Une commission de déontologie s’était opposée à l’usage des flash-balls dans les manifestations

    

 

 

Un article de Libération du 11 mars 2010 (il y a 7 mois donc) rapportait l’avis de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, concernant l’usage du flash-ball, qui avait déjà provoqué des blessures graves lors de manifestations en 2009.

Hier, un lycéen de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a reçu un tir de flash-ball dans la tête ; il pourrait perdre un oeil, alors que les policiers n’étaient en rien en situation de légitime défense. Ce drame aurait pu être évité.

UNE VIDEO D’UN JEUNE MONTRE PRECISEMENT CETTE SCENE :

http://www.dailymotion.com/video/xf7czf

Pour mieux se rendre compte du comportement de la police, voici ci-dessous le compte-rendu précis et intéressant de la journée du 14, au lycée de Montrouge (Hauts-de-Seine), par une professeure :
 
Les infos suivantes ne sont pas des rumeurs: elles ont été assemblées après une réunion aujourd’hui jeudi à 13h entre des professeurs, le proviseur et son adjoint.
 
 Hier mercredi, des jeunes non scolarisés au lycée sont venus, ont brûlé quelques poubelles et lancé des bouteilles. Les policiers sont restés à distance, les pompiers ont éteint le feu.

 Le JT de France 2 le soir a montré des images des débris, et du portail, avec le nom du lycée visible.
 
L’IA et la Préfecture avaient donc décidé d’une importante présence policière ce matin, aux deux bouts de la rue. Administration et surveillants filtraient l’accès en demandant les carnets de correspondance. Des policiers ont participé de façon peu aimable à ce contrôle.
 
Dans une rue adjacente, un automobiliste non-identifié a distribué à des élèves des badges et drapeaux
CFDT. De l’avis des profs et du proviseur, il s’agit là d’une manip’ grossière, on ne voit pas ce que la CFDT viendrait faire là.
 
Toute manifestation étant ce jour interdite devant le lycée, comme nous avons entendu des policiers le dire fort
à plusieurs reprises, les élèves ainsi équipés se sont fait charger et 4 d’entre eux arrêter. Une élève filmant la scène a été forcée d’effacer ses images, dans un véhicule policier. Des policiers (ou CRS) ont insulté des élèves (« salope, pute ») et ont brandi (sans tirer) des flashballs tout prêt des visages d’élèves.
 
Le calme étant revenu, un face à face s’est prolongé jusqu’à midi dans la rue, avec des professeurs entre les policiers et les élèves.
 
La réunion de 13h a permis d’établir tous ces éléments. Le proviseur n’est pas content qu’aucune
arrestation n’ait eu lieu le jour des violences… et que l’inverse se soit produit aujourd’hui. Il entend éclaircir cette histoire de distribution d’insignes. Et souhaite que le dispositif policier soit différent demain.
 
Vers 16h, 3 des 4 élèves avaient été relachés.
 
Des professeurs ont demandé la fermeture du lycée demain, en passant par le proviseur, pour raisons de
sécurité. L’Inspection académique a refusé.
 
Les élèves semblant préparer un blocus pour demain matin, plusieurs professeurs seront présents dès 8h, on attend aussi des éducateurs de Bagneux et des parents du lycée.
 
Les professeurs mobilisés contre la réforme des retraites regrettent que ce genre d’évènements détourne
l’attention.
 
 
Florence Arié (présente au lycée de 9h à 15h)

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