Trois quarts des glaciers des Alpes pourraient disparaître d’ici à 2100

11 01 2011


Le changement climatique pourrait entraîner la disparition d’un quart du volume des glaciers d’ici à 2100 et, dans un scénario encore plus pessimiste, d’une partie de l’Antarctique d’ici à l’an 3000.

Le changement climatique pourrait entraîner la disparition d’un quart du volume des glaciers d’ici à 2100 et, dans un scénario encore plus pessimiste, d’une partie de l’Antarctique d’ici à l’an 3000.REUTERS/HO

Le changement climatique pourrait entraîner la disparition des trois quarts des glaciers des Alpes d’ici à 2100 et, dans un scénario encore plus pessimiste, d’une partie de l’Antarctique d’ici à l’an 3000, faisant monter le niveau des mers de quatre mètres, selon deux études publiées dimanche 9 janvier dans la revue Nature Geoscience.

La première étude, réalisée par les géophysiciens Valentina Radic et Regine Hock de l’université d’Alaska, à partir de données récoltées sur plus de 300 glaciers entre 1961 et 2004, prévoit que les glaciers de montagne vont perdre de 15 à 27 % de leur volume d’ici à 2100. Ce qui « pourrait avoir des effets substantiels sur l’hydrologie régionale et la disponibilité des ressources en eau », avertissent les auteurs.

Certaines régions seront plus affectées que d’autres en fonction de l’altitude de leurs glaciers, la nature du terrain et leur localisation, plus ou moins sensible au réchauffement climatique. Ainsi, la Nouvelle-Zélande pourrait perdre 72 % en moyenne (entre 65 et 79 % en fonction de la marge d’erreur) de ses glaciers, et les Alpes 75 % (entre 60 et 90 %) ; en revanche, ce chiffre ne serait que de 8 % concernant les glaciers du Groenland et 10 % pour ceux des hauts massifs asiatiques.

HAUSSE DU NIVEAU DES MERS

Cette fonte devrait entraîner une hausse du niveau de la mer de douze centimètres en moyenne d’ici à la fin du siècle, sans tenir compte de la dilatation des océans quand ils se réchauffent. Cette étude est basée sur l’un des scénarios intermédiaires du Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC), dans son dernier rapport de 2007, qui conjugue croissance démographique, économique et recours à des sources d’énergie plus ou moins polluantes, et prévoit une hausse de la température de la planète de 2,8 degrés au cours du XXIe siècle.

Or il s’agit d’un modèle qui ne prend pas en compte les calottes glacières de l’Antarctique et du Groenland, qui comprennent 99 % de l’eau douce de la planète. Si l’une des deux devait fondre de façon significative, le niveau des océans augmenterait de plusieurs mètres, noyant un grand nombre de villes côtières. Avec la partie occidentale de l’Antarctique, le chiffre serait de 4 mètres.

INERTIE DES GAZ À EFFET DE SERRE

Ce scénario-catastrophe émerge de la seconde étude réalisée par l’université de Calgary, au Canada, qui s’intéresse à l’inertie des gaz à effet de serre (GES), qui, une fois émis, restent des siècles dans l’atmosphère. Aussi, même si toutes les émissions de GES s’arrêtaient d’ici à 2100, le réchauffement se poursuivrait encore plusieurs siècles, selon l’étude.

Celle-ci se base sur un autre scénario du GIEC, plus pessimiste que le premier en matière d’émissions de gaz à effet de serre, et qui prévoit une hausse de la température de 3,4 degrés d’ici à la fin du siècle. Dans cette situation, le réchauffement des profondeurs intermédiaires des mers australes pourrait entraîner un « large effondrement » de la partie occidentale de la calotte antarctique d’ici à l’an 3000.

Paru sur http://www.lemonde.fr/planete/… le 10/01/2011



Dossier en ligne : Sauver l’or bleu

3 12 2010

Comme le climat, la préservation de l’eau est capitale pour l’avenir de la planète. Les éléments pour comprendre cet enjeu.

Eau : des expérimentations dans le monde entier

Le droit à l’eau, défi planétaire

Reconnu depuis cette année comme un droit de homme, le droit à l’eau n’est pas une réalité pour tous.

Débat : qui pour gérer l’eau potable ?

Régie municipale ou en délégation de service public confiée à un opérateur privé : cela fait-il vraiment une différence ?

7 conseils pour gérer l’eau au quotidien

Chaque Français consomme environ 150 litres d’eau par jour. Des dépenses qu’il est possible de réduire presque de moitié.

Des organismes vivants pour mesurer la qualité de l’eau

Le blues du lac Baïkal

En France, des eaux de qualité pour 2015 ?

Anne Le Strat : « Le public, c’est plus de transparence »

Willem-Alexander, prince des Pays-Bas : « L’eau saine, enjeu prioritaire »

Isabelle Kocher : « L’avantage du privé, c’est l’innovation »

Isabelle Autissier : « Limiter la pollution de l’eau en amont »

Prix EpE-Metro : Vos idées pour préserver l’eau

Publié le 25/11/10 sur http://www.metrofrance.com/



LES ENTREPRISES FACE À L’ÉROSION DE LA BIODIVERSITÉ : UNE ÉTUDE DU WWF-FRANCE

22 10 2010

Une étude très éclairante pour les enseignants pour mieux identifier la diversité des impacts de la vie économique sur le milieu, ainsi que des pistes de solutions.

Les entreprises sont au cœur des enjeux environnementaux à la fois par leurs impacts et dépendances, mais également par leur capacité à contribuer à une solution globale. Cependant, les outils pour les aider sont encore rares aujourd’hui. Le WWF-France a donc souhaité apporter son expertise aux décideurs politiques et économiques afin d’agir concrètement pour la restauration et la préservation du vivant.

Pour éviter une analyse par secteur, trop restrictive, l’approche privilégiée a été d’étudier les 8 filières économiques (ou chaînes d’approvisionnement et d’interaction) qui possèdent les plus fortes interactions (impacts-dépendances, risques-opportunités) avec la biodiversité. Ainsi, on obtient un outil complet regroupant :

• les enjeux liés aux impacts de la filière sur la biodiversité à l’échelle planétaire et sur le terrain de certaines écorégions prioritaires du WWF-France ;

• les risques rencontrés par chaque filière , ceux liés à la dépendance vis-à-vis des services écologiques et ceux associés à la dégradation de ces derniers ;

• les leviers d’action pour mieux restaurer et préserver la biodiversité .

Cette étude offre aux entreprises un outil de sensibilisation pour « penser globalement » et « agir localement » au regard de la biodiversité . Car si la biodiversité peut être complexe, les solutions concrètes pour améliorer la situation le sont souvent beaucoup moins.

Téléchargez l’étude en cliquant ici

Publié le 20/09/2010 sur  http://www.wwf.fr/


EDD : Des jeux sérieux sur la question de l’eau

20 10 2010

Voilà un thème classique pour aborder le développement durable. Le site Jeux sérieux de l’académie de Créteil nous invite à le traiter de façon non conventionnelle, par le jeu. Et pour cela il nous propose une sélection commentée de jeux sérieux pour différents niveaux, de l’école au lycée.

Le site Jeux sérieux



La biodiversité des sols : l’usine de la vie

24 08 2010

Il existe sous nos pieds un monde fascinant: les sols, une usine de la vie. Ce lieu de travail animé abrite des milliers d’espèces, la biodiversité des sols, qui s’activent chaque jour pour créer les conditions favorables à la croissance des plantes, à l’alimentation des animaux et à la fourniture de matières premières essentielles à l’homme.

Les scientifiques estiment que plus du quart des espèces de la planète vivent dans les sols. Pourtant, alors que nous pouvons nommer la plupart des espèces qui vivent au-dessus du sol, nous n’avons qu’une connaissance sommaire des créatures qui habitent sous nos pieds, loin des yeux et loin du cœur, et nous négligeons cette vaste communauté de formes de vie à nos risques et périls.

Pour connaître ces différentes formes de vies, leur rôle au sein du monde vivant, les risques qu’elles encourent, et des mesures à prendre pour préserver un équilibre indispensable, la Commission européenne pour l’environnement propose une plaquette (utilisable dès cycle 3) et une brochure (pour avoir plus de détails) à télécharger.

La biodiversité des sols : l’usine de la vie

http://ec.europa.eu/environment/soil/pdf/soil_biodiversity_leaflet_fr.pdf

L’usine de la vie. Pourquoi la biodiversité des sols est-elle si importante ?

http://ec.europa.eu/environment/soil/pdf/soil_biodiversity_brochure_fr.pdf



Douze gestes pour la planète

11 08 2010

Proposition pédagogique : après lecture de ce texte (en plusieurs extraits), organiser un débat sur l’intérêt de mettre en œuvre ces actions, puis rechercher celles qui pourraient être reproduites à l’école, et celles dont on pourrait parler à la maison. Prévoir une façon de communiquer sur ces engagements  de la classe/de l’école : pourquoi, comment, où, avec qui… par le biais d’affiches lors d’une journée portes ouvertes, d’articles dans le journal d’école, de la commune, sur un site internet…

Côté programmes, vous traiterez parmi d’autres des points en sciences (le fonctionnement du vivant, l’eau, l’air…), en géographie (les besoins des hommes), en instruction civique (être responsable de ses actes), en maîtrise de la langue (expression orale, lecture, production d’écrits…).

Steven Vromman : L’homme à la faible empreinte écologique

Au nord du pays vit un homme aux pieds légers pour l’environnement. Son exemple montre qu’il est possible de polluer moins. Tout est question de choix.

Figure atypique à la notoriété grandissante en Flandre, Steven Vromman, dynamique quadragénaire gantois, a décidé après une vingtaine d’années d’une vie professionnelle bien remplie de changer radicalement sa façon de vivre. Son objectif est simple: prouver qu’il est possible à notre époque de vivre bien et durable. Il se lance le défi de réduire un maximum son empreinte écologique pendant 6 mois – celle-ci est calculée en nombre d’hectares nécessaires pour produire ce que nous consommons – et de consigner son histoire dans un livre intitulé « Low impact man » . Cela fait maintenant presque deux ans que Steven poursuit l’expérience et apparemment, il n’a aucune intention de revenir en arrière.

« Bien plus que des gadgets technologiques, ce qui fait la différence dans la lutte pour l’environnement c’est un changement de comportement, explique-t-il. Nous vivons dans une société jetable, il faut toujours avoir plus et changer souvent; pourtant on n’a pas l’impression que les gens soient vraiment plus heureux. Les gens optent souvent pour des choses matérielles à la place de choses vraiment importantes telles que l’amitié, le contact social, un travail enrichissant, etc. » Steven affirme que son changement de mode de vie a augmenté sa qualité de vie, « j’ai moins de produits toxiques dans la maison, je mange plus sain et je fais plus d’exercice. »

Tirés de son expérience quotidienne, voici douze gestes que tout un chacun peut facilement mettre en pratique.

1. Consommer moins. « Pour produire de nouveaux objets il faut beaucoup d’énergie et de matières premières qu’il a fallu extraire ou fabriquer. Ensuite, il y a encore le transport. Tout cela pollue énormément. Or, il n’est pas toujours nécessaire de posséder quelque chose pour en profiter. » Partant de ce principe, Steven s’est abonné à la bibliothèque et à la médiathèque. Il a ainsi accès à des centaines de livres, CD et DVD. Ces supports resteront dans le circuit du prêt et l’impact écologique que leur production a nécessité est ainsi divisé par le nombre d’emprunteurs.

2. Réutiliser. Dans le même état d’esprit, Steven achète presque exclusivement des articles de seconde main: vêtements, mobilier, vaisselle « On trouve de tout sur les brocantes et dans les magasins de seconde main. C’est aussi une façon d’acheter moins cher. » Mais Steven concède que certaines choses s’achètent difficilement de seconde main, comme les chaussures par exemple. Dans ce cas, il privilégie des articles de bonne qualité qu’il gardera longtemps. Lire la suite »



La crue centennale de la Seine

11 08 2010


La dernière grande crue de la Seine a eu lieu en 1910. On attend donc la prochaine crue centennale en tenant de prévoir son impact. Dans le bassin versant de la Seine , et particulièrement en Ile-de-France et Normandie, il y a lieu de préparer les élèves à un risque qui non seulement est inévitable mais pourrait être proche. L’académie de Rouen propose un recensement de ressources précieux pour ce sujet.

Le dossier : http://rme.ac-rouen.fr/crue_seine_1910_2010.htm



Lecture d’image : impact de la vie humaine sur la biodiversité

7 07 2010

oiseaux déchets b

poussins d’albatros sur l’Atoll de Midway

Proposition de démarche pédagogique

1- Demander aux élèves de décrire l’image. Apporter quelques éclairages sur le lieu, le nom de l’oiseau (voir dans le texte ci-dessous))

2- Puis poser la question par écrit : À votre avis, que s’est il passé ?

3- Échanger sur les différents avis (les noter sur une affiche pour regrouper les hypothèses qui se ressemblent), pour faire émerger les questions :

  • D’où proviennent ces déchets ?

  • A quoi servaient-ils ?

  • Comment sont-ils arrivés là ?

4- Donner à lire individuellement le texte ci-dessous : faire surligner les éléments de réponses.

5- Mettre en commun oralement puis par écrit, pour comprendre que :

  • ces objets répondent à des besoins quotidiens des hommes : en faire la liste ;
  • ils sont transportés et rassemblés par les courants marins ;
  • ce sont des déchets dont les hommes se sont débarrassés (soit en mer depuis des bateaux, soit dans des décharges en bord de mer ou de fleuves, soit individuellement) ;
  • les animaux marins ont besoin de se nourrir et nourrir leurs petits ;
  • les animaux marins ne savent pas reconnaître que ce sont des produits dangereux pour leur vie ;
  • les hommes sont responsables devant l’environnement ;
  • les hommes doivent trouver des solutions pour éviter cela : collecte, tri, recyclage, réemploi, limitation de la consommation…

6- Revenir sur les hypothèses de départ pour mesurer les connaissances acquises.

Midway : Message envoyé par la spirale (2009)

Ces photographies de poussins d’albatros ont été prises en septembre 2009, sur l’Atoll de Midway, une bande minuscule de sable et de corail au milieu du Pacifique Nord. Les petits, qui attendent au nid, sont gavés d’objets en matière plastique par leurs parents. Ces déchets circulent et se rassemblent grâce à des courants marins en forme une spirale. Ils sont pêchés en mer par les parents, qui les prennent pour de la nourriture à donner à leur jeune. A cause de ces ordures humaines (bouchons, briquet, fragments de filets de pêche, de tubes…) des dizaines de milliers de poussins d’albatros meurent chaque année de faim, d’intoxication et de suffocation sur Midway.

Pour illustrer ce phénomène aussi fidèlement que possible, pas un seul morceau de plastique sur aucune de ces photographies n’a été déplacé, ajouté, manipulé, arrangé, ou changé de quelque façon que ce soit. Ces images dépeignent le contenu d’estomac réel de petits d’oiseaux dans un des sanctuaires marins les plus isolé du monde, à plus de 3000 km du continent le plus proche.

Commentaires du photographe Chris Jordan traduits de l’anglais par moi-même.

Voir également plusieurs autres photos sur le site :

http://chrisjordan.com/gallery/midway/#CF000313%2018×24



La vérité sur le bio

7 07 2010

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Qualité, prix, contrôles… Faut-il faire confiance aux produits labellisés «agriculture biologique» qui conquièrent les grandes surfaces ? Pour répondre à cette question et à toutes celles que se posent les consommateurs, «le Nouvel Observateur » mène l’enquête. Car le bio est aussi un laboratoire des développements agricoles de demain

 

Évidemment, ça trouble. Jusqu’à peu, on imaginait qu’un œuf ou une carotte siglés bio venaient tout droit d’une fermette, où une vache, deux chèvres et une fermière en tablier à carreaux coulaient des jours heureux. Mais comment ces fermettes pourraient-elles brusquement fournir depuis un an les hypermarchés en œufs, yoghourts, jus de pomme et autres légumes bio ? Un gros doute : et si ce bio de masse était du toc ?

Eh bien, non. Le bio des grandes surfaces, qui réalisent sur ce marché aujourd’hui 45% des ventes, contre 40% en 2005, n’est ni plus ni moins que celui qu’on trouve via la vente directe (12%) ou chez Biocoop et Naturalia (38%). Pourquoi ? Parce que ce que garantit d’abord le cahier des charges, ce n’est pas un plus mais du moins : l’interdiction absolue dans les cultures, les élevages et… les nappes phréatiques des OGM, des pesticides ou des nitrates. Colorants compris : c’est même pourquoi les saumons bio ont si mauvaise mine !

«Taratata, on trouve des résidus !», dénonce une récente étude à charge contre le bio signée par Léon Guéguen et Gérard Pascal, deux retraités de l’Inra. Exact. Mais si peu. Selon une expertise approfondie de la région Bade- Wurtemberg dans les années 2000, 8% des fruits et légumes bio contenaient des résidus phytosanitaires supérieurs à 0,01 mg par kilo en 2008 (en fait surtout dans le citron et le poivre) contre… 73% pour les échantillons conventionnels !

Et pourquoi pas 0% ? Lire la suite »



Antagonisme entre besoins des hommes et biodiversité (3)

27 06 2010

 L‘arasement du barrage de Vezins, source de discorde locale

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Sombres et profondes dans le lac de retenue, les eaux de la Sélune traversent les turbines du barrage de Vezins et s’écoulent de l’autre côté, limpides, vers la baie du Mont-Saint-Michel. Ce haut monument de béton n’ornera sans doute plus longtemps le paysage de la Basse-Normandie. Le 13 novembre 2009, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, a annoncé son arasement et celui de la Roche-qui-Boit, situé en aval, lançant les premières opérations du plan de restauration de la continuité écologique des cours d’eau en France.

 

Car pour les poissons migrateurs, comme le saumon, le barrage fait office de rempart infranchissable entre la mer et les sites de ponte en eau douce. Selon Fabien Goulmy, de la Fédération de la Manche pour la pêche, aucune solution alternative ne s’est révélée efficace pour rétablir la libre circulation des saumons : « Le barrage a inondé les gorges, qui constituaient leur meilleur habitat. Et il continue à faire des dégâts car en aval, la rivière creuse ses berges et s’approfondit, devenant inhospitalière pour ces poissons. »

 

Outre les pêcheurs de saumon, la Sélune attire des usagers dont certains – habitants ou élus locaux – redoutent les impacts écologiques et économiques de l’arasement. L’association locale Les Amis du barrage dénonce une décision politique d’affichage. « Le problème, ce ne sont pas les barrages mais la pollution de l’eau en amont : à cause de l’agriculture intensive qui remplace peu à peu le bocage, l’érosion des terres déverse des sédiments pollués dans la Sélune, qui s’accumulent dans les lacs de retenue », estime son vice-président, Raymond Normand.

 

Or sans les barrages, ces sédiments, chargés notamment de métaux lourds et d’algues vertes, risquent de se déverser dans le fleuve et dans la baie du Mont-Saint-Michel. Autres sujets d’inquiétude : la perte d’une réserve d’eau potable, le risque d’inondation, et la menace sur les 800 emplois autour du lac.

 

Le président de la commission locale de l’eau, Michel Thoury, favorable à l’arasement, veut, lui, croire en « un nouveau départ pour la Sélune : pourquoi pas des sentiers de randonnée, un fumoir artisanal de saumon, ou un musée de l’énergie hydraulique… »

 

Article paru le 23.06.10 sur www.lemonde.fr/planete/