Antagonisme entre besoins des hommes et biodiversité (2)

27 06 2010

Développer l’hydroélectricité en respectant la biodiversité des rivières

barrage

barrage de Guerlédan (Bretagne)

 

Il aura fallu deux ans de négociations et une douzaine de versions avant qu’une convention « pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques » voie le jour. Elle devait être signée, mercredi 23 juin, par le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, les représentants des élus locaux, les producteurs d’électricité, et plusieurs associations de protection de l’environnement, dont le WWF, la Fondation Nicolas Hulot (FNH), l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) et Loire vivante.

 

En revanche, le texte ne convient ni à France nature environnement (FNE), ni à la Fédération nationale pour la pêche, acteurs de terrain importants. Tous deux refusent « la construction de 500 à 1 000 microcentrales et la destruction, à terme, des derniers tronçons de rivières vivantes du pays » pour un gain en CO2 limité.

 

La convention vise à concilier deux objectifs environnementaux a priori contradictoires : atteindre 23 % d’énergies renouvelables en 2020, et restaurer la biodiversité dans les cours d’eau d’ici à 2015, comme l’impose une directive-cadre européenne.

 

L’hydroélectricité est déjà la première énergie renouvelable de France (67 térawatts-heure par an, soit 80 % des renouvelables), et représente 12 % de l’électricité produite. Mais les barrages, appréciés des élus locaux pour leurs retombées financières, perturbent la vie de la faune et de la flore aquatiques, diminuent les populations de poissons migrateurs (saumons, aloses, anguilles), et bloquent les transferts sédimentaires dans les cours d’eauLire la suite sur www.lemonde.fr

 

Article paru le 24.06.10


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