L’usage des pesticides agricoles est reparti à la hausse en 2013

9 01 2015
monde planete
Pour mieux comprendre les pratiques agricoles et ce qui peut les influencer.
AFP, le 22/12/2014
Après un mieux en 2012, l’utilisation de pesticides agricoles en France s’est accrue de 9,2% en 2013, témoignant de la difficulté à inverser de vieilles pratiques, a annoncé lundi le ministère de l’Agriculture à la veille de la remise d’un rapport sur le sujet.
En 2013, le printemps a été exceptionnellement humide, ce qui a favorisé la prolifération de champignons, de limaces et mauvaises herbes, a expliqué le ministère dans un communiqué.
C’est un revers, car, l’année précédente, le recours aux produits chimiques en agriculture avait baissé (-6%) pour la première fois depuis la mise en place d’un indicateur de mesure en 2009.
Surtout, entre 2009 et 2013, l’emploi de produits d’agrochimie reste en hausse de 5%.
En 2008, dans la cadre du Grenelle de l’Environnement, la précédente majorité avait lancé son plan Ecophyto avec un objectif: réduire de moitié le recours aux pesticides d’ici 2018.
A son arrivée en mai 2012, le ministre socialiste de l’Agriculture Stéphane Le Foll avait pris ses distances avec cet objectif chiffré, tout en tentant de changer durablement les pratiques de production avec l’agroécologie.
Pour l’heure, ces politiques n’ont pas encore réussi à porter leurs fruits. Pour autant le tableau n’est pas tout noir, selon Patrick Dehaumont, directeur général de l’Alimentation.
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Le ministre de l’Agriculture vénère les vers de terre

8 12 2014

AFP, le 27/11/14

Paris (AFP) – Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a encensé jeudi son « camarade » le ver de terre, un des plus grands marqueurs de la bonne santé des sols et de la biodiversité.
« Trois tonnes de vers de terre à l’hectare, ça vous remue 280 tonnes de terre. Pendant ce temps-là, vous n’avez pas besoin de labourer », a-t-il déclaré lors de la 3e Conférence environnementale.
« Avec Michel Sapin, (ndlr: ministre des Finances) on a vérifié : ils ont fait une conférence sociale il a plusieurs millions d’années et ils sont d’accord pour travailler gratuitement », a-t-il plaisanté dans une allusion à ce dialogue social qui s’est tenu cet été.
« Et le Medef, on a vérifié aussi, n’était pas là, donc pas de durée légale, pas de cotisation sociale, pas d’heure supplémentaire : ça travaille tout le temps ! », a ironisé le ministre et porte-parole du gouvernement, suscitant les rires de l’assemblée.
« Et quand ils pointent, c’est parce qu’ils font des petites cabanes sur le sol. Parce que, en plus, ils redescendent de la matière organique donc ils enrichissent le sol », a-t-il enchaîné.
« Moi, tous les jours quand j’en vois un, je lui dis salut et merci mon camarade », a-t-il insisté auprès de l’AFP, à la sortie de la conférence environnementale qui réunissait élus, ministres, représentants du patronat et des syndicats à l’Elysée.
« Il y a des mécanismes dans la nature qui sont très utiles pour la production agricole », a-t-il fait valoir.



Appel inédit aux dons d’essaims

13 11 2014

Article en lien avec le défi EDD L’Homme et les abeilles

Appel inédit aux dons d’essaims après l’hécatombe d’abeilles dans les Pyrénées

http://www.lemonde.fr/ | 12.11.2014

Face à l’hécatombe exceptionnelle d’abeilles l’hiver dernier, deux organisations apicoles ont lancé, mercredi 12 novembre, un appel inédit aux dons d’essaim pour aider les apiculteurs de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.

« On lance une opération de solidarité pour que nos collègues puissent reconstituer leurs colonies », a annoncé Alain David, coordinateur de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP).

Cette opération sera menée conjointement par la FFAP, qui représente cent cinquante à deux cents apiculteurs professionnels, et la section apicole de la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, très investi dans les sujets environnementaux. « Dans l’urgence, il faut au moins qu’on puisse apporter un soutien, et un effort, de un à cinq essaims, seront demandés à nos apiculteurs », a poursuivi Thierry Dolivet, de la Confédération paysanne, apiculteur dans la Creuse.

HÉCATOMBE LIÉE À LA DÉSINFECTION DU BÉTAIL

Quelque cent cinquante essaims ont déjà été promis et seront livrés au début du printemps prochain, selon la FFAP. Les services vétérinaires de l’Ariège ont lancé en février une mission pour évaluer l’éventualité d’un lien entre ces pertes et la désinsectisation du bétail dans le cadre de la lutte contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Selon Alain David, les services de l’Etat « sont venus constater mais rien n’a été fait ».

« Les bêtes qui vont dans les estives (veaux, moutons, vaches…) sont traitées avec des produits antiparasitaires que l’on retrouve dans les déjections et qui polluent l’environnement. Et c’est cela qui pourrait être la cause de cette surmortalité importante », explique-t-il.

De son côté, le ministère de l’agriculture n’a pas réagi dans l’immédiat.

DÉFICIT D’ABEILLES EN FRANCE ET EN EUROPE

La France et l’Europe sont en déficit d’abeilles en raison d’une surmortalité multifactorielle des colonies, liée à une dégradation de leur environnement et aux pesticides, jugés par les apiculteurs comme l’une des causes majeures de la disparition de ces hyménoptères.

Bruxelles a interdit en 2013 et pour deux ans l’usage des trois pesticides néonicotinoïdes jugés responsables en partie de cette situation. Insuffisant pour les apiculteurs, qui réclament un moratoire étendu à toutes les autres molécules, alors qu’en 2013 la production de miel en France a été inférieure à 15 000 tonnes, soit moitié moins qu’en 1995, pour un nombre de ruches presque équivalent.



La contamination des rivières par les pesticides s’est durablement généralisée

26 09 2014

LeMonde.fr, 25/09/14
Martine Valo

Ça ne s’arrange pas sur le front des pesticides. La contamination des cours d’eau et des nappes souterraines s’est généralisée en France. L’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse (RMC) a le courage de le dire : elle en a recensé 150 produits différents dans les près de 3 000 cours d’eau du Sud-Est de la France – majoritairement des herbicides –, soit à peu près autant tous les ans depuis 2008.
« Non seulement leur nombre reste stable, mais les concentrations ne faiblissent pas non plus, souligne Martin Guespereau, directeur général de cet établissement public. Leurs taux atteignent parfois jusqu’à 200 fois la norme de l’eau potable. Je veux insister sur ce constat inquiétant. »
L’agence de l’eau RMC couvre 25 % du territoire français et 13 000 km de cours d’eau, elle représente 14 millions d’habitants, 20 % de l’activité agricole et industrielle nationale, ce qui la rend relativement représentative du territoire français. Or son constat est irréfutable : alors que la pollution venue des agglomérations diminue grâce à l’amélioration des stations d’épuration, le chantier des pesticides en revanche est en panne : 15 millions d’analyses réalisées régulièrement pendant ces six dernières années le montrent.
36 pesticides interdits Lire la suite »



Vidéo : Les services écologiques

28 06 2014

dailymotion.com
Cette vidéo animée aborde successivement :
1. La biodiversité à la base des services écologiques
2. Qu’appelle-t-on services écologiques ?
3. Les 5 grandes causes d’érosion de la biodiversité
4. Comment préserver notre capital naturel ?
Durée : 13′



La disparition des insectes menace toute la biodiversité

28 06 2014

disparition insectes menace biodiversité

Cliquer sur l’image pour la voir entièrement.

Un consortium international d’une cinquantaine de scientifiques de quinze nationalités différentes s’alarme du déclin accéléré de toutes les espèces d’insectes. Outre l’effondrement des populations d’abeilles domestiques, ils font état, mardi 24 juin, des résultats d’une étude qui sera publiée dans la revue Environnemental Science and Pollution Research, d’une disparition progressive des insectes et des oiseaux des champs.

En cause, les insecticides systémiques dits « néonicotinoïdes », qui représentent 40 % du marché mondial des insecticides agricoles – 2,6 milliards de dollars. Pulvérisés ou appliqués en traitement des sols, ils ne sont pas absorbés en une seule saison végétative. Ils polluent ainsi massivement les cours d’eau, les sols et les plantes.

Lire : Le déclin massif des insectes menace l’agriculture

Publié sur lemonde.fr  le 25/06/2014

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

 



40 élus français partent en croisade pour protéger les abeilles

12 06 2014

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

Publié le 09/06/2014 sur http://www.euractiv.fr/

40 députés et sénateurs français ont signé un appel à durcir l’interdiction de produits chimiques nuisibles aux abeilles. Une proposition de résolution sera prochainement déposée au Sénat pour interdire totalement les néonicotinoïdes en Europe.

À l’occasion d’un colloque sur les pollinisateurs organisé au Sénat, le sénateur du Morbihan Joël Labbé, a dénoncé l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes dans l’agriculture européenne. Il appelle le gouvernement français à se mobiliser.

« Les politiques doivent se saisir de cette question essentielle, pour la sécurité alimentaire, la biodiversité, et le bien-être des citoyens. En effet, les preuves du rôle néfaste de ces insecticides neurotoxiques pour les pollinisateurs, mais aussi pour la santé humaine, et pour l’environnement s’accumulent. Il n’est plus possible de rester dans l’inaction » affirme-t-il.

Les sénateurs Joël Labée (EELV) et Germinal Peiro (Socialiste Républicain et Citoyen, SRC) déposeront le 19 juin prochain, une proposition de résolution pour une interdiction totale des néonicotinoïdes .

Interdiction européenne

En janvier 2013, la Commission européenne proposait aux États membres de suspendre pendant deux ans l’utilisation de trois pesticides néonicotinoïdes (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame) sur les semences, pour les plantations attirant les abeilles. Ces propositions s’appuyaient sur un rapport de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), qui démontrait la toxicité de ces produits pour les butineuses.  En effet, ces pesticides agissent sur le système nerveux des insectes. Avec le règlement du 23 mai 2013, la Commisison entérinait sa proposition, et limitait l’utilisation de 3 pesticides néonicotinoïdes pendant deux ans.

>> Lire aussi: Bruxelles interdit des pesticides pendant deux ans pour préserver les abeilles

Les sénateurs Joël Labée (EELV) et Germinal Peiro (SRC) demanderont le 19 juin prochain de dépasser la précédente décision de la Commission européenne, pour étendre l’interdiction à l’ensemble des néonicotinoïdes et notamment ceux utilisés en remplacement des insecticides interdits. Lire la suite »



4.500 ruches « mortes » dans la région de Perpignan

11 06 2014

 

abeilles meurent

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

Publié le 09-06-2014 sur www.sciencesetavenir.fr

HÉCATOMBE. Une cinquantaine d’apiculteurs se sont rassemblés samedi 7 juin 2014 à Perpignan pour réclamer « une réaction officielle du ministère de l’Agriculture ». Ils s’alarment d’une mortalité massive des abeilles dans leurs deux départements l’hiver dernier.

« Plus de 4.500 ruches mortes » pendant l’hiver 2013-2014

« Nous réclamons la considération du ministère de l’Agriculture alors que nos départements des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège ont connu cet hiver une mortalité massive d’abeilles », a expliqué le président de l’Union syndicale apicole du Roussillon, Michel Barcelo, joint par l’AFP sur place.

Apiculteur professionnel depuis 35 ans à Ortaffa (Pyrénées-Orientales), M. Barcelo a assuré que « plus de 4.500 ruches étaient mortes » au cours de l’hiver dans ces deux départements réunis.

« HYPOTHÈSE ». Sans vouloir porter d’accusations, il a évoqué « l’hypothèse selon laquelle ces pertes considérables pourraient être dues à l’utilisation de produits phytosanitaires dans les bâtiments d’élevage, la désinsectisation ».

« Des organismes officiels nous avaient proposé une enquête, la mise en place d’un protocole de surveillance, pour savoir comment ces abeilles pouvaient mourir de la sorte dans des zones de montagne, mais aucune mesure n’a été annoncée », a-t-il affirmé.



Le système « zéro déchet » de San Francisco en 7 questions

3 06 2014

monde planete

Article en lien avec les défis Poubelles de différentes couleurs et réduire, réutiliser, recycler nos déchets végétaux

Publié sur lemonde.fr le 29.05.2014

San Francisco s’est engagée en 2002 à parvenir au « zéro déchet » d’ici à 2020. La ville californienne a depuis pris une série de mesures et dépasse désormais les 80 % de détritus recyclés ou compostés.

1. Que signifie « zéro déchet » ?

L’objectif adopté par San Francisco est de parvenir à zéro déchet envoyé en décharge ou en incinérateur, soit 100 % de ses détritus recyclés ou compostés. L’expression « Zero Waste » en anglais se traduit également par « zéro gâchis » : c’est pourquoi la ville chercher également à réduire le gaspillage de nourriture et de ressources.

2. Concrètement, qu’est-ce que cela implique pour les habitants ?

L’initiative a de multiples implications pour les San Franciscains. Les sacs plastiques ont été interdits dans les supermarchés, remplacés par des sacs en papier (payants). Mais surtout, il est obligatoire, depuis 2009, de recycler et composter tous ses déchets. Chaque habitation a ainsi trois poubelles : une verte pour le compostage, une bleue pour le recyclage et une noire pour le reste des déchets.

3. Trois poubelles ! Mais comment faire rentrer ça dans nos petites cuisines ?

Cela fait certes une poubelle de plus, mais la taille peut être différente. Si la poubelle consacrée au recyclage reste la même, celle des déchets normaux peut être beaucoup plus petite car seuls de rares déchets (du plastique fin généralement) ont vocation à s’y retrouver si la plupart des détritus sont recyclés ou compostés.

La poubelle des déchets organiques peut elle aussi ne pas être trop grande : mieux vaut la vider régulièrement pour qu’elle ne sente pas.

4. Comment inciter chacun à se conformer à ce système ?

Puisqu’il est compliqué de faire payer chaque habitation en fonction du poids de déchets généré, San Francisco a mis en place un système incitant financièrement à recycler et composter.

La facture mentionne spécifiquement les trois poubelles, les charges pour la verte et la bleue étant largement inférieures à celles pour la noire. Pour cette dernière, le coût varie selon la taille : si vous recyclez et compostez peu et remplissez donc une grande poubelle noire, cela vous coûtera beaucoup plus cher que de se conformer au système et, in fine, de réduire sa taille, puisque la grande majorité des déchets ira dans les deux autres.

5. On peut aussi imaginer que certains mettront les déchets dans les mauvaises poubelles pour réduire leur facture sans faire l’effort de recycler…

Oui, mais des contrôles sont régulièrement effectués. Des agents sillonnent la ville et regardent le contenu des poubelles. S’ils constatent que la poubelle des recyclables ou des compostables est manifestement remplie avec de « mauvais » déchets, ils laissent un avertissement. Après plusieurs avertissements, l’habitation concernée paiera un malus sur sa facture.

6. Que deviennent les déchets ensuite ?

Comme en France, les recyclables sont transformés et réutilisés. Le plastique, le papier ou encore le verre sont triés séparément et peuvent ensuite être utilisés pour fabriquer de nouveaux objets. Les déchets organiques, eux, sont transformés en compost. Après un mois de divers traitements, ils deviennent un terreau très fertile et donc très prisé par les agriculteurs, qui alimentent ainsi leurs cultures tout en préservant le sol.

7. C’est bien joli tout ça, mais ça doit coûter très cher…

Non, justement ! Des études montrent qu’un système « zéro déchet » coûte en réalité moins cher à la collectivité. La collecte des déchets peut être sensiblement moins chère en adaptant le ramassage (une fréquence régulière pour les déchets organiques, qui pourrissent vite, mais plus espacée pour les déchets « secs »). Mais surtout, le traitement coûte beaucoup moins cher que des dispositifs comme les incinérateurs, « solution » très prisée en France. Et permet la création d’emplois forcément locaux pour bien trier les déchets, les techniques de tri automatique ne permettant un tri total de qualité.

Ce système rapporte également de l’argent, par la revente des matériaux recyclés et du compost. Et c’est bien meilleur pour l’environnement, car les décharges produisent du méthane et les incinérateurs des gaz très toxiques.

Lire l’entretien : « Un système de zéro déchet coûte moins cher »

Pour en savoir plus

– Le reportage de Complément d’enquête (France 2) en septembre 2013 : « Une vie sans déchets »

– Le site de Zero Waste France

– Le site du Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid)

« Objectif Zéro Déchet », par Paul Connett et Bill Sheehan (PDF)

Comment j’ai sauvé la planète, de Sophie Caillat (Editions du Moment)

 



Au cœur de la forêt et du bois

10 04 2014

coeur foret

Site très riche aidant beaucoup à relever le défi EDD sur l’Homme et la forêt

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