L’eau se fait plus rare dans les rivières du sud de la France

16 10 2013

eau rare

Publié le 08-10-2013 sur http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/

En lien avec le défi EDD « Charte de l’eau » http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_homme-et-eau.htm

Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm

Paris (AFP) – L’eau se fait plus rare dans les rivières de la moitié sud de la France, selon une analyse publiée mardi par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) qui appelle à des actions volontaristes pour préserver cette ressource.

« Il apparaît clairement une tendance à la baisse de la ressource en eau de surface et à l’aggravation des étiages (niveaux le plus bas, ndlr) sur de vastes portions du territoire, particulièrement sur la moitié sud mais pas seulement », écrivent les auteurs de l’étude portant sur une période de quarante ans (1967-2007).

Les chercheurs de l’agence nationale de l’eau ont étudié la base de données de 236 stations hydrométriques en métropole et analysé les étiages, le début moyen et les hautes eaux.

De l’analyse des niveaux d’étiage- point le plus bas enregistré dans une année – il ressort qu’il « existe une séparation nord-sud marquée, avec une tendance à l’aggravation de la sévérité des étiages dans plusieurs régions de la moitié sud de la France, notamment dans les Pyrénées, le Massif central et le Jura, ainsi qu’en Aquitaine et sur le pourtour méditerranéen ».

Concernant le débit annuel moyen de cours d’eau, l’analyse va dans le même sens: « aucune tendance significative n’est détectée sur le nord du pays » mais en revanche les chercheurs disent avoir observé « de nombreuses tendances significatives à la baisse dans la partie sud, et plus précisément dans les Pyrénées, les Cévennes et le Massif Central ».

Dans les Alpes et les Pyrénées, les changements ne sont pas significatifs, soulignent-ils.

Enfin, sur le niveau maximal des eaux observé au cours d’une année, on retrouve une division nord-sud: au nord, les tendances sont généralement positives, notamment dans le nord-est, tandis que « les tendances sont généralement négatives dans la partie sud du pays ».

 



Vers la disparition des grenouilles aux États-Unis ?

12 06 2013

Publié le 31 mai 2013 sur www.bulletins-electroniques.com/

D’ici 20 ans, plusieurs espèces d’amphibiens pourraient avoir disparu de la moitié des habitats qu’elles occupent actuellement aux États-Unis. C’est la conclusion d’une étude de l’Institut d’études géologiques des États-Unis publiée le 22 mai . Les espèces d’amphibiens, dont certaines étaient considérées comme ayant un habitat stable et largement répandu, déclineraient en réalité à un rythme alarmant.

Les déclins de populations d’amphibiens sont particulièrement inquiétants

Les menaces de disparition des amphibiens à travers le monde sont assez bien connues mais on parle généralement de risques d’extinction sans nécessairement mesurer le rythme auquel cette extinction a lieu en ce moment-même. Les équipes de l’USGS ont mesuré, entre 2002 et 2011, sur 34 sites répartis sur le territoire américain, le niveau de changement de la présence de 48 espèces d’amphibiens dans leurs habitats potentiels (étangs, lacs, marécages…). Cette estimation de la vitesse d’extinction des grenouilles, des crapauds et des salamandres se révèle assez alarmante. En moyenne, la population de l’ensemble des amphibiens étudiés décline à un taux de 3,7% par an. Plus alarmant encore, les espèces listées sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) déclinent à un rythme de 11,6% par an. Aucune zone ne semble épargnée : des déclins ont été observés de la Louisiane à la Floride ainsi que dans les montagnes de la Sierra Nevada et les montagnes Rocheuses…

Par ailleurs, au-delà de l’attachement des promeneurs sur les sentiers pluvieux au coassement des grenouilles, les amphibiens sont une espèce importante dans les réseaux trophiques et dans les écosystèmes aquatiques, notamment pour la régulation des parasites.

Des changements trop importants ou trop rapides pour que les amphibiens s’adaptent ?

D’après les scientifiques de l’USGS, les amphibiens sont pourtant des espèces résistantes aux changements. Ils semblent avoir été présents sans interruption dans les milieux aquatiques depuis 350 millions d’années, surmontant les changements qui ont causé l’extinction de nombreuses autres espèces. Cette nouvelle étude laisse donc penser que les changements actuels, par leur importance ou leur vitesse, ne permettent plus aux amphibiens de s’adapter mais elle n’explique pas les causes de ce rapide déclin. Les auteurs évoquent plusieurs pistes régulièrement évoquées, outre la destruction d’habitat, notamment, les maladies, les espèces invasives, la pollution ou les sécheresses.



Comment les espèces invasives débarquent en masse dans les ports de la planète

12 06 2013

 Publié le jeudi 30 mai 2013 sur http://ecologie.blog.lemonde.fr/

Les porte-conteneurs géants qui parcourent le monde de port en port ne transportent pas seulement des fruits et légumes, vêtements ou voitures. Ils acheminent également des espèces invasives, l’une des principales menaces pour la biodiversité maritime. Pour la première fois, des scientifiques ont établi un modèle mondial permettant d’analyser les routes empruntées par ces organismes et de déterminer les points les plus vulnérables.

Si certains de ces spécimens – des cellules d’algues microscopiques, des œufs de poissons ou encore des crustacés – se déplacent accrochés aux coques des bateaux, la plupart flottent dans les milliers de tonnes d’eau des ballasts, ces réservoirs qui équipent les grands navires pour assurer leur stabilité. Quand les bateaux déversent leurs eaux de ballast dans le port – ce que l’on appelle le déballastage –, les espèces peuvent s’implanter dans des eaux étrangères, souvent avec des conséquences néfastes sur la faune indigène.

Dans la région des Grands Lacs, aux États-Unis, ces organismes, comme la lamproie marine, le gobie à taches noires, la salicaire pourpre et surtout la moule zébrée, ont perturbé les écosystèmes lacustres (en tuant notamment les palourdes), pollué les plages, bouché les tuyaux de captage des eaux ou encore déplacé les plantes natives qui accueillaient la faune et évitaient l’érosion, comme l’explique l’agence de protection de l’environnement américaine. En mars 2012, des chercheurs des universités américaines de Notre-Dame et du Wyoming ont estimé que le coût de ces dégâts environnementaux, accompagnés d’un déclin de la pêche et du tourisme, était d’au moins 138 millions de dollars (106 millions d’euros) chaque année.

Or, depuis plusieurs décennies, ces espèces invasives sont plus nombreuses sous l’effet de l’augmentation du trafic maritime. L’Organisation maritime internationale (OMI) de l’ONU soutient que les eaux de ballast sont responsables du transfert d’environ 7 000 à 10 000 espèces différentes dans le monde tous les jours…

Voir les routes maritimes



Impacts et interactions de l’agriculture avec mon quotidien

12 04 2013

L’agriculture occupe une place centrale dans nos vies. Par l’alimentation qu’elle procure, certes, mais pas seulement ! Les impacts et les interactions de l’agriculture se jouent bien au-delà : sur l’eau, les sols, la biodiversité, la santé, mais aussi sur nos paysages, notre terroir, notre culture, l’emploi, le dynamisme de nos régions.
Découvrez les dossiers en ligne accessibles à :  http://www.ifieldgood.org/#impact



La matière : connaissances et activités

22 11 2012

Texte du diaporama, guide de la formation de Claude Chat sur les états et les propriétés de la matière au cycle 1 :

états et propriétés de la matière

 

Quelques documents pour les 3 cycles trouvés sur le site de l’IUFM de Créteil :

Connaiss chang etats iufm C1-2-3

connaiss matière iufm C1-2-3

flottabilite C1-2-3

etat changement C1-2-3

air C1-2-3

melanges solutions C1-2-3

trajet eau C1-2-3



Le problème de l’eau est lié à celui de la nourriture

24 10 2012

Interview de l’hydrologue Ghislain de Marsily animera un débat sur le thème de l’eau dans le cadre du festival Pariscience…

Elle recouvre trois cinquièmes de notre planète et pourtant l’eau pourrait venir à manquer. Gaspillage, changement climatique et pratiques agricoles intensives pompent peu à peu les réserves en eau douce de la planète et risquent de faire de l’eau «l’or bleu» du XXIe siècle.

On parle de l’eau comme de «l’or bleu», pourquoi deviendra-t-elle si précieuse dans l’avenir ?

Le problème de l’eau est lié à celui de la nourriture. Les besoins en nourriture augmentent considérablement car la population augmente, passant de sept à neuf milliards d’humains en 2050, et car les habitudes alimentaires évoluent en se calquant sur des régimes excessifs en calories et en produits animaux. Pour nourrir tout le monde, il faudrait doubler la production agricole, or l’eau en est à la base. Elle deviendra dans certains pays une denrée en déficit, notamment en Afrique du nord qui est déjà en déficit par rapport à ses besoins d’environ 30%. En 2050, en raison de la démographie et du changement climatique, elle dépassera la moitié de ses besoins et devra se fournir auprès de pays étrangers sous forme d’eau virtuelle, c’est-à-dire de produits importés comme les céréales.

Connaît-on l’impact du changement climatique sur les ressources en eau ?

A l’échelle de la planète, les précipitations vont plutôt avoir tendance à augmenter car il fera plus chaud, donc globalement les ressources en eau vont augmenter. Mais les zones climatiques risquent de se déplacer: toute la zone méditerranéenne va probablement voir ses ressources en eau diminuer et connaître des sécheresses plus fortes. En revanche, en Europe du Nord, il est pratiquement admis par tout le monde qu’il pleuvra davantage, avec des conséquences qui ne sont pas nécessairement favorables: les inondations peuvent conduire à perdre des récoltes.

Quelles solutions pourraient-être apportées au manque d’eau ?

La première chose à faire est de se demander s’il est vraiment raisonnable de passer à neuf milliards d’humains. D’après les démographes, on n’y peut pas grand-chose. Même avec des politiques de contrôle de la natalité, les dés sont jetés. La seconde solution est liée au manque de nourriture: où peut-on augmenter la production agricole dans le monde pour satisfaire la demande? L’Afrique a des terres cultivables mais est en compétition avec l’agriculture subventionnée des pays riches. Elle a été contrainte jusqu’ici de développer des cultures comme le coton ou le cacao, qui ne sont pas des cultures vivrières. L’Asie, au contraire, sera en déficit agricole intense dans les trente à quarante prochaines années, c’est pour cela qu’elle achète des terres en Amérique du sud ou en Afrique. Enfin, nous, pays développés, pouvons produire plus mais au prix d’une perte de surface de forêts.

La planète est riche en eau salée, que pensez-vous des techniques de dessalement ?

70% de la population mondiale sera urbaine en 2050, le dessalement sera une solution pour alimenter les villes en eau. Ce sera incontournable et nécessaire pour fournir de l’eau potable dans les villes, mais trop onéreux pour l’agriculture.

Publié le 3 octobre 2012 sur http://www.20minutes.fr/



En ligne, 20 fiches pédagogiques sur l’eau

5 10 2012

Les agences de l’eau et l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) viennent de publier un recueil de 20 fiches pédagogiques sur le thème de l’eau. Un outil pour l’éducation à l’environnement à destination des enseignants et animateurs.

L’objectif de cet outil de sensibilisation est d’apporter aux éducateurs des connaissances générales et des informations actualisées pour échanger avec les élèves sur les grands thèmes de l’eau : bassin versant, épuration de l’eau, milieu aquatique, crues et inondations, économies de l’eau, etc.

Le recueil est téléchargeable sur le site de l’agence de l’eau Loire Bretagne.

http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_educatif/outils_pedagogiques/enfants_et_jeunes#fiches

Actu-Environnement.com, le 20/09/12



Dépendance à l’eau de notre vie quotidienne

16 03 2012

EAU VIRTUELLE : KÉSAKO ?

Nous consommons des milliards de litres d’eau sans nous en apercevoir. Grâce au concept de « l’eau virtuelle », des chercheurs dévoilent la quantité d’eau utilisée lors de la fabrication des produits de notre quotidien.

Un petit noir avalé au coin d’un comptoir. Et nous voilà empruntant 125 ml d’eau aux ressources naturelles de la planète. Une broutille, croit-on. Sauf que ce café a, en réalité, nécessité 140 litres du liquide transparent avant d’atterrir au fond de notre tasse. La découverte, signée Tony Allan, scientifique environnemental britannique, remonte à une vingtaine d’années. Ce concept – baptisé « eau virtuelle » – a révolutionné la vision que l’on peut avoir des cycles de production et de consommation des biens courants. Il ne s’agit plus de mesurer sa consommation d’eau au rythme de ses douches et de ses boissons quotidiennes, mais bien de prendre en compte désormais l’arrosage des vergers d’où proviennent nos fruits, l’eau consommée par des vaches promises à devenir steaks ou encore celle intégrée dans la chaîne de production de notre dernière voiture. En bref, l’eau invisible, cachée derrière le produit.

Découvrir à quel point nos économies, notre vie quotidienne sont dépendantes de cet or bleu : eau-virtuelle

Publié le 2-07-2010 sur http://www.terraeco.net/Eau-virtuelle-kesako,11235.html



L’eau douce : fiches et actions pédagogiques

13 03 2012

Pour que l’eau vive

Dossiers (PDF)

• Le bassin versant ou le principe de l’entonnoir • Le cycle de l’eau

Actions pédagogiques

• Sur la piste de l’eau au naturel (fiche pédagogique générale) • L’incroyable voyage de l’eau (7 à 11 ans) • La crue, une catastrophe naturelle ? (12 à 15 ans) • De l’inégalité à la solidarité (à partir de 16 ans)

Témoignages

• Classes « Pédag’eau » • Il était une fois la Reyssouze • La Maison Régionale de l’Eau

Interviews

• Guy Pustelnik, biologiste • Jean-Marie Fritsch, hydrologue

L’eau : vie et santé

Dossiers (PDF)

• L’eau et les êtres vivants • L’eau et la santé

Actions pédagogiques

• Sur la piste de l’eau et du vivant (fiche pédagogique générale) • L’eau dans toute sa diversité (7 à 11 ans) • Au fil de l’eau (12 à 15 ans) • Eau potable, objectif santé (à partir de 16 ans)

Témoignages

• L’eau c’est la vie • La vie et l’eau au fil du Sausseron • La protection des nappes phréatiques est-elle possible ?

Interviews

• Michel Lamy, professeur d’écologie • Philippe Hartemann, professeur de médecine

Du bon usage de l’eau

Dossiers (PDF)

• Les enjeux de la gestion de l’eau

Actions pédagogiques

• Sur la piste des usages de l’eau (fiche pédagogique générale) • L’eau que nous buvons (7 à 11 ans) • Au service de l’eau (12 à 15 ans) • De l’eau pour demain (à partir de 16 ans)

Témoignages

• L’eau et la vie en Méditerranée • L’eau de la source à la table? • Les eaux en Aquitaine

Interviews

• Maître Descrozailles, maire • Thierry Ruf, agronome

http://www.fnh.org/francais/doc/en_ligne/eau/intro.htm

 



L’eau : de la terre au verre

2 03 2012

En lien avec la proposition de travail Comment l’action de l’homme joue un rôle sur les êtres vivants des bords de la Marne et du cours d’eau

Les sociétés humaines ont, vis-à-vis de l’eau, trois exigences majeures : la qualité, la quantité et la préservation des milieux aquatiques. Ce dossier donne des exemples de recherche pour mesurer et réduire l’impact des activités humaines sur la pollution des eaux. Trois secteurs d’activités sont abordés : l’agriculture, les industries agroalimentaires et les eaux usées. De la nature jusqu’à nos verres et assiettes, puis au-delà de notre évier, retraçons le parcours de l’eau potable.

Télécharger le dossier d’Inra Magazine n°20, mars 2012 (PDF)