Les abeilles testent la qualité de l’air de l’aéroport de Lyon

16 12 2008

– A proximité de l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, des abeilles sentinelles testent la qualité de l’air.

Depuis mars 2007, les avions qui passent par l’aéroport de Lyon partagent le tarmac avec des abeilles sentinelles. Surnommées ainsi pour leur sensibilité à la pollution, elles peuvent parcourir jusqu’à 3 km autour de leurs ruches pour trouver du pollen. Elles ont été choisies par la direction de l’aéroport en vue de mesurer la pollution de l’air. « Nous avions essayé diverses méthodes de mesure de la qualité de l’air aux abords de nos pistes, mais aucunes ne donnaient de résultats précis », explique Lionel Lassagne, directeur du développement durable de l’aéroport.
Récupéré à l’entrée des ruches et dans le miel, le pollen est analysé et permet une évaluation efficace de la qualité de l’air. Le niveau de concentration en plomb, zinc et cadmium peut être détecté ainsi que les hydrocarbures aromatiques polycycliques, polluants organiques persistants.
« A la sortie des réacteurs des avions, où la pollution pourrait certainement être évaluée, la température est de plus de 800 degrés. Effectuer des prélèvements n’y est donc pas possible « , précise néanmoins Lionel Lassagne.

– « Les résultats des prélèvements ne révèlent pas d’anomalies  » –

Sous la tutelle de l’Union nationale de l’apiculture française, l’installation des dix ruches a été effectuée par Michel Beraud, apiculteur. Les 800 000 sentinelles de l’aéroport ont produit entre 100 et 150 kilos de miel en un an, revendus ensuite par l’apiculteur. Bio-indicateur très efficace, l’abeille est un insecte primordial de la biodiversité. Elle pollinise plus de 20 000 plantes sauvages en Europe et son extinction est crainte par les spécialistes du secteur.
Pour l’instant, les résultats des prélèvements effectués chaque trimestre ne révèlent pas d’anomalies. « Il faudra plus d’une année pour que les résultats soient probants », confie Lionel Lassagne.
Les abeilles poursuivent leur production de miel et n’ont pas amorcé de migration de la ruche. Ce qu’elles font lorsque leur environnement est trop dégradé.
L’aéroport sponsorise l’entretien et le fonctionnement de la ruche et en échange, les abeilles mesurent la pollution de l’environnement. Un troc intelligent et respectueux de l’environnement.

Publié le 7 avril 2008 sur :

http://www.eco-life.fr/les_abeilles_testent_la_qualite_de_l_air_de_l_aeroport_de_lyon.php


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