Veolia Environnement veut s’imposer dans la méthanisation de déchets

3 07 2012

Publié le 26.06.12 sur www.20minutes.fr

Agrandir l’image

Veolia Environnement a décidé de miser sur l’essor de la méthanisation, un procédé naturel de fermentation de la matière organique, qui produit à la fois de l’électricité et un fertilisant, avec la mise en route d’un nouveau site, près d’Arras (Pas-de-Calais), inauguré mardi. Si la France — très en retard sur l’Allemagne– compte déjà quelques unités de méthanisation, «cette nouvelle unité de méthanisation est la première en France et peut-être en Europe pour la valorisation de tous ces types de déchets différents», a affirmé le PDG de Veolia Antoine Frérot. Auparavant considérés comme nuisibles, «ces déchets sont transformés en ressources rares», a-t-il ajouté.

Implanté au milieu des champs, à environ 20 kilomètres au sud-est d’Arras, le site d’Artois Méthanisation a la particularité de recevoir tous types de déchets organiques issus soit de l’agriculture, comme des racines d’endives, soit des industries, comme les graisses de restauration ou les résidus de fabrication de crème glacée, soit des collectivités, comme la tonte des pelouses ou les déchets de cantines collectives. Tous ces déchets, provenant des quelques 150 kilomètres alentours, sont triés et classés en fonction de «leur potentiel méthanogène», a expliqué Alice Delaire, responsable du nouveau site, qui fonctionne depuis avril.

De l’électricité et du compost

Dans une immense «marmite» d’environ 200 m3, les déchets sont mélangés selon différentes «recettes» avec l’objectif «d’avoir un potentiel de méthanisation stable», a indiqué Alice Delaire. A l’issue du processus de méthanisation, est produit d’un côté une énergie renouvelable, le biogaz, et, de l’autre, un résidu appelé digestat, qui rejoint le site voisin de compostage de boues d’épuration. Sur le site d’Artois Méthanisation, le moteur de génération d’électricité, alimenté en biogaz, est allumé depuis une semaine et doit être raccordé au réseau EDF en juillet.

Pour 25.000 tonnes de déchets traités — une capacité qui pourra être doublée à terme–, le site peut alimenter en électricité l’équivalent de la consommation de 6.500 habitants. Vendue à EDF à un tarif fixé par le gouvernement, cette génération d’électricité devrait rapporter de l’ordre d’un million d’euros par an à Artois Méthanisation, site qui a lui bénéficié de 8 millions d’euros d’investissements (dont 1,4 million d’euros de subventions). Actuellement, quelque 2,5% du chiffre d’affaires de Veolia Propreté (l’une des quatre branches d’activités actuelles de Veolia Environnement) provient de la vente d’électricité, a expliqué Jérôme Le Conte, directeur général de Veolia Propreté. «Notre métier consiste à devenir de plus en plus recycleur, donc à produire de plus en plus de matières et d’électricité», a-t-il estimé.



Vidéos : les déchets organiques

27 06 2012

Gestion des déchets : compostage collectif

http://www.youtube.com/watch?v=9BakLmyMHnA&list=UUBYoReK1vXF7WMbgT4KVgmQ&index=10&feature=plcp

Composter les déchets avec Fred et Jamy

http://www.youtube.com/watch?v=USDinKkZnp8

Lombricomposteur

http://www.youtube.com/watch?v=W5Aoggyzus8

Compostage industriel et matériaux végétaux

http://www.youtube.com/watch?v=ocENZYZPkC8

Co-compostage déchets de cantine avec déchets verts

http://www.youtube.com/watch?v=ddqzF7nvn9o

Le compost agricole – Poubelle la vie

http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=gZ_xaG3_NNs&NR=1

Valorisation biologique des déchets par traitement mécano-biologique

http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=EoJuBCb3rcs&feature=endscreen

La méthanisation, qu’est-ce que c’est ?

http://www.youtube.com/watch?v=gURGEgTTGBs

La méthanisation – Poubelle la vie

http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=-_qja9_ZrsY&NR=1



Pourquoi et comment recycler les déchets organiques ?

27 06 2012

Publié sur http://www.consoglobe.com/ en juillet 2010

compostière

Pourquoi recycler ?

Que trouve-t-on dans les déchets organiques ?

Les déchets organiques sont l’ensemble des déchets pouvant être dégradés par des micro-organismes. On y trouve :

  • Des produits animaux : sang, viande, lait,…
  • Des légumes et restes alimentaires
  • Des déchets de jardinage : herbe coupée, restes d’élagage…
  • Des boues provenant du processus de recyclage des eaux usées

Pourquoi recycler les déchets organiques ?

Les déchets organiques constituent 30% des déchets rejetés par les français, ainsi que la majeure partie des déchets de l’Industrie AgroAlimentaire  (IAA). Ces déchets sont donc présents en grandes quantités, et les recycler permet de réduire les volumes traités par la filière classique d’incinération.

De plus, ces déchets peuvent poser plusieurs problèmes s’ils sont mal gérés :

  • Un risque pour la santé publique
  • Des nuisances odorantes pour le voisinage
  • S’ils sont exposés à la pluie, ces déchets peuvent polluer les nappes phréatiques ou endommager les sols.

Enfin, un argument économique : L’île de France produit 3846 tonnes de compost par an, qui lui rapportent (à 30 € la tonne) 115 000 euros par an ! Source : ADEME 2007

Comment ça marche ?

Les déchets verts sont acheminés vers des centres spéciaux où un rapide tri manuel tente d’en retirer les éléments non dégradables comme les pierres, le verre, etc. À partir de là, les déchets verts peuvent suivre deux voies distinctes : la méthanisation ou le compostage industriel.

Le compostage industriel

Les déchets sont broyés, mélangés à des copeaux pour garantir une bonne aération et enfin empilés à l’air libre sous forme d’énormes tas. Ils sont ensuite laissés là de six à dix mois. Tous les mois, un engin de chantier est utilisé pour retourner les tas (le compostage a besoin d’aération). Des bactéries, des vers et des champignons vont coloniser la masse de déchets biodégradables et se nourrir de l’azote et du carbone présent. Une telle activité biologique peut faire monter la température au centre du tas jusqu’à 65 °C !

Les eaux de pluie qui tombent sur ces montagnes de déchets en décomposition sont retraitées (voir traitement des eaux usées) car elles en ressortent trop chargées en azote.

À la fin du processus, le compost a l’aspect d’une terre noire, lourde et granuleuse. Ce matériau est tamisé pour obtenir une matière parfaitement homogène qui sera revendue.

La méthanisation

Joliment appelé « digestion anaérobie » par les professionnels, ce processus est moins développé en France que le compostage. Contrairement ce dernier qui nécessite des éléments secs pour ne pas pourrir, la méthanisation fonctionne parfaitement avec des matières liquides ou très humides, pauvres en éléments structurants.

Les déchets sont enfermés dans des cuves étanches nommées « digesteurs », où ils fermentent en absence d’oxygène.  Au bout d’un mois, on obtient un gaz composé de 50 à 70% de méthane et un résidu organique nommé « digestat » qui peut servir d’engrais.

Ce que le consommateur doit faire :

Le consommateur a un impact majeur sur la production de déchets verts.

  • Tout le monde peut et devrait trier ses déchets. En effet, le tri à la source est la garantie d’un tri plus efficace, et donc d’une part plus importante de déchets recyclés.
  • Ceux qui disposent d’un  jardin peuvent se lancer dans le compostage domestique.

Le compostage domestique ne nécessite pas d’investissement lourd et permet de réduire la quantité de déchets mis à la poubelle. Seuls 6% des déchets verts triés sont recyclés : le recyclage « chez soi » garanti que nos déchets organiques seront bien retraités et pas mis en décharge.

Et aussi à propos du recyclage des déchets organiques :



Réduire mes déchets, nourrir la Terre : guide pédagogique

9 02 2012

Ce programme pédagogique peut faire suite au défi EDD « Expliquer la présence de poubelles de différentes couleurs »
http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Le programme Réduire mes déchets, nourrir la Terre permet d’aborder les questions liées au tri sélectif des déchets, la biodégradabilité des déchets organiques, l’intérêt écologique et économique du compostage et du lombricompostage.

Le guide pédagogique est diffusé gratuitement sur inscription.

  • 6 séances pour le cycle 1

  • 8 séances pour le cycle 2

  • 9 séances pour le cycle 3

  • des fiches à photocopier

  • un protocole d’évaluation

  • un éclairage scientifique et pédagogique

Sans matériel particulier ni aide extérieure, l’enseignant peut mener les séances telles qu’elles sont décrites. Il peut aussi les adapter selon le niveau de ses élèves et les sujets déjà abordés en classe.

De formation scientifique ou non, l’enseignant dispose d’un outil facile à utiliser, comprenant de nombreux conseils pratiques qui l’aideront à se former à la démarche d’investigation scientifique.

Le module d’activités est articulé autour des programmes de l’Éducation nationale et du socle commun de connaissances et de compétences. Même si les activités scientifiques y sont prépondérantes, le module est véritablement transdisciplinaire (langue, mathématiques, EPS…).

La démarche d’investigation permet aux élèves de prendre conscience de l’intérêt écologique et économique du tri sélectif des déchets et du compostage. Les recommandations n’apparaissent alors plus comme un discours d’adulte mais comme une nécessité, découverte et validée par leurs expériences.

http://mesdechets.passerelles.info/



Nos poubelles au régime. Pourquoi ? Comment ?

24 11 2011


Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Symbioses n°92
A la veille de la semaine européenne de réduction des déchets (du 19 au 27/11), Symbioses, le magazine d’éducation à l’environnement, publie un dossier complet sur le contenu de nos poubelles. Il aidera les enseignants et animateurs à mieux comprendre les grands enjeux liés aux déchets, à s’interroger sur nos modes de production et de consommation, leur fera découvrir des projets d’écoles, des actions citoyennes, des expériences d’économie sociale… Du tri au recyclage, du troc à la récup’. Il propose articles de réflexion, reportages, outils et activités pédagogiques, adresses utiles. Il est téléchargeable gratuitement sur http://www.symbioses.be/



Les ressourceries se multiplient

24 11 2011


Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

CONSOMMATION – De plus en plus de lieux de récupération et de revente des objets voient le jour…

Collecte, remise en état, recyclage ou revente d’objets condamnés à la déchèterie, les «ressourceries», ces boutiques qui allient réduction des déchets et création d’emplois, profitent de la crise et de la sensibilisation aux menaces contre l’environnement. Les «ressourceries» sont des structures qui essaiment peu à peu en France -il y en a 80, dont 11 en Ile de France. Le principe: réduire les déchets ultimes en les «transformant en ressources» et en les vendant à prix modique. Et par ce biais créer des activités et des emplois durables, ainsi qu’un lieu de rencontres et de formation professionnelle.

«D’une société du tout jetable à une société du tout utile»

Les «ressourceries» répondent à une double crise: crise économique, «qui met en cause notre modèle de consommation», et crise environnementale, qui nous impose de limiter notre usage des ressources, a souligné devant la presse François Dagnaud, adjoint au maire de Paris, chargé de la propreté et du traitement des déchets, à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets (19-27 novembre). «Le recyclage et le réemploi des déchets sont une réponse», avec le «passage d’une société du tout jetable à une société du tout utile», souligne-t-il.

Depuis deux ans, la mairie soutient les projets, et le concept «monte en puissance» dans la capitale, avec plusieurs projets qui devraient rapidement voir le jour. «Le gisement sur Paris est énorme, c’est une nécessité économique, sociale, et écologique», affirme l’élu PS du XIXe. Première ressourcerie de la capitale, l’Interloque, ouverte dans le XVIIIème en 2006 à l’initiative de Gian-Carlo Pinna, récupère, valorise et revend les «déchets» et propose un atelier de pièces détachées de vélos. Elle essaie de sensibiliser son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement, par des ateliers d’animation et des programmes pédagogiques. Elle a créé 12 emplois pérennes.

«Une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi»

Emmaüs défi, rattachée à Emmaüs France, marie insertion professionnelle et gestion d’objets collectés auprès des particuliers. Elle les vend dans son bric-à-brac du «Centquatre», dans le XIXème, ou dans son entrepôt du boulevard Jourdan. Là, selon Charles-Edouard Vincent, un de ses responsables, «on y fait la queue» le samedi pour acheter un lustre, des livres, de la vaisselle ou un piano… «Nous travaillons dans la logique du développement durable», insiste Sophie, une autre responsable.

Emmaüs défi devrait ouvrir prochainement un grand bric-à-brac sur le site de l’ancien marché Riquet, dans le XIXème, ce qui permettra à l’association de doubler son activité, et donc d’embaucher davantage de personnes en très grande exclusion. «On donne une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi», dit Sophie. «La réserve des arts» est une «ressourcerie spécialisée», qui s’adresse aux étudiants en arts ou artistes peu fortunés, et leur propose à faible coût des matériaux récupérés, qui peuvent être réutilisés, pour promouvoir «une pratique artistique responsable». Dans un tout proche avenir, la ressourcerie de «la Maison du Canal» va ouvrir une «librairie solidaire» avec des ateliers visant à créer du lien social.

Publié le 23/11/2011 sur http://www.20minutes.fr/societe/828950-reponse-crise-ressourceries-vent-poupe



Donner, réparer, échanger… Le plein d’idées pour réduire ses déchets

24 11 2011

Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Quelques conseils pour mettre ses poubelles au régime…

Trois-cent quatre-vingt-dix kilos par personne et par an: chaque Français produit, souvent sans s’en rendre compte, plus d’un kilo de déchets par jour. La troisième édition de la Semaine européenne de réduction des déchets, du 19 au 27 novembre, veut mettre nos poubelles au régime sec: réutilisation, achats réfléchis et don de nos vieux objets pourrait permettre de réduire considérablement la quantité de déchets qui partent, trop souvent, en fumée: en 2008, 60% des déchets municipaux européens finissaient encore dans des décharges ou des incinérateurs, émetteurs de CO2 et de méthane qui contribuent au changement climatique.

Adopter des lombrics et acheter en vrac

Selon l’Ademe, un tiers de nos poubelles est composé de matières «organiques», c’est-à-dire des restes de repas, épluchures, pain sec… Pour éviter le gaspillage alimentaire, on peut apprendre à cuisiner et conserver les restes, et surtout acheter les bonnes quantités de nourriture. Un lombricomposteur peut avantageusement remplacer la poubelle pour ce genre de déchets que les vers se feront un plaisir de décomposer pour les transformer en engrais.

Au deuxième rang du classement des occupants les plus nombreux de nos poubelles, les papiers et cartons d’emballage représentent 21,5% des déchets des Français, selon l’Ademe. En cause notamment, le suremballage, que l’on peut apprendre à éviter en faisant ses courses: on peut bouder les cartons inutiles comme celui autour du tube de dentifrice ou des yaourts, certains magasins proposent des produits en vrac et les grandes contenances ont souvent un ratio emballage/produit plus intéressant que les portions individuelles. Mais attention dans ce cas à ne pas acheter trop et à jeter des produits non consommés…

Les ressourceries ressuscitent les objets

Cette année, la Semaine européenne de réduction des déchets veut ressusciter nos vieux objets. La plupart des choses que nous jetons pourraient être réutilisées, soit en les faisant réparer, soit en les donnant. Si les vide-greniers et les brocantes connaissent un succès croissant, de nouvelles manières d’échanger ses objets naissent sur le Web ou via l’économie sociale et solidaire. Les ressourceries sont ainsi en plein développement: ces lieux reprennent les objets usagés pour les transformer ou les réparer, sans but lucratif. Les objets sont revendus à des prix accessibles et bien souvent les ressourceries emploient des salariés en réinsertion. L’activité des ressourceries représentait en France environ 16.000 emplois en 2008, chiffre l’Ademe, et a compté 2,4 millions d’acheteurs de produits de seconde main.

Pour les filles dont le placard déborde, les vêtements peuvent aussi s’échanger, avec des sites Internet qui permettent de troquer ce qui ne nous plaît plus, ou se donner via les points de collecte «Le relais», qui en feront profiter les associations caritatives. Selon l’Ademe, donner une seconde vie aux objets permettrait de réduire les déchets de Français de 13kg par personne et par an.

Publié le 21/11/2011 sur http://www.20minutes.fr/



100 sites de Consommation Collaborative

24 11 2011

100 sites pour consommer sans posséder : transport, tourisme, alimentation, cadeaux, artisanat, recyclage, financement…

Article publié le 18/10/2011 sur http://consocollaborative.com/

 



Mallette pédagogique : les énergies et les déchets

15 11 2011


Une nouvelle édition de la mallette pédagogique « les énergies et les déchets » est arrivée.

Cette mallette pédagogique est destinée aux enseignants et éducateurs qui souhaitent enseigner le développement durable à des élèves de 8 à 12 ans.

Dans cette mallette sont disponibles 2 films éducatifs (2×26 min), 40 fiches pédagogiques (exercices, expériences, sorties et projets), 2 quiz interactifs de 12 questions chacun, 2 jeux vidéo pour l’approfondissement des connaissances, et un lexique.

En téléchargement gratuits :
– Les fiches pédagogiques
. exercice de géographie sur les déchets
. exercice de sciences sur les déchets
. exercice d’histoire sur les énergies
. expérience sur les déchets
. expérience sur les énergies

. projet sur les déchets
. projet sur les énergies

– Le lexique énergies et déchets

Plus d’informations : E-graine 



Les pesticides en tête des micropolluants dans les milieux aquatiques

1 11 2011

Dans le cadre du Plan national micropolluants 2010-2013, le Commissariat général au Développement durable vient de publier un rapport dans lequel il dresse un état des lieux des micropolluants (1) présents dans les milieux aquatiques. Ces conclusions se basent sur des suivis réalisés de 2007 à 2009 dans les rivières, les plans d’eau, les eaux souterraines et les sédiments des eaux superficielles de France Métropolitaine et des DOM. Au cours de cette période, près de 950 substances différentes, dont près de 60 % de pesticides, ont été recherchées.

Présents dans la composition de nombreux produits à usage industriel, agricole ou domestique, les micropolluants sont utilisés à grande échelle et peuvent être rejetés dans l’environnement lors de leur fabrication ou de leur emploi. Ils peuvent s’avérer très toxiques pour les milieux aquatiques, même à des concentrations très faibles. Selon le rapport, des pesticides ont été détectés dans 91 % des points de suivi des cours d’eau français, DOM compris, 75 % des points de suivi des plans d’eau et 70 % des points de suivi des eaux souterraines. Les pesticides les plus fréquemment rencontrés dans les eaux continentales sont les herbicides en métropole et les insecticides dans les DOM. Ils proviennent généralement de substances aujourd’hui interdites, mais très utilisées par le passé, comme l’atrazine en métropole et du chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Le glyphosate, herbicide à l’usage très répandu (marque Roundup par exemple), et son produit de dégradation, l’AMPA, touchent respectivement le quart et la moitié des points de mesure des cours d’eau de métropole.

On distingue une plus grande diversité de molécules dans les cours d’eau de métropole que dans les plans d’eau et les eaux souterraines. Toutefois, les normes de qualité appliquées aux eaux souterraines étant plus strictes, celles-ci sont plus souvent dépassées. Un peu plus de 27 % des points d’eaux souterraines ne furent pas conformes aux normes réglementaires au moins une année entre 2007 et 2009.

Outre les pesticides, la présence de 329 micropolluants, de familles d’origine et d’usage différents, a été recherchée dans les eaux souterraines, et plus de 400 substances dans le cas des cours d’eau. Produits lors de diverses combustions (incinération de déchets, feux de forêts, domestiques etc.) , les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont largement présents dans les cours d’eau métropolitains. Les polychlorobiphényles (PCB) et les retardateurs de flamme ont, eux, été retrouvés dans les sédiments.

(1) Le terme «micropolluants» désigne un ensemble de substances à la fois minérales (métaux) et organiques (hydrocarbures, pesticides…) qui, même à de très faibles concentrations, présentent un risque toxique.

 Publié le 22-10-2011 sur www.univers-nature.com