Avec Rejoué, les jouets ne meurent jamais

20 01 2013

L’association Rejoué redonne vie aux jouets abandonnés par des enfants trop grands ou trop gâtés. Grâce au travail d’hommes et femmes jusque-là écartés du marché du travail.

Quand elle travaillait à la Croix-Rouge, Claire Tournefier s’occupait de recevoir poupées, puzzles, pâtes à modeler généreusement donnés à l’association. Et s’est très vite heurtée à l’absurde. L’association croulait sous les jouets et pourtant, au moment de Noël, elle rachetait des produits neufs à donner aux enfants parce que les jouets récupérés étaient abîmés ou peu sûrs. Claire Tournefier tente alors de s’attaquer à ce gâchis avec une équation à trois branches, mais pas d’inconnu : l’environnement, l’insertion, le jouet. Une étude de faisabilité et un business plan plus tard, Rejoué a ouvert ses portes. C’était le 8 mars 2012.

L’association récupère des jouets passés entre les mains des bambins, grâce à des collectes organisées par des écoles, des entreprises ou directement auprès des particuliers. En 2012, 5 tonnes ont ainsi été amassées dans le sous-sol de Rejoué. « Il y a beaucoup de gaspillage. Un jouet ne dure pas longtemps dans la vie d’un enfant. Simplement parce qu’il a un objectif pédagogique, culturel, de développement… C’est normal qu’un gamin ne joue plus à la poupée ou à la voiture à 14 ans ! Par contre, ces jouets-là sont très solides car ils répondent à des normes strictes de sécurité. Ce sont donc des objets très solides qui ont une durée de vie par essence très courte. Cela fait des candidats parfaits pour une seconde vie », souligne Antoinette Guhl, conseillère en développement durable et en économie sociale et solidaire et co-directrice de Rejoué avec Claire Tournefier.

« C’est sympa de savoir où ça va »

Ces jouets débarquent dans l’atelier de Rejoué, dans le XIVè arrondissement de Paris, et se mêlent en un joli bric-à-brac coloré. Là, ils sont triés et répartis en plusieurs catégories : jeux de peinture, de société, figurines, poupées… Ils passent au nettoyage complet. Puis, les pièces manquantes sont piochées dans un jeu similaire ou équivalent, l’électronique testée. Les jeux sont ensuite réemballés et vont rejoindre des points de vente, des épiceries solidaires, des ludothèques, des crèches parentales… Avant de commencer leur deuxième vie, les jouets sont soldés d’au moins 50% par rapport au prix d’origine. Car, souvent, ils rejoignent les mains des plus démunis. Lire la suite »



L’arbre dans tous ses états

27 09 2012

Cet article peut aider à relever le défi EDD pour le cycle 3 intitulé « Comment la forêt rend des services à l’homme ? »

L’arbre dans les arts, dans les sciences, dans les techniques et les sciences humaines, c’est ce que propose un nouveau dossier du site officiel de la science. Un voyage qui peut alimenter des travaux interdisciplinaires.

Le dossier



Réponse au défi EDD sur l’Homme et la forêt

2 07 2012

En réponse au défi http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_foret_service_homme.htm

Comment la forêt rend des services à l’Homme ?

réponse St-Maur



La forêt que plébiscitent les citadins doit rester sauvage… mais pas trop

15 05 2012

Cet article aide à relever le défi EDD pour le cycle 3 intitulé « Comment la forêt rend des services à l’homme ? »

Publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 09.05.2012

Quels visiteurs fréquentent la forêt, et qu’en attendent-ils ? Pour l’Office national des forêts (ONF), qui compte profiter de la Fête de la nature, organisée dans toute la France du 9 au 13 mai, pour valoriser son savoir-faire, la question n’a rien d’anecdotique.

Gestionnaire de 120000 km2 de forêts publiques dont 44000 km2 en France métropolitaine, cet organisme a pour mission, outre la production de bois et la protection de la biodiversité, d’assurer l’accueil du public. Autrement dit de répondre à la « demande sociale » de la population française, qui vit à près de 80% en milieu urbain.

Pour mieux comprendre les liens que ces citadins entretiennent avec la forêt, l’ONF a dirigé, de 2003 à 2008, un vaste travail de recherche sur les pratiques et représentations de cet espace naturel. Etablie sur la base d’un questionnaire mené auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatives de la société française, puis complétée par des entretiens individuels et des groupes de discussion thématique, cette enquête nationale permet aujourd’hui de préciser les réactions et les demandes des citoyens vis-à-vis de la forêt. Lesquelles ne sont pas dénuées d’ambiguïtés. Voire de contradictions.

« POUR LE CALME, LA TRANQUILLITÉ, LE SILENCE »

Premier constat : la proximité apparaît comme le facteur le plus déterminant de la fréquentation. « Environ 22% de ceux qui habitent à moins d’un quart d’heure de la forêt et 34% de ceux qui y vont à pied déclarent y être allés au moins une fois par semaine, contre 15% en moyenne dans l’ensemble de la population. A contrario, 55% de ceux qui habitent à plus d’une heure de la forêt n’y sont jamais allés pendant l’année, contre 29% en moyenne », note Anne-Marie Granet, responsable de l’accueil du public à la direction de l’environnement et des risques naturels de l’ONF.

Peu présentes également dans ces espaces boisés, les personnes âgées ou à faible revenu. Bien souvent, ce sont les mêmes qui ne possèdent pas de voiture, les inégalités d’accès à la forêt recoupant ainsi les autres inégalités sociales. Ce qui n’empêche pas cette activité de loisir, précise Mme Granet, « de rester populaire et répandue pour les deux tiers des Français qui sont à moins d’une demi-heure d’une forêt accessible ».

« Silence, air pur, nature… » L’immense majorité (96%) d’entre eux affirment s’y adonner « pour le calme, la tranquillité, le silence », « pour respirer l’air pur, s’oxygéner » et « pour le contact avec la nature », 91% ajoutant vouloir y « partager un moment agréable avec la famille ou les amis ».

L’occupation plébiscitée reste la promenade : en couple, avec les enfants ou le chien, mais plus rarement seul. A l’issue de cette enquête, deux types de représentations se détachent nettement : la forêt comme espace d’évasion hors la ville, et comme espace de sociabilité et de partage.

Mais de quelle forêt au juste s’agit-il ? Sauvage ou aménagée ? « Les gens qui viennent en forêt recherchent la nature, mais plus encore une « naturalité perçue ». Ils veulent se sentir loin de la ville sans en être vraiment éloignés. Ils espèrent ne voir aucune trace d’artificialisation humaine sans pour autant avoir le sentiment d’un espace abandonné… Pas facile, dans ce contexte, de toujours les satisfaire ! », détaille Mme Granet.

Soigneusement conservé par les forestiers pour promouvoir la biodiversité, un arbre mort donnera au public l’impression d’une forêt mal entretenue. Les ordures traînant par terre sont pour lui la première cause d’insatisfaction, mais il ne veut pas pour autant entendre parler de poubelles.

LE VISITEUR EN ATTENTE D’UNE FORÊT SAUVAGE

Bref, le visiteur urbain est en attente d’une forêt d’aspect sauvage, susceptible de lui procurer un sentiment de liberté, mais sans les inconvénients d’un véritable milieu naturel, non investi par l’homme. Ce qui implique, selon les termes de Benoît Boutefeu, « les conditions d’une mise en scène réussie ».

Cet ingénieur forestier-géographe, auteur de La Forêt mise en scène, Attente des publics et scénarios de gestion (L’Harmattan 2009), a en effet choisi d’approcher la question par la métaphore du théâtre. Une idée originale et fructueuse qui lui permet d’appréhender la forêt comme scène et décor, les visiteurs comme spectateurs, l’Etat et les collectivités comme directeurs… Et les exploitants forestiers comme metteurs en scène. Celui-ci, précise M. Boutefeu, a pour devoir « de composer avec les différents acteurs », mais aussi de « ravir les spectateurs ».

Une mission qui ne coule pas toujours de source pour l’agent forestier, souvent plus enclin, « en tant que garant de l’intégrité du patrimoine boisé, à considérer la fréquentation du public comme un phénomène subi, une menace potentielle pour les écosystèmes, plutôt que comme une chance ou une valeur ajoutée pour la forêt ».



Dépendance à l’eau de notre vie quotidienne

16 03 2012

EAU VIRTUELLE : KÉSAKO ?

Nous consommons des milliards de litres d’eau sans nous en apercevoir. Grâce au concept de « l’eau virtuelle », des chercheurs dévoilent la quantité d’eau utilisée lors de la fabrication des produits de notre quotidien.

Un petit noir avalé au coin d’un comptoir. Et nous voilà empruntant 125 ml d’eau aux ressources naturelles de la planète. Une broutille, croit-on. Sauf que ce café a, en réalité, nécessité 140 litres du liquide transparent avant d’atterrir au fond de notre tasse. La découverte, signée Tony Allan, scientifique environnemental britannique, remonte à une vingtaine d’années. Ce concept – baptisé « eau virtuelle » – a révolutionné la vision que l’on peut avoir des cycles de production et de consommation des biens courants. Il ne s’agit plus de mesurer sa consommation d’eau au rythme de ses douches et de ses boissons quotidiennes, mais bien de prendre en compte désormais l’arrosage des vergers d’où proviennent nos fruits, l’eau consommée par des vaches promises à devenir steaks ou encore celle intégrée dans la chaîne de production de notre dernière voiture. En bref, l’eau invisible, cachée derrière le produit.

Découvrir à quel point nos économies, notre vie quotidienne sont dépendantes de cet or bleu : eau-virtuelle

Publié le 2-07-2010 sur http://www.terraeco.net/Eau-virtuelle-kesako,11235.html



Nos poubelles au régime. Pourquoi ? Comment ?

24 11 2011


Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

Symbioses n°92
A la veille de la semaine européenne de réduction des déchets (du 19 au 27/11), Symbioses, le magazine d’éducation à l’environnement, publie un dossier complet sur le contenu de nos poubelles. Il aidera les enseignants et animateurs à mieux comprendre les grands enjeux liés aux déchets, à s’interroger sur nos modes de production et de consommation, leur fera découvrir des projets d’écoles, des actions citoyennes, des expériences d’économie sociale… Du tri au recyclage, du troc à la récup’. Il propose articles de réflexion, reportages, outils et activités pédagogiques, adresses utiles. Il est téléchargeable gratuitement sur http://www.symbioses.be/



Les ressourceries se multiplient

24 11 2011


Pour aider à relever de défi EDD http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/edd_piste08.htm

CONSOMMATION – De plus en plus de lieux de récupération et de revente des objets voient le jour…

Collecte, remise en état, recyclage ou revente d’objets condamnés à la déchèterie, les «ressourceries», ces boutiques qui allient réduction des déchets et création d’emplois, profitent de la crise et de la sensibilisation aux menaces contre l’environnement. Les «ressourceries» sont des structures qui essaiment peu à peu en France -il y en a 80, dont 11 en Ile de France. Le principe: réduire les déchets ultimes en les «transformant en ressources» et en les vendant à prix modique. Et par ce biais créer des activités et des emplois durables, ainsi qu’un lieu de rencontres et de formation professionnelle.

«D’une société du tout jetable à une société du tout utile»

Les «ressourceries» répondent à une double crise: crise économique, «qui met en cause notre modèle de consommation», et crise environnementale, qui nous impose de limiter notre usage des ressources, a souligné devant la presse François Dagnaud, adjoint au maire de Paris, chargé de la propreté et du traitement des déchets, à l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets (19-27 novembre). «Le recyclage et le réemploi des déchets sont une réponse», avec le «passage d’une société du tout jetable à une société du tout utile», souligne-t-il.

Depuis deux ans, la mairie soutient les projets, et le concept «monte en puissance» dans la capitale, avec plusieurs projets qui devraient rapidement voir le jour. «Le gisement sur Paris est énorme, c’est une nécessité économique, sociale, et écologique», affirme l’élu PS du XIXe. Première ressourcerie de la capitale, l’Interloque, ouverte dans le XVIIIème en 2006 à l’initiative de Gian-Carlo Pinna, récupère, valorise et revend les «déchets» et propose un atelier de pièces détachées de vélos. Elle essaie de sensibiliser son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement, par des ateliers d’animation et des programmes pédagogiques. Elle a créé 12 emplois pérennes.

«Une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi»

Emmaüs défi, rattachée à Emmaüs France, marie insertion professionnelle et gestion d’objets collectés auprès des particuliers. Elle les vend dans son bric-à-brac du «Centquatre», dans le XIXème, ou dans son entrepôt du boulevard Jourdan. Là, selon Charles-Edouard Vincent, un de ses responsables, «on y fait la queue» le samedi pour acheter un lustre, des livres, de la vaisselle ou un piano… «Nous travaillons dans la logique du développement durable», insiste Sophie, une autre responsable.

Emmaüs défi devrait ouvrir prochainement un grand bric-à-brac sur le site de l’ancien marché Riquet, dans le XIXème, ce qui permettra à l’association de doubler son activité, et donc d’embaucher davantage de personnes en très grande exclusion. «On donne une deuxième vie aux produits, une deuxième chance aux gens qui n’ont pas accès à l’emploi», dit Sophie. «La réserve des arts» est une «ressourcerie spécialisée», qui s’adresse aux étudiants en arts ou artistes peu fortunés, et leur propose à faible coût des matériaux récupérés, qui peuvent être réutilisés, pour promouvoir «une pratique artistique responsable». Dans un tout proche avenir, la ressourcerie de «la Maison du Canal» va ouvrir une «librairie solidaire» avec des ateliers visant à créer du lien social.

Publié le 23/11/2011 sur http://www.20minutes.fr/societe/828950-reponse-crise-ressourceries-vent-poupe



100 sites de Consommation Collaborative

24 11 2011

100 sites pour consommer sans posséder : transport, tourisme, alimentation, cadeaux, artisanat, recyclage, financement…

Article publié le 18/10/2011 sur http://consocollaborative.com/

 



Mallette pédagogique : les énergies et les déchets

15 11 2011


Une nouvelle édition de la mallette pédagogique « les énergies et les déchets » est arrivée.

Cette mallette pédagogique est destinée aux enseignants et éducateurs qui souhaitent enseigner le développement durable à des élèves de 8 à 12 ans.

Dans cette mallette sont disponibles 2 films éducatifs (2×26 min), 40 fiches pédagogiques (exercices, expériences, sorties et projets), 2 quiz interactifs de 12 questions chacun, 2 jeux vidéo pour l’approfondissement des connaissances, et un lexique.

En téléchargement gratuits :
– Les fiches pédagogiques
. exercice de géographie sur les déchets
. exercice de sciences sur les déchets
. exercice d’histoire sur les énergies
. expérience sur les déchets
. expérience sur les énergies

. projet sur les déchets
. projet sur les énergies

– Le lexique énergies et déchets

Plus d’informations : E-graine 



Opération « Plus d’arbres, plus de vie ! »

10 11 2011

Pour aider à répondre au défi EDD : http://www.ia94.ac-creteil.fr/EDD/defi_foret_service_homme.htm

Connaître la forêt

Au carrefour de fonctions environnementales, économiques et sociales, la forêt est un sujet particulièrement représentatif des enjeux du
développement durable.
Le livret « Plus d’arbres, plus de vie ! », support de l’opération, vous propose de découvrir de manière ludique ses richesses et ses secrets. Savez-vous combien d’espèces d’oiseaux abritent les forêts françaises ? Ou encore que la filière forêt-bois en France emploie à elle seule autant de personnes que l’industrie automobile ?

Ce livret peut être télécharger gratuitementici.

Passer à l’action

Le livret « Plus d’arbres, plus de vie ! » vous donnera les clés pour réussir des plantations durables grâce aux conseils de professionnels pépiniéristes et reboiseurs. Vous trouverez également sur ce site des fiches conseils, des ressources pédagogiques ainsi qu’un kit média.

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