Tragédie et comédie

Comédie et tragédie au 17ème  siècle.

 

Le genre tragique.

 

Au 17ème siècle, la tragédie est très appréciée du public. Ecrite en vers, elle emprunte ses sujets à l’histoire lointaine ou aux légendes gréco-latines et met en scène des personnages de condition supérieure (princes ou héros mythologiques). L’issue en est le plus souvent malheureuse : au moins l’un des personnages meurt à la fin de la pièce.

L’expression  « tragi-comédie » désigne les pièces tragiques à l’issue heureuse, comme Le Cid : l’amour y tient une grande place, les renversements de situation y sont nombreux et il n’y a pas de morts à la fin.

 

Les auteurs de tragédies s’efforcent de suivre des règles précises :

–        La règle dite des trois unités : l’action doit se dérouler dans un lieu unique (unité de lieu), ne doit pas durer plus de vingt quatre heures (unité de temps), et doit comporter une seule intrigue (unité d’action).

–        La règle de la vraisemblance : l’intrigue doit être vraisemblable (le public peut y croire) ;

–        La règle des bienséances (les convenances) : la pièce ne doit pas heurter la sensibilité du public par la représentation d’une trop grande violence physique. Il ne doit pas y avoir de sang ni de mort sur scène.

L’intrigue repose sur un conflit intérieur où un personnage est tiraillé entre des valeurs nobles.

 

Le genre comique.

 

La comédie est l’autre grand genre qui s’impose au 17ème siècle. Les sujets des comédies sont souvent empruntées aux comiques latins, aux fabliaux et aux farces du Moyen Age, et au répertoire des Comédiens Italiens, troupes qui pratiquent la commedia dell’arte (expression italienne signifiant « théâtre de métier, de professionnel »)

Dans la commedia dell’arte, l’intrigue met souvent en scène des personnages sérieux, non masqués : les jeunes amoureux Léandre et Isabelle. Autour d’eux interviennent des personnages masqués, comiques et ridicules : Pantalon, vieillard avare, amoureux et jaloux, trompé par tous ; le valet Arlequin, grossier, paresseux et rusé, vêtu d’un habit multicolore ; Polichinelle, autre valet qui joue des tours à son maître ; le Capitan, soldat orgueilleux et fanfaron mais lâche… Le comique repose essentiellement sur les gestes des comédiens (pantomime, poursuites, bastonnades), sur leurs grimaces et sur un jeu excessif et caricatural.

La comédie au 17ème siècle :

–        Son univers est celui du tiers état : les bourgeois et les paysans.

–        L’intrigue repose sur des conflits familiaux : l’argent et l’amour sont souvent au centre du conflit.

–        Les valets et les servantes jouent un rôle prédominant dans l’intrigue.

La comédie est généralement écrite en prose.

Les différentes sources de comique sont :

–        Le comique de situation : mari trompé, mariage secret, quiproquo

–        Le comique de gestes : coups de bâton, bastonnade…….

–        Le comique de mots : écart au niveau du langage, accent, patois, mots vulgaires

–        Le comique de caractère : un personnage dont le caractère est centré sur un défaut qui l’aveugle et le rend incapable d’échanges avec les autres.