Corrigé sur l’Etat-Providence

Pour mes élèves de terminale, voici le corrigé de la dissertation étudiée en classe sur l’Etat-Providence :

 

Corrigé DISSERTATION – Etat-Providence et intégration sociale

Introduction

Partir d’un exemple d’actualité (comme le problème de l’avenir des retraites), puis s’attarder sur la définition de l’Etat-providence (EP) : au sens strict, des caisses d’assurance sociale couvre les individus contre les risques sociaux ; au sens large, l’EP cherche à pallier les effets pervers du marché (inégalités, pauvreté et exclusion…)

 

I – L’Etat-Providence consolide l’intégration sociale…

1. L’EP développe la solidarité :

– Rappeler le système des 4 grandes branches (vieillesse, maladie, famille et chômage) qui prélèvent des cotisations sociales assises sur les salaires, ainsi que des impôts (CSG, CRDS) et versent des revenus de transfert afin de couvrir la population contre les risques sociaux.

– Le gouvernement veut utiliser ce système de protection sociale pour favoriser l’accès de tous à des services collectifs essentiels (santé, éducation avec les bourses ou le fonds social lycéen…) et faire bénéficier les ménages, notamment les plus modestes, d’un supplément de revenu, et ainsi relancer la consommation.

– Les Français sont d’ailleurs très attachés à l’EP (chiffres du Doc. 6).

 

2. L’EP favorise la redistribution :

– Redistribution horizontale, créant une solidarité entre différentes catégories de la population (actifs/inactifs, salariés/chômeurs, malades/bien portants…)

– Redistribution verticale, afin de réduire les inégalités (l’impôt sur le revenu est progressif (Doc. 3), et les aides sociales sont en partie conditionnées aux ressources du ménage.)

– Depuis les années 80, les politiques libérales et les nouvelles organisations du travail ont développé les inégalités, la pauvreté et l’exclusion d’une partie de la population du monde du travail : Doc. 4 et 5. En conséquence, les aides sociales ou revenus d’assistance (RMI par ex. créé en 1989) visent à réduire la pauvreté et les inégalités.

 

II – … Mais l’EP est confronté à des difficultés majeures qui menacent l’intégration sociale.

1. L’EP n’est pas toujours efficace :

– Difficultés de financement de la protection sociale : augmentation des dépenses et stagnation des recettes depuis les années 70 ; depuis 2002, le déficit du régime général de la Sécurité sociale (le fameux « trou de la Sécu ») se creuse (Doc. 1)  Les recettes sont déterminées par la croissance, et les dépenses également, qui sont également influencées par le vieillissement de la population.

– L’augmentation des dépenses de protection sociale n’a pas empêché le développement de la pauvreté, et notamment des « travailleurs pauvres » ; certains individus sont mal pris en charge par les dispositifs existants (Doc. 2)

 

2. L’EP fait face à une crise de légitimité :

– L’individualisme se développe dans la société. L’idéologie néo-libérale considère que la société doit mettre en place une concurrence généralisée (entre entreprises, entre individus, entre Etats…), et que les individus doivent prendre en charge leur protection sociale (Doc. 6), comme faisant partie de leur « capital humain » (assurances privées…)

– Selon les libéraux, les prélèvements obligatoires nuiraient à la compétitivité des entreprises, et freineraient l’emploi (Doc. 3)  Ainsi l’EP serait un obstacle à l’intégration par l’emploi ; par ses aides sociales, il enfermerait les individus dans des « trappes à inactivité » (Doc. 2).

Conclusion

– Rappeler les étapes du raisonnement, et terminer sur une réponse nuancée : l’EP est essentiel pour l’intégration sociale, mais il est affaibli du fait de la faible croissance, du chômage de masse et des politiques menées.

– Ouverture : exemple d’actualité par ex. (comme la réforme Bachelot, où l’hôpital réduirait systématiquement)

 

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