Mots de liaison ou connecteurs logiques (4ème)

FM : Les mots de liaison ou connecteurs logiques

 

Un connecteur est mot qui permet de relier deux mots, deux propositions ou deux phrases. Il peut servir à situer dans l’espace ou le temps (connecteur spatial / temporel). Il peut aussi exprimer une relation logique (la cause, la conséquence, l’opposition, le but…). Le connecteur  permet de hiérarchiser et d’organiser des événements ou des idées afin de rendre le texte clair et structuré.

 

Les principaux connecteurs logiques :

 

Pour classer les idées : D’abord, en premier lieu/ ensuite, puis, par ailleurs, en second lieu/ enfin, finalement, au bout du compte, pour finir/ – premièrement, deuxièmement, troisièmement/ – /d’une part…d’autre part/

 

Pour ajouter une nouvelle idée : De plus, par ailleurs, en outre, et, or, de surcroît, mais surtout.

 

Pour comparer : De même, comme, à l’instar de, de même que, ainsi que…

 

Pour opposer deux idées : Mais, au contraire, cependant, pourtant, en revanche, Néanmoins, Quoique, Bien que, Alors que, Tandis que…

 

     Pour expliquer dans quel but est fait une action : pour, pour que, afin que, afin de….

FM : L’Histoire de la langue et la formation des mots

FM : L’Histoire de la langue et la formation des mots

LES ORIGINES DU FRANÇAIS MODERNE

Le français est une langue romane, c’est-à-dire que la majorité des mots provient du latin.

Celui-ci a donné naissance, vers le IXème siècle à l’ancien français. Il sera parlé jusqu’au XIII ème siècle, puis deviendra ce que l’on appelle le « moyen français », parlé jusqu’à la fin du XVème siècle.

 

Mais à l’intérieur de l’ancien français il y avait différentes langues selon les régions (la langue d’oïl (au nord de la Loire), la langue d’oc (au sud), le picard, l’anglo-normand, le provençal, le champenois…).

En Ile de France, dans la région de Paris (centre du domaine royal) on parlait le francien. Au fil des siècles, le dialecte de l’Ile de France s’imposera et aboutira au français.

Notre langue est donc bien une langue vivante, qui a évolué. En effet, les mots subissent de nombreux changements selon les époques. C’est l’histoire des mots.

 

L’HISTOIRE DES MOTS

D’une époque à l’autre, et même encore aujourd’hui, la langue évolue sans cesse. On trouve :

 

? Des mots ayant disparu ou de sens vieilli :

 

Certains mots ont totalement  disparu de la langue française, comme le mot « onques ». On trouve aussi des mots caractéristiques des habitudes du Moyen Age comme le « hanap », sorte de pot à eau.

 

D’autres ne sont plus employés que très rarement, souvent pour imiter la langue du passé : on parle d’archaïsmes.

Ex : choir, bailler, messire, félon…

 

v Des mots ayant changé de forme :

 

Certains mots existent encore aujourd’hui mais ont changé de forme : ils ont changé d’orthographe : fame/femme, mervoille/merveille. Le mot « prestre » a échangé son « s » contre un accent circonflexe. Il en va de même pour « feste , forest, hospital ». Mais, le « s » reste visible dans certains mots de la même famille : festif, déforestation, hospitalier.

? Des mots dont le sens a changé :

Certains mots ont totalement changé de sens au fil des temps. Le mot « vilain », désignait au Moyen Age un paysan libre, l’habitant d’une villa, c’est-à-dire d’un domaine agricole. Maintenant, le mot existe comme adjectif et qualifie tout ce qui est désagréable à voir ou à faire. Le mot « faille » en ancien français signifie « un mensonge » alors qu’aujourd’hui c’est une cassure, une fissure ou un point faible.

x Des mots de sens plus fort qu’aujourd’hui :

 

Certains mots avaient un sens plus fort autrefois, souvent car ils étaient plus proches du sens de leur racine latine.

 

Ex : aimable = « gentil » aujourd’hui

« digne d’être aimé » autrefois (plus proche du sens latin de

amare = aimer)

 

navré =  « désolé » aujourd’hui

« blessé » autrefois (le sang coule)

y Des mots nouveaux :

 

La langue française invente sans cesse de nouveaux mots, appelés néologismes, pour désigner de nouveaux objets : un ordinateur, Internet, ou de nouveaux actes : un véliplanchiste (désigne une personne pratiquant la planche à voile), alunir (atterrir sur la lune) …

 

LA FORMATION DES MOTS

FTous les mots ont un radical. Il s’agit de l’élément de base du mot, celui qui porte le sens principal.

Ex : corps, corpulence.

F A partir de ce radical, on peut former d’autres mots :

–          en y ajoutant, avant, un préfixe : recouvrir

–          en le faisant suivre d’un suffixe : lenteur

–          en lui ajoutant à la fois un préfixe et un suffixe : ralentissement

F Dans la langue française, il existe:

–          des mots simples: gare, table, sel, etc.

–          des mots dérivés: manifestation, librement, insupportable, etc.

–          des mots composés: wagon-lit, chemin de fer, etc.

Les mots dérivés sont construits sur le radical d’un mot simple, à l’aide de préfixes ou de suffixes, ou des deux à la fois.

 

Les familles de mots :

Les mots qui ont le même radical et donc la même origine appartiennent à la même famille de mots.

Ex : allonger, rallonger, longueur, élongation, longuement, longer… appartiennent à la même famille.

 

 

Les connecteurs temporels et logiques

FM : Les connecteurs temporels et logiques

Les connecteurs sont des mots (ou groupes de mots) de liaison qui relient des phrases ou des propositions entre elles et donc qui servent à organiser les textes de manière chronologiques et logiques.

1)      Les connecteurs temporels

Les connecteurs temporels  permettent d’indiquer les différents aspects du temps, ancrent les événements dans le temps, situent les événements les uns par rapport aux autres comme dans les retours en arrière ou les anticipations.

Ils ont plusieurs valeurs, plusieurs rôles :

la date et le moment : hier, la veille, au mois d’août, bientôt, tôt, tard…

la succession : d’abord, puis, ensuite, enfin, alors, après quoi, au début…

la fréquence : jamais, toujours, parfois, souvent, à chaque fois, de temps en temps, quelquefois, …

la durée : longtemps, depuis, durant, pendant ce temps, toute l’année…

2)      Les connecteurs logiques

 

Le but L’opposition La conclusion La comparaison
 

 pour que,

en vue de,

afin que ,

 

 

 

mais,  

 or,

 cependant,

alors que,

en revanche,

néanmoins,

toutefois

 

en somme, 

 enfin,

 ainsi,

finalement,

en conclusion, 

comme, 

 de même que,

 pareillement,

aussi,

 

La cause La conséquence La reprise  
 puisque,

 parce que,

 car,

en effet,

 

 

donc, 

en conséquence,

de sorte que,

c’est pourquoi,

par conséquent,

 

même,  

aussi,

et encore,

de plus,

aussi,

en outre,

par ailleurs, 

 

La langue de Rabelais

FM : Le comique de mots chez Rabelais

 Un des caractères les plus frappants de la langue de Rabelais tient à la richesse et à la variété de son vocabulaire : il utilise tous les niveaux de langage (familier, courant, soutenu) et tous les registres (médical, culinaire…)

 Rabelais joue avec la langue dans le but de faire rire mais aussi pour montrer ses richesses :

  •  Rabelais multiplie les calembours qui sont des jeux de mots fondés sur une similitude de sonorités.

 

Ex : « Dieu fit les planètes et nous faisons les plats nets » ou « le service divin » devient « le service du vin ».

  •  Rabelais utilise de nombreuses accumulations. L’accumulation est une figure de style qui consiste à ajouter les uns à la suite des autres des termes de même catégorie grammaticale (nom, verbes…). Cela crée un effet d’abondance et d’exagération comique.

 

 Ex : « il pissait, chiait, se mouchait, morvait,  pataugeait, buvait, se frottait »

  •  Il joue également avec le langage en prenant des expressions au sens propre (concret) et non au sens figuré (imagé).

 

Ex : « Gargantua prenait de la bouteille » : prend de l’âge, vieillit (sens figuré, imagé) ou il est un grand buveur (sens propre, concret).

L’origine et la formation des mots

Fiche mémoire : L’origine et la formation des mots

Les origines du français :

Le français est une langue romane, c’est-à-dire que la majorité des mots provient du latin.

Répondre à la question « Quelle est l’étymologie du mot …? » c’est dire d’où il vient : dans quelle langue il est apparu et à partir de quel mot il a été créé.

Par ailleurs, connaître l’étymologie d’un mot permet parfois de comprendre son orthographe.

Ex. le mot doigt vient du latin digitus : on retrouve dans la terminaison du mot français les lettres g et t du mot latin; et on peut alors lui associer l’adjectif digital qui sert à qualifier par exemple des empruntes!

La formation des mots :

FTous les mots ont un radical. Il s’agit de l’élément de base du mot, celui qui porte le sens principal.

Ex : corps, corpulence.

F A partir de ce radical, on peut former d’autres mots :

–          en y ajoutant, avant, un préfixe : recouvrir

–          en le faisant suivre d’un suffixe : lenteur

–          en lui ajoutant à la fois un préfixe et un suffixe : ralentissement

F Dans la langue française, il existe:

–          des mots simples: gare, table, sel, etc.

–          des mots dérivés: manifestation, librement, insupportable, etc.

–          des mots composés: wagon-lit, chemin de fer, etc.

Les mots dérivés sont construits sur le radical d’un mot simple, à l’aide de préfixes ou de suffixes, ou des deux à la fois.

Les familles de mots :

Les mots qui ont le même radical et donc la même origine appartiennent à la même famille de mots.

Ex : allonger, rallonger, longueur, élongation, longuement, longer… appartiennent à la même famille.