Services écologiques fournis par les écosystèmes marins et côtiers en France

10 04 2014

 

services écologiques

Panorama des services écologiques fournis par les milieux naturels en France : Les écosystèmes marins et côtiers

Les services écologiques se répartissent en 4 catégories :
• les services de support ou fonctions écologiques, sont à la base de l’ensemble des services car ils permettent le maintien du fonctionnement de l’écosystème. Une fonction écologique peut contribuer à plusieurs services et inversement un service peut être issu de plusieurs fonctions. Ce lien entre fonctions et services explique l’étroite dépendance entre la bonne santé des écosystèmes et la qualité et la pérennité des services écologiques qu’ils rendent ;
• les services d’approvisionnement correspondent à la production de biens ;
• les services de régulation sont responsables du contrôle des processus naturels ;
• les services culturels sont des services non matériels, obtenus à travers les loisirs et le tourisme, l’éducation et la recherche et l’enrichissement artistique, patrimonial et spirituel.

UICN_France_services_ecologiques_marins_et_cotiers



Pollution aux particules : que sont-elles ? quel effet pour la santé ?

14 12 2013

pollution

Publié le 13 décembre 2013 sur www.charentelibre.fr

Un épisode de pollution aux particules affecte une partie de la France, jusqu’à atteindre un seuil d’alerte dans certaines régions. De quoi parle-t-on ? Quels effets pour la santé ? Comment se protéger ?

Article en lien avec le défi EDD L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?

Qu’est-ce qu’une particule et quand déclenche-t-on une alerte ?

Ce sont des poussières, de compositions diverses et en suspension dans l’air, au diamètre égal ou inférieur à 10 microns, soit 0,01 millimètre (PM10). Elles sont émises par la combustion des carburants (principalement diesel), le chauffage (notamment bois et fioul), et la transformation de combustibles fossiles dans l’industrie.

Quand la concentration atteint 50 microgrammes/m3 en moyenne sur 24 heures, le seuil d’information est déclenché car on considère qu’une exposition présente un risque pour les personnes les plus fragiles (bébés, personnes âgées, malades).

A partir de 80 microgrammes/m3, la procédure d’alerte est déclenchée car il y a un risque pour l’ensemble de la population. Des mesures, comme la baisse des vitesses maximales autorisées sur les voies rapides, sont alors prises par chaque préfecture.

Selon les normes européennes, il ne faut pas dépasser le seuil d’information plus de 35 jours par an. En France, 16 agglomérations ont dépassé cette norme en 2012.

Quand interviennent les pics de pollutions et où ?

Les pollutions sont plus fréquentes en hiver en raison du recours accru au chauffage et des conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants, comme le temps anticyclonique actuel.

Elles sont également favorisés par un phénomène dit d' »inversion de température ». En situation normale, la température de l’air diminue avec l’altitude et l’air chaud contenant les polluants s’élève naturellement. En situation d’inversion de température, avec le sol qui se refroidit notamment pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés par un « couvercle » d’air chaud.

Les régions les plus polluées sont le Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpe, soit essentiellement des milieux urbains et/ou industriels, mais aussi des zones encastrées comme des vallées en montagne où la dispersion s’opère mal.

Pourquoi les particules sont-elles dangereuses ?

Elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires, créant des inflammations avec un effet immédiat (toux, essoufflement, maux de gorge, de tête…), plus marqué chez les personnes plus fragiles: enfants dont les poumons ne sont pas encore totalement formés, personnes âgées dont la capacité respiratoire est plus faible, fumeurs au système respiratoire déjà irrité par le tabac, malades du cœur et des voies respiratoires, et femmes enceintes.

Sur des sujets très fragiles, un épisode aigu de pollution peut provoquer des hospitalisations, voir des décès.

En dehors des pics, la pollution chronique est tout aussi néfaste, avec des effets à long terme : aggravation de l’asthme, atteinte du système immunitaire, diminution de la fonction respiratoire, cancer du poumon, maladies vasculaires…

Les particules fines (diamètre inférieur à 2,5) ont été classées « cancérigènes certains » par l’Organisation mondiale de la Santé.

Que faire pour réduire son exposition ?

Les plus fragiles doivent réduire leurs activités physiques dès le seuil d’information. Pour l’ensemble de la population, il est recommandé de ne pas faire de sport, y compris prendre son vélo pour les déplacements, lorsque le seuil d’alerte est atteint. Un individu inhale 15 litres d’air en moyenne en marchant, et jusqu’à 100 litres lors d’activités d’endurance.

Il faut également s’éloigner des axes routiers très fréquentés. Il est néanmoins recommandé de continuer à aérer son logement. Quant aux masques de protection (type chirurgie), ils n’arrêtent pas les particules.



La pollution de l’air coûte cher au système de santé français

16 10 2013

 

pollution air

Publié le 10.10.2013 sur http://www.lemonde.fr/planete/

En lien avec le défi EDD L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?

Asthme, bronchites, cancers… la pollution de l’air coûte de 0,7 à 1, 7 milliard d’euros par an au système de soins en France, selon un document daté d’octobre du Commissariat général au développement durable (CGDD). « Les montants en jeu ne sont pas négligeables » et « peuvent venir appuyer utilement les démarches (…) de protection et d’amélioration de la qualité de l’air », souligne l’organisme. Par comparaison, le tabac coûte 18,3 milliards d’euros, d’après le Comité national contre le tabagisme.

L’asthme, avec de 400 000 à 1 400 000 nouveaux cas par an attribuables à la pollution, est « l’exposition chronique qui est globalement la plus préjudiciable en termes d’impact sanitaire »‘, avec un coût total situé entre 335 000 et 1,1 milliard d’euros. Suivent les bronchites aiguës (950 000 nouveaux cas), les bronchites chroniques (134 000 cas), et les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO, entre 26 000 et 39 500 cas).

Le CGDD compte également les nombreuses hospitalisations pour traiter des difficultés respiratoires, circulatoires ou cardiaques (33 500 cas). Le nombre de cancers des voies respiratoires est, lui, « beaucoup moins » important avec entre 1 684 et 4 400 nouveaux malades par an. Mais « le coût total reste élevé, entre 53 millions et 138 millions d’euros, compte tenu des coûts de protocole de soins et des longues durées d’arrêt de travail du patient ».

ESTIMATION MINIMALE

« C’est la première fois qu’on obtient des résultats aussi complets sur le périmètre de ces coûts tangibles et les montants obtenus sont supérieurs à ceux des études existantes », souligne le CGDD, précisant qu’il ne s’agit que d’une estimation « minimale » sans prendre en compte les examens complémentaires en dehors du circuit hospitalier, ni les suites de maladies sur plusieurs années.

S’intéressant en particulier aux particules, PM 10 (d’un diamètre inférieur à 10 microns) et PM 2,5 (moins de 2,5 microns), le CGDD rappelle que ces dernières sont jugées responsables de 42 000 décès depuis 2000. Selon un autre calcul prenant en compte la mortalité (décès, années de vie perdues), la morbidité (admissions hospitalières, journées d’activité restreinte…), mais aussi les pertes économiques du fait des arrêts de travail, « les coûts liés à la perte de bien-être », ou encore « la restriction des activités de loisir », le coût de cette pollution est estimé entre 20 à 30 milliards pour la collectivité.

Les principaux polluants atmosphériques en France sont les particules, mais aussi le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, les composés organiques volatiles (tel le benzène), et des métaux comme le plomb. En zone urbaine, ils sont principalement émis par les transports routiers (notamment utilisant le diesel) et des bâtiments (chauffage, production d’eau chaude…). Un adulte inspire en moyenne chaque jour 12 000 litres d’air.

Le point sur la pollution de l’air et santé : les maladies respiratoires et le coût pour le système de soin

 



Un air toujours trop pollué à Paris, mais des progrès depuis dix ans

5 07 2013

Article en lien avec le défi EDD sur l’air et la santé http://www.ia94.ac-creteil.fr

Publié le jeudi 04 juillet 2013 sur http://news.doctissimo.fr/

Les Parisiens respirent globalement un air un peu moins pollué qu’il y a dix ans, mais les concentrations en dioxyde d’azote et en particules restent encore supérieures aux normes, selon une étude commanditée par la municipalité parisienne à l’organisme de mesures Airparif rendue publique mercredi.

La qualité de l’air générale dans Paris s’améliore depuis 10 ans, même si les niveaux restent supérieurs à la réglementation, notamment le long du trafic.

À un an des élections municipales, la Ville de Paris n’a pas manqué de se féliciter des progrès constatés entre 2002 et 2012, y voyant l’effet de ses « efforts réalisés pour réduire à la fois le trafic routier et la vitesse de circulation« .

Selon Airparif, l’étude montre que « la qualité de l’air générale dans Paris s’améliore depuis 10 ans, même si les niveaux de pollution restent supérieurs à la réglementation, notamment le long du trafic« . Une amélioration toutefois ralentie par la diésélisation du parc automobile.

De plus, cette amélioration de la qualité de l’air a vraisemblablement été plus forte entre 2002 et 2007, la tendance étant plutôt à la stabilité depuis 2007, souligne Airparif.

Pour le dioxyde d’azote et les particules, deux polluants particulièrement nocifs pour la santé, « la baisse s’explique d’abord et surtout par l’amélioration générale de la qualité de l’air en Ile-de-France grâce aux actions menées tant au niveau national qu’européen et sur l’ensemble des sources de pollution : trafic bien sûr, mais aussi chauffage et industrie« , souligne Airparif.

« Elle s’explique ensuite par les aménagements réalisés dans Paris intra-muros qui ont abouti à la diminution générale du trafic (-15 à -20%) (…) et une diminution de la vitesse d’environ 2 km/h dans Paris (de 19 km/h à 17 km/h)« , ajoute l’organisme.

« Reste que, pour les deux polluants, de 22% (pour les particules) à 97% (pour le dioxyde d’azote) des Parisiens sont toujours exposés à un air dont la qualité ne respecte pas les normes annuelles« , remarque Airparif même s’ils sont globalement exposés à des niveaux en baisse.



Impacts et interactions de l’agriculture avec mon quotidien

12 04 2013

L’agriculture occupe une place centrale dans nos vies. Par l’alimentation qu’elle procure, certes, mais pas seulement ! Les impacts et les interactions de l’agriculture se jouent bien au-delà : sur l’eau, les sols, la biodiversité, la santé, mais aussi sur nos paysages, notre terroir, notre culture, l’emploi, le dynamisme de nos régions.
Découvrez les dossiers en ligne accessibles à :  http://www.ifieldgood.org/#impact



L’eau douce : fiches et actions pédagogiques

13 03 2012

Pour que l’eau vive

Dossiers (PDF)

• Le bassin versant ou le principe de l’entonnoir • Le cycle de l’eau

Actions pédagogiques

• Sur la piste de l’eau au naturel (fiche pédagogique générale) • L’incroyable voyage de l’eau (7 à 11 ans) • La crue, une catastrophe naturelle ? (12 à 15 ans) • De l’inégalité à la solidarité (à partir de 16 ans)

Témoignages

• Classes « Pédag’eau » • Il était une fois la Reyssouze • La Maison Régionale de l’Eau

Interviews

• Guy Pustelnik, biologiste • Jean-Marie Fritsch, hydrologue

L’eau : vie et santé

Dossiers (PDF)

• L’eau et les êtres vivants • L’eau et la santé

Actions pédagogiques

• Sur la piste de l’eau et du vivant (fiche pédagogique générale) • L’eau dans toute sa diversité (7 à 11 ans) • Au fil de l’eau (12 à 15 ans) • Eau potable, objectif santé (à partir de 16 ans)

Témoignages

• L’eau c’est la vie • La vie et l’eau au fil du Sausseron • La protection des nappes phréatiques est-elle possible ?

Interviews

• Michel Lamy, professeur d’écologie • Philippe Hartemann, professeur de médecine

Du bon usage de l’eau

Dossiers (PDF)

• Les enjeux de la gestion de l’eau

Actions pédagogiques

• Sur la piste des usages de l’eau (fiche pédagogique générale) • L’eau que nous buvons (7 à 11 ans) • Au service de l’eau (12 à 15 ans) • De l’eau pour demain (à partir de 16 ans)

Témoignages

• L’eau et la vie en Méditerranée • L’eau de la source à la table? • Les eaux en Aquitaine

Interviews

• Maître Descrozailles, maire • Thierry Ruf, agronome

http://www.fnh.org/francais/doc/en_ligne/eau/intro.htm

 



L’eau : de la terre au verre

2 03 2012

En lien avec la proposition de travail Comment l’action de l’homme joue un rôle sur les êtres vivants des bords de la Marne et du cours d’eau

Les sociétés humaines ont, vis-à-vis de l’eau, trois exigences majeures : la qualité, la quantité et la préservation des milieux aquatiques. Ce dossier donne des exemples de recherche pour mesurer et réduire l’impact des activités humaines sur la pollution des eaux. Trois secteurs d’activités sont abordés : l’agriculture, les industries agroalimentaires et les eaux usées. De la nature jusqu’à nos verres et assiettes, puis au-delà de notre évier, retraçons le parcours de l’eau potable.

Télécharger le dossier d’Inra Magazine n°20, mars 2012 (PDF)



« écol’air »: pour une meilleure qualité de l’air des établissements

9 02 2012

Documents en lien avec le défi EDD « L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ? »  http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste06.htm

Les enfants passent jusqu’à 40% de leur temps dans un établissement scolaire ou une crèche, la qualité environnementale de ces bâtiments est donc un enjeu essentiel de leur confort et de leur santé.

«écol’air » est un outil développé par l’ADEME permettant aux collectivités (services techniques, services « achat », etc.), aux bureaux d’études comme au personnel d’établissement, d’améliorer la qualité de l’air des établissements accueillant les enfants.

Télécharger l’outil « écol’air »

Lire la suite »



L’arbre, allié de taille

22 11 2011

Pour aider à répondre au défi EDD : http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_foret_service_homme.htm

UN ÉPURATEUR D’ATMOSPHÈRE

Nous, humains, avec nos 2 mètres carrés de peau, sous-estimons la surface de l’arbre. Pour la calculer, il faut mesurer chaque feuille recto verso, ajouter la surface du tronc, des branches et rameaux, des racines longues et fines et des poils absorbants, sans oublier les poches dans l’écorce. Un arbre feuillu de 15 mètres occupe au total 200 hectares, l’équivalent de Monaco. Il double de poids quand il est mouillé. Toute cette surface respire, nous fait respirer.

« Grâce à la photosynthèse, l’arbre est notre meilleur allié dans la lutte contre le réchauffement climatique « , estime Francis Hallé. Tout arbre, absorbe quantité de dioxyde de carbone (CO2), responsable de l’effet de serre. 20 % à 50 % de la matière produite par l’arbre – bois, racines, feuillages, fruits… – est constituée de CO2. Ainsi, en respirant, l’arbre épure l’atmosphère. Il séquestre le dioxyde de carbone et les polluants urbains tels que les métaux lourds, le plomb, le manganèse, les suies industrielles, les oxydes d’azote et de soufre, l’ozone… Ceux-ci sont dissous par l’eau intérieure, puis stockés dans le bois. C’est pourquoi il faut couper les vieux arbres le moins possible. Plus ils sont grands, plus ils purifient l’air.

En même temps, l’arbre libère l’oxygène qui nous fait vivre, l’O2. Un humain adulte consomme environ 700 grammes d’O2 par jour, soit 255 kg par an. Pendant ce temps, un arbre moyen en produit 15 à 30 kg. Il faut donc une dizaine d’arbres pour oxygéner un homme. En plus, l’arbre humidifie et rafraîchit l’atmosphère par évaporation et transpiration. Une zone boisée de 50 m2 fait baisser la température de 3,5 °C et augmente le taux d’humidité de 50 %. L’agitation des feuillages, surtout des conifères, libère des ions négatifs qui auraient un effet bénéfique sur la santé et l’humeur. Et l’arbre accueille nombre d’espèces utiles.

Pascal Cribier, jardinier talentueux, habite au-dessus du jardin du Luxembourg, à Paris. Il désigne la cime rougeoyante des arbres : « Nous ne voyons que la moitié d’un arbre. Nous n’imaginons pas l’activité souterraine, la taille et la force de ses racines, les espèces qui vivent en symbiose avec lui. Nous oublions que, sans les arbres, le sol se dégrade vite, et pour toujours. » Il faut savoir que sous-bois, racines et sous-sols font vivre champignons, lichens, fougères, plantes épiphytes, insectes, vers et mammifères. Sous terre, les racines font circuler des tonnes d’eau pour abreuver les feuilles. Souvent, elles dépassent en longueur les branchages.

« L’homme ne saurait vivre sans l’arbre, et il le menace partout, s’étonne Francis Hallé. Pourtant, la réciproque n’est pas vraie… » Les Nations unies ont déclaré 2011 Année internationale de la forêt. Les arbres abritent 50 % de la biodiversité terrestre et apportent la subsistance à 1,6 milliard d’humains.

Les enquêtes de l’ONU montrent que la moitié des forêts de la planète a été détruite au XXe siècle. Ainsi, 7,3 millions d’hectares de forêts tropicales ont disparu chaque année entre 2000 et 2005, soit 20 000 hectares par jour. Résultat, la déforestation et la dégradation des forêts tropicales contribuent pour 15 % à 20 % aux émissions de CO2 : brûlés, abattus, les arbres libèrent leur carbone. A l’inverse, l’ONU estime que des plantations d’arbres pourraient compenser 15 % des émissions de carbone dans la première moitié du XXIe siècle.

DE L’ASPIRINE AU PAPIER

L’arbre se contente de peu – lumière, eau, oligoéléments – et déjoue ses ennemis sans bruit, en développant un arsenal chimique. Un if produit des molécules qui éloignent souris et insectes et, ce faisant, il fournit le taxol à l’homme, un anticancéreux efficace. Et chacun sait que le tilleul ou le bouleau, le noisetier ou le citronnier donnent des médicaments.

Prenons un citadin qui déguste en terrasse une salade à l’huile d’olive et au citron avec des pignons, puis commande une omelette aux truffes et un verre de chablis. Au dessert, poire belle-Hélène accompagnée d’un café à la cannelle. En digestif, une goutte de vieux gin. Ensuite, après une aspirine, il prend quelques notes avec un stylo jetable sur un carnet. Cet homme vient de mettre quinze arbres à contribution. Un frêne pour sa chaise, un orme pour la table, un olivier, un pin parasol, un citronnier, un chêne pour la truffe, un robinier (faux acacia) pour le fût du vin blanc, un poirier et un cacaoyer, un caféier, un cannelier, un genévrier, un saule pour l’aspirine, du ricin pour le plastique, un pin sylvestre pour le papier. Nous ne saurions vivre sans les arbres.

ARBRES ET FORÊTS DES VILLES

En Europe, Bruxelles protège les 5 000 hectares de la forêt de Soignes, en pleine ville ; Zurich fait de même, Barcelone a classé sa forêt riveraine, Nantes prévoit de planter 1 400 hectares d’arbres à ses portes. Julien Custot, expert à la FAO, explique : « L’arbre urbain est fondamental pour préserver les sols, contenir les inondations, apporter de l’énergie, pourvoir des aliments sains. Il rend les villes plus agréables, plus fraîches. Il nous faut une vraie politique de foresterie urbaine. »

L’économiste indien Pavan Sukhdev a chiffré les services rendus par les écosystèmes à la conférence de Nagoya sur la biodiversité, dont la France vient de signer le protocole. Il calcule la valeur économique de la nature et ses dégradations. Après trois ans d’enquêtes menées par cent experts, « les gros chiffres impressionnent », affirme-t-il. Si nous divisions par deux le rythme de la déforestation d’ici à 2030, les réductions d’émission de CO2 allégeraient de 2 600 milliards d’euros le coût du réchauffement. L’érosion de tous les écosystèmes terrestres – forêts, sols ou encore zones maritimes – nous fait perdre entre 1 350 et 3 100 milliards d’euros chaque année.

En jardinier, Pascal Cribier s’inquiète de ces chiffres : « Un arbre est inestimable, ce qu’il nous apporte n’a pas de prix… »

D’après un article publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 20.11.11



A Limeil, la montagne d’ordures aurait gravement pollué les eaux

1 11 2011

Le maire a fait analyser les eaux de ruissellement du site où ont été stockés illégalement des déchets. Il parle de « résultats alarmants ». Les habitants vivant à deux pas du « volcan » pourraient être évacués.

Des eaux dégageant une forte teneur en soufre ruissellent le long de la « montagne d’ordures » de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) et sont rejetées dans le réseau d’eaux pluviales, a annoncé lundi le maire de la commune. Dans une lettre à la ministre de l’Écologie, l’élu indique avoir été informé vendredi de résultats « alarmants » des mesures qu’il a fait prendre à l’aide de sondes posées sur le site durant deux semaines. Les analyses indiquent une forte toxicité chronique de l’eau de ruissellement chargée de soufre, conséquence de l’intervention sur place de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour refroidir la montagne de déchets, qui abrite un brasier permanent.

« Odeur de soufre »

Selon le maire, « ces eaux sont rejetées dans le réseau d’eaux pluviales et l’odeur de soufre se dégage des bouches d’égouts ». Selon les résultats des analyses menées par la Lyonnaise des Eaux, les sondes enregistrent « parfois 1.200 ppm » (parties par million) de sulfure d’hydrogène, alors que le niveau de risque mortel serait situé à 300 ppm. Respirer l’odeur de soufre à proximité des bouches d’égouts serait donc très dangereux pour la santé.

« Je ne peux pas laisser les riverains dans cette situation, indique le maire. Je prépare un arrêté pour évacuer les habitants. Vingt-sept pavillons sont concernés. J’envisage également l’arrêt du chantier situé à proximité. » Selon l’édile, sept riverains se sont plaints vendredi de nausées, mais le lien avec l’odeur de soufre n’était pas établi.

Diagnostics contradictoires

Une réunion avec la préfecture est prévue lundi à 14h30. Les nouvelles mesures font suite à d’autres analyses menées depuis le mois d’août et qui présentaient, selon le maire, des résultats contradictoires. Lors d’une récente visite sur le site, le préfet du Val-de-Marne a affirmé que les phénomènes de pollution qui ont pu être déclarés sont « sans danger sur le plan sanitaire parce qu’il ne s’agit pas d’eau destinée à l’alimentation en eau potable ».

Le « volcan d’ordures » de Limeil est en cours d’évacuation et doit être déblayé d’ici juin. L’État engage 14 millions d’euros pour pallier les manquement de la société responsable, LGD Développement, qui a laissé s’accumuler illégalement sur le site 150.000 mètres cubes de déchets.

Publié le 24/10/2011 sur www.metrofrance.com