Tous à l' »école Nadal » !

Voici un édito qui donne la pêche : dans L’Equipe d’aujourd’hui, rédigé par Mats Wilander, vainqueur de Roland-Garros à 17 ans, au tout début des années 80, et qui, on s’en souvient, a perdu face à Noah en 1983 :  (passages soulignés par moi)

On devrait créer une école Nadal !

« DANS LA VIE, il y a les winners et il y a les losers. Pour moi, Nadal est l’archétype du winner. Et il le sera dans tout ce qu’il entreprendra pour le reste de sa vie. Cela se voit, cela se sent. Il peut perdre ou gagner, ça ne change RIEN, absolument RIEN à sa façon de faire ou à ce qu’il essaie d’accomplir.

Rien ne le fait dévier de son chemin. Et il met tout, victoire ou défaite, dans son sac à expérience pour tracer sa route avec. Immuablement. Pour toujours transformer le bon ou le mauvais en énergie positive. Un loser, lui, est reconnaissable au fait qu’il espère, justement, qu’une victoire changera toute son existence. Et il finit non seulement par avoir peur de perdre mais, pire encore, de gagner. Pas Nadal. Jamais Nadal. Nadal, lui, s’en fout complètement. Son mental est trempé dans un acier inoxydable. Et je n’ai jamais vu un champion se jouer à ce point de l’adversité : il est programmé systématiquement tard le soir, les conditions météo lui sont défavorables, il joue plusieurs jours de suite ? Qu’à cela ne tienne, il ne met que plus d’ardeur à lutter contre ces éléments contraires. Et à en tirer le plus grand profit. Cela le rend furieux, certes. Mais ça le rend aussi plus fort. Demandez donc à Verdasco ce qu’il en a pensé ! En matière de mental, Nadal est une des plus grosses pointures qui existent dans le sport.

De ce point de vue, je le place au niveau de Tiger Woods. C’est aussi énorme. Aussi exceptionnel. Et ça change tellement de la majorité des autres joueurs qui ne sont, trop souvent, que des pleureuses dès qu’un problème, parfois réel mais plus souvent supposé, survient. Pour eux, tout est prétexte à excuses en cas de défaite : un petit bobo parci, un court trop pourri par-là, des balles trop molles ici et des raquettes mal cordées là, ou encore trop de vent et pas assez de soleil ou que sais-je encore… C’est la triste litanie des losers. Pour eux, on devrait créer une école Nadal ! Pour qu’ils apprennent à être, comme lui, plus forts que tout ce qui peut apparaître négatif et le tourner, comme lui, en force positive. Ils devraient l’observer avec plus d’attention, s’inspirer de son attitude, du langage de son corps, qui est une arme aussi redoutable que son coup droit. Même s’ils doivent faire semblant, même s’ils doivent forcer leur
nature. Car ce n’est que comme ça, en suivant le plus possible les préceptes du maître des winners, qu’ils pourront espérer, un jour, quitter le camp des losers. »

 

 Et j’ajouterai cette phrase de Coluche : « Un sportif français qui gagne est un Français. Un sportif français qui perd est un sportif, pour ne pas dire plus… »

Un commentaire

  1. E. B. :

    Et bien sûr, c’est Nadal le Cannibale qui a battu, ou disons, écrabouillé Federer… désolé Maxime…

    En tout cas, inspirez-vous du texte de Wilander pour vos révisions et les épreuves anticipées du bac : IL FAUT PERCUTER ! 😉

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