FM : L’article de presse (niveau 6ème)

FM : L’article de journal

Un mise en page à respecter :

 

Un article de journal est composé de différents éléments de mise en page :

 

  • un titre en gros caractères
  • un chapeau : texte d’introduction qui « coiffe » l’article. Il annonce en quelques lignes l’essentiel de l’article.
  • un texteprésenté en colonnes, qui peut comporter des intertitres.
  • une illustration accompagnant le texte. L’illustration comporte une légende
  • la signature du journaliste.

 

Quelques règles d’écriture :

Lorsque survient un événement, le journaliste présente les faits.

? Il répond aux questions :

  • Qui ?

  • Quoi ?

  • Où ?

  • Quand ?

  • Pourquoi ?

? Il raconte les événements au présent pour rendre son récit plus vivant.

? Il rapporte entre guillemets les paroles des acteurs ou des témoins des événements pour insister sur l’aspect réel.

FM : Le fabliau

FM : LE FABLIAU AU MOYEN AGE

 

Au Moyen-âge, la diffusion des textes est essentiellement orale. Très peu de personnes savent écrire (les clercs essentiellement). De ville en ville, de château en château, les jongleurs (le mot vient du latin « joculator » qui signifie « amusant », « rieur ») allaient faire rire les gens, la vielle (instrument de musique à cordes et à manivelle) et la rote (instrument de musique à cordes pincées) à la main, la barbe et la perruque teintes en rouge.

Ils se livraient à des tours d’adresse, des culbutes et sauts, acrobaties et pitreries, ou bien ils contaient quelque fabliau.

Les fabliaux sont donc des contes à rire en vers (octosyllabes) car il est ainsi plus facile de les mémoriser. Ils vont donc être dits et joués par ces jongleurs.

Les personnages des fabliaux sont assez stéréotypés (on retrouve souvent les mêmes types de personnes) par exemple : la femme et son mari, le curé, le vilain (paysan) et son seigneur etc… bien souvent, ces personnages n’ont pas de nom ou seulement un prénom.

Les sujets de ces histoires sont souvent empruntés à la vie courante des gens du moyen âge.

La plupart des fabliaux datent du milieu XIIème siècle et surtout du XIIIème siècle.

Caractéristiques de ces fabliaux :

1) C’est un texte court en vers (qui emprunte ses sujets à la vie courante) raconté par un.jongleur

2) Il comporte souvent une formule d’introduction (intervention du narrateur) et une morale à la fin.

3) Il repose sur un jeu de langage ou un quiproquo (malentendu)

4) Il se moque souvent des défauts de l’être humain. Il a une visée satirique (se moquer de).

5) Ce sont des personnages types qui en sont les héros.

Homère et ses oeuvres

Qui était Homère ?

Profession : aède. Dans la Grèce antique, un aède est un poète qui allait de palais en palais pour réciter ou chanter, en s’accompagnant d’une lyre, de longues histoires en vers.

Epoque : Homère aurait vécu au VIIIe siècle avant J.-C.

Origines : Homère est un poète grec.

Caractéristiques : Selon la tradition, Homère était un vieillard aveugle.

Ses œuvres : Homère est l’auteur de deux longs poèmes épiques : l’Iliade et l’Odyssée.

                                      L’Iliade

L’Iliade est un long poème de quinze mille vers, qui raconte la guerre des Grecs contre la ville de Troie (appelée aussi Ilion, d’où le titre d’Iliade). Priam, roi de Troie, a pour fils Pâris. Trois déesses, Héra, Aphrodite et Athéna, demandent au jeune homme de désigner la plus belle des trois. Il choisit Aphrodite qui lui promet, en récompense, la plus belle femme de la terre. Avec l’aide de la déesse, Pâris enlève donc Hélène, femme de Ménélas, roi de Sparte. Ce dernier fait alors appel à son frère, Agamemnon, chef des grecs, et part en guerre contre Troie.

 [La guerre a duré dix ans. Achille est tué par Pâris. Troie est alors prise et incendiée. Après le massacre, Hélène est finalement rendue à son époux : ceci est raconté par Ulysse dans L’Odyssée].

 

                                      Ulysse (en grec « Odusseus)

Fonction : Ulysse est le roi d’Ithaque.

Famille : Ulysse est l’époux de Pénélope et le père d’un jeune garçon Télémaque.

Rôle dans L’Iliade : Pendant la guerre de Troie, Ulysse est l’un des chefs de l’armée grecque. Il a l’idée d’une ruse contre les Troyens : faire croire que les Grecs renoncent à la guerre. En offrande, ces derniers laissent devant les portes de Troie un immense cheval de bois dans lequel ils se dissimulent. Ce stratagème permet aux grecs de gagner la guerre en pénétrant dans la ville et en massacrant les Troyens.

Rôle dans l’Odyssée : Ulysse est le héros de l’Odyssée.  Ce long poème de douze mille vers raconte les événements qui ont eu lieu après la guerre et la destruction de Troie. Alors que les autres rois regagnent leurs palais sans incidents, Ulysse erre pendant dix ans sur la mer, poursuivi par la haine du dieu Poséidon, risquant la mort à tout moment, avant de retrouver Ithaque, son île natale. L’Odyssée est l’histoire de ce retour difficile.

   L’Odyssée

Ce poème épique est divisé en vingt-quatre chants.

-Chants I à IV : Télémaque va demander des nouvelles de son père aux Grecs revenus de la guerre de Troie.

-Chants V à VIII : les dieux interviennent auprès de la magicienne Calypso pour qu’elle libère Ulysse. Celui-ci part sur un radeau, mais Poséidon déchaîne une tempête qui le jette sur le rivage de Phéaciens, où le roi Alcinoos, le père de Nausicaa, lui offre l’hospitalité.

-Chants IX à XII : Ulysse fait le récit de ses aventures, depuis la prise de Troie jusqu’à son séjour dans l’île de Calypso.

-Chants XIII à XXIV : Arrivé à Ithaque, Ulysse se venge et retrouve sa famille.

La fable

 

Fiche mémoire :   LA  FABLE

 

 Une fable est une histoire complète et courte écrite en prose (« Le loup et le Héron » d’Esope) ou en vers comme les fables de La Fontaine.

   Elle est destinée à amuser les lecteurs et à les faire réfléchir.

 I.                   Une composition en deux parties

 Une fable se compose toujours de deux parties : un récit et une moralité.

  • Le récit est la narration au passé (imparfait ou passé simple) d’une histoire qui arrive à des personnages imaginaires. On y trouve souvent un retournement de situation.
  • La moralité se situe au début ou à la fin du récit, dont elle est séparée par un blanc. Elle est écrite au présent de vérité générale ou à l’impératif. Elle a une portée générale. Elle peut présenter des conseils, des règles de conduite, un constat ou la critique d’un défaut. La morale est parfois absente de la fable et le lecteur doit donc la deviner. On dit alors qu’elle est implicite.

Le récit et moralité sont étroitement liés : la moralité tire une leçon de ce qui est raconté dans le récit.

 II.                Les personnages de la fable

 Les personnages caractéristiques de la fable sont des animaux, mais on peut également y trouver des hommes (« La Laitière et le Pot au lait »)  ou des éléments de la nature (« Le Chêne et le Roseau »).

Ces animaux des fables qui parlent et agissent comme des hommes représentent des comportements humains et sociaux. Le renard, par exemple, représente la ruse, les courtisans ou la flatterie ; l’âne représente la bêtise ; le lion incarne le pouvoir, la royauté…

Ils permettent au fabuliste de parler de façon amusante de nos comportements.

 III.             Un texte poétique

Lorsque la fable est écrite en vers, les vers sont de longueur inégale (alexandrins, décasyllabes, octosyllabes), ce qui donne plus de rythme et rend l’histoire plus vivante. La disposition des rimes peut varier (rimes plates, croisées ou embrassées).

La comédie de caractère et les formes de comique

FM : La comédie de caractère

La comédie de caractère vise à dénoncer les travers de la société. Elle met en scène des personnages ayant un défaut particulier et les dénonce.

Dans plusieurs pièces, Molière se propose de corriger les hommes de son époque en tournant en ridicule leurs défauts, au moyen de la caricature : il fait la satire de la société. Mais son projet est avant tout d’amuser les spectateurs. Il utilise pour cela toutes les ressources du comique.

Les formes de comique :

Le comique :

  • de mots (jeux de mots, jurons, répétition, insultes…)
  • de gestes (poursuite, coup de bâtons, chute…)

ex : coups de bâton, fouille, soufflet, poursuite.

  • de situation (malentendu, situation embarrassantes…)

ex : vieillard amoureux, avare volé, imposture, flatterie.

  • de caractère (met en scène les défauts et les vices humains)

ex : valet adroit et impertinent, père dénaturé, intrigante cupide, flatterie.

Le conte merveilleux

 Fiche mémoire : Les caractéristiques du conte de fées

 Le conte : un genre narratif ancestral

Le conte est un récit d’événements imaginaires, généralement bref, fait pour instruire, distraire ou faire rêver en s’amusant.

A l’origine les contes se transmettaient oralement, c’est pourquoi il est souvent difficile de leur attribuer un auteur.

Le conte commence la plupart du temps par une formule d’entrée (Il était une fois, Jadis , un jour, …).

Le conte se déroule à une époque imprécise, dans un lieu imprécis.

Le héros.

Le héros de conte a une mission à accomplir, un but à atteindre (princesse à délivrer, trésor à chercher, etc…). Il passe d’un état à un autre. Mais son parcours est semé d’obstacles, d’épreuves à surmonter. Le héros a souvent une particularité (il peut être orphelin, très petit ou très grand, turbulent, avoir un vêtement particulier…).

Il y a aussi des personnages secondaires extraordinaires.

Le merveilleux.

Un conte comporte des personnages ou des éléments merveilleux, surnaturels, dotés de pouvoirs magiques : enchanteurs, lutins, sorcières, fées, objets magiques…

Voici quelques contes célèbres:

– Le Petit Poucet.

– Blanche-Neige et les sept nains.

– Cendrillon

– La Petite fille aux allumettes d’Andersen

Le récit de voyage

FM : Le récit de voyage 

 

Le récit de voyage se présente comme un témoignage vécu : un voyageur fait le compte rendu, à la première personne d’un voyage qu’il a effectué. Le livre des Merveilles de Marco Polo fait exception : les aventures du navigateur sont racontées à la 3ème personne, par un écrivain à qui il a dicté ses mémoires.

L’auteur d’un récit de voyage cherche à gagner la confiance du lecteur : il multiplie les déclarations de sa bonne foi, assurant que ce qui est dit est fidèle à ce qui a été vu ou entendu.

J Le récit de voyage peut prendre diverses formes :

–      journal de bord (écriture au jour le jour : Colomb, Bougainville, Cook…)

–      souvenir de voyage ou témoignage (rédaction faite au retour à partir de notes prises au cours du voyage : Polo, Léry)

–      lettres (Cortès, Colomb)

J Les destinataires :

Ces voyageurs s’adressent aux gens curieux et instruits de leur époque, ou à des personnages importants à qui ils doivent rendre des comptes (commanditaire de l’expédition, souverain du pays)

J Les visées :

L’auteur veut faire voir le monde étranger à celui qui ne le connaît pas (visée informative), mais veut aussi toucher le lecteur est suscité chez lui une émotion (émerveillement, étonnement).

Les progressions thématiques

Fiche mémoire : Les progressions thématiques

  •   Dans la progression d’un texte, on nomme :

thème, ce dont on parle et qui est connu

propos, ce que l’on dit de nouveau sur le thème.

 Ex : Ce troll a les oreilles poilues.

     Thème               propos

  •    Pour qu’un texte soit clair et compréhensible, thèmes et propos doivent s’enchaîner de façon logique. En général, le thème, placé en début de phrase, est le sujet du verbe ; il est suivi par le propos. Il existe trois types d’enchaînements, appelés progressions thématiques, qui peuvent se combiner.

 

  •  La progression à thème constant :

Dans ce type de progression, toutes les phrases ont le même thème sur lequel on donne des informations différentes.

Ex : Le troll a les oreilles poilues. Il est vêtu de guenilles et porte un chapeau pointu. Cette créature fait peur à voir.

  •   La progression à thème linéaire :

Dans ce type de progression, le propos de la première phrase devient le thème de la suivante.

Ex : Son nez aquilin est parsemé de microscopiques verrues. Celles-ci dégagent

       Thème                                                                                    propos      thème

une odeur pestilentielle.

  • La progression à thème éclaté ou dérivé :

Dans ce type de progression, les phrases qui se succèdent ont chacune un thème différent mais ces thèmes forment les parties d’un tout.

Ex : Son visage était effrayant et vous donnait des sueurs froides. Ses yeux perçants louchaient de manière déconcertante. Lorsqu’il riait, sa voix devenait stridente et son sourire narquois laissait apparaître des dents jaunes et noires.

Rabelais et l’éducation

Rabelais et l’éducation

  La critique de l’éducation médiévale :

            Gargantua est un roman de dérision critique, c’est-à-dire qu’il critique en s’en moquant certains aspects de la société. Rabelais, en homme de la Renaissance, condamne les méthodes d’éducation du Moyen Age qui étaient fondées uniquement sur la mémoire (apprentissage par cœur) et non sur la réflexion (Gargantua apprend par cœur à l’envers son alphabet en cinq ans et trois mois)

De plus, cette éducation négligeait l’hygiène et les activités physiques en méprisant le corps.

 L’éducation humaniste :

Au modèle de l’éducation médiévale, Rabelais oppose une nouvelle méthode d’éducation enseignée à Gargantua par son maître Ponocrates.

Cette éducation repose sur un bon usage du temps. Gargantua se lève à quatre heures du matin. Son emploi du temps est le suivant : lecture de la Bible, sciences naturelles, arithmétique, géométrie, musique, exercices physiques. Chaque instant de la vie est mis à profit. Ainsi le repas est l’occasion d’étudier les propriétés des aliments, les jeux de cartes sont prétextes à des leçons de mathématiques…

            Le corps n’est pas négligé (hygiène et sports). Pour Rabelais, le corps est aussi important que l’esprit. Il reprend l’idée antique d’une âme saine dans un corps sain. D’ailleurs, l’auteur évoque dans son roman toutes les fonctions naturelles du corps (rôts, excréments, urine…), or ceci était tabou et interdit au Moyen âge.

            Les méthodes d’éducation de Ponocrates reflètent la soif de connaissance des humanistes et leur souci de ne négliger aucun des aspects de l’homme. L’immense appétit des géants peut être interprété comme le symbole de l’immense appétit du savoir qui caractérise la Renaissance.