Appel inédit aux dons d’essaims

13 11 2014

Article en lien avec le défi EDD L’Homme et les abeilles

Appel inédit aux dons d’essaims après l’hécatombe d’abeilles dans les Pyrénées

http://www.lemonde.fr/ | 12.11.2014

Face à l’hécatombe exceptionnelle d’abeilles l’hiver dernier, deux organisations apicoles ont lancé, mercredi 12 novembre, un appel inédit aux dons d’essaim pour aider les apiculteurs de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.

« On lance une opération de solidarité pour que nos collègues puissent reconstituer leurs colonies », a annoncé Alain David, coordinateur de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP).

Cette opération sera menée conjointement par la FFAP, qui représente cent cinquante à deux cents apiculteurs professionnels, et la section apicole de la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, très investi dans les sujets environnementaux. « Dans l’urgence, il faut au moins qu’on puisse apporter un soutien, et un effort, de un à cinq essaims, seront demandés à nos apiculteurs », a poursuivi Thierry Dolivet, de la Confédération paysanne, apiculteur dans la Creuse.

HÉCATOMBE LIÉE À LA DÉSINFECTION DU BÉTAIL

Quelque cent cinquante essaims ont déjà été promis et seront livrés au début du printemps prochain, selon la FFAP. Les services vétérinaires de l’Ariège ont lancé en février une mission pour évaluer l’éventualité d’un lien entre ces pertes et la désinsectisation du bétail dans le cadre de la lutte contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Selon Alain David, les services de l’Etat « sont venus constater mais rien n’a été fait ».

« Les bêtes qui vont dans les estives (veaux, moutons, vaches…) sont traitées avec des produits antiparasitaires que l’on retrouve dans les déjections et qui polluent l’environnement. Et c’est cela qui pourrait être la cause de cette surmortalité importante », explique-t-il.

De son côté, le ministère de l’agriculture n’a pas réagi dans l’immédiat.

DÉFICIT D’ABEILLES EN FRANCE ET EN EUROPE

La France et l’Europe sont en déficit d’abeilles en raison d’une surmortalité multifactorielle des colonies, liée à une dégradation de leur environnement et aux pesticides, jugés par les apiculteurs comme l’une des causes majeures de la disparition de ces hyménoptères.

Bruxelles a interdit en 2013 et pour deux ans l’usage des trois pesticides néonicotinoïdes jugés responsables en partie de cette situation. Insuffisant pour les apiculteurs, qui réclament un moratoire étendu à toutes les autres molécules, alors qu’en 2013 la production de miel en France a été inférieure à 15 000 tonnes, soit moitié moins qu’en 1995, pour un nombre de ruches presque équivalent.



Emballage Papier Carton en fête !

11 09 2014

papier carton

Site du comité français de l’emballage papier-carton sur le thème « Création artistique et recyclage papier-carton »

Fiches :

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http://www.emballage-papier-carton-en-fete.com/all_page.asp?lg=fr



Le déclin des abeilles expliqué en 3 minutes

10 09 2014

monde planete

Vidéo en lien avec le défi EDD L’Homme et les abeilles

Le Monde.fr | 02.08.2014

Observé depuis les années 1990, le déclin des abeilles inquiète de plus en plus. Chaque hiver ce sont parfois jusqu’à 35 % des colonies qui disparaissent. Cette hécatombe trouve certes de multiples origines, mais les principales causes sont humaines. Explications.

http://www.dailymotion.com/video/x22ln5a_le-declin-des-abeilles-explique-en-3-minutes_news



La disparition des insectes menace toute la biodiversité

28 06 2014

disparition insectes menace biodiversité

Cliquer sur l’image pour la voir entièrement.

Un consortium international d’une cinquantaine de scientifiques de quinze nationalités différentes s’alarme du déclin accéléré de toutes les espèces d’insectes. Outre l’effondrement des populations d’abeilles domestiques, ils font état, mardi 24 juin, des résultats d’une étude qui sera publiée dans la revue Environnemental Science and Pollution Research, d’une disparition progressive des insectes et des oiseaux des champs.

En cause, les insecticides systémiques dits « néonicotinoïdes », qui représentent 40 % du marché mondial des insecticides agricoles – 2,6 milliards de dollars. Pulvérisés ou appliqués en traitement des sols, ils ne sont pas absorbés en une seule saison végétative. Ils polluent ainsi massivement les cours d’eau, les sols et les plantes.

Lire : Le déclin massif des insectes menace l’agriculture

Publié sur lemonde.fr  le 25/06/2014

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

 



40 élus français partent en croisade pour protéger les abeilles

12 06 2014

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

Publié le 09/06/2014 sur http://www.euractiv.fr/

40 députés et sénateurs français ont signé un appel à durcir l’interdiction de produits chimiques nuisibles aux abeilles. Une proposition de résolution sera prochainement déposée au Sénat pour interdire totalement les néonicotinoïdes en Europe.

À l’occasion d’un colloque sur les pollinisateurs organisé au Sénat, le sénateur du Morbihan Joël Labbé, a dénoncé l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes dans l’agriculture européenne. Il appelle le gouvernement français à se mobiliser.

« Les politiques doivent se saisir de cette question essentielle, pour la sécurité alimentaire, la biodiversité, et le bien-être des citoyens. En effet, les preuves du rôle néfaste de ces insecticides neurotoxiques pour les pollinisateurs, mais aussi pour la santé humaine, et pour l’environnement s’accumulent. Il n’est plus possible de rester dans l’inaction » affirme-t-il.

Les sénateurs Joël Labée (EELV) et Germinal Peiro (Socialiste Républicain et Citoyen, SRC) déposeront le 19 juin prochain, une proposition de résolution pour une interdiction totale des néonicotinoïdes .

Interdiction européenne

En janvier 2013, la Commission européenne proposait aux États membres de suspendre pendant deux ans l’utilisation de trois pesticides néonicotinoïdes (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame) sur les semences, pour les plantations attirant les abeilles. Ces propositions s’appuyaient sur un rapport de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), qui démontrait la toxicité de ces produits pour les butineuses.  En effet, ces pesticides agissent sur le système nerveux des insectes. Avec le règlement du 23 mai 2013, la Commisison entérinait sa proposition, et limitait l’utilisation de 3 pesticides néonicotinoïdes pendant deux ans.

>> Lire aussi: Bruxelles interdit des pesticides pendant deux ans pour préserver les abeilles

Les sénateurs Joël Labée (EELV) et Germinal Peiro (SRC) demanderont le 19 juin prochain de dépasser la précédente décision de la Commission européenne, pour étendre l’interdiction à l’ensemble des néonicotinoïdes et notamment ceux utilisés en remplacement des insecticides interdits. Lire la suite »



4.500 ruches « mortes » dans la région de Perpignan

11 06 2014

 

abeilles meurent

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

Publié le 09-06-2014 sur www.sciencesetavenir.fr

HÉCATOMBE. Une cinquantaine d’apiculteurs se sont rassemblés samedi 7 juin 2014 à Perpignan pour réclamer « une réaction officielle du ministère de l’Agriculture ». Ils s’alarment d’une mortalité massive des abeilles dans leurs deux départements l’hiver dernier.

« Plus de 4.500 ruches mortes » pendant l’hiver 2013-2014

« Nous réclamons la considération du ministère de l’Agriculture alors que nos départements des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège ont connu cet hiver une mortalité massive d’abeilles », a expliqué le président de l’Union syndicale apicole du Roussillon, Michel Barcelo, joint par l’AFP sur place.

Apiculteur professionnel depuis 35 ans à Ortaffa (Pyrénées-Orientales), M. Barcelo a assuré que « plus de 4.500 ruches étaient mortes » au cours de l’hiver dans ces deux départements réunis.

« HYPOTHÈSE ». Sans vouloir porter d’accusations, il a évoqué « l’hypothèse selon laquelle ces pertes considérables pourraient être dues à l’utilisation de produits phytosanitaires dans les bâtiments d’élevage, la désinsectisation ».

« Des organismes officiels nous avaient proposé une enquête, la mise en place d’un protocole de surveillance, pour savoir comment ces abeilles pouvaient mourir de la sorte dans des zones de montagne, mais aucune mesure n’a été annoncée », a-t-il affirmé.



Le système « zéro déchet » de San Francisco en 7 questions

3 06 2014

monde planete

Article en lien avec les défis Poubelles de différentes couleurs et réduire, réutiliser, recycler nos déchets végétaux

Publié sur lemonde.fr le 29.05.2014

San Francisco s’est engagée en 2002 à parvenir au « zéro déchet » d’ici à 2020. La ville californienne a depuis pris une série de mesures et dépasse désormais les 80 % de détritus recyclés ou compostés.

1. Que signifie « zéro déchet » ?

L’objectif adopté par San Francisco est de parvenir à zéro déchet envoyé en décharge ou en incinérateur, soit 100 % de ses détritus recyclés ou compostés. L’expression « Zero Waste » en anglais se traduit également par « zéro gâchis » : c’est pourquoi la ville chercher également à réduire le gaspillage de nourriture et de ressources.

2. Concrètement, qu’est-ce que cela implique pour les habitants ?

L’initiative a de multiples implications pour les San Franciscains. Les sacs plastiques ont été interdits dans les supermarchés, remplacés par des sacs en papier (payants). Mais surtout, il est obligatoire, depuis 2009, de recycler et composter tous ses déchets. Chaque habitation a ainsi trois poubelles : une verte pour le compostage, une bleue pour le recyclage et une noire pour le reste des déchets.

3. Trois poubelles ! Mais comment faire rentrer ça dans nos petites cuisines ?

Cela fait certes une poubelle de plus, mais la taille peut être différente. Si la poubelle consacrée au recyclage reste la même, celle des déchets normaux peut être beaucoup plus petite car seuls de rares déchets (du plastique fin généralement) ont vocation à s’y retrouver si la plupart des détritus sont recyclés ou compostés.

La poubelle des déchets organiques peut elle aussi ne pas être trop grande : mieux vaut la vider régulièrement pour qu’elle ne sente pas.

4. Comment inciter chacun à se conformer à ce système ?

Puisqu’il est compliqué de faire payer chaque habitation en fonction du poids de déchets généré, San Francisco a mis en place un système incitant financièrement à recycler et composter.

La facture mentionne spécifiquement les trois poubelles, les charges pour la verte et la bleue étant largement inférieures à celles pour la noire. Pour cette dernière, le coût varie selon la taille : si vous recyclez et compostez peu et remplissez donc une grande poubelle noire, cela vous coûtera beaucoup plus cher que de se conformer au système et, in fine, de réduire sa taille, puisque la grande majorité des déchets ira dans les deux autres.

5. On peut aussi imaginer que certains mettront les déchets dans les mauvaises poubelles pour réduire leur facture sans faire l’effort de recycler…

Oui, mais des contrôles sont régulièrement effectués. Des agents sillonnent la ville et regardent le contenu des poubelles. S’ils constatent que la poubelle des recyclables ou des compostables est manifestement remplie avec de « mauvais » déchets, ils laissent un avertissement. Après plusieurs avertissements, l’habitation concernée paiera un malus sur sa facture.

6. Que deviennent les déchets ensuite ?

Comme en France, les recyclables sont transformés et réutilisés. Le plastique, le papier ou encore le verre sont triés séparément et peuvent ensuite être utilisés pour fabriquer de nouveaux objets. Les déchets organiques, eux, sont transformés en compost. Après un mois de divers traitements, ils deviennent un terreau très fertile et donc très prisé par les agriculteurs, qui alimentent ainsi leurs cultures tout en préservant le sol.

7. C’est bien joli tout ça, mais ça doit coûter très cher…

Non, justement ! Des études montrent qu’un système « zéro déchet » coûte en réalité moins cher à la collectivité. La collecte des déchets peut être sensiblement moins chère en adaptant le ramassage (une fréquence régulière pour les déchets organiques, qui pourrissent vite, mais plus espacée pour les déchets « secs »). Mais surtout, le traitement coûte beaucoup moins cher que des dispositifs comme les incinérateurs, « solution » très prisée en France. Et permet la création d’emplois forcément locaux pour bien trier les déchets, les techniques de tri automatique ne permettant un tri total de qualité.

Ce système rapporte également de l’argent, par la revente des matériaux recyclés et du compost. Et c’est bien meilleur pour l’environnement, car les décharges produisent du méthane et les incinérateurs des gaz très toxiques.

Lire l’entretien : « Un système de zéro déchet coûte moins cher »

Pour en savoir plus

– Le reportage de Complément d’enquête (France 2) en septembre 2013 : « Une vie sans déchets »

– Le site de Zero Waste France

– Le site du Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid)

« Objectif Zéro Déchet », par Paul Connett et Bill Sheehan (PDF)

Comment j’ai sauvé la planète, de Sophie Caillat (Editions du Moment)

 



Au cœur de la forêt et du bois

10 04 2014

coeur foret

Site très riche aidant beaucoup à relever le défi EDD sur l’Homme et la forêt

Site créé en partenariat entre les Editions Nathan et l’interprofession France Bois Forêt.

Son objectif est de permettre le partage d’informations et ressources liées à cette filière professionnelle.

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Mauvaises nouvelles pour les bourdons d’Europe

10 04 2014

uicn

Publié le 02 avril 2014 sur https://www.iucn.org/about/work/programmes/species/?14612/2/Mauvaises-nouvelles-pour-les-bourdons-dEurope

Article en lien avec le défi EDD Des fleurs pour les abeilles

Selon une étude récente qui évalue le statut des espèces au niveau européen, 24% des espèces de bourdons d’Europe sont menacées d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™.

L’étude porte sur les 68 espèces de bourdons présentes en Europe. Elle fait partie du projet Statut et tendances des pollinisateurs européens (STEP) et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs, tous deux financés par la Commission européenne.

Les bourdons, à l’instar des autres pollinisateurs, jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. Ils permettent la reproduction des végétaux et améliorent la production agricole, notamment celle d’aliments tels que les tomates, les poivrons et de nombreux autres fruits, légumes et graines que nous consommons. Sur les cinq principaux pollinisateurs des cultures européennes, trois sont des bourdons. Avec d’autres pollinisateurs, les bourdons apportent à l’agriculture européenne plus de 22 milliards d’euros par an.

« Nous sommes très préoccupés par ces conclusions. Une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire », dit Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l’UICN et coordinatrice de l’étude. « Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité afin d’inverser ces tendances négatives chez les populations européennes de bourdons. »

D’après l’étude, les effectifs de 46% des espèces de bourdons d’Europe sont en déclin, 29% sont stables et 13% en croissance. Le changement climatique, l’intensification de l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées. La pollution découlant des déchets agricoles et la destruction de leurs habitats liée à l’urbanisation contribuent aussi à leur régression. Lire la suite »



Airparif, vigie au quotidien de la qualité de l’air en Ile-de-France

19 03 2014

airparif

Publié le 17-03-2014 sur http://www.sciencesetavenir.fr/

Article en lien avec le défi EDD L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?

Paris (AFP) – Airparif assure en Ile-de-France le rôle de vigie de la qualité de l’air: au même titre que 26 autres associations de l’Hexagone et d’Outre-Mer, elle scrute au quotidien les taux de polluants et informe autorités et citoyens en cas de niveaux trop élevés.

« Nous avons une mission de surveillance de la qualité de l’air et de prévision, c’est ce dont on parle depuis 10 jours – et une mission d’évaluation a priori des mesures de politiques publiques, comme l’impact des plans de déplacement urbains », explique Anne Kauffmann, directrice-adjointe d’Airparif.

Si Airparif est née en 1959, d’autres associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) ont été créées au fil des ans et maillent aujourd’hui le territoire français: Air Rhône-Alpes, AirPaca, Oramip en Midi-Pyrénées, AirBreizh, Atmo Picardie, Aspa en Alsace, etc.

Au total, il existe 27 AASQA, regroupées dans la fédération Atmo France, et qui sont financées par l’Etat, les collectivités et les industriels.

Chaque jour, un indice de la qualité de l’air est calculé par ces organismes en combinant les concentrations enregistrées ou prévues de quatre polluants majeurs: dioxyde de souffre, oxydes d’azote, ozone et particules (PM10 et PM2,5).

Cet indice, exprimé sur une échelle de 1 (très bon) à 10 (très mauvais), « est un indicateur simplifié prenant en compte le niveau maximum de pollution attendu pour chaque polluant », indique Anne Kauffmann. « Cela donne une image de la qualité de l’air tout polluant confondu ».

Chaque polluant a sa propre échelle de dangerosité: ainsi avec les poussières fines appelées particules, il faut que l’exposition moyenne quotidienne soit comprise entre 28 et 34 microgrammes par m3 pour un indice 5. Avec l’ozone, pour avoir un indice 5, il faut une concentration horaire maximale entre 105 à 129 microgrammes par m3.

Pour le dioxyde d’azote, c’est aussi la concentration horaire maximale qui est prise en compte. Quant au dioxyde de souffre, il a quasiment disparu en Ile-de-France, indique Airparif, mais ce qui n’est pas le cas partout, notamment à proximité de sites industriels.

On respire mieux qu’il y a 20 ans

Pour leurs calculs quotidiens, les agents d’Airparif s’appuient sur les données relevées dans 52 stations de mesure, équipées de capteurs.

A cela, s’ajoute « un système de modélisation qui permet de cartographier la pollution réelle et de la prévoir pour les jours suivants », explique Anne Kauffmann.

Lundi, les concentrations en particules devaient être comprises entre 40 et 55 microgrammes par m3 en moyenne journalière. Pour mardi, Airparif est plus optimiste et prévoit une « nette amélioration » avec des maximum entre 25 et 35 microgrammes.

« Les modèles utilisent des prévisions météo, car la qualité de l’air est très dépendante de la météo, et les émissions attendues sur le trafic routier, l’activité industrielle, etc. », détaille la responsable d’Airparif.

« Cela nous permet par exemple de modéliser les émissions lundi à 09H00… Ces dernières années, les capacités de modélisation ont beaucoup progressé », poursuit-elle, en précisant que des cartes avec l’exposition annuelle à l’échelle des communes sont disponibles sur le site internet (www.airparif.asso.fr).

Au cours des dernières années, « notre mission de base a peu évolué mais les attentes du public sont de plus en plus importantes, notamment concernant la qualité de l’air près de chez soi », note la directrice adjointe d’Airparif.

En dépit de la crise de pollution aiguë que vient de vivre l’Ile-de-France, « on respire bien mieux qu’il y 20 ans », assure Anne Kauffmann, en soulignant des concentrations réduites de particules et de dioxyde d’azote.

Mais « l’ampleur du travail encore à faire » reste néanmoins « énorme pour descendre en dessous des seuils réglementaires », prévient-elle. Car au delà des pics, « il s’agit de faire baisser les émissions de manière permanente »: cela permettra de limiter l’exposition des Franciliens tout au long de l’année et les coûts sanitaires qui y vont avec, et de limiter l’ampleur des pics lorsque les conditions météo sont défavorables.