LES ENTREPRISES FACE À L’ÉROSION DE LA BIODIVERSITÉ : UNE ÉTUDE DU WWF-FRANCE

22 10 2010

Une étude très éclairante pour les enseignants pour mieux identifier la diversité des impacts de la vie économique sur le milieu, ainsi que des pistes de solutions.

Les entreprises sont au cœur des enjeux environnementaux à la fois par leurs impacts et dépendances, mais également par leur capacité à contribuer à une solution globale. Cependant, les outils pour les aider sont encore rares aujourd’hui. Le WWF-France a donc souhaité apporter son expertise aux décideurs politiques et économiques afin d’agir concrètement pour la restauration et la préservation du vivant.

Pour éviter une analyse par secteur, trop restrictive, l’approche privilégiée a été d’étudier les 8 filières économiques (ou chaînes d’approvisionnement et d’interaction) qui possèdent les plus fortes interactions (impacts-dépendances, risques-opportunités) avec la biodiversité. Ainsi, on obtient un outil complet regroupant :

• les enjeux liés aux impacts de la filière sur la biodiversité à l’échelle planétaire et sur le terrain de certaines écorégions prioritaires du WWF-France ;

• les risques rencontrés par chaque filière , ceux liés à la dépendance vis-à-vis des services écologiques et ceux associés à la dégradation de ces derniers ;

• les leviers d’action pour mieux restaurer et préserver la biodiversité .

Cette étude offre aux entreprises un outil de sensibilisation pour « penser globalement » et « agir localement » au regard de la biodiversité . Car si la biodiversité peut être complexe, les solutions concrètes pour améliorer la situation le sont souvent beaucoup moins.

Téléchargez l’étude en cliquant ici

Publié le 20/09/2010 sur  http://www.wwf.fr/


Malgré quelques progrès, la qualité de l’air reste critique en France

8 10 2010


Les polluants atmosphériques sont globalement en baisse en France, mais certains d’entre eux stagnent à des niveaux trop élevés, voire connaissent une augmentation en 2009, selon les données présentées, mercredi 28 juillet, par la secrétaire d’État à l’écologie, Chantal Jouanno. La mauvaise qualité de l’air est un enjeu majeur de santé publique. La pollution par les particules, émises par le transport routier, les combustions industrielles, le chauffage domestique et l’incinération des déchets, aboutit chaque année à 350000 décès prématurés au sein de l’Union européenne.

En France, parmi les polluants en baisse en 2009, figurent le monoxyde de carbone, le benzène et le dioxyde de soufre. En revanche, les concentrations en particules fines augmentent. En cause : des conditions météorologiques rigoureuses, qui ont accru le recours aux combustibles fossiles (charbon, fioul) ou au chauffage au bois. Les émissions de dioxyde d’azote, produites par les véhicules et les installations de combustion, progressent également. La tendance à la hausse de l’ozone, qui se forme à partir d’autres polluants sous l’effet du rayonnement solaire, est aussi confirmée. Lire la suite »



Lecture d’image : impact de la vie humaine sur la biodiversité

7 07 2010

oiseaux déchets b

poussins d’albatros sur l’Atoll de Midway

Proposition de démarche pédagogique

1- Demander aux élèves de décrire l’image. Apporter quelques éclairages sur le lieu, le nom de l’oiseau (voir dans le texte ci-dessous))

2- Puis poser la question par écrit : À votre avis, que s’est il passé ?

3- Échanger sur les différents avis (les noter sur une affiche pour regrouper les hypothèses qui se ressemblent), pour faire émerger les questions :

  • D’où proviennent ces déchets ?

  • A quoi servaient-ils ?

  • Comment sont-ils arrivés là ?

4- Donner à lire individuellement le texte ci-dessous : faire surligner les éléments de réponses.

5- Mettre en commun oralement puis par écrit, pour comprendre que :

  • ces objets répondent à des besoins quotidiens des hommes : en faire la liste ;
  • ils sont transportés et rassemblés par les courants marins ;
  • ce sont des déchets dont les hommes se sont débarrassés (soit en mer depuis des bateaux, soit dans des décharges en bord de mer ou de fleuves, soit individuellement) ;
  • les animaux marins ont besoin de se nourrir et nourrir leurs petits ;
  • les animaux marins ne savent pas reconnaître que ce sont des produits dangereux pour leur vie ;
  • les hommes sont responsables devant l’environnement ;
  • les hommes doivent trouver des solutions pour éviter cela : collecte, tri, recyclage, réemploi, limitation de la consommation…

6- Revenir sur les hypothèses de départ pour mesurer les connaissances acquises.

Midway : Message envoyé par la spirale (2009)

Ces photographies de poussins d’albatros ont été prises en septembre 2009, sur l’Atoll de Midway, une bande minuscule de sable et de corail au milieu du Pacifique Nord. Les petits, qui attendent au nid, sont gavés d’objets en matière plastique par leurs parents. Ces déchets circulent et se rassemblent grâce à des courants marins en forme une spirale. Ils sont pêchés en mer par les parents, qui les prennent pour de la nourriture à donner à leur jeune. A cause de ces ordures humaines (bouchons, briquet, fragments de filets de pêche, de tubes…) des dizaines de milliers de poussins d’albatros meurent chaque année de faim, d’intoxication et de suffocation sur Midway.

Pour illustrer ce phénomène aussi fidèlement que possible, pas un seul morceau de plastique sur aucune de ces photographies n’a été déplacé, ajouté, manipulé, arrangé, ou changé de quelque façon que ce soit. Ces images dépeignent le contenu d’estomac réel de petits d’oiseaux dans un des sanctuaires marins les plus isolé du monde, à plus de 3000 km du continent le plus proche.

Commentaires du photographe Chris Jordan traduits de l’anglais par moi-même.

Voir également plusieurs autres photos sur le site :

http://chrisjordan.com/gallery/midway/#CF000313%2018×24



La vérité sur le bio

7 07 2010

logo-ab-de-communication

Qualité, prix, contrôles… Faut-il faire confiance aux produits labellisés «agriculture biologique» qui conquièrent les grandes surfaces ? Pour répondre à cette question et à toutes celles que se posent les consommateurs, «le Nouvel Observateur » mène l’enquête. Car le bio est aussi un laboratoire des développements agricoles de demain

 

Évidemment, ça trouble. Jusqu’à peu, on imaginait qu’un œuf ou une carotte siglés bio venaient tout droit d’une fermette, où une vache, deux chèvres et une fermière en tablier à carreaux coulaient des jours heureux. Mais comment ces fermettes pourraient-elles brusquement fournir depuis un an les hypermarchés en œufs, yoghourts, jus de pomme et autres légumes bio ? Un gros doute : et si ce bio de masse était du toc ?

Eh bien, non. Le bio des grandes surfaces, qui réalisent sur ce marché aujourd’hui 45% des ventes, contre 40% en 2005, n’est ni plus ni moins que celui qu’on trouve via la vente directe (12%) ou chez Biocoop et Naturalia (38%). Pourquoi ? Parce que ce que garantit d’abord le cahier des charges, ce n’est pas un plus mais du moins : l’interdiction absolue dans les cultures, les élevages et… les nappes phréatiques des OGM, des pesticides ou des nitrates. Colorants compris : c’est même pourquoi les saumons bio ont si mauvaise mine !

«Taratata, on trouve des résidus !», dénonce une récente étude à charge contre le bio signée par Léon Guéguen et Gérard Pascal, deux retraités de l’Inra. Exact. Mais si peu. Selon une expertise approfondie de la région Bade- Wurtemberg dans les années 2000, 8% des fruits et légumes bio contenaient des résidus phytosanitaires supérieurs à 0,01 mg par kilo en 2008 (en fait surtout dans le citron et le poivre) contre… 73% pour les échantillons conventionnels !

Et pourquoi pas 0% ? Lire la suite »



La bioattitude au potager

9 04 2010

scene-potager146

Exploitation pédagogique

Choisissez 2 ou 3 conseils parmi ceux proposés ci-dessous, et demandez à vos élèves la justification de ces prescriptions.

Après cette phase d’émission d’hypothèses, cherchez les différents moyens d’obtenir des réponses : expérimentations au jardin de l’école, enquête auprès d’un jardinier, recherche de documents sur la toile ou à la médiathèque…

Au terme de ces investigations, les élèves tireront des conclusions sur :

– les besoins des végétaux et à leurs modes de reproduction ;

– la place et le rôle des êtres vivants (dont l’Homme) dans leur milieu ;

– les différents modes de cultures possibles : intensive, raisonnée, biologique ;

– les causes et l’impact des choix humains sur le milieu ;

– des solutions alternatives…

S’il est un endroit où une culture respectueuse de l’environnement est de mise, c’est bien dans nos potagers et vergers. Ainsi, pouvons-nous espérer consommer des légumes et fruits sains, goûteux et nutritifs.

Il faut, pour nombre d’entre nous, revoir toute notre éducation: « la culture, c’est une culture » dirait Monsieur de La Palice. Les poncifs, dictons et autres croyances populaires ne sont parfois que billevesées et il nous faut dorénavant changer de paradigme. Voici quelques pistes pour une approche plus respectueuse de notre environnement sans compromettre pour autant qualité et abondance des récoltes.

Les engrais : proscrivez la chimie au profit d’engrais organiques dont l’absorption par les plantes est prolongée et naturellement régulée. Ne forcez pas sur l’azote, votre sol en contient déjà en abondance et vos plantes seront certes plus lambines, mais bien plus saines.
Lire aussi : Les produits fertilisants

Le travail du sol : au lieu de chambouler les strates de votre terrain par un bêchage en profondeur, préférez les méthodes douces en adoptant la rotogriffe et/ou la grelinette ou ses copies. Vous favoriserez le travail des vers de terre qui enfouiront naturellement les matières organiques progressivement apportées en surface. Ne tassez pas le sol en marchant dessus inutilement. Binez souvent.
Lire aussi : Préparez votre sol

Une fumure raisonnée : Un bon apport de matière organique bien décomposée ne nuit jamais à la structure du sol. C’est un investissement à long terme. Côté produits du commerce, veillez à ce que le sac n’exhale pas une odeur chlorée, signe d’un excès d’azote, d’une décomposition trop rapide et imparfaite.

Le recyclage : Pensez à faire votre compost maison en récupérant toutes les tontes, tailles (pas de parties malades), désherbages (dépourvus de graines), déchets organiques ménagers à composter en alternant harmonieusement matières sèches et matières vertes.
Lire aussi : Compost : pourquoi et comment le réaliser ?

Profitez du moindre espace : même sur un grand balcon, une terrasse, un patio, vous pourrez cultiver des fruits et légumes. Optez alors pour le potager au carré ou employez des grands bacs, voire des sacs de culture appropriés.
Lire aussi : Potager en carrés et Potager au balcon

Les paillis : Couvrez la terre (tontes de gazon, broyats…) entre les plantes afin de limiter la prolifération des mauvaises herbes et de maintenir la fraîcheur du sol.
Lire aussi : Paillage : pourquoi et comment le réaliser ?

Gérez l’eau : arrosez peu, mais en quantité. Installez un récupérateur d’eau sur vos descentes de gouttière. Employez des systèmes d’arrosage au goutte-à-goutte ou des tuyaux micro perforés pour un arrosage dosé, localisé et économique. Arrosez tôt le matin ou tard le soir.
Lire aussi : Gestion de l’eau : tout sur l’arrosage

Encouragez la biodiversité : adoptez les plantations mélangées afin de minimiser l’impact des maladies, l’installation d’une faune et microfaune alliée.
Lire aussi : Biodiversité de votre jardin

Des conditions de culture optimales : afin de limiter l’apparition des maladies en particulier, ne plantez pas trop dense, ni trop à l’ombre. Privilégiez une bonne aération, un bon ensoleillement des plantes.

Soyez plus près de vos cultures : observez très souvent vos plantations afin de détecter les premiers signes d’invasion cryptogamique ou de prédateurs. La réponse sera ainsi plus ciblée et rapide, bien avant l’atteinte du seuil de nuisibilité.

Mieux lutter contre les parasites : avant de dégainer les produits de traitements (tout bio fussent-ils) privilégiez les actions préventives : emploi de plantes pièges, de pièges à phéromones, récolte manuelle (doryphores), action physique (jet d’eau sur pucerons). Jouez des plantes compagnes à effet répulsif. En dernier recours, employez le savon mou, le soufre, la bouillie bordelaise…
Lire aussi : Lutte biologique : utiliser les insectes auxiliaires, Plantes compagnes

Retrouvez tous ces conseils et plus encore dans notre fiche conseils le potager Bio

Article paru le 26/03/2010 sur www.plantes-et-jardins.com/



L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ?

6 04 2010

paris_pollution [320x200]

PROPOSITION PÉDAGOGIQUE

Poser cette question aux élèves :

L’air que nous respirons est-il toujours bon pour la santé ? Explique ta réponse.

Représentations initiales : voici les différents avis évoqués par des élèves de CM2 individuellement et par écrit, puis mis en commun en grand groupe pour en déduire les problèmes à résoudre.

Le corps et la santé

l’air est toxique / on peut avoir des maladies / l’air permet de respirer, entre dans les poumons / il y a plusieurs choses dans l’air, bonnes (oxygène) et mauvaises / certaines personnes meurent d’un cancer / l’air contient des gaz toxiques / on respire grâce aux plantes / on respire la pollution, les virus, les microbes / l’air des plantes n’est pas bon pour la santé parce qu’elles enlèvent l’oxygène et on peut mourir / il est bon s’il n’est pas empoisonné / il n’y a pas toujours de l’oxygène dans l’air / certaines personnes sont plus fragiles / l’air sans tabac est bon / l’air est toujours bon car on en a besoin pour respirer

? Quelle importance l’air a-t-il pour notre corps ?

L’air

air = oxygène + CO2 +… / il y a plusieurs choses dans l’air, bonnes (oxygène) et mauvaises / il n’y a pas toujours de l’oxygène dans l’air / il y a trop de molécules dans l’air

? Qu’est-ce que l’air ?

La pollution

Les motos, voitures, camions, bus, avions rejettent du CO2 / l’air des villes est pollué / il contient de la poussière / l’air est meilleur à la mer, la montagne et la campagne / les endroits les moins peuplés ont un air moins pollué / la pollution vient de la fumée de cigarette, des moteurs, des cheminées des maisons, des usines / on sent les odeurs d’égouts et de canalisations / il y a trop de molécules dans l’air / la radioactivité vient des centrales nucléaires / il y a des nuages toxiques, des gaz toxiques / les cendres d’un volcan polluent / Mexico est très polluée

? D’où vient la pollution ?

Les remèdes

Il faudrait arrêter de polluer, détruire la moitié des incinérateurs, arrêter de trouver du pétrole, utiliser moins les véhicules, des tramways, vélos, voitures électriques, trottinettes et rollers à la place / l’air serait bon si les voitures étaient écologiques et si les hommes arrêtaient de polluer en jetant leurs déchets par terre, arrêtaient de couper les arbres

? Que peut-on faire pour améliorer la situation ?

Points des programmes à traiter :

Sciences

La matière : l’air (état gazeux) et les pollutions de l’air.

Les déchets : réduire, réutiliser, recycler.

L’énergie : exemples simples de sources d’énergies (fossiles ou renouvelables) ;

besoins en énergie, consommation et économie d’énergie.

Le fonctionnement du corps humain et la santé :

première approche des fonctions de nutrition : digestion, respiration et circulation sanguine ;

hygiène et santé : actions bénéfiques ou nocives de nos comportements.

Géographie

Des réalités géographiques locales à la région où vivent les élèves :

la circulation des hommes et des biens ;

les principales activités économiques.

Instruction civique

Être responsable face à l’environnement, au monde vivant, à la santé, et agir en ce sens.

Conclusions visées

L’air peut être de plus ou moins bonne qualité selon la quantité de polluants qu’il contient. Les conditions météorologiques (soleil, vent, nuages…) jouent un grand rôle dans la concentration de ces polluants (donnée par l’indice de la qualité de l’air).

La pollution atmosphérique (poussières et gaz) est produite par les transports, l’industrie, le chauffage, la combustion des ordures…

Elle a des conséquences sur la santé humaine : les polluants sont irritants et agressifs pour l’appareil respiratoire et peuvent augmenter les risques de graves maladies (bronchiolites, rhino-pharyngites, asthme, maladies cardiaques, cancers…)

La pollution atmosphérique a aussi des effets sur l’environnement : corrosion des matériaux, noircissement des bâtiments, affaiblissement des végétaux, dépérissement des forêts et pollution des sols par des pluies acides…

Certains pays dont la France mettent en place des mesures pour inciter à moins polluer (bonus écologique pour les voitures par exemple). Nous pouvons participer à l’amélioration de la qualité de l’air en venant à l’école à pied ou à vélo, en prenant les transports en commun, en triant les déchets pour éviter l’incinération, en prenant une douche plutôt qu’un bain pour utiliser moins d’eau chaude, en s’habillant chaudement pour moins avoir à chauffer…



Ce que la biodiversité apporte à l’espèce humaine

5 03 2010

Je suis, tu es, il est, nous sommes la biodiversité

Comme toute espèce vivante et depuis notre apparition sur Terre, nous dépendons de ce qui nous entoure de manière plus ou moins évidente, donc plus ou moins consciente. Nous sommes en effet en interaction permanente avec les milieux terrestres ou aquatiques et la grande diversité d’animaux, de végétaux et de micro-organismes qui les compose. De notre naissance à notre mort, nous consommons de la biodiversité, nous rejetons des déchets qui alimentent la biodiversité et nous abritons de la biodiversité. En cela, l’espèce humaine est l’égale de n’importe quel être vivant, de l’érable au termite.

Tout ce travail ! Et sans salaire en retour !

Cette biodiversité influe sur l’être humain d’une manière à la fois positive et négative. Elle rend de nombreux « services écologiques » qui sont à l’origine du bon fonctionnement de la planète et de ses écosystèmes et qui permettent la survie de toutes les espèces – dont l’espèce humaine. Nous pouvons les regrouper en 4 catégories :

-l’approvisionnement en matières premières, grâce à la diversité des espèces (animales et végétales) et de leurs productions ;

-le bon fonctionnement des milieux, grâce à la protection des sols, au cycle des nutriments (carbone, azote…) et au cycle de l’eau, à la diversité des habitats, à la pollinisation et au contrôle des pollutions (épuration de l’air et de l’eau) ;

-la protection naturelle des êtres humains et des espèces qui leur servent de ressources, à travers la régulation des milieux (naturels ou agricoles) : la diversité en espèces présentes développe la résistance et la capacité d’adaptation aux perturbations de l’environnement (catastrophes naturelles (inondations, tempêtes), maladies, invasions biologiques…). Mais également la régulation de l’atmosphère (dont la production d’oxygène) et des fluctuations du climat, local et global ;

-et enfin les biens immatériels, tels que la connaissance, la culture…

Nous savons que nous devons à l’abondance, à la variété et à la spécificité des formes biologiques – vivantes comme fossiles – nos ressources alimentaires (marines et terrestres : pêche, aquaculture, cueillette, chasse, agriculture, élevage), nos ressources énergétiques (bois, pétrole) et nos ressources fines à des fins médicales et industrielles (molécules organiques, ressources génétiques, fibres etc.). Donc d’une manière générale, la biodiversité est à l’origine de nos ressources économiques.

Alors la biodiversité, avec ou contre nous ?

Mais notre vie n’est pas pour autant un long fleuve tranquille, en raison même de cette diversité biologique ! Ainsi l’immense variété et la très grande variabilité des microorganismes interviennent directement sur notre santé, en bien comme en mal, comme source de maladies ou comme remède. Ils assurent également le bon fonctionnement de notre propre corps, car ils composent notre flore intestinale.

L’usine de la vie produit tout ce que vous voulez

La profusion des animaux et végétaux, marins comme terrestres, et de leurs dérivés, constituent pour nous une source de bien-être comme de dangers, à travers les biomolécules actives qui en découlent (médicaments, drogues, toxines provenant de poisons, venins etc.).

La diversité biologique permet également le maintien « d’un bon état sanitaire » en tant que rempart contre les épidémies animales et végétales et les invasions biologiques, mais aussi en tant que moyen de lutte contre les pollutions (rôle épurateur des milieux, assainissement industriel des eaux usées).

cultures en terrasse photo CNRS [320x200]

Mais nous ne savons pas assez que nous devons aussi à cette profusion du vivant la fertilité du sol, la reproduction des espèces végétales fortement liée à la pollinisation par des insectes, ainsi que la diversité et la santé des végétaux que nous cultivons ou des animaux que nous élevons. La biodiversité est donc à l’origine de notre alimentation et du développement de notre agriculture, ainsi que de l’évolution de nos paysages et nos sociétés face à l’alimentation. La profusion, la variété et la spécificité des microorganismes permet aussi la création d’aliments élaborés, par le biais de processus traditionnels de transformations biologiques alimentaires (bière, vin, pain via les levures, etc.)

La nature nous inspire

Le fonctionnement du monde du vivant (organisation des communautés animales, forme des végétaux…) a toujours passionné et inspiré les humains dont les chercheurs. Son observation a conduit à des inventions de toutes sortes, telles que la création des filets de rétention d’eau dans les régions sèches inspirée des arbres.

En fait, quasiment toutes les inventions humaines se retrouvent dans la nature. Certaines fourmis utilisent des antibiotiques depuis des millénaires ; insectes, oiseaux et certains mammifères contrôlent à merveille les principes de l’aérodynamique. Il est absurde de dire que les poissons ont généralement une forme de torpille ; ce sont les torpilles qui adoptent la forme hydrodynamique des poissons (ainsi que des mammifères et des oiseaux qui passent beaucoup de temps dans l’eau). Et nous avons encore beaucoup à apprendre du monde vivant qui nous entoure.

Y’a d’la vie dans les rues !

A noter enfin que la biodiversité joue un rôle central également dans les villes, milieux fortement bétonnés et imperméabilisés. Elle permet aux personnes qui vivent et passent la plupart de leur temps dans un environnement urbain :

-de se rendre compte de ce qu’est la biodiversité en se basant sur son observation en milieu urbain: son adaptation, les interactions qui existent entre espèces (animaux domestiques, sauvages, végétaux, êtres humains), l’utilisation d’ordures pour se nourrir et d’abris dont la ville regorge (bâtiments, espaces verts, vieux murs, toits, égouts), etc ;

-de développer le contact – ou garder la connexion – avec la biodiversité des milieux naturels et de rappeler aux Hommes leurs liens avec la nature ;

-de se « ressourcer ». La biodiversité au travers des jardins et espaces verts apporte aux citadins un bien-être indéniable.

Article issu du très riche et accessible dossier sur la biodiversité www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/



Trois millions de franciliens exposés à une pollution chronique de l’air

1 03 2010

Photo AFP nuage de pollution au dessus de Paris

photo AFP

Environ 3 millions de franciliens sont exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent par la réglementation, dit l’organisme de mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France Airparif dans son bilan 2009 publié jeudi.

« Après une année 2008 remarquablement favorable » compte tenu d’une météo dispersant les polluants, « 2009 correspond plutôt à une année normale », confirmant notamment une stabilité des niveaux de pollution chronique, souligne Airparif.

Si les polluants du passé, tels que le plomb, le dioxyde de soufre ou le monoxyde de carbone respectent les limites réglementaires depuis plusieurs années, d’autres polluants posent problème : dioxyde d’azote, particules fines, ozone et benzène.

La pollution, principalement due aux transports en IdF, peut provoquer gêne respiratoire, maux de gorge, maux de tête, irritations des yeux etc… Elle peut déclencher des crises d’asthme, des problèmes cardio-vasculaires (infarctus), voire conduire à des morts prématurées. Des études nord-américaines ont montré un lien entre la pollution chronique et l’augmentation du risque de décès, notamment par cancer du poumon.

Extrait de l’article de l’AFP paru le 18/02/2010 sur www.goodplanet.info/