4.500 ruches « mortes » dans la région de Perpignan

11 06 2014

 

abeilles meurent

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

Publié le 09-06-2014 sur www.sciencesetavenir.fr

HÉCATOMBE. Une cinquantaine d’apiculteurs se sont rassemblés samedi 7 juin 2014 à Perpignan pour réclamer « une réaction officielle du ministère de l’Agriculture ». Ils s’alarment d’une mortalité massive des abeilles dans leurs deux départements l’hiver dernier.

« Plus de 4.500 ruches mortes » pendant l’hiver 2013-2014

« Nous réclamons la considération du ministère de l’Agriculture alors que nos départements des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège ont connu cet hiver une mortalité massive d’abeilles », a expliqué le président de l’Union syndicale apicole du Roussillon, Michel Barcelo, joint par l’AFP sur place.

Apiculteur professionnel depuis 35 ans à Ortaffa (Pyrénées-Orientales), M. Barcelo a assuré que « plus de 4.500 ruches étaient mortes » au cours de l’hiver dans ces deux départements réunis.

« HYPOTHÈSE ». Sans vouloir porter d’accusations, il a évoqué « l’hypothèse selon laquelle ces pertes considérables pourraient être dues à l’utilisation de produits phytosanitaires dans les bâtiments d’élevage, la désinsectisation ».

« Des organismes officiels nous avaient proposé une enquête, la mise en place d’un protocole de surveillance, pour savoir comment ces abeilles pouvaient mourir de la sorte dans des zones de montagne, mais aucune mesure n’a été annoncée », a-t-il affirmé.



Le système « zéro déchet » de San Francisco en 7 questions

3 06 2014

monde planete

Article en lien avec les défis Poubelles de différentes couleurs et réduire, réutiliser, recycler nos déchets végétaux

Publié sur lemonde.fr le 29.05.2014

San Francisco s’est engagée en 2002 à parvenir au « zéro déchet » d’ici à 2020. La ville californienne a depuis pris une série de mesures et dépasse désormais les 80 % de détritus recyclés ou compostés.

1. Que signifie « zéro déchet » ?

L’objectif adopté par San Francisco est de parvenir à zéro déchet envoyé en décharge ou en incinérateur, soit 100 % de ses détritus recyclés ou compostés. L’expression « Zero Waste » en anglais se traduit également par « zéro gâchis » : c’est pourquoi la ville chercher également à réduire le gaspillage de nourriture et de ressources.

2. Concrètement, qu’est-ce que cela implique pour les habitants ?

L’initiative a de multiples implications pour les San Franciscains. Les sacs plastiques ont été interdits dans les supermarchés, remplacés par des sacs en papier (payants). Mais surtout, il est obligatoire, depuis 2009, de recycler et composter tous ses déchets. Chaque habitation a ainsi trois poubelles : une verte pour le compostage, une bleue pour le recyclage et une noire pour le reste des déchets.

3. Trois poubelles ! Mais comment faire rentrer ça dans nos petites cuisines ?

Cela fait certes une poubelle de plus, mais la taille peut être différente. Si la poubelle consacrée au recyclage reste la même, celle des déchets normaux peut être beaucoup plus petite car seuls de rares déchets (du plastique fin généralement) ont vocation à s’y retrouver si la plupart des détritus sont recyclés ou compostés.

La poubelle des déchets organiques peut elle aussi ne pas être trop grande : mieux vaut la vider régulièrement pour qu’elle ne sente pas.

4. Comment inciter chacun à se conformer à ce système ?

Puisqu’il est compliqué de faire payer chaque habitation en fonction du poids de déchets généré, San Francisco a mis en place un système incitant financièrement à recycler et composter.

La facture mentionne spécifiquement les trois poubelles, les charges pour la verte et la bleue étant largement inférieures à celles pour la noire. Pour cette dernière, le coût varie selon la taille : si vous recyclez et compostez peu et remplissez donc une grande poubelle noire, cela vous coûtera beaucoup plus cher que de se conformer au système et, in fine, de réduire sa taille, puisque la grande majorité des déchets ira dans les deux autres.

5. On peut aussi imaginer que certains mettront les déchets dans les mauvaises poubelles pour réduire leur facture sans faire l’effort de recycler…

Oui, mais des contrôles sont régulièrement effectués. Des agents sillonnent la ville et regardent le contenu des poubelles. S’ils constatent que la poubelle des recyclables ou des compostables est manifestement remplie avec de « mauvais » déchets, ils laissent un avertissement. Après plusieurs avertissements, l’habitation concernée paiera un malus sur sa facture.

6. Que deviennent les déchets ensuite ?

Comme en France, les recyclables sont transformés et réutilisés. Le plastique, le papier ou encore le verre sont triés séparément et peuvent ensuite être utilisés pour fabriquer de nouveaux objets. Les déchets organiques, eux, sont transformés en compost. Après un mois de divers traitements, ils deviennent un terreau très fertile et donc très prisé par les agriculteurs, qui alimentent ainsi leurs cultures tout en préservant le sol.

7. C’est bien joli tout ça, mais ça doit coûter très cher…

Non, justement ! Des études montrent qu’un système « zéro déchet » coûte en réalité moins cher à la collectivité. La collecte des déchets peut être sensiblement moins chère en adaptant le ramassage (une fréquence régulière pour les déchets organiques, qui pourrissent vite, mais plus espacée pour les déchets « secs »). Mais surtout, le traitement coûte beaucoup moins cher que des dispositifs comme les incinérateurs, « solution » très prisée en France. Et permet la création d’emplois forcément locaux pour bien trier les déchets, les techniques de tri automatique ne permettant un tri total de qualité.

Ce système rapporte également de l’argent, par la revente des matériaux recyclés et du compost. Et c’est bien meilleur pour l’environnement, car les décharges produisent du méthane et les incinérateurs des gaz très toxiques.

Lire l’entretien : « Un système de zéro déchet coûte moins cher »

Pour en savoir plus

– Le reportage de Complément d’enquête (France 2) en septembre 2013 : « Une vie sans déchets »

– Le site de Zero Waste France

– Le site du Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid)

« Objectif Zéro Déchet », par Paul Connett et Bill Sheehan (PDF)

Comment j’ai sauvé la planète, de Sophie Caillat (Editions du Moment)

 



15% d’économies d’énergie et… en famille !

2 06 2014

Publié le 30 mai 2014 sur http://www.presse.ademe.fr/2014/05/15-deconomies-denergie-et-en-famille.html

7500 familles – accompagnées par 110 Espaces INFO->ÉNERGIE (EIE) – ont participé cette année au défi « Familles à énergies positives », soutenu par l’ADEME et coordonné par l’ONG Prioriterre.

Visuel FEP

Objectif : diminuer de 8 % leur consommation d’énergie par rapport à l’hiver précédent, grâce à des actions sur le chauffage, l’eau chaude, les équipements électriques…

Avec une moyenne d’économies de 15 % , soit près de 13GWh sur une année et un gain sur la facture d’environ 200 euros, l’objectif est largement atteint ! Ils étaient cette année 50 % d’inscrits en plus par rapport à l’édition 2012-2013.

Une réussite qui incite certains à aller plus loin : un tiers des familles a investi dans des appareils de chauffage plus performants, de la régulation ou encore l’isolation et plus de la moitié des participants envisage des travaux à plus long-terme pour pérenniser les économies réalisées et, pourquoi pas, en réaliser encore davantage.

Au-delà d’un intérêt économique, le défi « Familles à énergies positives » a conduit surtout à une prise de conscience qu’il est possible de réduire sa consommation d’énergie, et donc sa facture, avec quelques bonnes habitudes. Appareils branchés sur des multiprises éteintes la nuit, volets fermés pour conserver la chaleur, minuteur dans la douche pour économiser l’eau chaude : c’est tout le quotidien de ces familles qui a été revu pour consommer moins sans réduire le niveau de confort.

Chaque participant a bénéficié d’un suivi attentif des conseillers des EIE : mesures des consommations actuelles, formation, guide de bonnes pratiques…

De l’avis de tous, la motivation et l’envie de se surpasser naît aussi de la possibilité de comparer ces résultats entre familles. Depuis le lancement de l’initiative en 2008, ce sont 16 000 familles qui ont relevé le Défi.

Le défi Familles à énergie positive

L’association Prioterre



Services écologiques fournis par les écosystèmes marins et côtiers en France

10 04 2014

 

services écologiques

Panorama des services écologiques fournis par les milieux naturels en France : Les écosystèmes marins et côtiers

Les services écologiques se répartissent en 4 catégories :
• les services de support ou fonctions écologiques, sont à la base de l’ensemble des services car ils permettent le maintien du fonctionnement de l’écosystème. Une fonction écologique peut contribuer à plusieurs services et inversement un service peut être issu de plusieurs fonctions. Ce lien entre fonctions et services explique l’étroite dépendance entre la bonne santé des écosystèmes et la qualité et la pérennité des services écologiques qu’ils rendent ;
• les services d’approvisionnement correspondent à la production de biens ;
• les services de régulation sont responsables du contrôle des processus naturels ;
• les services culturels sont des services non matériels, obtenus à travers les loisirs et le tourisme, l’éducation et la recherche et l’enrichissement artistique, patrimonial et spirituel.

UICN_France_services_ecologiques_marins_et_cotiers



Séisme dans le sud-est de la France : « C’est une région qui casse par à-coups »

10 04 2014

 

monde planete

Publié le 08.04.2014 sur http://www.lemonde.fr/planete/

Un séisme de magnitude 5 s’est produit, lundi 7 avril au soir, dans le sud-est de la France, et a été ressenti en Savoie, dans le Var, le Rhône et, surtout, dans les Alpes-Maritimes. L’épicentre du tremblement de terre était situé dans la vallée de l’Ubaye, à une dizaine de kilomètres de Barcelonette (Alpes-de-Haute-Provence).

Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) revient sur ce tremblement de terre, qui n’a suscité que des dégâts matériels mineurs.

Un tel événement est-il surprenant ?

C’est un système de failles assez compliqué, mais qui est maintenant bien documenté. Depuis que le réseau de surveillance Sysmalp a été installé, on a détecté de nombreuses crises sismiques sur cette zone. La dernière crise notable a démarré en 2012 et a suivi une crise antérieure, remontant à 2003-2004.

En 2012, nous avions déjà eu un petit séisme de magnitude 4,3 et, depuis, cela ne s’arrête presque pas, avec des petites secousses de magnitude 2 à 3, qui ne sont pratiquement pas ressenties. Cette séquence vient donc de reprendre avec ce dernier événement, de magnitude 5.

Historiquement, des secousses plus importantes ont-elles été enregistrées dans cette région ?

On a enregistré un événement un peu plus important en 1959, avec un tremblement de terre de magnitude 5,5, également dans la vallée de l’Ubaye. La secousse a provoqué des dommages certes légers, mais plus importants que ceux – très minimes – provoqués dans la zone épicentrale du dernier séisme. Quelques années auparavant, entre 1947 et 1951, on a enregistré trois séismes modérément destructeurs, de magnitude 5 à 5,5.

Ensuite, il faut remonter au XIXe siècle pour avoir des séismes notables dans la zone, vers 1850-1860. C’est une région qui casse par à-coups. Ce sont des failles qui, en cassant, fragilisent leurs voisines à l’échelle de quelques années à quelques dizaines d’années. On semble être maintenant dans une phase active depuis une dizaine d’années environ.

Faut-il s’attendre à des répliques ?

C’est le comportement normal de ces failles. Dès qu’on a un séisme d’une certaine magnitude, la réplique la plus grosse que l’on attend typiquement est de magnitude plus faible d’un point environ. Dans le cas présent, on s’attend donc à un séisme de magnitude 4, qui pourrait survenir dans les prochaines semaines et puis une dizaine de petites secousses de magnitude 3.

Ce sont des chiffres moyens, qui peuvent varier d’un facteur 2 à 3 sans problème. On peut même avoir des situations dans lesquels le séisme qui suit peut avoir une magnitude très proche, voire supérieure, au séisme initial, mais c’est heureusement beaucoup plus rare.

Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter ?

Il faut rester vigilant. Si on ressent une secousse assez forte, il ne faut pas sortir de chez soi immédiatement pour ne pas risquer de se recevoir une cheminée sur la tête. Il faut savoir qu’en France les secousses sont de trop courte durée pour que l’on ait réellement le temps de sortir avant que les dégâts apparaissent sur les façades.

Lorsqu’on est dans la rue, il faut y rester et s’éloigner des façades et lorsqu’on est chez soi, il faut y rester et se mettre sous une table pour ne pas prende son faux plafond sur la tête. Dans ces séismes, le mouvement fort et destructeur ne dure que quelques secondes au maximum. Une fois que ce mouvement est passé, on peut alors sortir.

Sur le même sujet, 2 vidéos :

Séisme à Nice : une grosse secousse, des dégâts mais pas de victime, TF1, journal de 20h, 08/04/14
Un tremblement de terre a touché la nuit dernière le Sud-Est de la France. La secousse de magnitude 5 sur l’échelle de Richter a été ressentie de Grenoble à Nice, sans toutefois faire de victimes. La terre n’avait pas tremblé aussi fort dans la région depuis 40 ans.
<http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/seisme-a-nice-une-grosse-secousse-des-degats-mais-pas-de-victime-8397381.html>
Séisme : quelles sont les zones les plus exposées ?
Le tremblement de terre qui a touché le Sud-Est de la France lundi soir témoigne de l’activité sismique continue en France. Si près de 2 500 secousses sont enregistrées chaque année, la très grande majorité passe pourtant inaperçue. Quelles sont les zones les plus exposées ? Y a-t-il un risque pour les populations ? La réponse en images.
<http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/seisme-quelles-sont-les-zones-les-plus-exposees-8397382.html>



Mauvaises nouvelles pour les bourdons d’Europe

10 04 2014

uicn

Publié le 02 avril 2014 sur https://www.iucn.org/about/work/programmes/species/?14612/2/Mauvaises-nouvelles-pour-les-bourdons-dEurope

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

Selon une étude récente qui évalue le statut des espèces au niveau européen, 24% des espèces de bourdons d’Europe sont menacées d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™.

L’étude porte sur les 68 espèces de bourdons présentes en Europe. Elle fait partie du projet Statut et tendances des pollinisateurs européens (STEP) et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs, tous deux financés par la Commission européenne.

Les bourdons, à l’instar des autres pollinisateurs, jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. Ils permettent la reproduction des végétaux et améliorent la production agricole, notamment celle d’aliments tels que les tomates, les poivrons et de nombreux autres fruits, légumes et graines que nous consommons. Sur les cinq principaux pollinisateurs des cultures européennes, trois sont des bourdons. Avec d’autres pollinisateurs, les bourdons apportent à l’agriculture européenne plus de 22 milliards d’euros par an.

« Nous sommes très préoccupés par ces conclusions. Une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire », dit Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l’UICN et coordinatrice de l’étude. « Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité afin d’inverser ces tendances négatives chez les populations européennes de bourdons. »

D’après l’étude, les effectifs de 46% des espèces de bourdons d’Europe sont en déclin, 29% sont stables et 13% en croissance. Le changement climatique, l’intensification de l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées. La pollution découlant des déchets agricoles et la destruction de leurs habitats liée à l’urbanisation contribuent aussi à leur régression. Lire la suite »



Le recyclage du papier progresse doucement en France

26 02 2014

Publié le 12 février 2014 sur www.liberation.fr

En lien avec le défi EDD sur les déchets http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Le taux de recyclage du papier a légèrement progressé en 2013 pour atteindre 49% contre 47% en 2012, selon le bilan de l’éco-organisme Ecofolio, qui veut faire davantage savoir que «tous les papiers se recyclent».

«Cette amélioration du taux de recyclage est parfaitement en ligne avec notre objectif d’atteindre un taux de 55% de papiers recyclés à fin 2016», souligne dans un communiqué Géraldine Poivert, la directrice générale d’Ecofolio.

La France reste néanmoins à la traîne des pays européens, notamment par rapport à l’Allemagne (75%), au Royaume-Uni (69%) et à l’Espagne (64%).

Pour favoriser le geste de tri, Ecofolio lancera du 17 au 25 février une nouvelle campagne d’affichage dans les villes mettant en avant la consigne: «tous les papiers se recyclent, alors trions-les tous».

«Trop de citoyens ne savent pas encore que tous les papiers (y compris cahiers, enveloppes, prospectus, magazines, etc.) se recyclent aujourd’hui très facilement », contrairement à la consigne au début du recyclage, insiste Eco-folio.

«C’est un des matériaux qui se recycle le plus facilement, c’est donc un vrai gâchis si on ne le fait pas», a commenté à l’AFP Fabrice Van Kote, directeur de la communication d’Ecofolio.

En 2013, les 49% de papiers recyclés ont représenté 1,4 million de tonnes, sur les 2,8 millions utilisés par les ménages et les PME. Les grandes entreprises gèrent directement leurs déchets en papier.

La partie gérée par Ecofolio représente environ 85% de la consommation de papier en France, selon l’éco-organisme, qui finance la collecte par les collectivités via une contribution des producteurs.

Contrairement à d’autres pays où elle est majoritaire, la collecte dédiée au papier n’est en place en France que dans un tiers des collectivités, les autres mélangent papiers et les autres emballages.



Un loup abattu dans la Marne

6 02 2014

 

Sans titre 1

Publié le 4/2/2014 sur http://www.goodplanet

Reims (AFP) – Le cadavre d’un loup abattu par arme à feu a été découvert vendredi par un chasseur sur le domaine de la commune de Coole (Marne), a indiqué lundi la préfecture de la Marne.

Le cadavre de l’animal, un loup mâle adulte dont la mort par balle remonte à plusieurs jours, a été pris en charge par les équipes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) qui vont procéder à des analyses complémentaires pour en déterminer l’origine, a-t-on précisé à la préfecture.

Une enquête des agents de l’ONCFS est en cours pour identifier l’auteur du coup de feu qui risque une peine d’amende pour l’abattage illégal d’un animal d’espèce protégée.

En septembre dernier, un loup avait été photographié par les services de l’ONCFS de Haute-Marne près de la commune de Nully-Trémilly, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Coole.

Des pièges photographiques avaient été disposés dans le secteur après les nombreuses attaques dans des exploitations frontalières aux départements de la Haute-Marne et de l’Aube et des tirs de défense contre les prédateurs avaient été autorisés par les préfectures.

Les deux départements ont subi depuis fin mai 2013 plus d’une vingtaine d’attaques de troupeaux occasionnant la mort par égorgement ou par euthanasie à la suite de blessures graves d’une centaine d’ovins.

Trois loups, dont un couple qui a donné naissance cet été à des louveteaux, ont été identifiés depuis avril 2011 dans le massif forestier des Vosges, distant d’une centaine de kilomètres du lieu des attaques en Champagne.

Proposition pédagogique EDD pour le cycle 3

Lecture de l’article puis :

  • Lecture/compréhension : questions écrites sur le texte puis débat autour des réponses

  • Production d’écrit : A votre avis, pourquoi protège-t-on les loups, et pourquoi en a-t-on tué un ?

  • Géographie/les besoins des hommes : Quels sont les différents modes d’élevage en France ?

  • Sciences/biodiversité : Quelle est la place du loup dans l’écosystème ?

  • Citoyenneté : Comment concilier les points de vue ?



Faire une place à la nature en Ile-de-France

30 01 2014

 

monde planète

 

 

Publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 28.01.2014

 

L’agence régionale de la biodiversité en Ile-en-France a publié, mardi 28 janvier, le diagnostic le plus exhaustif de l’état de santé de la nature en Ile-de-France : il n’est pas bon. Le constat n’est pas nouveau et les nouveaux indicateurs élaborés par les naturalistes de l’agence confortent en l’affinant la photographie d’un territoire où vivent 12 millions d’habitants et où la dynamique démographique demeure forte.

 

Ce diagnostic doit permettre aux élus locaux qui donnent le feu vert aux projets d’aménagement de faire des choix en étant mieux informés, a expliqué Liliane Pays, présidente de Natureparif. Les indicateurs évaluant par exemple les superficies de zones humides, des réservoirs de biodiversité, du nombre d’espèces de faune et de flore…seront remis à jour régulièrement. L’agence prévoit aussi de lancer au printemps prochain un Observatoire des territoires qui fournira des données à l’échelle des communes ou des communautés de communes.

 

DÉCLIN DE LA FAUNE ET DE LA FLORE

 

Seuls 20 % de l’Ile-de-France sont urbanisés, ce qui, à première vue, pourrait être une bonne nouvelle pour la nature. Malheureusement, s’empresse de corriger Maxime Zucca, qui a piloté ce diagnostic, si l’on met de côté les forêts qui constituent des refuges de biodiversité, l’espace restant est, dans une très large majorité, occupé par de grandes exploitations agricoles qui continuent à « utiliser de façon déraisonnée des pesticides ». « Environ 1 200 tonnes de substances actives sont épandues chaque année sur la région où l’on compte seulement 1,5 % de milieux agricoles en agriculture biologique, plaçant l’Ile-de-France en queue de peloton à l’échelle nationale », souligne le diagnostic.

 

Résultat : ces vastes étendues sont devenues des déserts pour la faune et la flore sauvages. « Il n’y a plus à séparer le bon grain de l’ivraie. L’ivraie a disparu », constate M. Zucca, naturaliste, en rappelant que sur les 130 plantes qui habitaient traditionnellement dans les champs, les trois quarts ont disparu ou sont en déclin. Les oiseaux sont également les premières victimes de ces pratiques agricoles : en nombre comme en variété, leur déclin est marqué. Seules les espèces les plus « généralistes » comme les corneilles noires sont susceptibles de s’adapter à cet appauvrissement du milieu.

 

Les naturalistes de Natureparif ne plaident pas cependant pour une mise sous protection totale de nouveaux pans du territoire francilien. Ils jugent cette approche peu réaliste dans une région où 940 hectares d’espaces ruraux sont consommés chaque année par l’urbanisation, soit l’équivalent de la superficie de la ville de Paris tous les onze ans. L’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement de placer 2 % du territoire sous protection forte, paraît ici hors d’atteinte.

 

RÉVOLUTION PLUS FACILE À FAIRE EN VILLE QU’À LA CAMPAGNE

 

« Nous sommes à 0,6 % et il nous semble difficile d’aller beaucoup plus loin », explique Grégoire Lois, chargé d’études chez Naturparif, en proposant un « changement de paradigme ». « Toute la biomasse –agricole, forestière – produite aujourd’hui est intégralement destinée au bénéfice de l’homme. Il faut apprendre à partager, à en laisser une part pour la nature », précise-t-il. En citant, pour exemple, la restauration des haies dans les champs, la réintroduction de l’élevage ovin sur les coteaux calcaires ou encore la multiplication en forêt des zones de sénescence où tout le cycle forestier peut se dérouler sans interruption.

 

Cette révolution est plus facile à faire en ville qu’à la campagne : l’abandon des pesticides, par exemple, est déjà acté dans de nombreuses communes. Des ruches sont installées sur les toits des bâtiments. Les fouines sont désormais présentes à Paris et la capitale a abrité en 2013 un couple de faucons pèlerin. Il ne faudrait pas cependant conclure hâtivement que la biodiversité francilienne trouve refuge en ville, avertit M. Lois.

 

Sauf à vouloir encourager l’étalement urbain ce qui n’est évidemment pas le propos des naturalistes. Sur ce point, ils déplorent que le Schéma régional de cohérence écologique adopté par la région en octobre 2013 ne soit pas plus contraignant pour les aménageurs. Cette « trame verte » décidée par le Grenelle de l’environnement devra seulement être « prise en compte », ce qui, en droit, correspond au degré d’obligation le plus faible. « Nous sommes conscients que nous arrivons après bien d’autres priorités », admet M. Lois.

 

Des espèces fortement menacées

12 millions d’habitants habitent en Ile-de-France, soit 20 % de la population française sur 2 % du territoire.

Biodiversité 20 % environ de la superficie francilienne sont identifiés comme « réservoir de biodiversité ». Parmi eux, figurent les pelouses calcaires, dont il ne resterait que 1 300 hectares, et les landes, moins de 800 hectares.

26 % de la flore vasculaire, soit 400 espèces, sont menacés, dont 145 espèces en danger critique d’extinction, selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

23 % du territoire sont forestiers et 21 % des lisières forestières sont en contact direct avec le milieu urbain. Presque toutes les forêts situées à moins de 20 km de Paris sont enclavées, ce qui ne permet pas le déplacement des espèces entre les massifs.

 

 



Pollution aux particules : que sont-elles ? quel effet pour la santé ?

14 12 2013

pollution

Publié le 13 décembre 2013 sur www.charentelibre.fr

Un épisode de pollution aux particules affecte une partie de la France, jusqu’à atteindre un seuil d’alerte dans certaines régions. De quoi parle-t-on ? Quels effets pour la santé ? Comment se protéger ?

Article en lien avec le défi EDD L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?

Qu’est-ce qu’une particule et quand déclenche-t-on une alerte ?

Ce sont des poussières, de compositions diverses et en suspension dans l’air, au diamètre égal ou inférieur à 10 microns, soit 0,01 millimètre (PM10). Elles sont émises par la combustion des carburants (principalement diesel), le chauffage (notamment bois et fioul), et la transformation de combustibles fossiles dans l’industrie.

Quand la concentration atteint 50 microgrammes/m3 en moyenne sur 24 heures, le seuil d’information est déclenché car on considère qu’une exposition présente un risque pour les personnes les plus fragiles (bébés, personnes âgées, malades).

A partir de 80 microgrammes/m3, la procédure d’alerte est déclenchée car il y a un risque pour l’ensemble de la population. Des mesures, comme la baisse des vitesses maximales autorisées sur les voies rapides, sont alors prises par chaque préfecture.

Selon les normes européennes, il ne faut pas dépasser le seuil d’information plus de 35 jours par an. En France, 16 agglomérations ont dépassé cette norme en 2012.

Quand interviennent les pics de pollutions et où ?

Les pollutions sont plus fréquentes en hiver en raison du recours accru au chauffage et des conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants, comme le temps anticyclonique actuel.

Elles sont également favorisés par un phénomène dit d' »inversion de température ». En situation normale, la température de l’air diminue avec l’altitude et l’air chaud contenant les polluants s’élève naturellement. En situation d’inversion de température, avec le sol qui se refroidit notamment pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés par un « couvercle » d’air chaud.

Les régions les plus polluées sont le Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpe, soit essentiellement des milieux urbains et/ou industriels, mais aussi des zones encastrées comme des vallées en montagne où la dispersion s’opère mal.

Pourquoi les particules sont-elles dangereuses ?

Elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires, créant des inflammations avec un effet immédiat (toux, essoufflement, maux de gorge, de tête…), plus marqué chez les personnes plus fragiles: enfants dont les poumons ne sont pas encore totalement formés, personnes âgées dont la capacité respiratoire est plus faible, fumeurs au système respiratoire déjà irrité par le tabac, malades du cœur et des voies respiratoires, et femmes enceintes.

Sur des sujets très fragiles, un épisode aigu de pollution peut provoquer des hospitalisations, voir des décès.

En dehors des pics, la pollution chronique est tout aussi néfaste, avec des effets à long terme : aggravation de l’asthme, atteinte du système immunitaire, diminution de la fonction respiratoire, cancer du poumon, maladies vasculaires…

Les particules fines (diamètre inférieur à 2,5) ont été classées « cancérigènes certains » par l’Organisation mondiale de la Santé.

Que faire pour réduire son exposition ?

Les plus fragiles doivent réduire leurs activités physiques dès le seuil d’information. Pour l’ensemble de la population, il est recommandé de ne pas faire de sport, y compris prendre son vélo pour les déplacements, lorsque le seuil d’alerte est atteint. Un individu inhale 15 litres d’air en moyenne en marchant, et jusqu’à 100 litres lors d’activités d’endurance.

Il faut également s’éloigner des axes routiers très fréquentés. Il est néanmoins recommandé de continuer à aérer son logement. Quant aux masques de protection (type chirurgie), ils n’arrêtent pas les particules.