Je parraine une ruche pour sauver les abeilles

7 07 2010

ruches

 Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions du monde. En butinant l’abeille participe à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs. Sa disparition serait une véritable catastrophe pour la nature et l’être humain. Que vous soyez un particulier ou une entreprise, vous pouvez participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche. C’est simple, c’est utile et ce n’est pas si cher.

 

Pourquoi parrainer une ruche ?

 

Les abeilles sont en danger. Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) et reste inexpliqué : Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité.

 

Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

 

Un affaiblissement généralisé des colonies d’abeilles domestiques a été constaté dans de nombreuses régions du monde…

En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15000 apiculteurs ont cessé leur activité. 18 000 tonnes de miel ont été récoltées en France en 2007 contre 25000 tonnes en 2004.

 

En danger : 35 % de la production mondiale de nourriture

 

Seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs (les céréales par exemple). La plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao sont majoritairement pollinisées par les insectes. On estime à 153 milliards d’euros par an l’apport mondial de l’action pollinisatrice des insectes. Nous sommes confrontés à la perspective d’une perte économique de grande envergure, mais aussi d’une perte écologique majeure, les insectes ne jouant pas dans les écosystèmes le seul rôle de porteurs de pollen mais s’inscrivant dans de multiples chaînes d’interactions utiles – sinon indispensables – aux divers maillons en présence. A cette perte économique correspondrait un irréversible dommage pour l’ensemble de la biodiversité : combien d’espèces dépendent, totalement ou en partie, d’une nourriture provenant d’espèces végétales qui survivraient difficilement sans pollinisation ?

 

Multiplier les chances de survie des abeilles en adoptant une ruche

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La multiplication des colonies d’abeilles peut donner une chance supplémentaire de survie à cet indispensable insecte : les phénomènes d’affaiblissement et de disparition ne sont pas uniformes, tant d’un point de vue mondial que sur le plan régional, sans que nous sachions prévoir où ils se manifesteront ni en expliquer les raisons. Disséminer plus largement de petites colonies autonomes et issues de diverses souches contribuerait à renforcer les effectifs tout en permettant une intensification des pollinisations locales et en favorisant des diagnostics locaux en de nombreux lieux.

 

Chacun peut participer à cet effort sans être apiculteur. Un toit pour les abeilles vous propose, sans pour autant que vous ayez à gérer les ruches, de vous inscrire dans cette démarche de protection et de sauvegarde.

 

Adoptez une ruche

 

« Un toit pour les abeilles » propose à chaque entreprise ou particulier de participer activement à la protection de l’abeille en investissant dans une ou plusieurs ruches que l’entreprise installe et gère pour vous.

 

Concrètement, « Un toit pour les abeilles » propose aux entreprises et aux particuliers de parrainer l’outil de travail des abeilles, leur ruche. En remerciement, les abeilles offrent à leur parrain le fruit de leur travail, leur miel. Chaque année, les parrains reçoivent les pots de miel correspondant à leur parrainage. Leur logo ou leur nom figure sur l’étiquette des pots.

 

Pour un particulier

 

Un toit pour les abeilles propose aux particuliers de s’associer à plusieurs pour parrainer une ruche. Une colonie d’abeilles comprenant environ 40 000 abeilles, ce sont au maximum dix particuliers qui peuvent être associés à une même ruche, par tranche de parrainage de 4 000 abeilles. Votre nom est inscrit sur la ruche, les pots de miel, ainsi que sur la page du site (sauf avis contraire de votre part) consacrée au parrainage des particuliers. Chaque année, les abeilles vous remercieront en vous envoyant les pots de miel correspondant à votre parrainage, pour les consommer vous-même ou les offrir à des amis, et diffuser ainsi la nécessité de les protéger.

 

Combien ça coûte ? Il existe quatre formules. Avec la première, vous parrainez 4000 abeilles, vous recevrez chaque année 6 pots de miel (250g) pour un montant de 6 € par mois (soit 72 € pour une année). Avec la quatrième, vous parrainez 16 000 abeilles, vous recevrez 24 pots de miel pour un montant de 24 € par mois (soit 288 € pour une année). Pour en savoir plus, cliquez ici. Lire la suite en ligne

 

Publié le 3 juillet 2010 sur http://www.cdurable.info/


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2 réponses à “Je parraine une ruche pour sauver les abeilles”

22 10 2012
gogo (19:53:59) :

C’est donnant/donnant.
Le particulier adopte des abeilles.
L’apiculteur adopte des pigeons.
Et vive le commerce de l’écologie.

23 10 2012
scie (08:07:03) :

Votre point de vue montre une vision du monde bien désenchantée : cette relation, fut-elle commerciale, est librement consentie. De plus, il me parait assez évident que les gens travaillent pour vivre, c’est à dire en tirer un revenu, même les apiculteurs, même les écologistes : travaillez-vous pour rien ?

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