Le groupe nominal : composants et accords

 

Un groupe nominal est organisé autour d’un nom principal que l’on appelle le nom noyau.

Astuce : pour vérifier qu’un mot est un nom, on peut le faire précéder de « un, une, des ».

En effet, le nom est généralement introduit par un déterminant. Il s’agit d’un mot qui se place avant le nom et qui permet de donner des renseignements sur son genre (masc, fém), son nombre (sing/plur.), son possesseur… Le déterminant s’accorde en genre et en nombre avec le nom.

Le groupe nominal minimal n’est composé que d’un nom et d’un déterminant. Mais, il peut être enrichi d’un adjectif qualificatif, qui apporte une précision sur le nom.

2)     Les déterminants

Les articles servent à désigner un être ou une chose identifiables (les articles définis : le, la, l’, les, du, au…), ou bien non précisés (les articles indéfinis : un, une, des), soit quelque chose qu’on ne peut pas dénombrer (les partitifs : du, de la : du sable).

Les déterminants possessifs : mon, ton, son, sa, ses, notre, vos, leur, leurs…

Les déterminants démonstratifs : ce, cet, cette, ces

Les déterminants interrogatifs et exclamatifs : quel(s), quelle(s)

Les déterminants indéfinis : aucune(e), nul(le), quelque, certain, quelques, plusieurs, certains, tout, tous, chaque, même, tel, autre

3)     Le pluriel des noms

Le plus souvent, le pluriel des noms se fait en ajoutant un -S au singulier. (un objet : des objets)

Exceptions :

        Sept noms en -OU  prennent un –X au pluriel : des bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux

        Les noms en –AL et –AU ont un pluriel en – AUX (ex : un bocal : des bocaux, un tonneau : des tonneaux),

           sauf cinq noms : des bals, carnavals, chacals, festivals, régals

        Les noms en –EU prennent un – X au pluriel (un jeu : des jeux), sauf deux noms : des pneus, des bleus

 

  Le pluriel des adjectifs qualificatifs

Règles de formation

singulier

Pluriel

 

1) Généralement, on ajoute un s

Bleu

Joli

Bleus

Jolis

 

2) Quand deux noms mixtes sont

associés, le masculin l’emporte au

pluriel

Une femme

généreuse

Une femme et un homme généreux

 

3) x reste x

vieux

vieux

 

4) Un certain nombre d’adjectifs ont un

pluriel en x

-eau devient eaux

-al devient aux

sauf : banal, bancal, fatal, glacial, natal, naval

 

beau

idéal

banal

beaux

idéaux

banals

 

5) les adjectifs de couleur:

 

-ils s’accordent généralement avec le nom

 

-ils restent invariables s’ils viennent d’un

nom commun

sauf : châtain, écarlate, fauve, mauve,

pourpre, rose (plantes ou colorants)

 

-ils restent invariables s’ils expriment

une nuance (adjectif composé)

 

 

 

Vert

 

Orange

 

 

Châtain

 

 

vert pomme

 

bleu marine

 

Des pulls verts

 

Des robes orange

 

Des cheveux châtains

 

Des jupes vert pomme

Des pantalons bleu marine

6) les adjectifs numéraux cardinaux

 

-ils sont généralement invariables

-on met un trait d’union entre chaque

adjectif

– vingt et cent s’accordent s’ils sont en fin de nombre (non suivis)

 

cent-trente-et-un- mille

 

quatre-vingts

 

vingt-trois

 

cent-dix

 

mille-deux-cents

 

 

 

 

FM Les pronoms

FM : Les pronoms

C’est l’ensemble des mots utilisés pour remplacer des noms (noms de choses ou de personnes), ou groupes nominaux (déterminant +nom+ adjectifs).

Il existe plusieurs catégories de pronoms en fonction de ce qu’ils remplacent :

  • Les pronoms personnels permettent de remplacer un nom de personne ou de chose en général.
Pronoms personnels

sujets singuliers

Pronoms personnels

Sujets pluriel

Pronoms personnels

Objet singulier

Pronoms personnels

Objet pluriel

1ère personne JE NOUS ME, MOI NOUS
2ème personne TU VOUS TE, TOI VOUS
3ème personne IL, ELLE ILS, ELLES LE, LA, L’, LUI, ELLE EUX, ELLES, LES, LEUR

ATTENTION : Il ne faut pas confondre certains pronoms comme les pronoms personnels compléments avec des déterminants possessif (ex : leur) ou des articles (la, le, les).

  • Les pronoms adverbiaux : y – en

Cas des pronoms compléments en et y : On peut utiliser ces pronoms pour remplacer des COI, quand ils expriment des choses.

ex : Je me charge d’éteindre la lumière : je m’en charge ; Je reprends de la soupe : j’en reprends

  • Les pronoms possessifs :

Ils permettent de  remplacer un groupe nominal dans lequel apparaît un déterminant possessif, et garder l’idée de possession.

PERSONNES SINGULIER masculin SINGULIER
féminin
PLURIEL
masculin
PLURIEL
féminin
1ère du singulier Le mien La mienne Les miens Les miennes
2ème du singulier Le tien La tienne Les tiens Les tiennes
3ème du singulier Le sien La sienne Les siens Les siennes
1ère du pluriel Le nôtre La nôtre Les nôtres Les nôtres
2ème du pluriel Le vôtre La vôtre Les vôtres Les vôtres
3ème du pluriel Le leur La leur Les leurs Les leurs
  • Les pronoms démonstratifs:

Ils permettent de remplacer un groupe nominal dans lequel apparaît un déterminant démonstratif, et garder l’idée de démonstration

 

 

 

singulier

   

 

pluriel

 

 

 

masculin

   

 

celui-(là)

 

ceux-(là)

 

 

 

féminin

   

 

celle-(là)

 

celles-(là)

 

Les pronoms démonstratifs ce et cela (ça) : masculin singulier

ex : Cela ne nous regarde pas  / Je dois justifier ce que je fais

  • Les pronoms indéfinis:

Ils permettent de remplacer un ou plusieurs noms ou groupes nominaux et de les résumer. Ils sont équivalents aux déterminants indéfinis et respectent les mêmes règles d’accord : tout, aucun, plusieurs….

ex : J’ai ramassé mes affaires : toutes mes affaires étaient tombées (toutes : déterminant indéfini complète mes affaires)

J’ai ramassé mes affaires : Elles étaient toutes tombées (toutes : pronom indéfini, remplace toutes mes affaires : évite la répétition)

Rappel : Pour reconnaître le pronom : les pronoms compléments sont toujours placés devant un verbe + je peux les remplacer par un autre pronom complément qui ne prête à confusion avec rien d’autre.

Autre point de repère : un déterminant accompagne toujours un nom – le pronom remplace un nom

 

Les catégories grammaticales / natures

Fiche mémoire : Les natures ou classes grammaticales

Les classes grammaticales sont des groupes qui permettent de classer tous les mots de la langue française, sans exception. Il existe en tout 10 classes grammaticales (on dit aussi nature ou catégorie grammaticale).

 

Elles se divisent en deux sous-groupes : 5 classes de mots variables / 5 classes de mots invariables.

 

Les 5 classes de mots variables sont : le nom, le déterminant, l’adjectif qualificatif, le pronom et le verbe.

Les 5 classes de mots invariables sont : l’adverbe, la préposition, la conjonction de coordination, la conjonction de subordination et l’interjection.

 

Les classes de mots variables et leurs propriétés :

 

Le verbe se conjugue : étaient, se quittaient, traverser.

 

Le nom sert à nommer les objets, les personnes, les idées. Il est précédé d’un déterminant. Il est généralement variable en nombre, parfois en genre. On trouve dans cette classe les noms propres qui s’écrivent toujours avec une majuscule : foire, village, tandem, Paul.

 

L’adjectif qualificatif qualifie le nom, c’est-à-dire qu’il indique des caractéristiques de ce nom. Il s’accorde en genre et en nombre avec ce nom : jolie (casquette), (carreaux) noirs.

 

Le déterminant est toujours placé devant un nom et sert à préciser ce nom (en exprimant par exemple la quantité) : le (soir), un (tandem).

 

Le pronom remplace un nom ou groupe nominal : l’une (pour la casquette), on, cela, nous.

 

Les classes de mots invariables et leurs propriétés :

 

L’adverbe ajoute une précision à un verbe, un adjectif, un autre adverbe, à la phrase et peut toujours être supprimé (la phrase change alors de sens, mais elle reste grammaticalement correcte). Il peut exprimer la manière, le degré, mais aussi le lieu, le temps… Beaucoup d’adverbes se terminent par le suffixe -ment, mais pas tous.

Voici quelques adverbes très courants, à connaître :

– adverbes de négation : ne…pas, jamais, plus, guère…

– adverbes de temps : toujours, souvent, longtemps, parfois, jadis, puis, ensuite…

– adverbes de lieu : ici, là-bas, loin…

– adverbes d’intensité : beaucoup, un peu, assez, très, trop…

– et encore : bien, mal, vite, mieux.

 

La préposition introduit un groupe complément (qu’il s’agisse d’un groupe nominal, d’un pronom  ou d’un verbe à l’infinitif) : dans (toutes les foires), sans (raison), d(échanger).

Retenons : à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous…

 

La conjonction de coordination sert à relier deux groupes de mots. Il en existe 7 : mais – ou – et – donc – or – ni – car.

 

La conjonction de subordination introduit une proposition subordonnée et la rattache à sa principale: comme (ils étaient toujours ensemble).

 

L’interjection exprime une sentiment ou une émotion et l’onomatopée traduit un cri ou un bruit. Elle est généralement suivie d’un point d’exclamation. Quelques exemples : hélas ! hé ! ah ! bravo ! super ! bof ! boum ! plouf ! miaou ! aïe ! atchoum !

Les fonctions de l’adjectif (6ème)

FM : Les fonctions de l’adjectif qualificatif

Définition :

Un adjectif est un mot qui se rapporte à un nom pour le qualifier, c’est-à-dire qu’il lui apporte plusieurs précisions.

Il s’accorde en genre et en nombre avec le mot qu’il complète.

Il appartient à la classe grammaticale des mots variables et peut occuper plusieurs fonctions selon sa place dans la phrase.

Ex : pétillante : adjectif féminin = sa nature, sa classe grammaticale (son identité) est toujours la même.

Mais l’adjectif peut avoir plusieurs fonctions (rôles) selon sa place :

ex : L’eau pétillante aide à digérer. épithète

ex : L’eau de cette bouteille est pétillante. attribut

La fonction épithète :

Un adjectif occupe la fonction épithète lorsque ce dernier est placé directement à côté du nom (avant ou après) qu’il complète. Dans ce cas c’est une expansion du nom qui appartient au groupe nominal. Il est facultatif,on peut le supprimer.

Plusieurs adjectifs épithètes peuvent se rapporter à un même nom, ils seront alors séparés par :

-des conjonctions de coordination (rappel : mais, ou, et, donc, or, ni, car) :

Ex : Elle boit une boisson verdâtreet visqueuse.

-une ou plusieurs virgules

Ex : Il aime le café moulu, fort et savoureux.

La fonction attribut :

L’adjectif est attribut du sujet lorsqu’il exprime une qualité attribué à un sujet par l’intermédiaire d’un verbe d’état. On parle alors de verbes attributifs : être, paraître, sembler, devenir, demeurer, rester, avoir l’air, passer pour…

Il précise le sujet (soit un nom, un GN ou un pronom…) de ce verbe. Dans ce cas, il appartient au groupe verbal et fait partie des constituants essentiels qui ne peuvent pas être supprimés.

Ex : Ce gâteau semble délicieux.

 

La cause et la conséquence

FM : La cause et la conséquence

Relation et lien logiques :

 

Les textes explicatifs expriment très souvent des relations logiques comme la cause et la conséquence.

 

Attention à ne pas confondre relations logiques et liens logiques !

 

Relation = notion abstraite

Lien, connecteur = mot

 

Les relations logiques peuvent être implicites (le locuteur laisse deviner au destinataire la relation qui unie un fait à un autre) ou elles peuvent être exprimées explicitement à l’aide d’un lien logique ou connecteur logique.

 

La cause et la conséquence

 

La cause d’un événement est l’origine de cet événement :

 

Jules Verne a du succès parce qu’il est considéré comme un visionnaire.

 

La conséquence d’un événement est le résultat de cet événement :

 

Le roman Cinq semaines en ballon s’est beaucoup vendu, donc Jules Verne a signé un gros contrat avec son éditeur.

 

Pour résumer :

Cause = ce qui se produit avant et déclenche un résultat appelé la conséquence

Conséquence = ce qui se produit après, résultat d’un fait, d’une action qui en est la cause

 

La cause et la conséquence sont liées : une cause produit une conséquence, une conséquence est due à une cause. Selon les besoins, on peut décider d’insister sur la cause (Puisque Jules Verne est un visionnaire, ses romans ont du succès) ou la conséquence (Jules Verne est visionnaire, si bien que ses romans ont du succès).

 

Les connecteurs logiques de cause et de conséquence :

 

Voici un tableau récapitulatif des connecteurs logiques de cause et de conséquence, avec leur classe grammaticale :

 

Classe grammaticale

 

cause Conséquence
 

Prépositions

 

à cause de, à force de, en raison

de, par, pour, grâce à, étant donné, vu, sous prétexte de

 

en conséquence de, trop … pour

 

 

Conjonctions de coordination

 

car donc
 

Conjonctions de subordination

 

parce que, puisse que, comme,

vu que, sous prétexte que, étant donné que

si … que / tel … que / tellement …

que / de sorte que …, si bien que … /

trop … pour que

 

Adverbes

 

en effet, effectivement…

 

Par conséquent, ainsi, aussi, dès lors

 

 

Mots de liaison ou connecteurs logiques (4ème)

FM : Les mots de liaison ou connecteurs logiques

 

Un connecteur est mot qui permet de relier deux mots, deux propositions ou deux phrases. Il peut servir à situer dans l’espace ou le temps (connecteur spatial / temporel). Il peut aussi exprimer une relation logique (la cause, la conséquence, l’opposition, le but…). Le connecteur  permet de hiérarchiser et d’organiser des événements ou des idées afin de rendre le texte clair et structuré.

 

Les principaux connecteurs logiques :

 

Pour classer les idées : D’abord, en premier lieu/ ensuite, puis, par ailleurs, en second lieu/ enfin, finalement, au bout du compte, pour finir/ – premièrement, deuxièmement, troisièmement/ – /d’une part…d’autre part/

 

Pour ajouter une nouvelle idée : De plus, par ailleurs, en outre, et, or, de surcroît, mais surtout.

 

Pour comparer : De même, comme, à l’instar de, de même que, ainsi que…

 

Pour opposer deux idées : Mais, au contraire, cependant, pourtant, en revanche, Néanmoins, Quoique, Bien que, Alors que, Tandis que…

 

     Pour expliquer dans quel but est fait une action : pour, pour que, afin que, afin de….

Les connecteurs temporels et logiques

FM : Les connecteurs temporels et logiques

Les connecteurs sont des mots (ou groupes de mots) de liaison qui relient des phrases ou des propositions entre elles et donc qui servent à organiser les textes de manière chronologiques et logiques.

1)     Les connecteurs temporels

Les connecteurs temporels  permettent d’indiquer les différents aspects du temps, ancrent les événements dans le temps, situent les événements les uns par rapport aux autres comme dans les retours en arrière ou les anticipations.

Ils ont plusieurs valeurs, plusieurs rôles :

la date et le moment : hier, la veille, au mois d’août, bientôt, tôt, tard…

la succession : d’abord, puis, ensuite, enfin, alors, après quoi, au début…

la fréquence : jamais, toujours, parfois, souvent, à chaque fois, de temps en temps, quelquefois, …

la durée : longtemps, depuis, durant, pendant ce temps, toute l’année…

 

2)     Les connecteurs logiques

 

Le but

L’opposition

La conclusion

La comparaison

 

pour que

en vue de

afin que

 

 

 

mais

or

cependant

alors que

en revanche

néanmoins

toutefois

 

en somme

enfin

ainsi

finalement

en conclusion

comme

de même que

pareillement

aussi

 

La cause

La conséquence

La reprise

 

 

puisque

parce que

car

en effet

 

 

donc

en conséquence

de sorte que

c’est pourquoi

par conséquent

 

même

aussi

et encore

de plus

aussi

en outre

par ailleurs

 

 

Les adverbes

FM : Les adverbes

Les adverbes forment une catégorie grammaticale (on parle aussi de  nature) de mots invariables.

Un adverbe complète ou modifie le sens d’un verbe, d’un adjectif ou d’une phrase…

Ex : Bientôt, le coupable ne sera plus dehors.

Les locutions adverbiales sont formées de deux ou plusieurs mots (ex : après demain, de haut en bas…)

Il existe différentes sortes d’adverbes :

Les adverbes circonstanciels

Les adverbes de négation

Les adverbes de liaison

Les adverbes de quantité ou d’intensité

Les adverbes d’interrogation

 

De temps :

Aujourd’hui, demain, souvent, longtemps,

parfois, aussitôt, maintenant, autrefois

à présent, désormais,

toujours, hier, tout de suite, quand, déjà, prochainement…

 

 

Ne…pas

Ne…plus

Ne…jamais

Non

 

 

En effet, ainsi,

De plus, cependant,

D’abord, puis,

Ensuite, néanmoins,

Par conséquent,

Toutefois,

Par ailleurs,

Enfin…

 

 

Peu, beaucoup, assez, trop, très, tout à fait, si, tant, tellement, aussi, autant,

 

Où ?

Quand ?

Comment ?

Combien ?

Pourquoi ?

De lieu :

Ici, là-bas, ailleurs, près, loin, autour

par-dessous, derrière,  au-delà, de toutes parts…

 

De manière :

Vite, bien,

rapidement, doucement, complètement…