existe trois sortes : Elle est CC du verbe de la principale.
 

C’est une proposition subordonnée complétive conjonctive :

 

– elle est introduite par une conjonction de subordination (souvent « que », « ce que » après une préposition)

– elle est très souvent COD du verbe de la principale

Je veux que tu partes.

– elle peut aussi être :

  •  COI : Je m’attends à ce que tu partes.

  • attribut du sujet : Son souhait est que tu partes.

 

  • sujet du verbe de la principale. : Que tu partes m’arrangerait.
 

C’est une proposition subordonnée interrogative indirecte :

 

– elle est très souvent COD du verbe de la principale qui est un verbe de sens interrogatif.

– elle sert à rapporter une question au discours indirect.

Elle se demande si tu viendras.

– elle est introduite par :

? la conjonction de subordination « si » quand elle rapporte une interrogation directe 

?un autre mot interrogatif quand elle rapporte une interrogation partielle (où, comment, pourquoi…)

Elle se demande pourquoi tu t’en vas.

 – on la reconnaît aussi car on peut la transposer au discours direct, en rétablissant le ?, les : et les « »

Elle demande si Pierre viendra. Elle demande : « Pierre viendra-t-il ? »

 

C’est une proposition subordonnée infinitive :

 

– elle est COD du verbe de la principale

– son verbe est à l’infinitif

elle a son sujet propre (attention à ne pas la confondre avec le groupe infinitif COD qui n’a pas de sujet propre)

– elle n’est pas introduite par un mot subordonnant.

Ex : Antoinette regarde [les enveloppes s’envoler.]

C’est une proposition subordonnée conjonctive circonstancielle

 

– elle est introduite par une conjonction de subordination

– elle peut occuper la fonction de n’importe quel CC (sauf de lieu)

 

C’est une proposition subordonnée participiale

– elle a un verbe au participe (présent ou passé)

– elle a son sujet propre

– elle peut être :

?   CC de temps (le + souvent)

L’été finissant, nous rentrâmes à Paris.

? CC de cause : La pluie tombant toujours, ils ne sortirent pas.

? CC d’hypothèse ou de concession (+ rare)

L’orage passé, les bêtes restaient pourtant inquiètes.

Spot publicitaire vantant les mérites de l’éducation humaniste

Parce que vous le valez bien, les élèves de 5ème A. vous ont rédigé des textes publicitaires vantant les mérites de l’éducation humaniste !

Bonne lecture, en attentant la mise en ligne des vidéos !

Texte 1 : Graziella, Joséphine, Léa L.

Mesdames et Messieurs,

Vous en avez assez de l’éducation médiévale, elle est ennuyeuse, sans ressource et votre corps se plaint. Votre cerveau se ramollit et prend du retard.

Petit veinard, la solution arrive.

C’est l’éducation HUMANISTE !

Chaque instant, lui sera bénéfique pour alimenter sa soif de savoir. Ainsi, en se lavant les mains, On lui expliquera l’origine des maladies provoquées par les microbes.

De plus, apprendre et comprendre n’est pas impossible dans cette éducation. En revanche, avec l’éducation médiévale, leurs cerveaux ne grossissent pas, cependant, avec ce nouvel enseignement, ils se cultivent et se nettoient. Par ailleurs, avec son corps d’athlète, son bien-être augmentera. Enfin, n’oubliez pas : avec l’éducation humaniste, le perfection existe !

Texte 2 :  Yasmine, Blandine

Vous en avez assez de l’éducation médiévale, de cet apprentissage machinal, d’apprendre par cœur sans bonheur. En avant la musique, les activités rythmiques : c’est pourquoi, nous vous proposons l’éducation humaniste ! C’est une éducation de réflexion et d’informations que nous vous offrons. De plus, vos enfants apprendront en s’amusant, en réfléchissant et en suant. Ainsi, cette méthode d’éducation ne négligera plus votre propre corps. Ce dernier sera mis en avant : suer, bouger, sauter, digérer, péter ou encore « barytonner » du gosier ne sera plus gênant ! L’éducation médiévale rime avec infernale. Or, avec l’éducation humaniste chaque instant de votre vie sera mis à profit.

L’éducation humaniste, le savoir quotidien !

Texte 3 : Robin, Christy

Mesdames et Messieurs,adoptez l’éducation humaniste et cela rendra votre vie plus facile. Avec l’éducation humaniste, votre corps existe ! N’ayez plus honte de vous montrer, de transpirer ou bien même de péter ! Profitez d’un instant d’intimité pour mieux vous cultiver dans vos WC. Votre enfant en a assez d’apprendre à foison sans même comprendre ses leçons, laissez l’éducation humaniste remplir sa mission. Chaque minute de la vie de votre poupon sera l’occasion pour lui de se développer : en mangeant, il apprendra le processus de la digestion; en tapant dans son ballon, on lui enseignera l’anatomie.

Ne cherchez pas l’humanisme, IL EST EN VOUS !

Texte 4 : Hugo, Leegrant

Mesdames et Messieurs, nous allons vous présenter une méthode éducative qui va révolutionner votre vie ! Cette méthode aidera votre enfant à faire quelque chose de son temps. Disponible dès maintenant sur le marché, elle rendra vos enfants intelligents.

Avec l’éducation médiévale, votre enfant est tout pâle, alors qu’avec l’éducation humaniste, il retrouvera couleur et dynamisme ! Puis, il fera du sport donc il se sentira mieux dans son corps.

Dites oui à l’éducation humaniste pour son intelligence et son endurance !

L’éducation de demain : un esprit sain dans un corps sain !

les autres textes arrivent…

Coup de pouce pour la rédaction d’un mythe des origines

 

Séance 7 : Ecrire un mythe des origines (dominante écriture)

 Objectif : réinvestir les notions de la séquence

 Sujet :

 Dans cette séquence, nous avons étudié des récits mythiques qui expliquaient certains phénomènes naturels.

A ton tour, tu vas devoir rédiger un récit mythique qui va expliquer (au choix) :

  • pourquoi la taupe est myope
  • pourquoi le zèbre est rayé
  • pourquoi la tortue porte une carapace
  • pourquoi l’éléphant a une trompe
  • pourquoi la mer est salée
  • pourquoi la neige fond

Ton récit, rédigé au présent, sera organisé en plusieurs paragraphes correspondant aux étapes du schéma narratif. Il se situera aux origines du monde et devra faire intervenir une divinité. Tu y emploieras des phrases simples et des phrases complexes.

COUP DE POUCE :

Attention : remplis la grille d’idées avant de te lancer dans la rédaction de ton brouillon !

La divinité Nom, dieu ou déesse, rôle, pouvoir particulier
Aux origines du monde Description d’un cadre naturel, sombre ou lumineux, désertique ou peuplé, avec ou sans l’être humain…
Situation de départ Selon le sujet choisi : le zèbre n’a pas de rayure, l’éléphant n’a pas de trompe, la taupe a une bonne vue, la neige ne fond pas, la mer n’est pas salée, la tortue n’a pas de carapace…
Évolution Le changement qui se produit (ex : apparition d’une trompe ou d’une carapace) est il le résultat d’une erreur commise par la divinité ? Ou bien est-ce une punition pour une faute commise ? Est-ce au contraire une récompense ?
Résumez chaque étape de votre histoire  
  Situation initiale : «  Au commencement » / «  Aux origines du monde… »
  Élément perturbateur : quel est le problème qui va occasionner le changement ?
  Péripéties : actions du héros ou de la divinité
  Résolution :
  Situation finale : «  C’est depuis ce jour que… »

L’impératif

Un moyen très fréquent d’exprimer l’ordre :

Le présent de l’impératif

Il ne se conjugue qu’à trois personnes (tu, nous, vous) et le pronom personnel n’est pas apparent.

Les terminaisons :

tu nous vous
1er groupe

-E

-ONS

-EZ

Autres verbes

-S

-ONS

-EZ

Attention ! Les verbes suivants se conjuguent comme ceux du premier groupe :

Ex : offrir, cueillir, ouvrir

Quelques verbes irréguliers :

Aller : va, allons, allez. Faire : fais, faisons, faites Savoir : sache, sachons, sachez

Dire : dis, disons, dites. Etre : sois, soyons, soyez Avoir : aie, ayons, ayez

L’impératif suivi d’un pronom :

  • Lorsque le verbe à l’impératif est suivi d’un pronom, on les relie par un trait d’union

Ex : Taisez-vous !

  • Lorsque le pronom est « en » ou « y », on doit rajouter un –s aux verbes qui se terminent par –E ou -A

Ex : Vas– y ! Manges-en !