Trier et recycler pour lutter contre le réchauffement climatique

10 07 2015

Publié sur www.lemonde.fr/ le 06/07/15

La formule se veut choc : « Trois secondes pour le climat, propose Eric Brac de La Perrière, directeur général d’Eco-Emballages, qui promeut le tri des déchets ménagers. Un petit geste qui devient une solution efficace pour lutter contre le réchauffement. »
Chaque année, sur les 5 millions de tonnes d’emballages mis sur le marché français, 3,2 millions de tonnes sont recyclées – donc ni stockées ni incinérées –, ce qui permet d’éviter 2,1 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre (GES), expliquent Cécile Bordier et Vivian Dépoues, dans une étude de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) Climat Recherche.  « 83 % de ces émissions évitées proviennent de l’utilisation de la matière recyclée en substitution de la matière vierge », écrivent les deux chercheurs sur le projet « Politiques climatiques territoriales ».
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8 vidéos pour décrypter les enjeux écologiques et climatiques

29 05 2015
Fondation Nicolas Hulot, le 27/05/15
Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm
La Conférence Internationale sur le Climat (COP 21) qui se tiendra à Paris en décembre prochain met les enjeux écologiques et climatiques au cœur des discussions citoyennes et du discours médiatique. Des questions souvent complexes qui nécessitent une approche pédagogique, simple et ludique, pour permettre à tous d’en comprendre toute la portée et l’importance.
Afin d’y répondre, dans le cadre de sa campagne dédiée aux solutions pour le climat, My Positive Impact, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme décline une collection de vidéos animées, réalisées par l’agence Sydo.
Elles sont mises gracieusement à la disposition de tous ceux qui souhaitent illustrer un propos, une conférence, un débat, un article…
• Qu’est-ce que la COP ? A quoi ça sert ? Que faut-il en attendre ?
Une vidéo pour comprendre en un clin d’œil l’historique des négociations internationales, ce qu’est la COP, les engagements à prendre pour limiter la hausse des températures à 2 C° et quels sont les objectifs de la COP qui se tiendra à Paris en décembre.
• 2 degrés de plus… ça change quoi ?
Passer de 37°C à 39°C, cela s’appelle la fièvre avec les conséquences que l’on connaît sur le corps humain. Pour la planète, c’est la même chose. 50 secondes pour comprendre pourquoi il est important de stabiliser le réchauffement climatique à 2 degrés.
• Les impacts du changement climatique sur nos terroirs
L’augmentation de la température moyenne du globe affecte la biodiversité et pose la question de sa capacité d’adaptation. Les terres viticoles sont par exemple affectées et le climat du bordelais pourrait devenir en quelques années celui de l’Andalousie aujourd’hui…
• Comment financer les actions à mettre en œuvre pour faire face aux changements climatiques ?
Découvrez en moins de 3 minutes comment financer partout dans le monde les actions pour faire face au changement climatique. Mission impossible ou simple exercice de solidarité ? À chacun de se faire son opinion…
• Pourquoi et comment donner un prix au carbone ?
Donner un prix au carbone partout dans le monde sera une des solutions étudiées pendant la COP de Paris. Cette vidéo fait le point sur les méthodes qui existent pour tarifer le carbone : contribution climat énergie, Marché du carbone…
• Pourquoi et comment réduire les pesticides ?
Plusieurs études scientifiques parues ces dernières années démontrent que la disparition dramatique des abeilles est notamment due à l’utilisation massive des pesticides. Parmi ceux-ci, les pesticides néonicotinoïdes qui attaquent directement leur système immunitaire…
• Pourquoi et comment aller vers une démocratie participative ?
Co-construire les solutions de demain, tel est l’enjeu majeur de la démocratie participative. Cependant, la participation des citoyens aux décisions n’est pas toujours évidente et aujourd’hui de nombreux projets sont contestés sur le territoire. Une vidéo pour faire le point sur les solutions qui existent.
• Pollutions du diesel : quelles solutions ?
Pourquoi le diesel est-il un problème de santé publique et pour le changement climatique ? Est-ce une source de coûts ou d’économies ? Pourquoi l’avantage fiscal est-il injustifié ? Quelles solutions face au problème diesel ? Quels impacts pour les ménages et pour les entreprises ?
8 vidéos pédagogiques en libre accès à partir de la page :
<http://www.mypositiveimpact.org/accueil/infos/item/videos_pedagogiques-25>


Le climat change, l’océan aussi

27 05 2015

Exposition  » Le climat change, l’océan aussi « 

Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm

L’Aquarium tropical présente du 22 mai au 18 octobre 2015 une exposition de 20 posters, réalisée en partenariat avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Cette exposition permet de faire découvrir au public les recherches, menées par l’Institut, concernant le changement climatique.

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Elle s’inscrit dans le vaste programme élaboré autour de la conférence environnementale COP21.



Kit pédagogique sur les changements climatiques

26 05 2015

rac

Publié sur www.rac-f.org le 23/04/15

Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm

Le kit pédagogique sur les changements climatique est un outil de sensibilisation et de formation « clé en main » sur les grands enjeux climatiques.
L’objectif de ce kit est de fournir un support de formation complet sur les enjeux climatiques, couvrant des enjeux très larges :
• Les bases scientifiques : qu’est ce que l’effet de serre, comment fonctionne le système climatique ?
• Les dernières données du 5e rapport du GIEC : comment ont évolué les températures, le niveau des mers, la cryosphère ces dernières années ; comment expliquer ces changements ; quelles sont les évolutions possibles ?
• Des exemples impacts concrets : quels sont les effets des changements climatiques sur les cultures ou les migrations dans les pays du sud ; ou les effets sur l’agriculture ou les littoraux en France ?
• Les solutions et niveaux de décisions politiques (à l’échelle internationale, européenne, française ou locale) : quelle est la situation aujourd’hui ? Quels sont les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre ? Où en sommes nous des objectifs de réduction des émissions ?
• Les éco gestes et solutions à la portée des citoyens : comment agir et réduire ses émissions en faisant évoluer ses modes de déplacement ? ou son alimentation ?
• Les réponses aux idées reçues sur les changements climatiques.
Il s’adresse à un public averti souhaitant approfondir ses connaissances sur les changements climatiques, ou à un public souhaitant transmettre des informations ou organiser des formations.
Le livret fonctionne en suivant un système de double page : une page de texte présentant un thème, et une page d’illustration correspondantes.
Le document complet au format pdf est disponible en téléchargement ici
Chacun des thèmes abordés et illustré dans la version papier est également disponible au format PowerPoint. Ce PowerPoint permet de projeter ainsi chacune des pages illustrées dans le livret, et de proposer des formations en groupe.
Le PowerPoint est disponible en téléchargement ici??



Climat : 2015 toujours en tête

26 05 2015
libésciences
Publié sur sciences.blogs.liberation.fr le 20 mai 2015
Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm

2015vs2014+2010 Avec un mois d’avril presque au top, 2015 conserve sa pôle position dans le classement des années chaudes. C’est ce qu’annonce l’équipe de la Nasa (Goddard Institute for space studies) et de l’Université Columbia de New-York.

Pour son premier quadrimestre, 2015 dépasse d’un quart de cheveu 2010 montre le graphique ci-contre. Et se positionne nettement devant le premier quadrimestre de 2014, l’année record de chaleur depuis le début des relevés thermométriques.

1er quadrimestre annuel depuis 1880La NOAA, le service météorologique et océanographique des Etats-Unis d’Amérique parvient à un résultat similaire. Ce premier quadrimestre 2015 s’inscrit dans une longue série statistique, depuis 1880, où l’impact des émissions de gaz à effet de serre explique l’essentiel de l’évolution observée depuis un demi-siècle.

Une année 2015 nouveau record de chaleur apporterait de quoi ajouter un coup de pouce médiatique à la préparation de la COP-21, la 21ème Conférence des Parties de la Convention Climat de l’ONU, signée en 1992 à Rio de Janeiro au Brésil. Une Conférence qui se tiendra à Paris, fin novembre et début décembre. Elle est jugée déterminante pour la mise en œuvre, coordonnée au niveau planétaire, d’une politique visant à atténuer le changement climatique en cours du fait de nos émissions de gaz à effet de serre. Mais aussi à préparer l’adaptation des sociétés et des économies à des changements pour une part inéluctables, en particulier avec une aide aux pays les plus vulnérables à ces transformations.

Voir cartes et graphiques sur sciences.blogs.liberation.fr



La planète a la fièvre

18 05 2015
Infographie, publié sur www.terraeco.net le 29/04/15
Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm
Découvrez en images, en infographies et en liens la hausse des températures du globe.
Imaginerait-on un être humain vivre en permanence avec 41°C de fièvre ? Non ! Et pourtant, c’est bien ce qui se profile pour notre planète. Après une hausse de 0,85°C en moyenne entre 1880 et 2012, le thermomètre devrait s’affoler. Les scénarios les plus pessimistes du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat évoquent près de 5°C supplémentaires d’ici à la fin du XXIe siècle par rapport à la période 1980-2010. De quoi détraquer sérieusement les écosystèmes et leurs habitants.
Retrouvez les images en plein écran :
Le CO2 s’envole
La planète a la fièvre
Passez votre souris sur la photo pour faire apparaître les informations complémentaires??.


Des plats « bons pour le climat »

11 05 2015

Publié sur entrepreneursdavenir.com le mardi 5 Mai 2015

Le contenu de nos assiettes génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Il est temps de s’en préoccuper, alerte Jean-Luc Fessard, fondateur de l’association « Bon pour le climat ».

À l’heure de la mobilisation générale contre le réchauffement climatique, Jean-Luc Fessard, journaliste spécialisé dans la gastronomie et le développement durable, s’est rendu compte que les professionnels de la restauration avaient négligé le contenu des assiettes. « Ils ont fait de gros efforts sur l’éco-conception, la gestion des fluides, l’eau, le gaz, l’électricité, la gestion des déchets et la valorisation des bio-déchets, explique-t-il. Mais ils ont assez peu remis en question le contenu même des menus. Or 30 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) sont liés à ce que nous mangeons, via la production agricole, la transformation des aliments, le transport, etc. »

Pour mobiliser les grands chefs et les inciter à composer des menus moins émetteurs de GES, il a eu l’idée de créer une association, « Bon pour le climat ». Il a convaincu François Pasteau, le chef de L’Epi Dupin (Paris 6e), de la présider, et Marguerite Bréchat, d’en devenir la déléguée générale. Ensuite, il a recruté plusieurs parrains d’influence : Olivier Roellinger, président de Relais & Châteaux, Didier Chenet, président du Synhorcat, premier syndicat de collecte et de valorisation des bio-déchets, Julien Dumas, chef du Lucas Carton (Paris 8e), Valery Laramée de Tannenberg, journaliste spécialisé dans le changement climatique, Claire Tutenuit, déléguée générale d’Entreprises pour l’environnement, et Brice Lalonde, envoyé spécial du Global Compact des Nations-Unies pour le climat.

De saison, local, végétal

Mais qu’est-ce qu’un plat « bon pour le climat » ? « Nous l’avons défini comme présentant trois caractéristiques : il doit être constitué de produits de saison et d’origine locale, et privilégier le végétal sur l’animal. En travaillant sur ces trois critères, on parvient à réduire les émissions de GES de 50 % en moyenne. » Et de citer l’exemple d’un hôtelier ayant remplacé les jus d’orange par des jus de pomme ou de poire : « Le bilan carbone de ses petits-déjeuners s’est considérablement amélioré. Appliqué aux 50 000 délégués qui participeront à la COP21 pendant une semaine, par exemple, le résultat devient significatif. »

« Bon pour le climat » vise deux cibles en particulier : les chefs et les consommateurs. Les premiers ont un vrai pouvoir d’entraînement, ce qui est fondamental quand il s’agit de changer les habitudes alimentaires : une vingtaine a déjà accepté de jouer le jeu en retravaillant leurs menus suivant les critères de l’association. À terme, « Bon pour le climat » vise l’ensemble des restaurateurs, des restaurants étoilés aux bistrots de quartier. Pour les aider à calculer l’impact carbone de leurs menus, Jean-Luc Fessard envisage d’équiper le site internet de l’association d’un éco-calculateur, avec le soutien de l’ADEME.

Quant aux consommateurs, ils seront incités à commander des plats « bons pour le climat », qu’ils identifieront dans les menus au moyen de petits logos de l’association. « Aujourd’hui, nous avons davantage d’adhérents consommateurs que restaurateurs, ce qui veut dire que l’idée plaît », s’enthousiasme Jean-Luc Fessard.

BON POUR LE CLIMAT



Transports : des déplacements plus respectueux de l’environnement

21 04 2015

planèteénergies

Publié le 26 Jan. 2015 sur planete-energies.com

Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm

Les transports routiers, en France, contribuent pour 34 % aux émissions de CO2, les voitures de particuliers représentant plus de la moitié de ces émissions. Entre incitations fiscales et éco-gestes, il existe plusieurs possibilités pour optimiser les dépenses énergétiques et ainsi réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Déjà dotée de normes très strictes pour les émissions de gaz polluants par les automobiles, l’Europe a engagé la mise en place de nouvelles normes pour les émissions de CO2 – qui n’est pas classé comme polluant. Le Parlement européen a validé en février 2014 une législation visant à réduire à 120 grammes par kilomètre parcouru les rejets de CO2 en 2015 et à 95 g/km en 2020, contre 160 g/km aujourd’hui. Il s’agit de moyennes globales : les constructeurs pourront continuer à produire des grosses cylindrées (un point sur lequel insistent les Allemands), mais devront en même temps développer suffisamment de modèles plus sobres ou de nouvelles motorisations, électriques ou hybrides1.

Économies d’énergies dans les transports : le cas de la France

En France, les pouvoirs publics ont développé l’information et introduit des incitations fiscales destinées à encourager les conducteurs à s’orienter vers des véhicules économes.

La première démarche pour sensibiliser les conducteurs a été la mise en place d’une « étiquette énergie » pour indiquer la consommation et les émissions de CO2. Depuis 2006, cette étiquette doit être affichée sur les voitures neuves dans tous les lieux de vente. Elle indique pour chaque voiture la consommation en litres pour 100 km et les émissions de CO2 en grammes par kilomètre. Comme pour le Diagnostic de performance énergétique du bâtiment (Voir le décryptage : « Habitat : le diagnostic de performance énergétique »), une série de catégories apparaissent avec des couleurs différentes : de la classe A en vert pour les voitures les moins émettrices, à la classe G pour les plus émettrices2.

La surconsommation d’essence est de 45 % sur le premier kilomètre et de 25 % sur le deuxième

L’autre action publique a consisté en la mise en place de dispositifs de bonus-malus, d’aides et de taxes pour rendre financièrement plus attractives les voitures de particuliers peu émettrices3. Le malus s’applique dès 131 g/km. Avec la mise en place du bonus-malus, les modifications des pratiques d’achat des véhicules ont permis d’économiser 85 000 tonnes de CO2 en 2012, soit les émissions annuelles de 42 500 voitures, selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

Eco-gestes : comment réduire sa consommation de carburant ?

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Paris, Oslo, Seattle : les villes coupent les vivres aux énergies fossiles

16 04 2015

terraéco

Publié sur terramare.net, le 10/04/15

Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm
C’est décidé, ce mois d’avril marquera la fin des investissements de la ville d’Oslo dans le charbon. Mieux, la capitale norvégienne va se débarrasser des 40 millions de couronnes (4,6 millions d’euros) qu’elle détient déjà dans ce secteur via son fonds de pension, indique La Tribune. Quelques semaines plus tôt, Paris faisait un pas dans la même direction. Le 16 mars, sous l’impulsion de Jérôme Gleizes, élu Europe Ecologie – Les Verts, le conseil municipal a voté un vœu contre les investissements dans « les secteurs contribuant au changement climatique ». Pour l’heure, il ne s’agit que d’une incitation, mais à terme le fonds de dotation de la ville – chargé de recevoir les dons et de financer des projets – pourrait se priver complètement de l’argent des industries fossiles, selon Célia Blauel, adjointe à l’environnement citée par Mediapart. Bien avant Paris et Oslo, les villes américaines de Seattle et de San Francisco avaient déjà franchi le pas en s’interdisant tout placement dans l’industrie fossile.
A quelques mois de la conférence sur le climat, la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre prochain, le mouvement de désinvestissement Fossil Free – né en 2011 sur les campus américains – prend de l’ampleur. Sous l’impulsion de l’activiste Bill McKibben à la tête de l’ONG 350.org, des institutions s’engagent à ne plus financer l’extraction d’énergies fossiles. Après l’université de Stanford, l’Eglise de Suède et la fondation Rockefeller ont pris cet engagement. « Au total, plus de 200 institutions ont mis fin à leur investissement dans ce secteur, pour un montant total de 50 milliards de dollars (46 milliards d’euros) », se félicitent Bill McKibben et l’essayiste canadienne Naomi Klein dans une tribune publiée dans Le Monde. L’ambition du mouvement ? Ternir la réputation de l’industrie du gaz, du pétrole et du charbon pour que, faute d’investisseurs, ces émetteurs de gaz à effet de serre restent sous terre.



Répercussions d’une longue période de sécheresse en Californie

16 04 2015
tv5
Pour la Californie, le changement climatique « n’est pas un canular »
Publié sur information.tv5monde.com le 05/04/15
Article en lien avec le défi EDD sur le climat http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_climat-transports.htm
Le gouverneur de Californie, qui a annoncé mercredi des mesures d’urgence d’économies d’eau en raison d’une sécheresse historique, a défendu dimanche sa décision, soulignant que le changement climatique « n’est pas un canular » pour son Etat.
« Le temps que nous avons en Californie, ce temps sévira dans d’autres endroits du monde », a mis en garde Jerry Brown, sur la chaîne ABC. « Et je peux vous dire que, vu depuis la Californie, le changement climatique n’est pas un canular ».
Ces mesures visent à réduire de 25% la consommation d’eau dans cet Etat de l’ouest américain, où vivent 40 millions de personnes.
« C’est un signal d’alarme et il devrait concerner tout le monde, parce que ce décret est pris en vertu des pouvoirs d’urgence », a-t-il relevé, insistant sur le fait que les contrevenants s’exposent à des amendes de 500 dollars par jour voire à la coupure du service.
Interrogé sur le fait que le secteur agricole était largement épargné par ces mesures, M. Brown a reconnu que 80% de l’eau était consommée par ce secteur, qui ne représente que 2% de l’économie californienne.
Mais les agriculteurs « n’arrosent pas leur pelouse ou ne prennent pas de longues douches. Ils produisent la majorité des fruits et des légumes fournis par l’Amérique à une partie importante du monde », a-t-il souligné.
« Bien sûr, on pourrait tout couper. Si on ne veut pas produire d’aliments et les importer d’ailleurs, théoriquement c’est possible. Mais cela déplacerait des centaines de milliers de personnes », a relevé M. Brown.
Parmi les mesures annoncées mercredi, la Californie va demander le remplacement de 4,6 millions de mètres carrés de pelouse par des plantes peu consommatrices d’eau. Les « normes des toilettes et robinets » vont être revues pour limiter le débit d’eau, et la « police de l’eau » déjà existante pourrait devenir plus sévère.
La Cité des Anges avait déjà instauré des mesures d’incitation, comme le programme « pelouse contre dollars », mais sur la base du volontariat.
Le ministère californien des Ressources en eau avait indiqué mercredi qu’il n’avait pas trouvé de neige au 1er avril à 2.000 mètres d’altitude dans la Sierra Nevada, une première en 75 ans.