La bioattitude au potager

9 04 2010

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Exploitation pédagogique

Choisissez 2 ou 3 conseils parmi ceux proposés ci-dessous, et demandez à vos élèves la justification de ces prescriptions.

Après cette phase d’émission d’hypothèses, cherchez les différents moyens d’obtenir des réponses : expérimentations au jardin de l’école, enquête auprès d’un jardinier, recherche de documents sur la toile ou à la médiathèque…

Au terme de ces investigations, les élèves tireront des conclusions sur :

– les besoins des végétaux et à leurs modes de reproduction ;

– la place et le rôle des êtres vivants (dont l’Homme) dans leur milieu ;

– les différents modes de cultures possibles : intensive, raisonnée, biologique ;

– les causes et l’impact des choix humains sur le milieu ;

– des solutions alternatives…

S’il est un endroit où une culture respectueuse de l’environnement est de mise, c’est bien dans nos potagers et vergers. Ainsi, pouvons-nous espérer consommer des légumes et fruits sains, goûteux et nutritifs.

Il faut, pour nombre d’entre nous, revoir toute notre éducation: « la culture, c’est une culture » dirait Monsieur de La Palice. Les poncifs, dictons et autres croyances populaires ne sont parfois que billevesées et il nous faut dorénavant changer de paradigme. Voici quelques pistes pour une approche plus respectueuse de notre environnement sans compromettre pour autant qualité et abondance des récoltes.

Les engrais : proscrivez la chimie au profit d’engrais organiques dont l’absorption par les plantes est prolongée et naturellement régulée. Ne forcez pas sur l’azote, votre sol en contient déjà en abondance et vos plantes seront certes plus lambines, mais bien plus saines.
Lire aussi : Les produits fertilisants

Le travail du sol : au lieu de chambouler les strates de votre terrain par un bêchage en profondeur, préférez les méthodes douces en adoptant la rotogriffe et/ou la grelinette ou ses copies. Vous favoriserez le travail des vers de terre qui enfouiront naturellement les matières organiques progressivement apportées en surface. Ne tassez pas le sol en marchant dessus inutilement. Binez souvent.
Lire aussi : Préparez votre sol

Une fumure raisonnée : Un bon apport de matière organique bien décomposée ne nuit jamais à la structure du sol. C’est un investissement à long terme. Côté produits du commerce, veillez à ce que le sac n’exhale pas une odeur chlorée, signe d’un excès d’azote, d’une décomposition trop rapide et imparfaite.

Le recyclage : Pensez à faire votre compost maison en récupérant toutes les tontes, tailles (pas de parties malades), désherbages (dépourvus de graines), déchets organiques ménagers à composter en alternant harmonieusement matières sèches et matières vertes.
Lire aussi : Compost : pourquoi et comment le réaliser ?

Profitez du moindre espace : même sur un grand balcon, une terrasse, un patio, vous pourrez cultiver des fruits et légumes. Optez alors pour le potager au carré ou employez des grands bacs, voire des sacs de culture appropriés.
Lire aussi : Potager en carrés et Potager au balcon

Les paillis : Couvrez la terre (tontes de gazon, broyats…) entre les plantes afin de limiter la prolifération des mauvaises herbes et de maintenir la fraîcheur du sol.
Lire aussi : Paillage : pourquoi et comment le réaliser ?

Gérez l’eau : arrosez peu, mais en quantité. Installez un récupérateur d’eau sur vos descentes de gouttière. Employez des systèmes d’arrosage au goutte-à-goutte ou des tuyaux micro perforés pour un arrosage dosé, localisé et économique. Arrosez tôt le matin ou tard le soir.
Lire aussi : Gestion de l’eau : tout sur l’arrosage

Encouragez la biodiversité : adoptez les plantations mélangées afin de minimiser l’impact des maladies, l’installation d’une faune et microfaune alliée.
Lire aussi : Biodiversité de votre jardin

Des conditions de culture optimales : afin de limiter l’apparition des maladies en particulier, ne plantez pas trop dense, ni trop à l’ombre. Privilégiez une bonne aération, un bon ensoleillement des plantes.

Soyez plus près de vos cultures : observez très souvent vos plantations afin de détecter les premiers signes d’invasion cryptogamique ou de prédateurs. La réponse sera ainsi plus ciblée et rapide, bien avant l’atteinte du seuil de nuisibilité.

Mieux lutter contre les parasites : avant de dégainer les produits de traitements (tout bio fussent-ils) privilégiez les actions préventives : emploi de plantes pièges, de pièges à phéromones, récolte manuelle (doryphores), action physique (jet d’eau sur pucerons). Jouez des plantes compagnes à effet répulsif. En dernier recours, employez le savon mou, le soufre, la bouillie bordelaise…
Lire aussi : Lutte biologique : utiliser les insectes auxiliaires, Plantes compagnes

Retrouvez tous ces conseils et plus encore dans notre fiche conseils le potager Bio

Article paru le 26/03/2010 sur www.plantes-et-jardins.com/


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