Les Britanniques cèdent un petit coin de jardin pour sauver les abeilles

5 10 2009

Les Britanniques sont de plus en plus nombreux à œuvrer contre le déclin rapide des abeilles butineuses, un phénomène signalé dans le monde entier, en installant des ruchers dans leurs jardinets en pleine ville.

apiculteurs-londres

Le regain d’intérêt pour la tradition ancestrale de l’apiculture découle d’inquiétudes croissantes en matière de sécurité alimentaire, et traduit une volonté d’agir pour protéger l’environnement.

L’association des apiculteurs britanniques (BBKA), créée en 1874, a enregistré une progression de 10% du nombre de ses membres au cours des douze derniers mois, avec plus de 15.000 adhésions.

Jon Harris, 43 ans, est encore un apiculteur novice. Il s’est lancé dans l’aventure il y a tout juste six mois et sa première récolte cet été s’est avérée plus qu’encourageante.

L’unique ruche installée dans son petit jardin de Brixton (un quartier à la population très dense du sud de Londres) a produit vingt kg de miel « ce qui prouve qu’il y a quelque chose qu’elles aiment dans les alentours », se réjouit-il, enveloppé dans sa tenue de protection blanche tandis que voltigent autour de lui des centaines d’abeilles.

Lorsqu’il retire un cadre d’alvéoles à miel, son visage s’éclaire d’un large sourire de satisfaction: « Ce rayon d’alvéoles est tout simplement fantastique », déclare-t-il en chassant délicatement les quelques abeilles qui virevoltent, encore à leur ouvrage.

Les abeilles n’ont pas besoin de prairies de fleurs sauvages pour trouver du nectar, les haies et autres buissons plantés le long de la voie ferrée qui passe derrière sa maison font parfaitement l’affaire. Et les insectes sont capables de voler jusqu’à 6,5 kilomètres pour trouver leur bonheur.

Profitant d’une abondance de temps libre après son licenciement en mars, le quadragénaire a participé à une journée de formation sur l’apiculture en milieu urbain.

« C’est un de ces passe-temps qui vous font sortir et réaliser quelque chose de naturel, au contraire d’un cours de poterie ou d’un cours de photographie », poursuit-il.

Mais si les abeilles prospèrent dans son jardin, elles sont dans une situation critique au niveau mondial.

Quelque 10.000 professionnels de l’apiculture d’une centaine de pays et 500 chercheurs sont réunis du 15 au 20 septembre au sommet mondial Apimondia 2009 à Montpellier (sud de la France), afin d’élucider le mystère du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (CCD).

Ce syndrome, qui peut décimer 90% d’une colonie, a été répertorié dans une partie de l’Amérique du nord, en Europe mais aussi en Asie.

« Le déclin est patent », indique Chris Deaves, l’un des responsables de l’association des apiculteurs britanniques. « L’hiver dernier au Royaume-Uni, nous avons perdu environ 21% » de la population d’abeilles, et « l’hiver précédent entre 25 et 30% ».

Les experts d’Apimondia ont cité en particulier pesticides, virus et agriculture intensive pour expliquer ce déclin.

« L’intérêt pour l’apiculture progresse très, très rapidement. Peut-être à cause du sentiment que tout le monde doit faire quelque chose pour que la planète soit un meilleur endroit où vivre », avance M. Deaves. Et d’expliquer : en ville, « vous ne pouvez pas avoir de vaches ou de moutons, mais vous pouvez avoir des abeilles ».

Sans oublier la délicieuse récompense faite maison. Le miel de Jon Harris a « un parfum d’eucalyptus, très mentholé, lorsqu’il sort des alvéoles. Il disparaît un peu par la suite. Mais c’est probablement le meilleur miel que j’ai jamais goûté ».

AFP, le 23 septembre 2009



Le frelon asiatique repéré pour la première fois en Ile-de-France

5 10 2009

frelon-asiatique

Un nid de frelons asiatiques, redoutable prédateurs des abeilles, a été découvert pour la première fois en Ile-de-France, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), a annoncé lundi l’Union nationale de l’apiculture (UNAF).

Le nid, d’une hauteur de 60 cm et d’une largeur de 50 cm, a été trouvé dans le jardin d’un particulier, précise l’UNAF dans un communiqué.

« Ce frelon de couleur noire, originaire du sud-est asiatique, est un terrible prédateur pour les abeilles. Il peut en décimer quelque milliers d’une ou plusieurs ruches en quelques jours« , rappelle l’association, « inquiète pour l’apiculture française « particulièrement touchée » mais également pour les productions fruitières, la pollinisation et la population« .

En 2008 et 2009, de nombreuses personnes ont été victimes de piqûres, certaines ayant entraîné un séjour à l’hôpital et même la mort, selon l’Union de l’apiculture.

L’UNAF « exige » des pouvoirs publics français qu’ils engagent des mesures immédiates, au plan régional et national, afin de limiter l’invasion du frelon « Vespa velutina » et les destructions dramatiques qu’il cause.

Avant d’être détecté en Ile-de-France, l’insecte était arrivé en 2005 en Gironde « vraisemblablement d’une manière accidentelle par la zone de fret de Bruges près de Bordeaux, dans une cargaison de poteries chinoises« , a rappelé l’UNAF.

Le frelon asiatique, reconnu espèce invasive par l’Union européenne, s’est ensuite développé dans d’autres régions: Aquitaine, Midi Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Poitou Charente, Limousin, Auvergne et Région Centre.

AFP, le 28/09/2009

Suite à la lecture de ce texte, on pourra mener des travaux dans plusieurs points des programmes de cycle 3 :

  • En sciences : les équilibres dans un écosystème (chaines et réseaux alimentaires)
  • En géographie : les échanges commerciaux et les transports mondialisés
  • En instruction civique et morale : la responsabilité de l’Homme sur son environnement

Pour aller plus loin en classe : élever par exemple des phasmes du Vietnam, en s’engageant à ne pas les lâcher dans le milieu environnant au terme de l’observation (ne garder que la quantité d’animaux souhaitée, supprimer les pontes surnuméraires en jetant régulièrement  le fond de cage à la poubelle afin de ne pas être envahi, transmettre l’excédent des naissances à une autre classe qui s’engagera à son tour …)



Vidéo : les villes, nouveaux refuges salvateurs pour les abeilles ?

29 06 2009

Désormais, les abeilles vivent mieux à la ville que dans les campagnes. Leur mortalité y est moindre. D’ailleurs les installations de ruches citadines se multiplient. Même si l’objectif reste plutôt de sensibiliser le public que de potentiellement préserver ces hyménoptères. Exemple à Saint-Mandé (94).

paru sur Actu-Environnement.com, le 24/06/2009

http://www.actu-environnement.com/ae/news/ruche_en_ville_7696.php4



La colère d’un apiculteur devant la mort de ses abeilles

15 06 2009

CAMPBON – Des milliers de cadavres d’abeilles devant des ruches en sous-activité : Julien Orain, apiculteur de Loire-Atlantique, ne décolère pas devant la nouvelle vague de surmortalité qui frappe ses insectes.

L’apiculteur Julien Orain rassemble des abeilles mortes dans

son exploitation à Campbon(Loire-Atlantique), le 9 juin 2009

« Depuis 15 jours, vers la fin des semis de maïs, un tiers de mes butineuses ont été touchées », explique avec écœurement le jeune apiculteur qui a alerté la direction des services vétérinaires et porté plainte le 6 juin pour empoisonnement.

Propriétaire d’une soixantaine de ruches aux alentours de Campbon, il estime ses pertes à près de 300.000 abeilles, mais difficile pour lui de compter véritablement car nul ne sait combien de cadavres jonchent les champs alentours.

Alors que la pluie joue à cache-cache avec le soleil dans les champs, il s’efforce de retirer au fur et à mesure les milliers de cadavres d’abeilles devant ses ruches pour éviter l’odeur du pourrissement des corps.

« En ce moment, les journées rallongent, les ruches devraient être en plein développement », explique l’apiculteur qui pratique cette activité depuis 14 ans et a développé un cheptel jeune et performant.

Mais devant certaines ruches, au lieu des allers-retours incessants des abeilles, certaines se traînent, d’autres se font refouler par leurs congénères à l’entrée de la ruche. « Et à l’intérieur, au lieu de s’affairer, les abeilles sont hagardes », commente l’apiculteur. Lire la suite »



Abeilles et pesticides : la goutte d’eau qui tue

18 03 2009

Les gouttes d’eau produites par les plants de maïs dont les graines ont été traitées aux insecticides peuvent tuer les abeilles en quelques minutes, d’après ce que démontrent des recherches menées à l’Université de Padoue, en Italie.

Jusqu’alors l’impact des pesticides sur les abeilles n’avait été évalué que lors des semailles de maïs et par la contamination du pollen et du nectar. Suite à différentes études, l’Allemagne interdisait l’utilisation de l’insecticide Cruiser après une surmortalité des abeilles observée dans le Bad-Württemberg. En France, ce sont le « Gaucho » et le « Régent », des produits d’enrobage des graines de la firme Bayer, qui furent interdits en 2004 pour leur toxicité sur les insectes butineurs. (…)

Pour le professeur Vincenzo Girolami, « les gouttes d’eau issues du phénomène de « guttation »(1) de plantes provenant de graines de maïs traitées, tuent les abeilles en l’espace de quelques minutes si celles-ci utilisent leur ligule (la langue trompe des abeilles, NDLR) ». Sa collègue chimiste, Andrea Tapparo, a montré, en analysant les gouttes issues de la « transpiration » des feuilles, qu’elles pouvaient contenir des substances utilisées dans le traitement des graines à des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose mortelle pour les abeilles.

Les gouttelettes qui reposent à la surface des feuilles sont parmi les sources d’eau préférées des abeilles, elles risquent ainsi un empoissonnement direct (…)

Élisabeth Leciak

1- En apparence, la guttation ressemble à de la rosée. C’est un phénomène proche de la transpiration que certaines plantes, comme le maïs, mettent en œuvre pour évacuer le surplus de pression racinaire qui peut apparaître au cours de la nuit, notamment dans les sols où le taux d’humidité du sol est important. Il se traduit par une forme de suintement d’eau aux niveaux des stomates (les pores des feuilles), qui se condense pour former des gouttelettes sur les feuilles.

Publié le 05-03-2009 sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634



Alerte au frelon tueur !

5 02 2009

Les apiculteurs craignent pour leurs ruches : une nouvelle espèce de frelon venu d’Asie s’attaque à leurs abeilles.

Il porte le doux nom de Vespa Velutina, mais ne vous y fiez pas, il est très méchant ! Ce frelon venu du sud-est asiatique a débarqué en Gironde il y a 3 ans environ et il fait aujourd’hui des ravages dans les ruches françaises.

Arrivé, semble-t-il, de façon accidentelle dans une cargaison de poteries chinoises, ce frelon se distingue de son cousin Vespa Crabo (jusque là seul présent en France), par un abdomen entièrement brun et par une agressivité très particulière. Au point, d’ailleurs, qu’un homme est mort l’automne dernier en Dordogne, après 4 piqûres au cuir chevelu.

Mais ses attaques, le frelon asiatique les réserve d’ordinaire aux abeilles. Son « truc »? Se poster à une trentaine de centimètres devant une ruche, attraper l’abeille qui se présente puis la décortiquer, enlever la tête et les pattes pour ne garder que le thorax, dont il fera une boulette pour nourrir les larves de son nid -un nid sacrément costaud : jusqu’à un mètre de hauteur et 60 cm de diamètre.

Résultat: « Il suffit d’une dizaine de frelons pour anéantir une ruche en l’espace de quelques jours », s’alarme Henri Clément, président de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF), en demandant aux pouvoirs publics de classer l’insecte dans la catégorie des « espèces nuisibles ». D’autant que le frelon n’hésite pas à « faire les marchés » : carnivore, il a envahi cet été, du côté de la Gironde, les étals des commerçants en grignotant crevettes, thon cru et viandes diverses !

Ainsi, en 2007, près de 2 000 nids ont été détruits dans la région, dont 700 par les pompiers. Mais l’année dernière, ce sont entre 4 000 et 6 000 nids qui ont été répertoriés : « Une prolifération qui nous inquiète beaucoup, car contrairement à 2007 il n’y a pas eu d ‘intervention des pompiers », note Raymond Saunier, Secrétaire général de l’UNAF. Du coup, à raison d’une progression de 100 à 150 kms par an, le frelon asiatique détruit désormais des ruches sur un tiers du territoire nationale, du Languedoc-Roussillon à la Creuse en passant par la Charente. Et « d’ici 2 à 3 ans, on pourrait même le retrouver en région parisienne », prévoit Henri Clément. Attention donc aux piqûres du Vespa Velutina…

Publié le 21/01/2009 sur http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/alerte-au-frelon-tueur_734838.html



Les abeilles testent la qualité de l’air de l’aéroport de Lyon

16 12 2008

– A proximité de l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, des abeilles sentinelles testent la qualité de l’air.

Depuis mars 2007, les avions qui passent par l’aéroport de Lyon partagent le tarmac avec des abeilles sentinelles. Surnommées ainsi pour leur sensibilité à la pollution, elles peuvent parcourir jusqu’à 3 km autour de leurs ruches pour trouver du pollen. Elles ont été choisies par la direction de l’aéroport en vue de mesurer la pollution de l’air. « Nous avions essayé diverses méthodes de mesure de la qualité de l’air aux abords de nos pistes, mais aucunes ne donnaient de résultats précis », explique Lionel Lassagne, directeur du développement durable de l’aéroport.
Récupéré à l’entrée des ruches et dans le miel, le pollen est analysé et permet une évaluation efficace de la qualité de l’air. Le niveau de concentration en plomb, zinc et cadmium peut être détecté ainsi que les hydrocarbures aromatiques polycycliques, polluants organiques persistants.
« A la sortie des réacteurs des avions, où la pollution pourrait certainement être évaluée, la température est de plus de 800 degrés. Effectuer des prélèvements n’y est donc pas possible « , précise néanmoins Lionel Lassagne.

– « Les résultats des prélèvements ne révèlent pas d’anomalies  » –

Sous la tutelle de l’Union nationale de l’apiculture française, l’installation des dix ruches a été effectuée par Michel Beraud, apiculteur. Les 800 000 sentinelles de l’aéroport ont produit entre 100 et 150 kilos de miel en un an, revendus ensuite par l’apiculteur. Bio-indicateur très efficace, l’abeille est un insecte primordial de la biodiversité. Elle pollinise plus de 20 000 plantes sauvages en Europe et son extinction est crainte par les spécialistes du secteur.
Pour l’instant, les résultats des prélèvements effectués chaque trimestre ne révèlent pas d’anomalies. « Il faudra plus d’une année pour que les résultats soient probants », confie Lionel Lassagne.
Les abeilles poursuivent leur production de miel et n’ont pas amorcé de migration de la ruche. Ce qu’elles font lorsque leur environnement est trop dégradé.
L’aéroport sponsorise l’entretien et le fonctionnement de la ruche et en échange, les abeilles mesurent la pollution de l’environnement. Un troc intelligent et respectueux de l’environnement.

Publié le 7 avril 2008 sur :

http://www.eco-life.fr/les_abeilles_testent_la_qualite_de_l_air_de_l_aeroport_de_lyon.php



Environnement, insectes, biodiversité, pollution, jardinage

8 12 2008

Le respect de l’environnement, les insectes, la biodiversité, la pollution ou encore le jardinage fait partie de votre programme de cours ou des thèmes que vous voudriez voir figurer dans le journal de classe ?

L’ASBL Adalia vous propose de développer ces thèmes par du concret, par le jeu sur le jardin au naturel ou par l’élevage de coccinelles ou des papillons. En élevant ces insectes en classe, les élèves apprendront qu’il faut les préférer de loin à l’utilisation des pesticides dans leur jardin !

Au menu de ce site :

« Prépa de cours » met à votre disposition

– une dizaine d’activités phares (courtes et simples de réalisation) sur le thème de la coccinelle et du papillon

– 4 dossiers pédagogiques complets (selon l’age de vos élèves) sur les thèmes de la coccinelle, du papillon, du verger et du potager

– des vidéos didactiques sur les insectes utiles pour nos jardins

« Élevage et jeu » vous explique comment commander en ligne et recevoir vos kits d’élevage de coccinelles, vos kits d’élevage de papillons, leur recharge respective ou un jeu éducatif sur le jardin à réaliser en classe. Attention, cette campagne est temporaire, elle a lieu chaque année au printemps. Les commandes passées après le 15 mars 2009 ne seront pas prises en compte.

Téléchargement gratuit :

http://www.adalia.be/vpage.php?id=98#DP



Une conférence internationale sur la pollinisation souligne l’importance des abeilles

3 12 2008

Comment faire face à la disparition massive des abeilles ?

La Californie, un des plus gros producteurs d’amandes du monde, se heurte actuellement à un grave manque d’abeilles.

Par Daniel Gorelick
Rédacteur

Washington – Le nombre d’abeilles, d’oiseaux et d’autres insectes pollinisateurs est en voie de diminution, ce qui constitue une menace pour des milliers de végétaux utilisés à des fins alimentaires, médicales et industrielles, ont indiqué des scientifiques et de hauts fonctionnaires lors de la huitième conférence internationale annuelle de la Campagne pour la protection des pollinisateurs en Amérique du Nord.

Des scientifiques, des agriculteurs et des écologistes se sont réunis à Washington, du 22 au 24 octobre, en vue de trouver les moyens de sensibiliser davantage l’opinion publique à une situation que le président de cette campagne, M. Robert Lang, a qualifiée de « crise sanitaire potentielle pour notre planète ».

La pollinisation est indispensable pour que les plantes et les arbres à fleurs puissent se reproduire et donner des fruits. Les abeilles, les oiseaux, les chauves-souris, les papillons et même le vent transportent le pollen d’une fleur à une autre. Lire la suite »