La poésie lyrique

FM : La poésie lyrique

 

A l’origine, la poésie se chantait et le poète s’accompagnait d’une lyre, qui a donné le mot lyrisme (Orphée dans la mythologie).

Puis le sens s’est élargi (notamment au XIXe siècle) et a désigné une poésie où le poète exprime ses émotions, ses sentiments grâce à la musicalité de son poème. Ainsi par son étymologie même, le mot « lyrisme » confère à la poésie lyrique un rapport avec le chant et la musique : elle rythme l’émotion (rythme régulier ou rythme emporté), elle joue sur les sonorités suggestives (assonances, allitérations).

Dans un poème lyrique, l’implication personnelle du poète est entière : elle est repérable à l’usage de la première personne : pronoms personnels (je, moi, me), pronoms possessifs (le mien, les miennes…), adjectifs possessifs (mon, ma, mes).

Le poète cherche à faire partager ses sentiments à un destinataire privilégié (la femme, l’ami, le lecteur), auquel il s’adresse directement à l’aide de « tu » ou de « vous ». Le poème lyrique devient un chant auquel le lecteur est appelé à joindre sa propre voix. L’expérience intime devient universelle, chacun peut se l’approprier, s’y reconnaître.

 

Le lexique affectif y est très marqué : sentiments et sensations divers y sont exprimés. Elle est le lieu où s’exprime toute la gamme des sentiments : joie, tristesse, espoir, désespoir, tendresse, révolte, etc., car elle dit les rapports avec le monde et avec les autres.

Les sonorités et le rythme traduisent les émotions et les mettent en relief.

Cette poésie développe des thèmes privilégiés tels que l’amour, la mort, la fuite du temps, ou encore, le lien entre l’homme et la nature.

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