Corrigé de la dissert au bac

Oui, je pense les mêmes choses que vous de ce sujet (et beaucoup de professeurs avec moi)… on s’est compris.   😉

De toute façon, très peu de candidats l’ont choisi ; ce qui veut dire aussi que pour un élève sérieux, ayant bien travaillé ce dernier chapitre (en commençant par venir aux cours jusqu’à la fin…), il y avait un bon coup à jouer, car les correcteurs seront généreux face à ces copies « courageuses », même si elles ne sont pas bien réussies.

Voici un plan qui pouvait être réalisé par un élève « normal » de terminale (sûr de lui, solide et courageux, d’accord, mais c’était malgré tout faisable) :

 

I – L’UEM impose de fortes contraintes aux politiques conjoncturelles (monétaires et budgétaires)

1. La po budgétaire est encadrée par le Pacte de stabilité et de croissance (Amsterdam 1997, qui fait suite au traité de Maastricht de 1992), sous l’influence de théories libérales (donc antikeynésiennes – à préciser) : Doc. 3 et 4

2. La po monétaire est prise en charge par la BCE : monnaie unique, objectif exclusif de stabilité des prix et d’un taux de change élevé : Doc. 1 (et éventuellement le Doc. 2, difficilement exploitable…)

3. Ces contraintes ne sont pas tolérées par tous les Etats membres, qui ne sont pas tous dans la zone euro : ils ne le peuvent pas (la plupart des nouveaux Etats membres d’Europe de l’Est, les PECO), ou ils ne le veulent pas (Roy-U, Dan., Suède) : Doc. 4

II – Cependant, des marges de manoeuvre existent pour les Etats (a priori, par les règles de l’UEM ; et a posteriori, par le comportement des Etats eux-mêmes)

1. L’assouplissement de la po budgétaire : celle-ci est de toute façon du ressort des Etats, et des déficits sont autorisés en cas de récession : Doc. 3, 4 et 5.  De toute façon, depuis plusieurs années, les deux principaux pays de la zone euro, la France et l’Allemagne, ne respectent plus les critères de Maastricht (ou d’Amsterdam)

2. L’assouplissement de la po monétaire : la baisse des taux d’i, grâce à l’UEM, desserre la contrainte extérieure, donc facilite l’endettement public et favorise la croissance économique : Doc. 2 et 5

3. La possibilité, et même la nécessité, de politiques structurelles au plan national – infrastructures, éducation & innovations (« stratégie de Lisbonne » : l’Union européenne a des objectifs ambitieux dans ces domaines, mais ne se donne pas les moyens budgétaires pour les atteindre) : Doc. 6

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