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Clichy-sous-Bois veut redevenir une banlieue « normale »

Mardi 26 octobre 2010

Des images montrant des projets de rénovation à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, deux des cités les plus tristement célèbres, pour leur misère et leurs émeutes.

Au programme : architecture agréable et urbanisme sage, pour que les habitants des HLM vivent comme tout le monde, tout simplement.

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Deux responsables lycéens s’expliquent

Jeudi 21 octobre 2010

Les responsables des deux principaux « syndicats » lycéens, l’UNL et la FIDL, étaient les invités d’une émission vidéo de Libération, « Parti pris » :

http://www.liberation.fr/politiques/06012546-il-y-a-un-mepris-envers-les-jeunes

Vous pouvez aussi lire le communiqué publié conjointement par les organisations lycéennes et les syndicats concernant les jeunes.

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La France mal classée pour la liberté de la presse

Jeudi 21 octobre 2010

ARTICLE DU QUOTIDIEN « LIBERATION » (de gauche) – 20 OCTOBRE

Le pays pointe à la 44e place au classement de Reporters sans Frontières. De façon générale, «l’Europe tombe de son piédestal», juge l’ONG.

Par DOMINIQUE POIRET

(Photo truquée : Reporters Sans Frontières)

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    En matière de liberté de la presse, l’Europe perd encore un peu plus de son leadership. C’est ce que révèle le  classement 2010 établi par Reporters sans frontières (RSF). A l’opposé, le carré des pays les plus répressifs de la planète tend à gonfler. «Plus que jamais, nous observons que développement économique, réformes des institutions et respect des droits fondamentaux ne vont pas forcément ensemble», (idée intéressante, en relation avec les chapitres de terminale Croissance et développement, et La Mondialisation – E. B.) a dit Jean-François Julliard, secrétaire général de l’organisation.

    «Il convient de saluer, d’un côté, les moteurs de la liberté de la presse, Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas, Suède, Suisse en tête et, de l’autre, de rendre hommage à la détermination des militants des droits de l’homme, journalistes, blogueurs, qui par le monde défendent avec vaillance le droit de dénoncer et dont le sort occupe toujours nos pensées», souligne Julliard.

    Mais cette neuvième édition, confirme une nouvelle dégradation de la liberté de la presse dans l’Union européenne. Sur les vingt-sept pays membres de l’UE, treize pays se trouvent dans les vingt premiers. Quatorze pays sont sous la vingtième place et certains se retrouvent même très bas dans le classement: Grèce (70e), Bulgarie (70e), Roumanie (52e), Italie (49e). Ce qui va compliquer un peu plus la tâche de RSF auprès des régimes autoritaires, pour leur demander des améliorations. Plus inquiétant encore, plusieurs pays européens déjà signalés par l’organisation ne connaissent aucune progression.

    L’UE risque de perdre son statut de leader mondial

    Il s’agit, en premier lieu, de la France, qui perd encore une place (44e, derrière le Surinam) et de l’Italie, où incidents et autres faits ont jalonné l’année en cours. Selon Julliard, si «l’UE ne se ressaisit pas, elle risque de perdre son statut de leader mondial dans le domaine du respect des droits de l’homme».

    Les USA sont 20e et la Russie à la 140e place derrière la Turquie et l’Ethiopie.

    A l’autre bout du classement, Reporters sans frontières pointe du doigt, «les dix pays où il ne fait pas bon d’être journalistes»: au trio infernal – Erythrée, Corée du Nord, Turkménistan-, il faut ajouter le Yemen, la Chine, le Soudan, l’Iran, la Birmanie, la Syrie et le Rwanda. Pour la première fois, Cuba n’en fait pas partie. «Cette tendance n’augure rien de bon pour l’année 2011. Elle n’est malheureusement pas à l’amélioration dans les pays les plus autoritaires», s’inquiète Jean-François Julliard.

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    Une commission de déontologie s’était opposée à l’usage des flash-balls dans les manifestations

    Vendredi 15 octobre 2010

        

     

     

    Un article de Libération du 11 mars 2010 (il y a 7 mois donc) rapportait l’avis de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, concernant l’usage du flash-ball, qui avait déjà provoqué des blessures graves lors de manifestations en 2009.

    Hier, un lycéen de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a reçu un tir de flash-ball dans la tête ; il pourrait perdre un oeil, alors que les policiers n’étaient en rien en situation de légitime défense. Ce drame aurait pu être évité.

    UNE VIDEO D’UN JEUNE MONTRE PRECISEMENT CETTE SCENE :

    http://www.dailymotion.com/video/xf7czf

    Pour mieux se rendre compte du comportement de la police, voici ci-dessous le compte-rendu précis et intéressant de la journée du 14, au lycée de Montrouge (Hauts-de-Seine), par une professeure :
     
    Les infos suivantes ne sont pas des rumeurs: elles ont été assemblées après une réunion aujourd’hui jeudi à 13h entre des professeurs, le proviseur et son adjoint.
     
     Hier mercredi, des jeunes non scolarisés au lycée sont venus, ont brûlé quelques poubelles et lancé des bouteilles. Les policiers sont restés à distance, les pompiers ont éteint le feu.

     Le JT de France 2 le soir a montré des images des débris, et du portail, avec le nom du lycée visible.
     
    L’IA et la Préfecture avaient donc décidé d’une importante présence policière ce matin, aux deux bouts de la rue. Administration et surveillants filtraient l’accès en demandant les carnets de correspondance. Des policiers ont participé de façon peu aimable à ce contrôle.
     
    Dans une rue adjacente, un automobiliste non-identifié a distribué à des élèves des badges et drapeaux
    CFDT. De l’avis des profs et du proviseur, il s’agit là d’une manip’ grossière, on ne voit pas ce que la CFDT viendrait faire là.
     
    Toute manifestation étant ce jour interdite devant le lycée, comme nous avons entendu des policiers le dire fort
    à plusieurs reprises, les élèves ainsi équipés se sont fait charger et 4 d’entre eux arrêter. Une élève filmant la scène a été forcée d’effacer ses images, dans un véhicule policier. Des policiers (ou CRS) ont insulté des élèves (« salope, pute ») et ont brandi (sans tirer) des flashballs tout prêt des visages d’élèves.
     
    Le calme étant revenu, un face à face s’est prolongé jusqu’à midi dans la rue, avec des professeurs entre les policiers et les élèves.
     
    La réunion de 13h a permis d’établir tous ces éléments. Le proviseur n’est pas content qu’aucune
    arrestation n’ait eu lieu le jour des violences… et que l’inverse se soit produit aujourd’hui. Il entend éclaircir cette histoire de distribution d’insignes. Et souhaite que le dispositif policier soit différent demain.
     
    Vers 16h, 3 des 4 élèves avaient été relachés.
     
    Des professeurs ont demandé la fermeture du lycée demain, en passant par le proviseur, pour raisons de
    sécurité. L’Inspection académique a refusé.
     
    Les élèves semblant préparer un blocus pour demain matin, plusieurs professeurs seront présents dès 8h, on attend aussi des éducateurs de Bagneux et des parents du lycée.
     
    Les professeurs mobilisés contre la réforme des retraites regrettent que ce genre d’évènements détourne
    l’attention.
     
     
    Florence Arié (présente au lycée de 9h à 15h)

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    Journée d’action des lycéens le 14 : ça démarre doucement…

    Jeudi 14 octobre 2010

    Le jeudi 14, à l’appel des organisations lycéennes (UNL, FIDL), plusieurs manifestations ont eu lieu en France. Pour le moment, le nombre de manifestants reste limité, mais le nombre d’actions et de blocages de lycée a tendance à augmenter.

    Des images, par le quotidien Le Monde.

    Un article sur cette journée.

    Le quotidien Libération rapporte une lettre envoyée par les proviseurs aux parents, pour les inciter à interdire à leurs enfants de participer à des blocages.

    Une carte des manifestations en France, toujours dans Le Monde (quotidien sérieux, « de référence »).

    Enfin, une petite vidéo où des historiens analysent un terme qui revient sans cesse en ce moment : « irresponsable » en parlant des manifestants lycéens, et des adultes qui sont censés les avoir envoyés dans la rue…

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    Destruction d’une barre à Vaulx-en-Velin

    Jeudi 8 avril 2010

     Demol

    Libélyon a fait un beau reportage sur la démolition d’une barre à Vaulx-en-Velin, avec des photos de l’intérieur de l’immeuble avant l’explosion.

    Je me suis alors souvenu d’un autre document : l’interview, dans le cadre d’un documentaire sur la haute société, d’un aristocrate, Olivier de Rohan, qui organisait des fêtes au Château de Versailles, se sentait « propriétaire de la France » depuis le XIe s. (parce que ses ancêtres avaient construit des bâtiments un peu partout), et à qui le sociologue Michel Pinçon (spécialiste des « beaux quartiers ») faisait remarquer que si les « racines » et le patrimoine des grandes familles sont considérés comme ayant de la valeur, on n’hésite pas à détruire les logements des catégories populaires, effaçant du coup tout le passé de ces familles… :  (regardez les 10 premières minutes de la vidéo)

    Le logement et l’urbanisme révèlent toutes les inégalités économiques et sociales, et les déterminent en grande partie, car ils ont des conséquences directes sur l’échec scolaire, les problèmes de santé, de transport, de violence, le sentiment d’exclusion sociale, l’abstentionnisme politique…

    Certes, ces logements étaient inhumains et vétustes, mais pourquoi n’a-t-on pas construit des logements de qualité dès l’origine, dans les « banlieues » (terme déjà péjoratif, puisqu’il signifie « ban-lieue », un quartier mis au ban, à l’écart, à une distance d’une lieue, soient 3 km…) ? Pourquoi manque-t-il aujourd’hui près d’un million de logements sociaux en France ? Pourquoi le droit à la santé, par exemple, est-il acquis (personne ne se voyant refuser des soins, en principe) alors que le logement des pauvres est traité de manière indigne par les pouvoirs publics ?

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    Le mal-logement, un fléau national dont les premières victimes sont les enfants

    Vendredi 19 mars 2010

    La Fondation Abbé Pierre vient de publier un rapport sur le mal-logement des enfants en France : on compte 600 000 mineurs très mal logés, sur 3,5 millions de personnes connaissant de graves difficultés de logements. Mais la Fondation estime à 10 millions (1/6 de la population) le nombre de personnes mal logées en France. En Rhône-Alpes, 60 000 personnes n’ont pas de logement personnel ; le délai théorique d’accès à un HLM dans le Rhône est de quatre ans…

    Pourtant, les constructions de logements sociaux sont très insuffisantes, et même en diminution en 2009 : il manque près d’un million de logements sociaux dans notre pays.

    Les enfants  et les adolescents sont les victimes les plus vulnérables de la crise du logement. L’échec scolaire, ou certains problèmes de santé, sont directement liés au difficultés de logement ; et on peut tous les problèmes psychologiques entraînées par une expérience de déplacements, de séjours courts chez des tiers, où l’on n’est pas chez soi… Ce sont toutes les possibilités d’intégration dans la société, et d' »égalité des chances », qui sont compromises par cette question.

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    Un grand sociologue défend les SES

    Dimanche 14 février 2010

    Pourquoi faire des SES, et être en ES ?

    Lisez le bel article de Stéphane Beaud – sociologue, grand spécialiste des quartiers populaires -, dans Libération, à propos des SES :

    http://www.liberation.fr/societe/0101617924-lycee-eco-sans-socio-n-est-que-ruine-de-l-ame

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    On parle des SES dans Libération

    Samedi 30 janvier 2010

    Un article du quotidien Libération évoque la disparition de certains thèmes importants, et intéressants pour les élèves, dans le nouveau programme de seconde, et en particulier la question du chômage :

    http://www.liberation.fr/societe/0101616311-le-chomage-matiere-a-economies

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    La justice selon Sen

    Vendredi 22 janvier 2010

    Pour cet économiste et philosophe indien de renom, qui enseigne à l'Université de Harvard, aux Etats-Unis, l'analyse négative du rendez-vous climat est d'abord liée aux attentes démesurées qu'il a suscitées, particulièrement en Europe.  Photo:Raveendran/AFP

    Depuis des années, l’économiste indien Amartya Sen – prix Nobel d’économie, et célèbre pour avoir inspiré la création de l’IDH – étudie la justice sociale et la lutte contre les inégalités. Qui faut-il aider en priorité, pour que la société soit la plus juste (ou plutôt la moins injuste) possible ? Cet économiste, sociologue et philosophe est considéré comme l’un des intellectuels les plus influents de notre époque.

    Son dernier ouvrage vient d’être traduit en français : lisez-en le compte-rendu dans Libération, c’est très intéressant, à la fois en soi, et pour le bac ! 😉

    Voici la fiche biographique de l’auteur (par le quotidien Le Monde) :

    Né en Inde en 1933, Amartya Sen a enseigné dans de nombreuses universités en Inde, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Il est actuellement professeur à Harvard. Il a reçu le prix Nobel d’économie en 1998 pour ses travaux sur les causes de la famine, l’économie du bien-être et du développement et les mécanismes de la pauvreté. Egalement spécialiste des inégalités entre hommes et femmes, des inégalités face à la santé ou des inégalités de droits, il a contribué à l’invention de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement. Ses recherches se tournent depuis plusieurs années vers la philosophie sociale et politique. Comme l’ont montré notamment ses travaux sur le rôle de l’organisation de la distribution des produits agricoles dans la famine du Bengale, dont il fut le témoin en 1943, il relie de longue date les problèmes de justice économique et sociale aux questions d’ordre politique.

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