Les catégories grammaticales / natures

Fiche mémoire : Les natures ou classes grammaticales

Les classes grammaticales sont des groupes qui permettent de classer tous les mots de la langue française, sans exception. Il existe en tout 10 classes grammaticales (on dit aussi nature ou catégorie grammaticale).

 

Elles se divisent en deux sous-groupes : 5 classes de mots variables / 5 classes de mots invariables.

 

Les 5 classes de mots variables sont : le nom, le déterminant, l’adjectif qualificatif, le pronom et le verbe.

Les 5 classes de mots invariables sont : l’adverbe, la préposition, la conjonction de coordination, la conjonction de subordination et l’interjection.

 

Les classes de mots variables et leurs propriétés :

 

Le verbe se conjugue : étaient, se quittaient, traverser.

 

Le nom sert à nommer les objets, les personnes, les idées. Il est précédé d’un déterminant. Il est généralement variable en nombre, parfois en genre. On trouve dans cette classe les noms propres qui s’écrivent toujours avec une majuscule : foire, village, tandem, Paul.

 

L’adjectif qualificatif qualifie le nom, c’est-à-dire qu’il indique des caractéristiques de ce nom. Il s’accorde en genre et en nombre avec ce nom : jolie (casquette), (carreaux) noirs.

 

Le déterminant est toujours placé devant un nom et sert à préciser ce nom (en exprimant par exemple la quantité) : le (soir), un (tandem).

 

Le pronom remplace un nom ou groupe nominal : l’une (pour la casquette), on, cela, nous.

 

Les classes de mots invariables et leurs propriétés :

 

L’adverbe ajoute une précision à un verbe, un adjectif, un autre adverbe, à la phrase et peut toujours être supprimé (la phrase change alors de sens, mais elle reste grammaticalement correcte). Il peut exprimer la manière, le degré, mais aussi le lieu, le temps… Beaucoup d’adverbes se terminent par le suffixe -ment, mais pas tous.

Voici quelques adverbes très courants, à connaître :

– adverbes de négation : ne…pas, jamais, plus, guère…

– adverbes de temps : toujours, souvent, longtemps, parfois, jadis, puis, ensuite…

– adverbes de lieu : ici, là-bas, loin…

– adverbes d’intensité : beaucoup, un peu, assez, très, trop…

– et encore : bien, mal, vite, mieux.

 

La préposition introduit un groupe complément (qu’il s’agisse d’un groupe nominal, d’un pronom  ou d’un verbe à l’infinitif) : dans (toutes les foires), sans (raison), d(échanger).

Retenons : à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous…

 

La conjonction de coordination sert à relier deux groupes de mots. Il en existe 7 : mais – ou – et – donc – or – ni – car.

 

La conjonction de subordination introduit une proposition subordonnée et la rattache à sa principale: comme (ils étaient toujours ensemble).

 

L’interjection exprime une sentiment ou une émotion et l’onomatopée traduit un cri ou un bruit. Elle est généralement suivie d’un point d’exclamation. Quelques exemples : hélas ! hé ! ah ! bravo ! super ! bof ! boum ! plouf ! miaou ! aïe ! atchoum !

La poésie lyrique

FM : La poésie lyrique

 

A l’origine, la poésie se chantait et le poète s’accompagnait d’une lyre, qui a donné le mot lyrisme (Orphée dans la mythologie).

Puis le sens s’est élargi (notamment au XIXe siècle) et a désigné une poésie où le poète exprime ses émotions, ses sentiments grâce à la musicalité de son poème. Ainsi par son étymologie même, le mot « lyrisme » confère à la poésie lyrique un rapport avec le chant et la musique : elle rythme l’émotion (rythme régulier ou rythme emporté), elle joue sur les sonorités suggestives (assonances, allitérations).

Dans un poème lyrique, l’implication personnelle du poète est entière : elle est repérable à l’usage de la première personne : pronoms personnels (je, moi, me), pronoms possessifs (le mien, les miennes…), adjectifs possessifs (mon, ma, mes).

Le poète cherche à faire partager ses sentiments à un destinataire privilégié (la femme, l’ami, le lecteur), auquel il s’adresse directement à l’aide de « tu » ou de « vous ». Le poème lyrique devient un chant auquel le lecteur est appelé à joindre sa propre voix. L’expérience intime devient universelle, chacun peut se l’approprier, s’y reconnaître.

 

Le lexique affectif y est très marqué : sentiments et sensations divers y sont exprimés. Elle est le lieu où s’exprime toute la gamme des sentiments : joie, tristesse, espoir, désespoir, tendresse, révolte, etc., car elle dit les rapports avec le monde et avec les autres.

Les sonorités et le rythme traduisent les émotions et les mettent en relief.

Cette poésie développe des thèmes privilégiés tels que l’amour, la mort, la fuite du temps, ou encore, le lien entre l’homme et la nature.