FM : L’expression du temps

FM : L’expression du temps

1) On peut situer un fait dans le temps en indiquant :

la date : Le festival a lieu au mois de mai.
la durée . Le festival durera deux semaines.
la répétition : Le festival a lieu tous les ans.
2) On peut situer un fait par rapport à un autre fait.
Cet événement s’est produit avant votre arrivée. (antériorité)
Cet événement s’est produit après votre arrivée. (postériorité)
Cet événement s’est produit pendant votre voyage. (simultanéité)
3) Dans la phrase simple.
Le complément circonstanciel de temps peut être :
*un GN. Il est venu avant la tempête, les bus ne circulent pas la nuit.
*un adverbe ou une locution adverbiale : Il viendra demain. Il travaille de temps en temps
*un infinitif ou un groupe infinitif. Il est parti avant de manger. Il est parti après avoir regonflé les pneus.
4) Dans la phrase complexe :

Le complément circonstanciel de temps peut être :
*une subordonnée conjonctive dont le verbe est à l’indicatif : Quand j’aurai fini mon travail, je partirai. Dès que la nuit tombe, je m’endors. (postériorité. Simultanéité)
*une subordonnée conjonctive dont le verbe est au subjonctif (antériorité) : Attendez ici jusqu’à ce que je revienne. Il est parti avant que tu ne viennes.
*une subordonnée participiale. Le discours achevé, le public ovationna l’orateur.
5)Dans un texte, un peut encore exprimer le temps :
*par des connecteurs temporels qui permettent de relier des événement entre eux : Il a mangé, ensuite, il est parti. (puis, alors)
Les connecteurs temporels permettent d’indiquer les différents aspects du temps, ancrent les événements dans le temps, situent les événements les uns par rapport aux autres comme dans les retours en arrière ou les anticipations.
Ils ont plusieurs valeurs, plusieurs rôles :
– la date et le moment : hier, la veille, au mois d’août, bientôt, tôt, tard…
– la succession : d’abord, puis, ensuite, enfin, alors, après quoi, au début…
– la fréquence : jamais, toujours, parfois, souvent, à chaque fois, de temps en temps, quelquefois, …
– la durée : longtemps, depuis, durant, pendant ce temps, toute l’année…
– la simultanéité : pendant, au même instant, au même moment, lors de, au cours
par deux indépendantes juxtaposées ou coordonnées : Le printemps revient, la nature renaît.

*Par le jeu des temps. J’ai dormi. Je me sens bien : le passé composé est antérieur au présent. Il avait dormi. Il pouvait partir : le plus que parfait est antérieur à l’imparfait.

FM Le modalisation

FM : Modalisation et vocabulaire évaluatif

La modalisation est l’ensemble des moyens qui permettent au locuteur de s’impliquer personnellement dans son discours.

Ainsi, il peut exprimer sa subjectivité (vs objectivité, neutralité) à travers :
-ses sentiments ;
– ses jugements et opinions :
– ses doutes et ses certitudes…

Cette subjectivité passe à travers l’usage de modalisateurs, que ce soit l’emploi :
– de certains adverbes (sans doute, peut-être…)
– du conditionnel (permettant d’exprimer des réserves) ou des temps de l’indicatif (marquant davantage la certitude des faits)
– de verbes (croire, penser, sembler, estimer…)

Le vocabulaire permet souvent de faire passer un jugement de valeur sur les choses. Le vocabulaire évaluatif ou appréciatif désigne les mots qui permettent de montrer la subjectivité du narrateur.
• Les mots péjoratifs/dévalorisants : ils montrent ce que le locuteur estime mauvais, laid ou mal.

• Les mots mélioratifs/valorisants : ils révèlent ce que le locuteur juge bon, beau, bien.

? des noms et des adjectifs qualificatifs péjoratifs ou mélioratifs comme juste/injuste, bravoure/lâcheté…
? des suffixes dévalorisants (-âtre, -asse) ou valorisants (-issime) comme verdâtre, génialissime, mollasse…
? des comparatifs (d’égalité, de supériorité ou d’infériorité) comme tu es aussi grande que…, elle est plus petite que…, elle est moins grande que…
? des superlatifs relatifs (le plus connu) ou absolus (très connu).

FM : Les questions de vocabulaire au brevet (notions à revoir)

Fiche mémoire : Les questions de vocabulaire :

Familles et compositions de mot ; homonymes, synonymes, antonymes ;

sens propre / figuré

 

 

I)         Étudier la composition d’un mot

 

Les mots qui ont le même radical et donc la même origine appartiennent à la même famille de mots.

Décomposer un mot, c’est retrouver son radical (ou sa racine), ainsi que le(s) préfixe(s) (particule placée avant le radical) et le(s) suffixe(s) (particule placée après le radical) qui le forment.

 

Ex : « incertitude est un ________ formé du radical _____________, venant de l’adjectif _____________ ; il est précédé du préfixe _____________ et suivi du suffixe ____________.

 

II)       Étudier les sens d’un mot

 

 

Les synonymes sont des mots de sens proche et de même nature (classe grammaticale).

Ex : atterré, abattu, navré, accablé sont des synonymes de « consterné ».

 

Les antonymes sont des mots de sens contraire et de même nature (classe grammaticale).

Ex : le calme et la sérénité sont les antonymes d’angoisse.

 

Les homonymes sont des mots dont la prononciation est identique mais dont le sens et, éventuellement, l’orthographe sont différents.

Ex : La préposition « vers » dans « vers midi », le « vers » en poésie, le « ver » de terre, le « verre » à boire.

 

Déterminer le sens propre et le sens figuré consiste à expliquer si le mot est employé dans son sens premier, concret ou dans un sens imagé, plus abstrait.

Ex : la clé de la porte, (sens propre) /la clé de l’énigme, (sens figuré).

 

FM : Présenter une lettre et adapter son langage (6°)

Fiche Mémoire : Présenter une lettre privée et adapter son langage

 

I / La lettre, définition

Une lettre est un écrit particulier, rédigé à la première personne du singulier ou du pluriel. On l’envoie à quelqu’un pour lui transmettre des informations. Cette personne est appelée destinataire de la lettre. La personne qui écrit est appelée émetteur.

 

Emetteur_______énoncé(message)______________récepteur/destinataire

II / Ecrire une lettre

On doit toujours la présenter de la même façon :

 

                                                                                                                                                                            Lieu, date

                                                           Formule d’appel, (il nomme le destinataire  « Cher… »)

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….            Formule de politesse ou de conclusion,

Signature

P.S (post-scriptum) : élément facultatif

 


Le corps de la lettre doit être organisé en paragraphes, marqués par des alinéas (retrait de deux carreaux vers la droite)

Attention quand on écrit une lettre, il faut toujours adapter son langage : on n’écrit pas à un ami comme on écrit à une relation professionnelle.

Tableau récapitulatif sur les niveaux de langue

 familier courant  soutenu
lexique Vocabulaire abrégé (prof, t’es content) ou relâché, voire argotique (bagnole, pote, frangine) Vocabulaire standard, compris par tous sans problème Vocabulaire recherché, mots rares, anciens 
Tournures grammaticales(syntaxe) Les règles de grammaire ne sont pas toutes respectées : « Tu viens ? » pour « Viens-tu ? », « Il viendra pas » pour « Il ne viendra pas » Les règles de grammaire sont respectées, mais il n’y a aucune recherche particulière Les règles de grammaire sont fidèlement respectées. Les phrases sont souvent complexes.
phonétique Suppression de certaines parties de mots. Déformation : « pô » pour « pas », « nan » pour « non » La phonétique est respectée Respect absolu de la phonétique, les liaisons sont toutes faites à l’oral
Situation de communication

Conversation familiale ou amicale

Langage des enfants

Conversation, lettre, article de journal, journal télévisé Discours officiel, littérature classique

 

Le lexique du fabliau (aide à la rédaction)

Voici une liste de mots rencontrés au fil de nos lectures et que vous pouvez réutiliser pour donner un cadre médiéval à votre récit :

– vilain : paysan

– larron : voleur

– prévôt : agent d’un seigneur charger de lever les impôts et de rendre la justice dans une contrée

– aumusse : très courte cape à capuche, recouvrant les épaules

-braies : sorte de pantalon

– sire

-chevalier

– clerc : jeune homme qui étudie pour appartenir au clergé (église)

– mire : médecin

-écuyer : jeune au service d’un chevalier, en charge de ses armes et de son cheval. Il s’initie à la fonction de chevalier

-le forgeron, la forge (métier du fer)

-bouvier : vilain qui s’occupe des boeufs

– ménestrel : poète musicien

– félon : traitre, qqn de déloyal, qui fait preuve de félonie*

– écuelle : assiette

– lard, chou, pomme de terre (aliments), cervoise (bière), pain trempé, lait, bouillon

– denier, mailles (argent/monnaie)

FM : L’article de dictionnaire

Fiche mémoire : L’article de dictionnaire

 

Dans un dictionnaire, les mots sont classés par ordre alphabétique. Un article de dictionnaire indique l ’orthographe (bien utile pour les rédactions), parfois sa transcription phonétique (sa prononciation) , sa catégorie grammaticale (ou nature), son étymologie (son origine),  il  donne le ou les différents sens de ce mot c’est-à-dire qu’il donne son champ sémantique. Les sens d’un mot sont donnés du plus courant, usuel au plus recherché, spécialisé.  On y trouve également des mots de sens proche (les synonymes) et de sens contraire (les antonymes).

  • Le texte est neutre ou objectif car il se contente d’apporter une information sans donner l’avis de l’auteur.
  • Le temps utilisé est le présent de l’indicatif avec une valeur de vérité générale.

Composition de la page de dictionnaire :

Tout en haut de chaque double page du dictionnaire se trouvent  les mots repères, c’est -à-dire  le premier et le dernier mot de cette double page : cela te permet donc de savoir si le mot que tu cherches peut ou non se trouver dans cette page.

 Chaque mot est repéré par une entrée, écrite en gras. L’ensemble des renseignements sur le mot forme un article.

 Retrouvez ci-dessous une version audio de la fiche ! Ecoutez votre cours en direct :

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La cause et la conséquence

FM : La cause et la conséquence

Relation et lien logiques :

 

Les textes explicatifs expriment très souvent des relations logiques comme la cause et la conséquence.

 

Attention à ne pas confondre relations logiques et liens logiques !

 

Relation = notion abstraite

Lien, connecteur = mot

 

Les relations logiques peuvent être implicites (le locuteur laisse deviner au destinataire la relation qui unie un fait à un autre) ou elles peuvent être exprimées explicitement à l’aide d’un lien logique ou connecteur logique.

 

La cause et la conséquence

 

La cause d’un événement est l’origine de cet événement :

 

Jules Verne a du succès parce qu’il est considéré comme un visionnaire.

 

La conséquence d’un événement est le résultat de cet événement :

 

Le roman Cinq semaines en ballon s’est beaucoup vendu, donc Jules Verne a signé un gros contrat avec son éditeur.

 

Pour résumer :

Cause = ce qui se produit avant et déclenche un résultat appelé la conséquence

Conséquence = ce qui se produit après, résultat d’un fait, d’une action qui en est la cause

 

La cause et la conséquence sont liées : une cause produit une conséquence, une conséquence est due à une cause. Selon les besoins, on peut décider d’insister sur la cause (Puisque Jules Verne est un visionnaire, ses romans ont du succès) ou la conséquence (Jules Verne est visionnaire, si bien que ses romans ont du succès).

 

Les connecteurs logiques de cause et de conséquence :

 

Voici un tableau récapitulatif des connecteurs logiques de cause et de conséquence, avec leur classe grammaticale :

 

Classe grammaticale

 

cause Conséquence
 

Prépositions

 

à cause de, à force de, en raison

de, par, pour, grâce à, étant donné, vu, sous prétexte de

 

en conséquence de, trop … pour

 

 

Conjonctions de coordination

 

car donc
 

Conjonctions de subordination

 

parce que, puisse que, comme,

vu que, sous prétexte que, étant donné que

si … que / tel … que / tellement …

que / de sorte que …, si bien que … /

trop … pour que

 

Adverbes

 

en effet, effectivement…

 

Par conséquent, ainsi, aussi, dès lors