« écol’air »: pour une meilleure qualité de l’air des établissements

9 02 2012

Documents en lien avec le défi EDD « L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ? »  http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste06.htm

Les enfants passent jusqu’à 40% de leur temps dans un établissement scolaire ou une crèche, la qualité environnementale de ces bâtiments est donc un enjeu essentiel de leur confort et de leur santé.

«écol’air » est un outil développé par l’ADEME permettant aux collectivités (services techniques, services « achat », etc.), aux bureaux d’études comme au personnel d’établissement, d’améliorer la qualité de l’air des établissements accueillant les enfants.

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L’arbre, allié de taille

22 11 2011

Pour aider à répondre au défi EDD : http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_foret_service_homme.htm

UN ÉPURATEUR D’ATMOSPHÈRE

Nous, humains, avec nos 2 mètres carrés de peau, sous-estimons la surface de l’arbre. Pour la calculer, il faut mesurer chaque feuille recto verso, ajouter la surface du tronc, des branches et rameaux, des racines longues et fines et des poils absorbants, sans oublier les poches dans l’écorce. Un arbre feuillu de 15 mètres occupe au total 200 hectares, l’équivalent de Monaco. Il double de poids quand il est mouillé. Toute cette surface respire, nous fait respirer.

« Grâce à la photosynthèse, l’arbre est notre meilleur allié dans la lutte contre le réchauffement climatique « , estime Francis Hallé. Tout arbre, absorbe quantité de dioxyde de carbone (CO2), responsable de l’effet de serre. 20 % à 50 % de la matière produite par l’arbre – bois, racines, feuillages, fruits… – est constituée de CO2. Ainsi, en respirant, l’arbre épure l’atmosphère. Il séquestre le dioxyde de carbone et les polluants urbains tels que les métaux lourds, le plomb, le manganèse, les suies industrielles, les oxydes d’azote et de soufre, l’ozone… Ceux-ci sont dissous par l’eau intérieure, puis stockés dans le bois. C’est pourquoi il faut couper les vieux arbres le moins possible. Plus ils sont grands, plus ils purifient l’air.

En même temps, l’arbre libère l’oxygène qui nous fait vivre, l’O2. Un humain adulte consomme environ 700 grammes d’O2 par jour, soit 255 kg par an. Pendant ce temps, un arbre moyen en produit 15 à 30 kg. Il faut donc une dizaine d’arbres pour oxygéner un homme. En plus, l’arbre humidifie et rafraîchit l’atmosphère par évaporation et transpiration. Une zone boisée de 50 m2 fait baisser la température de 3,5 °C et augmente le taux d’humidité de 50 %. L’agitation des feuillages, surtout des conifères, libère des ions négatifs qui auraient un effet bénéfique sur la santé et l’humeur. Et l’arbre accueille nombre d’espèces utiles.

Pascal Cribier, jardinier talentueux, habite au-dessus du jardin du Luxembourg, à Paris. Il désigne la cime rougeoyante des arbres : « Nous ne voyons que la moitié d’un arbre. Nous n’imaginons pas l’activité souterraine, la taille et la force de ses racines, les espèces qui vivent en symbiose avec lui. Nous oublions que, sans les arbres, le sol se dégrade vite, et pour toujours. » Il faut savoir que sous-bois, racines et sous-sols font vivre champignons, lichens, fougères, plantes épiphytes, insectes, vers et mammifères. Sous terre, les racines font circuler des tonnes d’eau pour abreuver les feuilles. Souvent, elles dépassent en longueur les branchages.

« L’homme ne saurait vivre sans l’arbre, et il le menace partout, s’étonne Francis Hallé. Pourtant, la réciproque n’est pas vraie… » Les Nations unies ont déclaré 2011 Année internationale de la forêt. Les arbres abritent 50 % de la biodiversité terrestre et apportent la subsistance à 1,6 milliard d’humains.

Les enquêtes de l’ONU montrent que la moitié des forêts de la planète a été détruite au XXe siècle. Ainsi, 7,3 millions d’hectares de forêts tropicales ont disparu chaque année entre 2000 et 2005, soit 20 000 hectares par jour. Résultat, la déforestation et la dégradation des forêts tropicales contribuent pour 15 % à 20 % aux émissions de CO2 : brûlés, abattus, les arbres libèrent leur carbone. A l’inverse, l’ONU estime que des plantations d’arbres pourraient compenser 15 % des émissions de carbone dans la première moitié du XXIe siècle.

DE L’ASPIRINE AU PAPIER

L’arbre se contente de peu – lumière, eau, oligoéléments – et déjoue ses ennemis sans bruit, en développant un arsenal chimique. Un if produit des molécules qui éloignent souris et insectes et, ce faisant, il fournit le taxol à l’homme, un anticancéreux efficace. Et chacun sait que le tilleul ou le bouleau, le noisetier ou le citronnier donnent des médicaments.

Prenons un citadin qui déguste en terrasse une salade à l’huile d’olive et au citron avec des pignons, puis commande une omelette aux truffes et un verre de chablis. Au dessert, poire belle-Hélène accompagnée d’un café à la cannelle. En digestif, une goutte de vieux gin. Ensuite, après une aspirine, il prend quelques notes avec un stylo jetable sur un carnet. Cet homme vient de mettre quinze arbres à contribution. Un frêne pour sa chaise, un orme pour la table, un olivier, un pin parasol, un citronnier, un chêne pour la truffe, un robinier (faux acacia) pour le fût du vin blanc, un poirier et un cacaoyer, un caféier, un cannelier, un genévrier, un saule pour l’aspirine, du ricin pour le plastique, un pin sylvestre pour le papier. Nous ne saurions vivre sans les arbres.

ARBRES ET FORÊTS DES VILLES

En Europe, Bruxelles protège les 5 000 hectares de la forêt de Soignes, en pleine ville ; Zurich fait de même, Barcelone a classé sa forêt riveraine, Nantes prévoit de planter 1 400 hectares d’arbres à ses portes. Julien Custot, expert à la FAO, explique : « L’arbre urbain est fondamental pour préserver les sols, contenir les inondations, apporter de l’énergie, pourvoir des aliments sains. Il rend les villes plus agréables, plus fraîches. Il nous faut une vraie politique de foresterie urbaine. »

L’économiste indien Pavan Sukhdev a chiffré les services rendus par les écosystèmes à la conférence de Nagoya sur la biodiversité, dont la France vient de signer le protocole. Il calcule la valeur économique de la nature et ses dégradations. Après trois ans d’enquêtes menées par cent experts, « les gros chiffres impressionnent », affirme-t-il. Si nous divisions par deux le rythme de la déforestation d’ici à 2030, les réductions d’émission de CO2 allégeraient de 2 600 milliards d’euros le coût du réchauffement. L’érosion de tous les écosystèmes terrestres – forêts, sols ou encore zones maritimes – nous fait perdre entre 1 350 et 3 100 milliards d’euros chaque année.

En jardinier, Pascal Cribier s’inquiète de ces chiffres : « Un arbre est inestimable, ce qu’il nous apporte n’a pas de prix… »

D’après un article publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 20.11.11



La forêt est une usine qui produit des services gratuitement

16 06 2011

Pour aider à répondre au défi EDD : http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_foret_service_homme.htm

Investir dans la préservation des forêts pourrait représenter un avantage économique à long-terme, selon le rapport des Nations unies qui paraîtra le 5 juin…

On sait que les forêts sont nécessaires au stockage du carbone, à la préservation des espèces animales et végétales et à la production d’oxygène. Mais les forêts sont aussi des investissements économiquement rentables, souligne le rapport «Le rôle des forêts dans l’économie verte» du Programme des Nations unies pour l’environnement.

Quel rôle économique et social jouent les forêts dans le monde?

Les forêts font vivre plus d’un milliard de personnes, même si elles ne représentent qu’un pour cent du PIB mondial. Deux milliards de personnes en dépendent pour leur approvisionnement en énergie. La forêt fournit aussi des services éco systémiques comme le stockage du carbone, la régulation de l’eau ou l’habitat de 80% des espèces animales terrestres. Investir dans les forêts présente donc un intérêt environnemental et économique pour l’humanité.

A combien avez-vous chiffré les investissements nécessaires?

Nous avons travaillé sur des scénarios dans lesquels on augmenterait de deux tiers l’investissement actuel dans la reforestation. En investissant 0,03% du PIB mondial dans le secteur forestier, on augmente de 28% la quantité de CO2 stockée d’ici à 2050 et on fournit du travail à 25 à 30 millions de personnes.

Comment se concrétiseraient ces investissements?

Par des programmes de lutte contre la déforestation engagés par les gouvernements mais surtout des efforts de reforestation émanant du secteur privé. Par exemple, les entreprises pourraient développer des mécanismes de paiement des services rendus par la forêt. C’est déjà le cas de Vittel, qui rémunère des paysans autour de la source pour qu’ils pratiquent une agriculture compatible avec les exigences de pureté de l’eau. Dans ce cas, les deux parties sont gagnantes. On peut penser également à des instruments financiers qui seraient adaptés à la forêt, comme cela se fait sur le marché du carbone.

Ces mécanismes sont-ils vraiment profitables pour les populations locales?

Le rapport montre que l’investissement dans le secteur des forêts a une rationalité économique forte, mais l’impact dans les pays en développement reste à définir. Nous avons insisté sur la transparence que doivent avoir ces mécanismes pour être sûrs que les populations autochtones soient également gagnantes. L’équité, le social et l’éradication de la pauvreté sont aussi au cœur du rapport.

Publié le 3 juin 2011 sur http://www.20minutes.fr/



Plus de 100 écogestes classés par lieux de vie

7 06 2011

Le Petit Livre Vert pour la Terre

Pour réduire notre impact sur l’environnement, de simples gestes peuvent être mis en place au quotidien. Pour vous aider, voici le « Petit Livre Vert pour la Terre » qui recense plus de 100 écogestes classés par lieux de vie (cuisine, salon, salle de bains, école, bureau, voyage…). Ils concernent aussi bien la réduction des nuisances sonores, le tri et le recyclage des déchets, la protection de la qualité de l’air, les économies d’eau et d’énergie, le respect des espèces vivantes et les repères pour l’environnement. Chiffres clés et exemples concrets actualisés, tout est bon pour passer à l’action!

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/sites/default/files/pdf/outils/petit-livre-vert.pdf



Vidéo : la pollution de l’air réduit notre espérance de vie

4 03 2011

Selon une étude européenne, la pollution de l’air a des conséquences directes sur l’espérance de vie. A Paris, elle serait réduite de six mois et de presque deux ans a Bucarest.

TF1, Journal de 20h, 02/03/11, à voir sur http://videos.tf1.fr/jt-20h/la-pollution-de-l-air-reduit-notre-esperance-de-vie-6298618.html

Cette vidéo peut être utilisée dans le cadre du travail proposé sur http://www.ia94.ac-creteil.fr/sciences/edd/edd_piste06.htm : L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?



La pollution de l’air réduit l’espérance de vie

4 03 2011

La pollution atmosphérique réduit l’espérance de vie des Européens, provoque de l’asthme chez l’enfant, des bronchites chroniques et des maladies cardio-vasculaires chez les plus de 65 ans, et coûte des milliards d’euros à la collectivité. Tels sont les enseignements d’un programme européen, baptisé Aphekom, qui a mobilisé pendant trois ans une soixantaine de chercheurs dans 12 pays et 25 villes, abritant au total 39 millions d’habitants.

Les chercheurs ont calculé les gains potentiels d’espérance de vie dans la population de plus 30 ans si la pollution par les particules fines était partout réduite à 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) en moyenne annuelle. Les résultats sont spectaculaires. L’excès de particules fines – émises en particulier par les véhicules diesel et les sources individuelles et collectives de chauffage – réduit de presque deux ans en moyenne l’espérance de vie des habitants de Bucarest, de presque six mois celle des Parisiens. Rien de tel a Stockholm, ou la pollution est sous la norme OMS.

La pollution atmosphérique a également un rôle de déclencheur de maladies chroniques. Le fait que 50 % en moyenne de la population vit à proximité d’un axe routier assez fréquente (plus de 10 000 véhicules par jour) serait responsable de 15 % des cas d’asthme chez les moins de 17 ans, de 23 % des bronchites chroniques et de 25 % des maladies cardio-vasculaires chez les plus de 65 ans.

Nul doute que les résultats d’Aphekom seront très commentés en France, au moment ou Bordeaux, Lyon, Grenoble, Nice, Clermont-Ferrand, Aix-en-Provence et Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) sont volontaires, à l’appel du ministère de l’écologie, pour expérimenter les zones d’action prioritaires pour l’air (ZAPA), et interdire leur accès aux véhicules les plus polluants en 2012. A l’issue d’un débat houleux, le péage urbain a également été rendu possible dans la loi Grenelle 2, pour les agglomérations volontaires de plus de 300 000 habitants. Or des villes comme Stockholm et Londres, ou la pollution est contenue, l’ont mis en place.

Chacun peut limiter les risques, en s’éloignant des moteurs qui tournent à l’arrêt, en n’ouvrant pas les fenêtres aux heures de pointe, en se promenant dans les rues à faible densité de circulation, et en ayant un « usage plus rationnel » des moyens de transport.

Extraits d’un article publié le 02/03/2011 sur http://www.lemonde.fr/planete/

Cet article peut être utilisé dans le cadre du travail proposé sur http://www.ia94.ac-creteil.fr/sciences/edd/edd_piste06.htm : L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?



Pollution aux particules fines en région parisienne et en Picardie

4 03 2011

ENVIRONNEMENT – Un nouvel épisode de pollution aux particules fines, le troisième depuis le début de l’année, touche l’Ile-de-France ce mercredi. Il concerne aussi la Picardie…

Le premier seuil d’information à la pollution aux particules fines a été déclenché mercredi matin en Ile-de-France et en Picardie, a annoncé Airparif (…)

Il s’explique par le «passage d’une masse d’air chargée de particules provenant du nord», renforcé «par le temps froid et sec et les émissions de l’agglomération parisienne», précise Airparif (…)

L’Agence Régionale de la Santé (ARS) appelle les personnes sensibles, comme les enfants, personnes âgées, asthmatiques… à «privilégier les activités calmes».

(…) Le dépassement du seuil de 10 microgrammes par m3 fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour le niveau moyen annuel de particules fines se traduit par 19.000 morts par an. En France, de nouvelles normes sont progressivement adoptées, suite à une directive européenne. Elles prévoient un seuil d’information à 50 microgrammes par m3 et non plus à 80 (…)

Les particules fines PM10 – d’un diamètre inférieur à 10 microns – et surtout PM2,5 – moins de 2,5 microns – peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Elles sont émises par la combustion (bois, carburants…). Dans les grandes concentrations urbaines, les émissions des véhicules, surtout avec des moteurs diesel, contribuent pour près d’un tiers d’entre elles.

Publié le 02.03.11 sur http://www.20minutes.fr/

Cet article peut être utilisé dans le cadre du travail proposé sur http://www.ia94.ac-creteil.fr/sciences/edd/edd_piste06.htm : L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?



Réchauffement global : chaud-froid

26 01 2011

Pourquoi l’année 2010 a-t-elle été l’une des plus chaudes depuis un siècle et le mois de décembre l’un des plus rigoureux ? Les scientifiques de l’Institut de recherche climatique de Potsdam croient posséder la clé de l’énigme : à cause d’un réchauffement massif, la mer Arctique se trouve dépourvue d’une grande partie de sa banquise estivale. Et les flots, bien plus sombres que la glace, accumulent davantage de chaleur solaire. Durant l’automne et l’hiver, celle-ci est restituée dans l’atmosphère, créant au-dessus du pôle Nord une zone de hautes pressions qui pousseraient les poches d’air polaire vers le sud, vers l’Europe. D’où des hivers plus froids.

Article publié le 6/01/2011 sur http://www.lepoint.fr/science/



animation défi EDD / biodiversité dans le quartier

12 10 2010

Vous trouverez  ci-dessous le document (pdf) qui m’a servi de support à l’animation sur le défi départemental

« Expliquer le rôle de l’Homme sur la biodiversité dans votre quartier. »

project anim edd CRDP 13 10 10



Le rôle des Alpes de « château d’eau de l’Europe » remis en question

8 10 2010

GRENOBLE — Sous l’effet du réchauffement climatique, les Alpes risquent de ne plus pouvoir jouer leur rôle de « château d’eau de l’Europe », alertent les experts qui vont débattre à partir de mercredi de ce problème lors d’un colloque international à Megève (centre-est de la France).

« Avec le réchauffement climatique, l’hiver, la neige se transforme en pluie et ne permet plus de stocker l’eau. Or, normalement, c’est cette neige qui fond l’été qui sert à alimenter les rivières », résume Jean-François Donzier, directeur général de l’Office international de l’eau, organisateur de ces « états généraux de l’eau en montagne ».

Selon des études du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), les glaciers alpins, qui ont déjà perdu entre 20 et 30% de leur volume depuis 1980, pourraient régresser de 30 à 70% de leur volume d’ici à 2050.

Et la température moyenne des Alpes a augmenté en un siècle de plus du double du réchauffement terrestre global, soit en moyenne de 1,5°C selon l’agence européenne de l’environnement.

« Les problèmes d’hydrologie sont déjà en train de se produire ou vont se produire bien plus vite que ceux du gaz à effet de serre. Il faut prévoir tout de suite des mesures d’adaptation, notamment en montagne », souligne M. Donzier. Lire la suite »