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C’est fait : la Chine est n° 2 mondiale !

mardi 17 août 2010

Photo de la Chine

Gratte-ciel à Shanghaï

Après trois décennies de très forte croissance, la Chine passera cette année devant le Japon, au rang de deuxième économie mondiale.

Le Japon quant à lui, après avoir été très puissant et innovant dans les années 70 et 80 (au point que les économies occidentales ont pu le voir comme une menace), il a connu une période longue et grave de déflation, avec une croissance et un investissement insuffisants, une baisse des salaires, en bref une stagnation générale qui l’ont fait régresser dans la hiérarchie mondiale.

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Documentaire sur les patrons

dimanche 30 mai 2010

Une vidéo formidable, à ne pas manquer, et parfaite pour réviser l’année de terminale en SES : un documentaire d’Anne Kunvari (réalisatrice de « L’histoire du salariat », souvent utilisée en cours) sur l’histoire des patrons, depuis le début des années 80.

Voici la seconde partie du documentaire, qui a été diffusée il y a une semaine seulement ! Trop forts, les collègues qui l’ont mis en ligne sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/xdhr38 http://www.dailymotion.com/video/xdhraf http://www.dailymotion.com/video/xdhsax Tags : , , ,

Ce que montre la crise aérienne : entretien avec un philosophe

mardi 20 avril 2010

Entretien très intéressant dans L’Humanité avec le philosophe Paul Virilio (très accessible tout de même !), à propos de l’irruption volcanique en Islande et plus généralement des accidents de notre modèle économique, celui de la mondialisation :


« Nous assistons à un accident systémique ou plutôt un accident de l’écosystème de la mondialisation »
Pour le philosophe, les conséquences de l’éruption volcanique en Islande révèlent les limites de notre modèle de développement basé sur l’instantanéité.
 
 

Que vous inspire le nuage de cendres qui paralyse l’Europe depuis plusieurs jours ?
PAUL VIRILIO. Nous ne pouvons pas traiter cet événement en lui-même. Le XXIe siècle, lui-même, est éruptif. « Nous sommes entrés dans l’âge des conséquences », disait Winston Churchill. Que ce soit le tsunami, l’irruption en Islande, le krach financier ou les attentats, nous assistons à un accident systémique ou plutôt un accident de l’écosystème de la mondialisation. Ce qui est important, c’est le caractère sériel pour ne pas dire cyclique des catastrophes naturelles, industrielles, informationnelles.

Ces catastrophes seraient une remise en cause de notre modèle de développement…
PAUL VIRILIO. Tout à fait. Nous habitons le désastre de la globalisation. Tant économique qu’écologique. Aujourd’hui, les deux sont fondés l’un dans l’autre. L’empreinte écologique n’est pas simplement un phénomène de pollution des substances mais aussi une pollution des distances, c’est-à-dire l’instantanéité dont nous sommes les contemporains. La Terre est non seulement trop petite pour le progrès et le profit instantanés, mais l’est peut-être aussi, et cela est redoutable, pour la démocratie, la paix et la paix de l’esprit. Nous sommes sans arrêt bousculés, choqués par cette synchronisation des émotions qui remplace la standardisation des opinions. C’est ce que j’ai appelé le communisme des affects. Après la communauté d’intérêt des classes sociales, du communisme, nous sommes entrés dans une communauté d’émotion et cela est tout à fait redoutable.

J’aimerais revenir sur un point, en quoi est-ce un danger pour la démocratie ?
PAUL VIRILIO Le problème est la perte de confiance. Lorsque nous n’avons plus confiance la démocratie s’effondre. La démocratie est fondée sur la confiance ouverte. Or quand on n’a plus confiance, nous allons chercher un Maître c’est d’ailleurs pareil dans la bourse quand il n’a y a plus de confiance, il n’y a plus de crédit. Quelque part en ce moment au travers de l’abstention massive, ou du bi-partisme, il ya un danger énorme de perte de confiance, une perte de foi, de foi en l’avenir, en l’histoire à venir. Les élections le démontrent à chaque fois, le problème n’est plus tant à droite qu’à gauche, demain le risque est qu’il n’y ait plus de confiance du tout. Nous savons ce que cela veut dire, il y a toujours un petit chef ou un grand chef qui arrive. Je suis né en 1932, je connais ça par cœur. Nous partons du nuage et nous sommes revenus à l’obscurité de l’avenir.

 Nos sociétés peuvent-elles faire face à ce type d’événement aussi imprévisible soit-il ?
PAUL VIRILIO. Évidemment. D’abord en prenant en compte la question de l’accélération, non seulement de la production mais aussi de l’histoire. Nous sommes dans une accélération du réel. L’immédiateté, l’ubiquité sont des phénomènes qui ne sont pas gérables plus longtemps. Les sociétés anciennes vivaient de l’accumulation de la matière, du foncier, de la quantité, c’était la géopolitique, la géostratégie, c’étaient les sociétés territorialisées. Désormais, avec le cybermonde, nous vivons dans l’ère du flux. Les flux dominent désormais les stocks. Ce qui a d’ailleurs fait sauter récemment la Bourse. Nous passons de la géopolitique, c’est-à-dire pour faire simple la Terre, à la dynamique des fluides qui l’emporte sur la mécanique des sols.

Comme le laisse penser Alain Finkelkraut, faut-il s’adonner à une critique de la modernité ou au contraire penser et poursuivre le progrès et la technique ?
PAUL VIRILIO. Il serait temps que la philo-science domine la techno-science. Si nous prenons l’histoire du progrès récemment on s’aperçoit qu’il y a un grand loupé magistral autour du 20ème siècle. C’est la rencontre entre Bergson et Einstein, l’un philosophe de la durée et l’autre un grand physicien qui ne se comprennent pas sur la question de la relativité, sur le tempo, sur le rapport au temps et à l’espace. C’est un drame historique marquant une rupture entre philosophie et science. La technique c’est-à-dire l’instrumentalisation l’a emporté sur la science donc sur la connaissance. Personne ne peut être contre la science et la connaissance. La technique a mené aussi bien à la catastrophe nucléaire qu’au risque considérable du progrès aujourd’hui mais aussi à la remise en cause de l’expérimentation. Je rappelle qu’il y a actuellement une grande crise des débats la dessus, est-ce que la science de demain ne pourra plus s’expérimenter parce que les risques sont trop grands pour être envisagés ?. C’est à mon avis la grande question du siècle à venir.

Entretien réalisé par Lionel Decottignies

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Un très beau petit film sur l’emploi

lundi 8 février 2010

J’ai découvert sur le site de Marianne un très beau court-métrage de Pierre Pinaud, « Les Miettes« , sorti en décembre dernier et qui évoque les thèmes de l’emploi et des délocalisations.

Dans un univers inspiré du cinéma des années 20 et 30 (Fritz Lang, Murnau, Chaplin, ou les films sociaux français : René Clair, Jean Renoir…), ces « miettes » (symbolisant le salaire) sont une belle allégorie du néolibéralisme – qui justement nous rappelle étrangement, aux plans économique, social, politique, le climat des années 30… Mais la fin du film n’a pas l’optimisme des films d’avant-guerre, elle est noire… (durée totale : 31 mn)

 1ère partie :

2e partie :

 

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L’Asie crée la plus grande zone de libre-échange du monde

jeudi 31 décembre 2009

A partir du 1er janvier à minuit, la Chine et les pays membres de l’ASEAN (la zone de libre-échange de l’Asie du Sud-Est, ce qu’on appelle parfois les « tigres » : Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Singapour, etc.) suppriment leurs droits de douane sur la plus grande partie de leurs exportations : ils créent ainsi la plus grande zone de libre-échange du monde.

Cette région accroît donc son intégration économique en vue de concurrencer encore plus efficacement les pays développés du reste du monde. Mais cette zone de libre-échange va représenter une menace pour de nombreuses entreprises d’Asie du Sud-Est, qui ne pourront pas forcément rivaliser avec les bas coûts des produits chinois…

 

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Tout le monde veut conclure un accord à l’OMC, et pourtant…

mardi 1 décembre 2009

Lisez l’article des Echos sur l’Organisation mondiale du commerce, qui selon son directeur, Pascal Lamy, aurait permis d’éviter que le monde entre dans une spirale protectionniste, qui aurait aggravé la crise mondiale. La libéralisation des échanges serait globalement une bonne chose pour tous les pays, y compris les plus pauvres – à condition qu’elle s’accompagne de politiques adaptées, de la part de chaque Etat. La plupart des Etats souhaitent conclure le cycle de négociations dit de Doha, ouvert en 2001, mais il manque la volonté politique des Etats-Unis :

http://www.lesechos.fr/info/inter/020245777885-l-omc-a-permis-de-contenir-les-reactions-protectionnistes.htm

La dernière réunion de l’OMC, à Genève ce week-end, a donné lieu à des émeutes, comme souvent, provoquées par des casseurs bien organisés – les Black Blocks : on peut les appeler des militants d’un genre particulier, mais leur activité se limite à casser le plus possible, lors des manifestations altermondialistes :

http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2009/11/30/manif-anti-omc-que-fait-la-police.html

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Faut-il stopper la mondialisation ?

samedi 14 novembre 2009

 

Un débat très intéressant sur la mondialisation et la crise actuelle, intitulé « Faut-il déglobaliser ? » (dans le cadre du Forum du journal Libération, qui s’est tenu à Lyon il y a un mois).

Il oppose Pascal Lamy, directeur de l’OMC (Organisation mondiale du commerce, qui gère l’ouverture des frontières commerciales), à Jean-Marie Harribey, économiste d’inspiration marxiste et co-président d’ATTAC (association alter-mondialiste).

Le débat dure 100 minutes au total, mais bien entendu, vous pouvez arrêter quand vous voulez (mais les premiers trois quarts d’heure valent la peine d’être vus).

De nombreux thèmes de SES sont abordés, « très bon, très bon, toi prendre, toi prendre » !  🙂

 

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La Chine s’est remise en marche

vendredi 23 octobre 2009

Le quotidien Les Echos fait le point sur la croissance chinoise, et d’autres indicateurs tels que l’investissement, qui sont de nouveau à des niveaux impressionnants.

L’économie et la société chinoises ont également des faiblesses structurelles non résolues, et la question du développement durable se pose de manière de plus en plus aiguë. Néanmoins, actuellement le monde a bien besoin de cette locomotive pour sortir de la crise… mais ce dynamisme économique ne manquera pas de remettre un jour en question la suprêmatie des Etats-Unis et de leur dollar sur l’économie mondiale.

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Un documentaire formidable sur la marchandisation du monde

mercredi 7 octobre 2009

 Quel est le prix de la vie ?

Regardez attentivement un documentaire culte en SES, intitulé « Le Bien commun : l’assaut final », ici présenté en 5 parties sur Dailymotion (durée totale : une heure).

Il explique comment le « Dieu marché » cherche à étendre son empire à toutes les ressources naturelles et à toutes les activités humaines, tous les « biens publics » qui pourraient être gérés de manière non marchande, mais qui attirent les convoitises des entreprises privées. Le documentaire se concentre sur la marchandisation du vivant : nature, santé…

Les exemples choisis (10 à 15 mn chacun) sont très parlants, et bien expliqués :

L’eau

Les plantes (médicaments traditionnels, OGM) 

Le corps humain

L’assurance santé

Les médicaments génériques contre le Sida (conclusion sur les accords internationaux qui interdisent aux Etats de s’opposer à cette marchandisation)

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Reprise mondiale : les pays émergents deviennent nos locomotives

samedi 3 octobre 2009

Selon les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), les chiffres de la croissance au plan mondial seront plutôt meilleurs que prévus, à la fois pour le passé proche et pour l’an prochain. L’information importante semble être la montée en puissance des pays émergents (les fameux BRIC) dans l’économie mondiale : leur croissance est rapide et solide, alors que la nôtre sera molle et fragile pour encore plusieurs années. La croissance de la Chine en 2009 sera d’environ 8,5 %, 9 % en 2010 !

 

 

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