Tous les billets de mars 2009

Et si les pauvres sauvaient le capitalisme ?

Mardi 24 mars 2009

A la veille du G20 (sommet des vingt principales économies mondiales) qui le 2 avril va chercher des solutions pour sortir de la crise, des économistes se demandent si l’on ne devrait pas s’intéresser au formidable potentiel de croissance que représentent les exclus du système : les millions de pauvres, au Nord comme au Sud, qui – s’ils étaient soutenus par les institutions financières (sous forme de microcrédits par exemple) pourraient créer des emplois et créer une nouvelle demande… Dix euros donnés à une famille indienne pour créer un petit atelier seraient presque plus utiles que les dix milliards d’euros distribués l’an dernier aux banques françaises…

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Comment favoriser l’emploi des jeunes ?

Lundi 23 mars 2009

Conscient que les jeunes risquent d’être les premières victimes des suppressions d’emplois dues à la crise, le Haut-Commissaire à la jeunesse Martin Hirsch (l’ancien président d’Emmaüs) propose un plan de soutien à l’emploi des jeunes, d’un montant non négligeable, de 1,5 milliards d’euros (mais le dossier n’est pas encore mûr pour être appliqué tel quel). 

Il compte aussi demander aux entreprises qui font des bénéfices – comme Total – de faire un effort pour l’emploi et le pouvoir d’achat des jeunes… (par exemple, le pétrolier Total financerait des milliers de permis de conduire pour certains jeunes… logique non ? 😉 )

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Petite bourdieuthèque

Dimanche 22 mars 2009

Certains pensent qu’en période de Carême, il faut revenir à l’essentiel… donc Bourdieu !  😉  Non seulement un immense sociologue, mais quelqu’un de bien, comme vous allez le voir avec les documents ci-dessous.

 

Trois documents vidéo sur Pierre Bourdieu, que vous devez regarder :

Les jugements de goût (dans le documentaire « Penseurs de notre temps ») – interviewé par Luc Boltanski ;

La domination (notamment masculine) (dans le même documentaire, qui date du début des années 90) ;

Une présentation en anglais (ça ne vous fera pas de mal 😉 : il faut s’accrocher, mais vous connaissez déjà les concepts, et c’est très réussi)  par une doctorante américaine du Colorado, Kari Alexander.

Une interview plus intime, en 1999 (extrait du documentaire « La sociologie est un sport de combat ») où il parle de mai 68, de la gauche et de la droite…

 

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Finale de foot Allemagne-Grèce

Samedi 21 mars 2009

Pour vous consoler du bac blanc de philo – et de la philo en général – voici une petite vidéo des MONTY PYTHON (célèbre équipe d’humoristes anglais, spécialistes de l’absurde, ayant surtout sévi dans les années 70-80), montrant une finale de foot entre les philosophes allemands et les philosophes grecs  (match arbitré par Confucius, St Augustin et St Thomas d’Aquin).

Beckenbauer (le plus grand footballeur allemand des années 70) figure sur la feuille de match (mais le commentateur trouve cela surprenant), Aristote est « l’homme en forme du moment », on fait rentrer Marx pour renforcer l’attaque allemande, Nietzsche prend un carton pour s’être disputé avec l’arbitre, Kant conteste un but car il doute de l’existence du ballon, etc. etc. 🙂  🙂

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Bandes de jeunes : vers un délit de mauvaise fréquentation ?

Vendredi 20 mars 2009

Après le discours de M. Sarkozy en vue d’une répression de la simple appartenance à des bandes « ayant des visées agressives sur les biens ou les personnes », un sociologue spécialiste des bandes de jeunes, Marwan Mohammed, répond aux questions du Monde. Il explique la difficulté à définir le problème précisément (et les individus que l’on souhaite maîtriser), à l’évaluer en termes quantitatifs (la ministre de l’Intérieur, Mme Alliot-Marie, a parlé de « 222 bandes organisées » en France : cela paraît peu, et comment calcule-t-on ce chiffre ?), et surtout à concevoir des sanctions réalistes, au-delà des annonces médiatiques.

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Portrait de la ministre de la Recherche en héritière

Jeudi 19 mars 2009

En complément de notre étude de la mobilité sociale, voici un joli article diffusé par la Fondation Copernic (un club de réflexion, think tank en anglais, qui peuvent être de diverses tendances idéologiques : celui-ci n’est pas libéral) sur les origines sociales et la trajectoire de Valérie Pécresse, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, qui s’efforce de mener une réforme de l’université très contestée par les chercheurs et les étudiants.

Cette article, à tonalité très bourdieusienne, montre comment V. Pécresse se situe à la rencontre du capital économique (argent), du capital culturel (diplômes), et d’un fort capital social (réseaux, relations). Un idéal-type de la classe dominante en somme – ce qui n’enlève rien à ses qualités personnelles, bien sûr, mais il me paraît intéressant de bien comprendre le fonctionnement des élites qui nous gouvernent :

 

Valérie Pécresse, une héritière au service des héritiers

La Fondation Copernic reproduit ici le cours du département de sociologie de Paris VIII Vincennes- Saint Denis, effectué le vendredi 20 février 2009, devant l’ENA. Dans cette seconde partie, les origines sociales de la vision du monde au principe de la réforme Pécresse des universités, se trouvent singulièrement éclairées.

On peut légitimement s’interroger sur les motivations des promoteurs de ces réformes. Et nous souhaitons pour conclure nous intéresser au cas de Valérie Pécresse en faisant l’hypothèse – sociologiquement somme toute très banale – que sa vision de l’enseignement supérieur, comme de la recherche, s’explique entre autre par sa trajectoire sociale et scolaire. Et que cette vision est sans doute aussi la plus conforme aux intérêts de son milieu. Alors le collectif Papera, qui est un collectif de lutte contre la précarité, a eu la bonne idée de faire la biographie de Valérie Pécresse, comme des membres de son cabinet, laquelle est  reproduite sur son site internet (http://www.collectif-papera.org).
Valérie Pécresse est donc née en 1967 à Neuilly sur Seine. Cette ville, où sont concentrées nombre de grosses fortunes et dont Nicolas Sarkozy a été le maire, est l’antithèse à peu près parfaite de St Denis.
Son père, Dominique Roux, est professeur d’université. Alors rassurez-vous, pas à Paris VIII-St Denis ! Mais à Dauphine, HEC et Science Po, soit dans des établissements haut de gamme et au public très sélectionné. Fait intéressant, on note aussi qu’il enseigne l’économie et la gestion, soit deux disciplines en pleine expansion dans l’université française et qui fournissent nombre d’arguments et méthodes aux réformateurs. Ce qui au passage permet de souligner que les réformes en cours ne nous sont pas qu’imposées du dehors. Mais qu’elles sont aussi préparées en interne par une fraction du corps académique.
De ce point de vue l’évolution du recrutement disciplinaire, tout comme le positionnement politique de la conférence des présidents d’université, sont instructifs.
Mais revenons-en au papa de Valérie Pécresse. Non seulement celui-ci est professeur d’économie-gestion dans les établissements chics, du public comme du privé de la capitale, mais il est aussi membre du Cercle des économistes, administrateur de Radio France Outre Mer, président depuis 2007 de Bolloré télécom (qui contrôle entre autre le journal gratuit Direct soir diffusé dans le métro, la chaîne de télévision Direct 8 et l’agence de publicité Havas), administrateur de la société Omercis spécialisée dans l’envoi massif de courrier électronique, etc. Bref, c’est un parfait exemple d’universitaire entrepreneur, ou d’entrepreneur universitaire, le modèle même de ce que les réformes actuelles voudraient que nous devenions, afin notamment de renflouer les caisses – volontairement toujours plus vides pour cause de plan d’ajustement structurel qui ne dit pas son nom – des universités comme du CNRS.
Quant à la mère de Valérie Pécresse, après des études de lettres, elle est passée par Sciences Po Paris. Enfin, signalons que son grand père maternel fut longtemps le médecin de famille de la famille Chirac, ce qui facilitera considérablement sa carrière politique et qu’il enseignait aussi la médecine à l’université.
Economie, gestion, médecine, IEP de Paris…, on voit que les accointances académiques familiales de Valérie Pécresse ne sont pas anodines et sans doute contribuent-elles à expliquer sa vision de l’enseignement supérieur. Valérie Pécresse, qui se présente aussi comme une « catholique pratiquante », est donc une héritière dans tous les sens du terme. Ceci s’observe notamment dans la célérité de sa trajectoire, tant scolaire que politique. Car comme le dit un journaliste de LCI, c’est « une femme qui va très vite. » Elle sait lire dès l’âge de 4 ans, ce qui lui permet de sauter deux classes. Après avoir étudié au collège Sainte Marie de Neuilly et obtenu son Baccalauréat à l’âge de 16 ans, elle entre dans une classe préparatoire versaillaise au lycée privé Sainte Geneviève et intègre HEC, dont elle sort diplômée en 1988. Elle poursuit ensuite ses études avec un DESS de droit, ainsi qu’un DEA de fiscalité financière. Enfin, et après avoir passé le concours « en cachette », elle sort deuxième de l’ENA en 1992 et entre au conseil d’Etat en tant qu’auditrice. Elle quitte ensuite la fonction publique pour entrer en politique  et en 2002, soit à l’âge de 35 ans. Elle est élue députée des Yvelines et devient porte parole de l’UMP à 37 ans.
Une si belle trajectoire ne pouvait que se conclure par un beau mariage, parfaitement homogame. En effet son mari Jérome Pécresse, qu’elle épouse en 1994 et avec lequel elle aura trois enfants, est versaillais, polytechnicien et ingénieur du corps des Ponts et Chaussées. Après différents postes de responsabilité au sein du Crédit Suisse First Boston, il est devenu directeur général adjoint et membre du comité exécutif d’Imerys, le numéro un mondial des minéraux de spécialité (3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaire).
  En fait, quand on connaît un peu le milieu et la trajectoire de Valérie Pécresse, on comprend mieux pourquoi elle veut à toute force aligner les universités et le CNRS sur le modèle – aujourd’hui présenté comme humainement indépassable – de l’entreprise et pourquoi la distinction entre public et privé est si ténu pour elle. Au point même de vouloir transformer chaque université, chaque laboratoire en entreprise, et chaque universitaire, chaque chercheur en entrepreneur ; tout en plaçant à leur tête un autocrate sachant communiquer et disposant à son gré d’un personnel de plus en plus précarisé. Si bien qu’au final, on peut se demander si la politique de Valérie Pécresse n’est pas celle qui est la plus conforme aux intérêts de son milieu, de sa classe sociale. Sans doute cette proposition risque d’apparaître comme un peu trop vulgaire, un peu trop marxiste ou terre à terre. Mais à tout prendre, on peut se demander si elle n’a pas un fond de vérité…
Pour finir, ajoutons un petit complément à cette biographie, qu’il faudrait pouvoir compléter afin de mieux comprendre le sens des réformes en cours et surtout leurs conditions sociales, politiques, intellectuelles, etc., de possibilité. En effet, Valérie Pécresse intègre l’ENA en 1990 en faisant partie – ça ne s’invente pas, la réalité est souvent plus imaginative que la fiction – de la promotion Condorcet… De ce philosophe des Lumières mort sur l’échafaud et qui à la différence de Valérie Pécresse était un laïc militant qui se battra notamment pour le progrès par l’éducation, on peut rappeler une formule particulièrement d’actualité. Voilà ce que disait Condorcet, qui était pourtant d’origine noble : « Il ne peut y avoir ni vraie liberté ni justice dans une société où l’égalité n’est pas réelle. » (1793)
Pour notre part, si nous avons tenu à faire ce cours en face de l’ENA, c’est notamment pour rappeler cette exigence d’égalité à ceux qui nous gouvernent. Espérons qu’ils finiront par nous entendre !

Annexes.
 
1) Dans son premier Rapport d’étape de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) de décembre 2008, que le mouvement Sauvons l’université a eu la bonne idée de mettre sur son site, on apprend que concernant l’université et le monde de la recherche, les objectifs du ministère sont les suivants : « accompagner au mieux les universités vers l’autonomie et la culture de la performance dans le cadre de la mise en oeuvre de la LRU », « Augmenter les activités qui génèrent des ressources complémentaires pour les universités », «modulation de service complète des enseignants-chercheurs », « mobilisation des chercheurs non publiant », « Mise en place d’un financement budgétaire des universités fondé sur la performance. », « Augmentation progressive de la part de financement sur projet pour la recherche », « Financement effectif des unités de recherche sur leurs performances, y compris pour le financement récurrent », etc. Mais ce processus de « colonisation managériale » comme dit Chris Lorenz n’affecte pas que l’université et le CNRS. Et aujourd’hui, c’est toute la fonction publique qui passe sous les fourches caudines de la RGPP et du nouveau management public abondamment enseigné dans les petites et grandes écoles de commerce ou autres.
2) Concernant la sectorisation des étudiants et ses effets sur le recrutement de Paris VIII, voir : « Retour sur les conditions d’accès à l’université », Thibault Cizeau et Brice Le Gall, Mouvements, n°55/56, septembre 2008. Dans ce même numéro, voir aussi l’article particulièrement informé et synthétique de Vanessa Pinto intitulé : « « Démocratisation » et « professionnalisation » de l’enseignement supérieur ».
3) Se reporter en permanence au travail très utile du collectif PAPERA : http://www.collectif-papera.org
4)  Concernant le renversement du rapport de forces entre facultés, disciplines dans l’université française, voir : Brice le Gall, Charles Soulié, « Massification, professionnalisation, et réforme du gouvernement des universités : une actualisation du conflit des facultés en France », in Christophe Charle et Charles Soulié, Les ravages de la « modernisation » universitaire en Europe, Syllepse, 2007.
5) Sur le rapport de V.Pécresse à son engagement et au catholicisme, elle déclare :« Je suis catholique pratiquante. Mon catholicisme est sûrement à la racine de mon engagement politique. », Cf. Le Nouvel économiste, 19 novembre 2004.
6) Selon la biographie rédigée par le collectif Papera, qui s’appuie notamment sur une interview réalisée par Daniel Schick le 30 décembre 2008 et diffusée sur France Info le 8 janvier 2009 en trois parties, Valérie Pécresse aurait « passé le concours d’entrée de l’ENA  « en cachette » par « peur d’être dissuadée » par son entourage qui est plutôt à penser que « l’Etat c’est nul » et qu’elle ferait mieux de s’orienter vers la Banque et les finances. »

(Photo de Valérie Pécresse sur sa page Facebook… je ne connais rien à Facebook, mais j’ai quand même récupéré la photo 😉 )

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Veillée d’armes avant la grande grève du 19

Mercredi 18 mars 2009

Deux documents, pour mieux comprendre le mouvement de demain :

Un télé-zapping

Un article du quotidien Libération, montrant une liste des sujets de mécontentement dans les différents secteurs.

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Le « bouclier fiscal » : donner plus à ceux qui ont tout

Mercredi 18 mars 2009

 

Plusieurs articles dans Le Monde font un bilan d’une des toutes premières mesures de Nicolas Sarkozy (et des plus controversées) à son arrivée au pouvoir en avril 2008 : le « bouclier fiscal » (selon lequel aucun ménage ne devait payer plus de 50 % de son revenu annuel : il concerne donc les foyers fiscaux les plus riches) et la loi TEPA (travail, emploi et pouvoir d’achat ; qui a également diminué les impôts pour certains revenus, comme les heures supplémentaires ou les donations & successions).

Hier, le ministère des Finances (surnommé « Bercy », du nom du quartier de Paris où il se trouve) a publié, à la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale, quelques chiffres sur le bouclier fiscal qui ne vont pas calmer les polémiques actuelle. Le Monde rapporte ces chiffres :

6 % des bénéficiaires du bouclier fiscal (834 ménages) dotés d’un patrimoine de plus de 15,5 millions d’euros et figurant parmi les plus riches des contribuables se sont vus restituer par le fisc un montant moyen de 368 000 euros, soit un peu plus de la moitié de leurs impôts (701 000 euros). (Oui, vous avez bien lu : des chèques de remboursement de plusieurs centaines de milliers d’euros, signés par l’Etat)

Mais le bouclier fiscal bénéficie aussi à des ménages plus modestes : 59,5 % des bénéficiaires du bouclier fiscal (8 338 personnes), qui ne sont pas redevables de l’impôt sur la fortune (ISF), se sont partagés 4,8 millions d’euros (580 euros en moyenne) soit une somme quasiment deux fois moindre que celle qui leur était consacrée en 2007.

Lire aussi :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/03/17/le-bouclier-fiscal-nourrit-le-debat-sur-l-equite-sociale_1168880_823448.html#ens_id=1165736

Il ne faudrait pas sous-estimer l’importance de ce débat actuel, qui semble ne concerner que quelques centaines de riches. Le « bouclier fiscal » apparaît à beaucoup de politiques, y compris de l’UMP, et à encore plus de simples citoyens, comme le « pêché originel » de M. Sarkozy, une bombe à retardement qui pourrait rassembler tous les mécontentements, cristalliser toutes les luttes sociales dispersées actuellement. Selon le journaliste Patrick Jarreau, pour Rue 89, avec le bouclier fiscal, la grève (de demain) se politise.

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Que faire des enfants délinquants ? Un juge répond…

Mardi 17 mars 2009

… Et par n’importe quel juge : c’est Jean-Pierre Rosenczveig, juge pour enfants à Bobigny – qui connaît donc parfaitement les questions de délinquance juvénile, et leur traitement par la justice. Il défend depuis longtemps l’idée selon laquelle un enfant délinquant est avant tout un enfant.

Lisez sur son blog son analyse de la politique lancée par Mme Rachida Dati : c’est complet et très intéressant (même si bien sûr l’homme a un point de vue d’ordre idéologique et politique sur la question, comme tout le monde).

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L’école française malade de son élitisme

Dimanche 15 mars 2009

 

 

 

(Cloître du Lycée Henri-IV, Paris) 

 

 

Comme vous le savez, un des objectifs des SES est de casser les idées reçues, les « prénotions » (Durkheim) et les préjugés qui par définition paraissent évidents. Par exemple, on entend souvent dire que le système éducatif français est ouvert à tous, démocratique, voire trop : il aurait préféré la quantité à la qualité, admettrait trop d’élèves dans l’enseignement scolaire ou supérieur, ce qui ferait baisser le niveau…

Faux, répondent deux sociologues parmi les meilleurs spécialistes de l’éducation : Christian Baudelot et Robert Establet. Ils ont déjà publié de nombreux ouvrages sur l’école, et dans leur dernier livre, qui vient de paraître, ils montrent que si l’école française n’obtient pas de très bons résultats au plan international (ce qui ne signifie pas que le niveau scolaire se soit effondré, n’exagérons rien), ce serait plutôt à cause d’une sélection trop forte et trop précoce, un Elitisme républicain (titre du livre, en italique donc) en fait très inégalitaire socialement, et qui réserverait ses bonnes places aux élèves issus de milieux favorisés.

 

 

 

Une très bonne référence à retenir pour le bac, en complément du cours sur les inégalités et la mobilité sociale

 

 

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