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cahier de texte du collège Texcier

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Le classeur de français

La tenue du classeur de français

1ere partie : la séquence (ou chapitre) (celle-ci pourra être retirée du classeur en fin d’étude et quand le professeur l’indiquera)

2ème partie : les fiches-mémoire (à apprendre par cœur et à conserver impérativement dans le classeur tous les ans) et les évaluations

Cette partie comporte 6 intercalaires :

-Notions littéraires
– Conjugaison
-Grammaire
-Orthographe
-Lexique
-Evaluations

 

Au début de chaque nouvelle séquence, se trouvent le titre bien visible et les objectifs

Les titres et dates sont visibles (soulignés).

Les photocopies sont mises dans des pochettes en plastique et sont dans la bonne partie

Les devoirs notés sont corrigés en vert et signés par les parents

L’écriture est lisible, le classeur est soigné

Corrigé du devoir sur la poésie

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FR
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Recueillement

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile (1),
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile(2) ,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années (3),
Sur les balcons du ciel, en robes surannées (4) ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond (5) s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul (6) traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

1 – Des mortels la multitude vile : la multitude vile des mortels, c’est-à-dire la foule méprisable des hommes.
2 – La fête servile : la fête des hommes esclaves du Plaisir.
3 – Les défuntes Années : les années mortes, passées.
4 – Surannées : démodées.
5 – Moribond : mourant, agonisant.
6 – Linceul : toile dans laquelle on ensevelit les morts.

Correction de la partie cours :

Ce poème est composé de quatre strophes : deux quatrains (strophe de 4 vers) et de deux tercets (strophes de 3 vers). Il s’agit d’un sonnet.

Dans les deux 1eres strophes, les rimes sont ille-ci-ille-ci-ile-ci-ile-ci. Elles sont disposées en abab : elles sont croisées.

 

Sois/ sa/ge, ô/ ma/ Dou/leur/, et/ tiens/-toi /plus/ tran/quille. : 12 syllabes. Ce vers est un alexandrin.

Analyse :

Le poète s’adresse à sa Douleur.

Ce sentiment est présenté comme un être humain (enfant, un être proche) : « ma chère », « donne-moi la main », majuscule (nom propre).

Il s’agit d’une allégorie (personnification acceptée.)

Les verbes à la 2ème personne sont : sois, tiens-toi, réclamais, va, donne, viens, vois, entendsx2″. : l’impératif domine (ordres/conseils) : il guide sa douleur.

La foule est désignée par « des mortels la multitude vile ». Elle est soumise au plaisir. Le poète prend ses distances : le plaisir implique l’esclavage, la soumission. Vision péjorative d’où les termes négatifs :  » fouet, bourreau, servile, vile, remords (culpabilité) ». : dévalorisation de ce bonheur factice, le poète le fuit (rejet de « loin d’eux »).

Le souvenir du passé permet une accalmie de la souffrance : regret souriant, apaisement. Allitération en S pour mimer le souvenir qui s’insinue.

La nuit symbolise la mort (champ lexical : moribond, linceul, défuntes, s’endormir). : délivrance du poète.

Fm : La versification (niveau 4ème)

Fiche mémoire : LA VERSIFICATION

I.                 Qu’est-ce qu’un vers ?

 

– Début du vers: il est marqué par une majuscule.

– Fin du vers: elle est marquée par un retour à la ligne; le vers (contrairement à la phrase en prose) n’occupe pas forcément toute la ligne, et on peut donc trouver un espace blanc à la fin du vers.

Remarque: si le vers dépasse la ligne, alors la fin du vers ne s’aligne pas sur la marge de gauche dans la poésie classique (jusqu’au XIXème siècle), comme en prose, mais sur la marge de droite, après un crochet [

 II.              Présentation du poème

 

1- Les groupes de vers qui composent un poème s’appellent des strophes.

Il n’y a pas d’alinéa (contrairement à la marque de début de paragraphe en prose).

2- On donne des noms aux strophes selon le nombre de vers qui les composent:

2 vers: un distique 4 vers: un quatrain 6 vers: un sizain
3 vers: un tercet 5 vers: un quintil  

Un vers isolé est mis en relief.

3- Les vers sont composés de pieds. Une syllabe = un pied.

On nomme les vers selon le nombre de pieds qui les composent:

12 pieds: un alexandrin

Oh! Combien de marins, combien de capitaines

8 pieds: un octosyllabe

Elle a passé, la jeune fille

10 pieds: un décasyllabe

 

 

èPour compter correctement le nombre de syllabes, il faut observer certaines règles:

 

– le -e muet en fin de vers ne compte pas (il n’est d’ailleurs pas prononcé).

– le -e en fin de mot suivi d’un son vocalique ne compte pas.

– le -e en fin de mot suivi d’un son consonantique compte.

 

Ex de décompte des -e:

Par la Natur(e), -heureux comm(e) avec une femm(e)   (Sensation de Rimbaud)

 

– le poète peut faire prononcer en deux sons ce qu’habituellement on ne prononce qu’en un seul: c’est une diérèse.

Exemple: “Un bohémi-en”

Jusqu’au XIXème siècle, la poésie était en vers. Au XIXème siècle, les poètes se sont libérés des contraintes portant sur la forme du poème: c’est l’invention du vers libre. La poésie peut alors prendre l’apparence de la prose.


  III.            Les rimes

 

La rime, c’est la répétition de sons identiques à la fin de plusieurs vers. On désigne par des lettres chaque rime différente: a, b, c…

1- disposition des rimes

aabb: rimes plates                 abab: rimes croisées              abba: rimes embrassées

 

2- valeur des rimes

On juge la valeur des rimes au nombre de sons qui sont repris: chaque son est codifié par un signe de l’Alphabet Phonétique International.

 

pensées / croisées:  [e]  1 son commun  -> rime pauvre   (forcément un son vocalique)

âme / femme:  [am]  2 sons communs  -> rime suffisante

capitaine / lointaine: [t?n]  3 sons communs   -> rime riche

3- genre des rimes

campagne / montagne: rime féminine (se terminant visuellement par un -e muet, donc non prononcé)

attends / longtemps: rime masculine (se terminant visuellement par toute autre lettre qu’un -e muet)

IV.            Les autres effets de sonorité

– les reprises de mots ou de groupes de mots créent un effet de sonorité et de rythme. (une reprise en début de vers ou de strophe se nomme une anaphore)

– les reprises de sons à l’intérieur des vers, dans des mots différents mais proches:

– son vocalique: une assonance          Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant   (Verlaine)

– son consonantique: une allitération   Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?  (Racine)

V.              Le rythme

– il faut marquer les pauses au bon endroit et pour cela, repérer les mots qui forment un groupe cohérent.

– le poète peut choisir d’écrire des groupes de mots qui débordent du vers:

– un vers déborde sur le vers suivant: c’est un enjambement.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

                                   Sourirait un enfant malade, il fait un somme.          (Rimbaud)

– si le groupe de mots placé au vers suivant est très court, on parle de rejet.

Il dort dans le soleil la main sur sa poitrine,

                                   Tranquille.                                                     (Rimbaud)

Dictée préparée (Sq I) 4ème

Retrouvez ci-dessous le texte pour la dictée préparée ainsi que sa version audio :

Au salon de la marquise de Rambouillet

La marquise de Rambouillet tient salon dans sa chambre. Quelles délicieuses pensées y sont échangées chaque semaine.  L’assemblée, entourée de domestiques, prend place sur des fauteuils.  La mondaine est couchée, soutenue par des coussins brodés de soie et d’or.

La conversation tourne aussitôt autour de l’amour et de ses pièges. Madame de Sévigné y a hélas tout à fait renoncé. Les invités, cultivés, manient un langage soigné. Leurs manières sont convenables. Ils dissertent sur la littérature et la philosophie avant de s’adonner à des jeux poétiques.

dictée

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Vous n’avez plus qu’à écouter un gentil robot qui vous lira vos fiches mémoire !

Attention à ajouter le fichier voix française. message test

http://www.01net.com/telecharger/windows/Bureautique/editeur_de_texte/fiches/37706.html

La poésie lyrique

FM : La poésie lyrique

 

A l’origine, la poésie se chantait et le poète s’accompagnait d’une lyre, qui a donné le mot lyrisme (Orphée dans la mythologie).

Puis le sens s’est élargi (notamment au XIXe siècle) et a désigné une poésie où le poète exprime ses émotions, ses sentiments grâce à la musicalité de son poème. Ainsi par son étymologie même, le mot « lyrisme » confère à la poésie lyrique un rapport avec le chant et la musique : elle rythme l’émotion (rythme régulier ou rythme emporté), elle joue sur les sonorités suggestives (assonances, allitérations).

Dans un poème lyrique, l’implication personnelle du poète est entière : elle est repérable à l’usage de la première personne : pronoms personnels (je, moi, me), pronoms possessifs (le mien, les miennes…), adjectifs possessifs (mon, ma, mes).

Le poète cherche à faire partager ses sentiments à un destinataire privilégié (la femme, l’ami, le lecteur), auquel il s’adresse directement à l’aide de « tu » ou de « vous ». Le poème lyrique devient un chant auquel le lecteur est appelé à joindre sa propre voix. L’expérience intime devient universelle, chacun peut se l’approprier, s’y reconnaître.

 

Le lexique affectif y est très marqué : sentiments et sensations divers y sont exprimés. Elle est le lieu où s’exprime toute la gamme des sentiments : joie, tristesse, espoir, désespoir, tendresse, révolte, etc., car elle dit les rapports avec le monde et avec les autres.

Les sonorités et le rythme traduisent les émotions et les mettent en relief.

Cette poésie développe des thèmes privilégiés tels que l’amour, la mort, la fuite du temps, ou encore, le lien entre l’homme et la nature.