Croissance, déficits publics : on est mal…

Le premier ministre François Fillon a reconnu que la croissance du PIB cette année était fortement compromise – à peine un 1 % -, en raison notamment d’une conjoncture mondiale défavorable. Or, le budget de l’Etat a été construit sur une hypothèse de croissance bien plus optimiste (entre 1,7 et 2 %) ; si celle-ci n’est pas réalisée, les déficits publics vont être importants : concrètement, l’Etat au sens large (y compris le système de santé publique et les entreprises publiques) va une fois de plus dépenser plus qu’il ne gagne (mais il aurait gagné plus en impôts et taxes si la croissance avait été supérieure, c’est un cercle vicieux…), et ne respectera pas ses engagements européens (que le déficit public ne dépasse pas 3 % du PIB), alors même que nous présidons l’Union européenne jusqu’à la fin de l’année.

Dépêche AFP (Agence France Presse : c’est l’information brute, telle que la reçoivent tous les médias, avant de nous la présenter) :

http://afp.google.com/article/ALeqM5gknYV6NNn0c3rXKxPhwfjMcjvQDQ

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2 commentaires

  1. Clemi :

    Personnellement je trouve cela scandaleux , on ne nous donne pas toute la vérité sur la croissance du pays, même si la plupart des français n’en n’ont rien a faire de savoir si oui ou non la croissance est bonne ou mauvaise , pour nous futurs économistes cela est important .

    Et selon notre nouveau chapitre on appel cela une expansion ou récession ici , car la croissance est calculée sur du long thermes !

  2. E. B. :

    On parle de récession en cas de ralentissement prolongé de la croissance économique, ou selon les définitions officielles (INSEE), lorsque la croissance est négative (baisse du PIB donc) deux trimestres de suite : on n’y est pas encore, mais c’est vrai qu’il est pénible de voir le gouvernement prévoir régulièrement une croissance supérieure à ce qu’elle est en fin d’année, et distiller les informations au compte goutte, comme nous étions des enfants à qui il fallait cacher la vérité – alors que les services du ministère des Finances connaissaient les vrais chiffres depuis lontemps.
    Un peu comme avec les militaires en Afghanistan, sur les circonstances exactes de la mort de nos soldats… Notre démocratie ne semble pas toujours adulte.

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